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	<title>Slate.fr régionales 2010 &#187; Rhône-Alpes</title>
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	<description>Les régionales 2010 avec Slate.fr et MSN</description>
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		<title>En Rhône-Alpes, l&#8217;arc-en-ciel annonce des orages</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Mar 2010 10:50:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Catherine Auch-Roy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rhône-Alpes]]></category>
		<category><![CDATA[Bruno Gollnisch]]></category>
		<category><![CDATA[Europe Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Françoise Grossetête]]></category>
		<category><![CDATA[Front de Gauche]]></category>
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La coalition de gauche rose-verte-rouge, menée par le PS, avec le président sortant Jean-Jack Queyranne, Europe Ecologie derrière Philippe Meirieu et le Front de Gauche avec Elisa Martin, a emporté la victoire ce dimanche soir par 50,2% contre Françoise Grossetête pour l’UMP (35%) et Bruno Gollnisch pour le Front national (14,8%). Un résultat peu surprenant. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/queyranne480.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5421" title="Jean-Jack Queyranne" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/queyranne480.jpg" alt="Jean-Jack Queyranne" width="480" height="270" /></a></p>
<p>La coalition de gauche rose-verte-rouge, menée par le PS, avec le président sortant Jean-Jack Queyranne, Europe Ecologie derrière Philippe Meirieu et le Front de Gauche avec Elisa Martin, <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/3441/les-resultats-en-rhone-alpes/"><strong>a emporté la victoire</strong></a> ce dimanche soir par 50,2% contre Françoise Grossetête pour l’UMP (35%) et Bruno Gollnisch pour le Front national (14,8%). Un résultat peu surprenant. Mais un résultat décevant. On avait prédit une victoire confortable. Victoire il y a eu. Pour ce qui est du confort…</p>
<p>D’abord les chiffres. Avec 50,2%, la gauche ne semble avoir bénéficié ni d’un apport de voix significatifs par rapport au premier tour, ni de l’augmentation du taux de participation. Peut-être faut-il y voir la conséquence d’un <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/4227/verts-ps-tractations-rhone-alpes/"><strong>entre deux tours désastreux</strong></a> où le programme d’union promis mardi a été reporté de jour en jour pour finalement être diffusé auprès des médias vendredi soir tard, à peine 36h avant le début du scrutin. Difficile d’obtenir l’adhésion des troupes lorsque l’on tarde à exprimer clairement à son électorat les engagements communs. Peut-être faut-il y voir aussi, de manière plus générale, une difficulté de la part du PS à mobiliser son électorat populaire. Difficulté qui se traduit notamment dans l’est lyonnais, où le Front national atteint souvent la barre des 20%. Quoiqu’il en soit, le président Queyranne, s’il est quasiment assuré de retrouver son fauteuil, risque néanmoins de le trouver peu confortable. En 2004, mis face à l’obligation de composer avec le groupe des verts, il expliquait avec une assurance tranquille: <em>«Ils doivent faire l’apprentissage de la responsabilité c’est à dire passer d’une culture de la protestation à une culture de la gestion.»</em> En 2010, c’est à nouveau de responsabilité dont il parle, mais cette fois, sa déclaration, à l’annonce des résultats, avant même les félicitations et remerciements d’usage, traduit une inquiétude: <em>«Nous sommes obligés de réussir ensemble et les chicayas et petites histoires ne doivent pas nous faire reculer.»</em></p>
<h3>Le risque de l&#8217;impasse mexicaine</h3>
<p>Il est certain que si l’assemblée se dessine telle que cela a été annoncé cette semaine, il perd le confort de la mandature précédente. Avec 8 vice-présidences pour le PS et 6 pour Europe Ecologie, la balance établit un équilibre des forces qui devra pousser la région à mener une politique environnementale encore plus marquée. Et à ce sujet, les points de désaccords sont nombreux. On peut temporiser du côté du nucléaire avec l’EPR en précisant que la région n’est pas décisionnaire, idem des Jeux olympiques à Annecy en 2018, la décision ne relève pas de la volonté rhônalpine. Concernant la stratégie locale, ça s’annonce plus compliqué. Europe Ecologie refuse catégoriquement l’aide à l’implantation des grandes entreprises étrangères et aux entreprises locales qui exportent. Un coup dur porté à la politique menée par Jean-Jack Queyranne en direction de l’international sous l’impulsion de l’organisme Erai (Entreprises Rhône Alpes International), un bébé qui lui tient à cœur, qu’il a fait grandir, implanté dans 16 pays et dont la mission est d’accompagner le développement des entreprises locales exportatrices et d’accueillir les étrangères. Le rayonnement international n’est pas pour la région un credo d’opérette, il en est la marque existentielle, la condition sine qua non pour s’inscrire dans la dynamique européenne, au même titre que la Catalogne, la Lombardie ou le Bade-Wurtemberg. Autre sujet épineux, les nanotechnologies. S’agissant de prises de positions idéologiques différentes sur les sciences du vivant, ce pourrait être un débat intéressant. S’agissant de gouvernance, Rhône-Alpes est l’une des régions les plus engagées dans le développement des pôles de compétitivité, dont les fameux Minatec et Biopole, centres dédiés aux nano et biotech, uniques au monde et financés en partie par les collectivités territoriales. Philippe Meirieu balaye la question économique en arguant que le développement des activités environnementales est créateur d’emploi… Vraiment, la posture n’est pas confortable et augure une dangereuse et cruelle impasse mexicaine.</p>
<p>Les discussions promettent donc d’être tendues au cours des quatre années qui viennent. L’arbitrage viendra sans doute de l’opposition, un UMP qui avec un score de 35% a gagné 9 points par rapport au 26,39 du premier tour, limitant la débâcle à un simple échec, et un Front national qui avec 14,8% a légèrement augmenté son score du 1er tour. Françoise Grossetête, fidèle au curieux tempo déniant de sa majorité, réagit aux résultats en gagnante: <em>«Nous sommes la seule liste qui a progressé largement entre les deux tours alors qu’on nous disait sans réserve de voix.»</em> Quant à Jean-Jack Queyranne: <em>«Il est élu grâce au Front national et sans progression des voix de gauche!»</em></p>
<p>Le FN, un pion? Plutôt un joker, devrait-on dire. Selon la manière dont on joue la partie, il fait gagner la gauche et perdre la droite qui néanmoins pourrait gagner avec ses voix… Ce dimanche soir et les jours d’avant, on n’a guère entendu parler des TER, des Jeux olympiques, de la gare TGV de Allan, de l’EPR ou de l’implication de la région dans les pôles de compétitivité. On a en revanche longuement glosé sur les interventions du chef de l’Etat, le débat sur l’identité nationale, la crise économique, le chômage, les retraites et le bilan du gouvernement. Si vraiment la stratégie vise la case 2012, comment jouer le pion? A priori, miser sur l’ouverture à gauche n’a pas été la bonne tactique.</p>
<p><em>Catherine Auch-Roy</em></p>
<p><em>Photo:Jean-Jack Queyranne, le 14 mars 2010 à Bron. REUTERS/Robert Pratta</em></p>
<p><em><strong>À LIRE ÉGALEMENT: <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/4663/ps-europe-ecologie-alliances-presidentielle-2012/">Jusqu&#8217;où le rose et le vert peuvent-ils s&#8217;accorder?</a></strong><br />
</em></p>
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		<title>Vert et rose: comment marier ces couleurs en Rhône-Alpes?</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 14:34:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Catherine Auch-Roy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rhône-Alpes]]></category>
		<category><![CDATA[Europe Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Jack Queyranne]]></category>
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Lundi, on était attentif à ne laisser filtrer aucune rumeur. Chacun avait envoyé ses émissaires les plus avisés. Les portes étaient hermétiquement closes, à peine franchies de temps à autre pour une pause cigarette. Dans le plus grand secret, tel un conclave romain, les négociateurs du PS, d’Europe Ecologie et du Front de Gauche travaillaient. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/color480.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-4229" title="color" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/color480.jpg" alt="color" width="480" height="270" /></a></p>
<p>Lundi, on était attentif à ne laisser filtrer aucune rumeur. Chacun avait envoyé ses émissaires les plus avisés. Les portes étaient hermétiquement closes, à peine franchies de temps à autre pour une pause cigarette. Dans le plus grand secret, tel un conclave romain, les négociateurs du PS, d’Europe Ecologie et du Front de Gauche travaillaient. Certains diraient qu’ils négociaient âprement. Jean-Jack Queyranne aurait voulu une brillante alliance arc-en-ciel dès le premier tour, c’est avec le rouge et le vert qu’il doit assortir son rose pour composer les listes du deuxième tour.</p>
<p>L’affaire est compliquée. Evidemment, tous s’entendent pour dire qu’il faut s’allier pour battre la droite. Là-dessus, ils sont d’accord. Reste, tout de même, le programme. Et les sièges&#8230; De ce que l’on en sait, les parties en présence ont constitué deux groupes de travail, l’un pour l’attribution des sièges et l’autre pour la refonte du programme. Mais hors du champ local, il y a le plan national, terrain sur lequel se sont longuement affrontés les «partenaires». <a href="http://www.lefigaro.fr/le-talk/2010/03/12/01021-20100312ARTFIG00514-daniel-cohn-bendit-invite-du-talk-orange-le-figaro-.php" target="_blank"><strong>Daniel Cohn-Bendit</strong></a> sur au Talk Orange-Figaro a été clair: <em>«En Rhône-Alpes, le PS a fait le plus faible score et nous le plus fort, ça doit se retrouver dans la gouvernance et donc la première vice-présidence.»</em> Vu de Paris, l’exigence relève de la logique. A Lyon, on n’en est pas à cette évidence.</p>
<p>Alors, face au socialiste et président sortant Jean-Jack Queyranne (25,40%): Philippe Meirieu pour Europe Ecologie (17,83%) et Elisa Martin pour le Front de Gauche (6,31%). Pour cette dernière, l’un des gros points de désaccord a été levé avec l’élimination du MoDem au premier tour. Elle était en effet totalement opposée à une alliance avec le groupe de Begag. Subsistent, précise-t-elle, des points d’achoppement parmi lesquels la gratuité des TER, le développement des services publics et le refus d’une mise en concurrence de la SNCF. Mais ce qui semble réellement poser problème, c’est le nombre de sièges et de places éligibles. On demande beaucoup, on marchande, on rabaisse ses prétentions. Le Front de Gauche emportera sans doute une vice-présidence et une douzaine de sièges. S’il ne s’agit que de calcul, on peut toujours rectifier sur l’ardoise.</p>
<h3>Difficiles tractations</h3>
<p>En ce qui concerne Europe Ecologie, les sujets de divergences sont plus épineux. Avec le score le plus élevé toutes régions confondues, Meirieu, qui espérait dépasser celui du PS, affirmait à la veille du premier tour qu’une répartition des sièges à la proportionnelle serait la condition posée à une alliance. Une manière de poser les jalons plutôt qu’un ultimatum, l’éventualité de partir en quadrangulaire n’ayant jamais été soulevée. Bien trop risquée. Quoi qu’il en soit, les tractations sont difficiles. Le scénario de l’entre deux tours de 2004 a sans doute laissé un petit goût amer aux écologistes qui, avec 10% des voix, avaient néanmoins arraché 4 vice-présidences. Pour découvrir que leurs compétences en avaient été quelque peu allégées: les transports ne faisaient plus partie de l’Aménagement du Territoire et l’énergie avait été enlevée à l’Environnement. Une déconvenue qu’Europe Ecologie aura à cœur d’éviter aujourd’hui.</p>
<p>Parce qu’au-delà du nombre de sièges, les divergences de programme sont sérieuses. En vrac, les projets liés aux transports, la politique nucléaire, le facteur environnemental comme condition aux aides et financements, ou le soutien de la région à la candidature d’Annecy aux Jeux olympiques de 2018 –un projet contre lequel les verts se sont majoritairement opposés et qui explique peut-être leur score de 20,89% en Haute-Savoie– et que le président sortant soutient haut et fort. Tout cela coince.</p>
<p>Queyranne minimise ostensiblement les points de désaccords, Meirieu tente habilement de les esquiver, il s’agit de ménager l’électorat. Reste qu’entre les deux hommes se joue un duel à fleurets à peine mouchetés. Pour en capter les subtilités, il suffit de se rappeler les deux bras tendus de Jean-Jack Queyranne bien avant le lancement de la campagne, pour une union de toutes les gauches dès le premier tour et la condescendance avec laquelle Meirieu, fort des sondages favorables et de la performance aux européennes, a refusé ce rapprochement. Puis de se souvenir de ses attaques virulentes contre un PS <em>«amorphe, sans projets ni vision»</em> et enfin, cette lettre que la tête de liste verte a finalement envoyé à trois semaines du scrutin au PS et au Front de Gauche, appelant à la <em>«responsabilité»</em> de chacun et proposant doctement une <em>«première rencontre afin de recenser les points d’accord et ceux nécessitant un débat plus approfondi»</em>… A-t-il senti le vent tourner? Toujours est-il que Queyranne, conforté par les sondages et sans aucun doute agacé par cette volte-face, a fait envoyer une fin de non recevoir, à laquelle était jointe son programme, <em>«à toutes fins utiles»</em>…</p>
<h3>Qui aura quoi?</h3>
<p>Entre ces deux-là, le courant passe mal. Meirieu le pédagogue devenu vert en politique après avoir longtemps soutenu le Parti socialiste n’est pas un bleu. Certes, il n’a jamais été élu, ni même tenté de l’être, mais il connaît comme sa poche les arcanes du pouvoir, les antichambres décisionnelles et les calculs stratégiques. Queyranne l’enseignant a lui été formé à l’école du terrain électoral dans le fief de l’imposant Charles Hernu, où il a appris à être direct, opérationnel et respectueux du combat. Deux écoles qui ont aujourd’hui à négocier un face-à-face où les divergences semblent dépasser la politique régionale et les exigences d’appareil.</p>
<p>Alors qui aura quoi, qui et combien seront les sacrifiés de la liste? Pour ce qui est de la première vice-présidence, Jean-Jack Queyranne a annoncé la couleur dès dimanche soir: <em>«La première vice-présidence, traditionnellement, appartient au parti majoritaire. En cas de suppléance, le président doit avoir toute confiance.»</em> Confiance… Pour ce qui est de la présence à l’exécutif, il semble hors de propos que Queyranne perde la maîtrise des transports. Non seulement c’est une compétence qui est depuis 2004 attribuée à la première vice-présidence, mais en plus, c’est Bernard Soulage qui en a la charge, celui-là même qui a été promu en juillet dernier par le PS secrétaire national aux transports. Meirieu empochera donc très probablement la vice-présidence à l’éducation. Un gros morceau qu’il connaît bien. La liste définitive doit être remise ce mardi à 18h. Auront-ils tous le courage de dire clairement sur quel programme ils se sont mis d’accord, en dehors des attributions de postes?</p>
<p><em>Catherine Auch-Roy</em></p>
<p><em>Photo: Color your Life/par <a title="Lien  vers la galerie de photos de Capture Queen ™" rel="dc:creator  cc:attributionURL" href="http://www.flickr.com/photos/uaeincredible/"><strong>Capture  Queen ™<br />
</strong></a></em></p>
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		<title>Rhône-Alpes: à la mi-temps, les équipes revoient le plan de jeu</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Mar 2010 12:05:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Catherine Auch-Roy</dc:creator>
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Récemment Frédéric Lefebvre, porte-parole d’un UMP mis à mal par les sondages, comparait l’enjeu des régionales à celui du match OL-Real Madrid. Donnés perdants, sortis vainqueurs… Selon que l’on voit la coupe à moitié vide ou à moitié pleine, les résultats de dimanche soir peuvent lui donner raison : 26,39% pour Françoise Grossetête, tête de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/queyranne-new480.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-4075" title="queyranne-new480" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/queyranne-new480.jpg" alt="" width="480" height="270" /></a></p>
<p>Récemment Frédéric Lefebvre, porte-parole d’un UMP mis à mal par les sondages, comparait l’enjeu des régionales à celui du match OL-Real Madrid. Donnés perdants, sortis vainqueurs… Selon que l’on voit la coupe à moitié vide ou à moitié pleine, les résultats de dimanche soir peuvent lui donner raison : 26,39% pour Françoise Grossetête, tête de liste UMP et 25,40% pour Jean-Jack Queyranne, président du conseil général PS sortant. Certes, dimanche soir, la droite a marqué deux points en Rhône-Alpes. Mais il ne s’agit que de la première mi-temps et cette courte tête ne va pas probablement pas suffire à emporter le titre de président.</p>
<p>Que disent les chiffres à l’issue du premier tour? D’abord, l’abstention. L’un des taux les plus élevés de France puisque seuls 43% des électeurs sont venus voter quand la moyenne nationale est de 47%. Trouver les causes profondes de l’abstention serait un sujet intéressant mais dimanche soir, il a plutôt été question de savoir comment le phénomène a desservi les uns ou avantagé les autres. Le FN en premier lieu qui réalise un score de 14,01%, score qui prouverait que ce dernier retrouve son électorat. Retour en boomerang d’un débat sur l’identité nationale ni efficace, ni fédérateur? Quoi qu’il en soit, Bruno Gollnisch peut se frotter les mains, son score l’emmène au deuxième tour, comme en 2004. Combatif, il annonce: <em>«Nous avions fait 18% au 1er tour et seulement 15 au second. Cette fois, nous faisons 14% et nous obtiendrons 20 dimanche prochain.»</em></p>
<h3>La mort du centrisme à la lyonnaise</h3>
<p>Si l’éventualité d’une triangulaire le réjouit, elle ne fait pas l’affaire de l’UMP et favorise un Jean-Jack Queyranne plutôt serein. Dépité de n’avoir pu réaliser l’alliance arc-en-ciel dont il rêvait dès le premier tour, le président sortant n’aura, a priori, pas beaucoup de difficultés à occuper le terrain, ratissant ici les voix d’Europe Ecologie et là celles du Front de Gauche qui respectivement affichent 17,83% et 6,31%. Les négociations ont commencé tôt. La rumeur annonçait un rendez-vous dimanche soir à minuit entre Jean-Jack Queyranne et Philippe Meirieu, mais c’est à partir de ce lundi matin, au Palais de la Mutualité, qu’officiellement les tractations débutent. Le débat risque d’être serré, Europe Ecologie et le PS ont à mettre sur la table un certain nombre de fondamentaux qui les opposent et les écologistes ne se satisferont sans doute pas d’une liste commune qui les écarteraient des vices-présidences les plus gouvernantes. L’affaire est donc à suivre au plus près. Pour sa part, Elisa Martin, tête de liste Front de Gauche, affirmait dimanche soir être tout à fait ouverte et prête à un rassemblement <em>«pour battre la droite, à condition de ne pas renoncer à nos identités respectives»</em>. Ils ont deux jours pour finaliser leurs listes et mettre leurs programmes en commun.</p>
<p>Le MoDem quant à lui est éliminé au premier tour avec un petit 4,33% qui fait dire à Richard Moralès, son vice-président dans le Rhône: <em>«Le MoDem est mort.»</em> Verdict sans appel et désenchanté qui ne remet pas moins en cause la campagne «décalée» d’Azouz Begag, que les incohérences du parti sur le plan local et les égarements de son chef de file. Le centrisme à la lyonnaise, cette posture d’entre-deux qui a présidé aux destinées de la capitale de région des décennies durant et que Raymond Barre a portée pour Lyon appartient désormais à l’histoire. De plus, en Savoie et en Haute-Savoie, traditionnellement places fortes de la droite, l’UMP est en difficulté. Un camouflet pour Bernard Accoyer, maire d’Annecy-le-Vieux, député et président de l’Assemblée Nationale mais surtout, une vaste remise en cause des acquis.</p>
<p>Alors que révèle ce premier tour en Rhône-Alpes, hors des débats nationaux, du vote sanction ou des appareils politiciens? D’abord, en dépit d’une communication publicitaire très axée «pratico-pratique», les rhônalpins n’ont pas compris le fonctionnement et l’utilité de l’institution. Malgré des campagnes qui affichent en grand, exemple à l’appui: «La Région m’a trouvé une solution», le message ne passe pas, ce qu’a confirmé une étude d’Ipsos par rapport à la dernière campagne de communication. Cela semble être la première leçon à retenir. Ensuite, la montée en puissance d’Europe Ecologie et la charge offensive menée par la droite durant la campagne pourraient créer une dynamique nouvelle à l’assemblée régionale qui, peu chahutée par une opposition conciliante, a tendance à ronronner. Une opposition plus forte, si les parties en présence demeurent aiguisées, pourrait animer le débat. Enfin, la région a vu débarquer une Françoise Grossetête certes réputée excellente à Bruxelles, mais inconnue sur le territoire local. Nora Berra quant à elle, tête de liste dans le Rhône, n’apparaissait pas vraiment comme l’une des figures leader de la droite et ce, malgré sa nomination au gouvernement. La campagne des régionales pourrait bien avoir lancé la trajectoire des deux dames, les désignant comme héritières d’un parti qui depuis la disparition des ténors n’a toujours pas trouvé sa nouvelle génération. Les prochains rendez-vous électoraux montreront peut-être une droite enfin cohérente.</p>
<p>Pour l’heure, le temps n’est pas aux enseignements, Queyranne, Meirieu et Martin négocient sec autour de la table. Les listes définitives devront être remises mardi à 18h.</p>
<p><em>Catherine Auch-Roy</em></p>
<p><em>Photo: Jean-Jack <a href="http://www.flickr.com/photos/37979877@N08/4422009509/in/set-72157623468104251/" target="_blank">Queyranne</a> via Flickr.<br />
</em></p>
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		<title>Françoise, Philippe, Jean-Jack et les autres</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Mar 2010 18:02:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Catherine Auch-Roy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rhône-Alpes]]></category>
		<category><![CDATA[Françoise Grossetête]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Jack Queyranne]]></category>
		<category><![CDATA[Lyon]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Meirieu]]></category>

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		<description><![CDATA[La campagne en Rhône-Alpes peine à décoller.
Est-ce l’effet des vacances scolaires qui rend les marchés déserts, ou bien les élections régionales ne font-elle pas recette? Les candidats rhônalpins ont beau battent la campagne à coups de tracts et de meetings, il manque encore ce petit quelque chose qui donnerait du souffle. Instants choisis.
J-30 avant le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/02/jjqueyranne480.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1265" title="jjqueyranne" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/02/jjqueyranne480.jpg" alt="jjqueyranne" width="480" height="270" /></a>La campagne en Rhône-Alpes peine à décoller.</h2>
<p>Est-ce l’effet des vacances scolaires qui rend les marchés déserts, ou bien les élections régionales ne font-elle pas recette? Les candidats rhônalpins ont beau battent la campagne à coups de tracts et de meetings, il manque encore ce petit quelque chose qui donnerait du souffle. Instants choisis.</p>
<h3>J-30 avant le premier tour</h3>
<p>Françoise Grossetête, tête de liste UMP-Nouveau Centre est aux halles de Lyon. Accompagnée de <strong><a href="http://www.gouvernement.fr/gouvernement/nora-berra?tab=biographie" target="_blank">Nora Berra</a></strong>, elle fait <strong><a href="http://www.leprogres.fr/fr/permalien/article/2719762/Grossetete-et-Berra-font-emplette-de-voix-aux-halles-de-Lyon.html" target="_blank">la tournée des popotes</a></strong>, en quête ici de cervelas truffé et là de saucissons pistachés; des victuailles pour remplir les cabas et faire le plein de voix. C’est qu’il faut en faire des provisions, la route est longue jusqu’aux élections et le chemin pas tout à fait pavé de bonnes intentions. Au soir du meeting de lancement, huit jours auparavant, un militant, regrettant la stature de l’ancien ministre de l’Agriculture, maugréait au fond de la salle: «Un face-à-face <strong><a href="http://www.paperblog.fr/892003/michel-barnier-bien-parti-pour-les-regionales-2010-dans-rhone-alpes/" target="_blank">Barnier</a></strong>/Queyranne, ça aurait eu de la gueule!» Se voit-il déjà perdant? Françoise Grossetête, qui parlait à l’automne de «tenter sa chance» avec un ton peu convaincu, se présente crânement aujourd’hui comme à la tête de «la formation politique qui fait figure d’outsider». En attendant, attirés par l’attroupement devant le rayon traiteur, les badauds affluent. Est-ce la blondeur de madame Grossetête ou son manque de notoriété? En tout cas, ils repartent certains (et ravis) d’avoir croisé l’ex-présidente de région, <strong><a href="http://www.assemblee-nationale.fr/12/tribun/fiches_id/915.asp" target="_blank">Anne-Marie Comparini</a> </strong>(rappelez-vous, elle avait eu droit à de<strong> <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/20070702.OBS4551/?xtmc=secrA_taire_gA_nA_ral_dA_lA_guA_de_l_ump&amp;xtcr=11" target="_blank">doux mots de la part de Devedjian</a></strong>)…</p>
<h3>J-28</h3>
<p>Philippe Meirieu, tête de liste Europe Ecologie tente de se faire connaître à Vaulx-en-Velin. A ses côtés, Daniel Cohn-Bendit. L’enjeu est de taille, il s’agit d’<strong><a href="http://www.20minutes.fr/article/385128/Lyon-Les-ecolos-se-la-jouent-8239-happy-foot-8239-a-vaulx-en-velin.php" target="_blank">une partie de foot</a> </strong>avec les gamins du quartier. Objectif: rencontrer des jeunes sur le terrain, «autrement qu’en les traitant de racailles» et montrer qu’on peut faire de la politique en dehors des plateaux de télé. Mais pas sans caméras, très nombreuses. Il faut dire qu’au cours du meeting qui suit, à Francheville, fief du maire PS René Lambert, les Verts font leur grand show avec en guest stars Noël Mamère, Cécile Dufflot, Dany Cohn-Bendit autour de Philippe Meirieu.  La tête de liste est plus à l’aise que sur le terrain de foot, il n’hésite plus à tacler ses adversaires: le PS «incapable de mettre l’imagination au pouvoir» et le «programme ectoplasmique du Modem».  Le spectacle est retransmis à l’extérieur de la salle sur écran géant. Comme à Gerland, qui au même moment vibre au rythme de la rencontre OL-Real de Madrid. En guise de conclusion, Dany le Vert annonce le résultat du match, <strong><a href="http://www.lequipe.fr/Football/breves2010/20100216_225301_lyon-le-real-lui-va-si-bien.html" target="_blank">1-0 pour l’OL</a></strong>. «On pourrait bien marquer, nous aussi!» Aux européennes de juin 2009, Europe Ecologie avait obtenu 19,6% des voix, derrière l’UMP, 28,6% mais devant le PS qui plafonnait à 15,3%. Cette fois-ci, les sondages sont moins souriants.</p>
<h3>J-27</h3>
<p>Celui qui a le sourire, c’est Jean-Jack Queyranne, qui arpente le vignoble du Beaujolais. Au programme, dégustation de vins, de bugnes et de lait bio. La campagne, le socialiste la sent «favorablement», installé qu’il est dans la position du sortant avec un bilan qui, somme toute, donne peu de prises à ses adversaires: la question des deniers publics et celle des Jeux olympiques. Concernant les finances, le coup d’envoi a été lancé depuis Paris à l’automne avec la sortie du <strong><em><a href="http://www.lexpress.fr/region/karoutchi-et-bertrand-accablent-la-gestion-des-regions-socialistes_829800.html" target="_blank">Livre Noir des régions socialistes</a></em></strong>. Un thème dont s’est saisie la coalition UMP-Nouveau Centre, dénonçant le train de vie du «<strong><a href="http://jeunespopain.canalblog.com/tag/ch%C3%A2teau%20Queyranne" target="_blank">château Queyranne</a></strong>» ou l’explosion du budget de communication. Le 4<sup>e</sup> de <strong><a href="http://www.francoisegrossetete2010.fr/index.php/rhone.html" target="_blank">la liste</a></strong> Grossetête dans le Rhône, le Nouveau Centre Jean-Loup Fleuret (qui se dit l’heureux miraculé de l’assemblée précédente) tente de faire mouche en dénonçant un «triplement de la dette» et «une augmentation conséquente de la fiscalité».</p>
<p>Ce à quoi le président sortant répond en brandissant la feuille d’impôt des rhônalpins qui affiche «une augmentation moyenne de 3 euros par habitant entre 2004 et 2010» (Rhône-Alpes tient une bonne place de 19<sup>e</sup> sur 22 au classement de l’imposition des régions de France).</p>
<p>Concernant les Jeux olympiques, la question semble plus épineuse. Jean-Jack Queyranne s’est fortement engagé à soutenir <strong><a href="http://jeanjackqueyranne.blogspot.com/2009/11/annecy-2018-une-chance-pour-rhone-alpes.html" target="_blank">la candidature d’Annecy</a></strong> pour les <strong><a href="http://www.annecy-2018.fr/" target="_blank">JO d’hiver</a> </strong>de 2018. Mais les Verts ont résolument voté contre. En cas d’alliance PS/Europe Ecologie au 2<sup>e</sup> tour, le sujet pourrait bien être mis dans la balance. Comme le fut en 2004 la question de l’implantation de l’EPR en Rhône-Alpes à laquelle les Verts étaient totalement opposés… Et qui finalement a abouti <strong><a href="http://energies.edf.com/edf-fr-accueil/la-production-d-electricite-edf/-nucleaire/le-nucleaire-du-futur/epr-flamanville-3/flamanville-3-en-images-120266.html" target="_blank">en Normandie</a></strong>.</p>
<p><em>Catherine Auch-Roy</em></p>
<p><em>Image de une: meeting de Jean-Jack Queyranne /<a href="http://www.flickr.com/photos/37979877@N08/4364304229/" target="_blank"> jeanjackqueyranne</a> via FlickrCC<br />
</em></p>
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