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	<title>Slate.fr régionales 2010 &#187; Les Personnalités</title>
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	<description>Les régionales 2010 avec Slate.fr et MSN</description>
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		<title>Portrait-robot du président de région</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Mar 2010 16:48:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gregoire Fleurot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Personnalités]]></category>
		<category><![CDATA[présidents]]></category>
		<category><![CDATA[représentativité]]></category>
		<category><![CDATA[résultats]]></category>
		<category><![CDATA[second tour]]></category>
		<category><![CDATA[statistiques]]></category>

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		<description><![CDATA[
Les élections régionales ont livré leur verdict, on connaît désormais les noms de ceux qui devraient diriger les 22 régions de France métropolitaine. A quoi ressemble le portrait robot de ces élus?
Avant de commencer, notons que 20 des 22 présidents de région ont été réélus dimanche 21 mars, et que par conséquent le portrait robot [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/vauzelle480.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-5533" title="vauzelle480" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/vauzelle480.jpg" alt="" width="480" height="270" /></a></p>
<p>Les élections régionales ont livré leur verdict, on connaît désormais les noms de ceux qui devraient diriger les 22 régions de France métropolitaine. A quoi ressemble le portrait robot de ces élus?</p>
<p>Avant de commencer, notons que 20 des 22 présidents de région ont été réélus dimanche 21 mars, et que par conséquent le portrait robot du président de 2010 n’est pas très éloigné de celui de 2004, date du dernier scrutin, même si quatre ont changé en cours de mandat entre 2004 et 2010 (pour cause de décès ou autres). Autre précision, Paul Giacobbi, chef de liste de l’union de gauche qui s’est imposée en Corse, <strong><a href="http://www.lefigaro.fr/politique/2010/03/22/01002-20100322ARTFIG00487-corse-l-ile-a-vote-a-gauche-.php" target="_blank">ne dispose pas d’une majorité absolue et devra attendre l’élection du président du conseil</a></strong> jeudi 25 mars pour être assuré de sa victoire.</p>
<h3>Le président de région est (très) vieux</h3>
<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/age.jpg"><img class="size-medium wp-image-5465 alignleft" title="age" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/age-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a>Le président de région a en moyenne 62,8 ans, soit bien au dessus de la <strong><a href="http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&amp;ref_id=NATnon02147" target="_blank">moyenne d’âge des Français qui est de 40 ans</a>, <span style="font-weight: normal;">voire des </span><a href="http://www.linternaute.com/actualite/politique/assemblee-nationale/portrait-robot-nouvelle-assemblee/2-age-moyen-deputes.shtml" target="_blank">députés</a> </strong>(55 ans). Pour être gentils, on dira que cet écart s’explique par le fait qu’il <strong><a href="http://www.elections-president.fr/regionales-2010/candidat-regionales/" target="_blank">faut avoir 18 ans pour être candidat à ce poste</a></strong>. François Bonneau (Centre) est le plus jeune président de région (56 ans), talonné de quelques jours pas Ségolène Royal (56 ans également). Le doyen des 22 élus est Martin Malvy (Midi-Pyrénées) du haut de ses 75 ans.</p>
<h3>Le président de région est un homme</h3>
<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/sexe2.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5491" title="sexe" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/sexe2-300x232.jpg" alt="" width="300" height="232" /></a>Les listes ont peut-être été mises au point dans le souci d’une plus grande diversité, cela ne se retrouve pas chez les têtes de listes gagnants: on compte seulement deux femmes parmi nos 22 présidents de région, Ségolène Royal et Marie-Guite Dufay (Franche-Comté), soit seulement 9%. La représentation des femmes à la tête des régions est encore pire que celle du Sénat, qui n’est pourtant pas un exemple de représentativité avec <strong><a href="http://www.senat.fr/senateurs/elections/2008/senatoriales2008/d/liste_des_femmes_senateurs_composition_par_sexe_senat.pdf" target="_blank">21,9% de femmes</a></strong>, et qu’à l’Assemblée nationale avec 18,5%.</p>
<h3>Le président de région a fait beaucoup d’études, il est professeur ou avocat</h3>
<p>Sept de nos présidents ont fait Sciences-Po, tous à Paris sauf Jean-Jack Queyranne, qui est resté fidèle à sa région et a fait l’IEP de Lyon. Parmi eux, deux seulement ont continué la voie royale de la haute administration française en passant par l’ENA, Ségolène Royal et Jean-Paul Huchon. Neuf présidents ont travaillé dans l’éducation, que ce soit en tant qu’instituteur, professeur, principal de collège ou encore conseiller d’orientation. Comme souvent dans chez les élus, beaucoup ont étudié le droit ou ont pratiqué le métier d’avocat. Heureusement, François Patriat (Bourgogne) offre un peu d’originalité avec sa <strong><a href="http://www.senat.fr/senfic/patriat_francois08061x.html" target="_blank">formation de vétérinaire.</a></strong> Mauvais élève de la classe, Claude Gewerc (Picardie) n&#8217;a «que» <strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Gewerc#cite_note-lexpress-0" target="_blank">le bac et une première année d&#8217;étude supérieure en publicité.</a><a href="http://www.senat.fr/senfic/patriat_francois08061x.html" target="_blank"><br />
</a></strong></p>
<h3>Le président de région entame son deuxième mandat</h3>
<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/anciennete.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5479" title="anciennete" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/anciennete-300x194.jpg" alt="" width="300" height="194" /></a>Comme nous l’évoquions en introduction, la très grande majorité des présidents sont réélus. En moyenne, ils sont en poste depuis 6,4 ans. Le président de région type a été élu pour la première fois lors des dernières régionales en 2004 , et va donc entamer son deuxième mandat (ils sont dix dans ce ca là).</p>
<h3>Le président de région n’est pas né dans la région qu’il représente</h3>
<p>Seulement 8 présidents sont nés dans la région qu’ils représentent. La palme de l’éloignement revient à Ségolène Royal, née à Dakar. Claude Gewerc (Picardie) est l&#8217;autre président à être né à l&#8217;étranger: <strong><a href="http://www.lexpress.fr/actualite/politique/claude-gewerc_490137.html" target="_blank">il est né dans un camp de transit à Bergen-Belsen</a></strong>, en Allemagne, au sortir de la guerre. Si la région qui a vu naître le plus de présidents est sans surprise l’Ile-de-France, centralisation oblige, avec quatre représentants, le Centre est un vivier plus improbable avec trois natifs. <strong><a href="http://www.google.fr/url?sa=t&amp;source=web&amp;ct=res&amp;cd=6&amp;ved=0CCQQFjAF&amp;url=http%3A%2F%2Ffr.wikipedia.org%2Fwiki%2FR%25C3%25A9gion_Centre&amp;rct=j&amp;q=region+centre&amp;ei=F3SnS4b4NqD20wSe_aHNAQ&amp;usg=AFQjCNF59WfvKWVN_txadhoOvghPEsg6QQ&amp;sig2=cnIC7BgHGI0BGftQK6lfQw" target="_blank">Comme le dit le slogan de la région</a></strong>, «Dans le Centre, c’est vous le centre».</p>
<h3>Le président de région est blanc</h3>
<p>Cette catégorie est illégale, les statistiques ethniques étant interdites en France. Pourtant, pas besoin de graphique ici: on ne retrouve aucun représentant des minorités «visibles» à la tête des 22 régions françaises. Le candidat noir du MoDem en Ile-de-France Alain Dolium, qui n’a recueilli que 3,98% des votes au premier tour, <strong><a href="../../../../../article/4205/grosse-colere-dalain-dolium-sil-a-fait-4-cest-de-la-faute-des-medias/" target="_blank">avait mis son échec sur le compte des médias</a></strong>, leur reprochant notamment de l’avoir enfermé dans les habits d’un «Obama français». Médias, partis, électeurs&#8230; qui est coupable? Quoiqu’il en soit, le constat est là: la France n’est toujours pas prête à confier une région métropolitaine à une «personne de couleur». Pour le président de la République, on repassera.</p>
<p><em>Grégoire Fleurot</em></p>
<p><em>Image de Une: Michel Vauzelle après sa victoire en PACA, 21 mars 2010, REUTERS/Jean-Paul Pelissier</em></p>
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		<title>A gauche, le casting prime sur le scénario</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/5433/a-gauche-le-casting-prime-sur-le-scenario/</link>
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		<pubDate>Mon, 22 Mar 2010 13:24:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David Carzon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Personnalités]]></category>

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Dans un précédent article sur la résurgence d’une nouvelle forme de gauche plurielle, un lecteur, mos0132, s’étonnait de lire des «articles sur des politiciens sans parler de leur programme». Remarque pertinente, mais ce n’est pas si étonnant. Dans toutes leurs déclarations, les grands vainqueurs de ces élections régionales promettent la main sur le cœur que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/buffetaubryduflot480.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5441" title="FRANCE/" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/buffetaubryduflot480.jpg" alt="" width="480" height="318" /></a></p>
<p>Dans un précédent article sur la résurgence d’une nouvelle forme de gauche plurielle, <strong><a href="http://regionales2010.slate.fr/article/3979/ps-ee-un-mariage-de-regions-pour-commencer/comment-page-1/#comment-1055">un lecteur, mos0132, s’étonnait de lire des «articles sur des politiciens sans parler de leur programme»</a></strong>. Remarque pertinente, mais ce n’est pas si étonnant. Dans toutes leurs déclarations, les grands vainqueurs de ces élections régionales promettent la main sur le cœur que ce sera le programme d’abord. Un pieux mensonge: on sait bien que c’est le casting qui primera sur le scénario. Passage en revue, au lendemain des régionales, des candidats aux premiers rôles qui détermineront le déroulement des événements.</p>
<h2>Martine Aubry taille patronne</h2>
<p>C’est évidemment la grande gagnante de ce scrutin. Elle a pris un parti en lambeau, déchiré par les querelles internes pour recréer sur les vestiges de la gauche plurielle époque Jospin, ce qu’elle appelle elle, une «gauche solidaire» réunissant socialistes, écologistes et une partie de la gauche radicale (celle qui accepte de gouverner dans le cadre d’alliances). Relookée, plus affable avec les journalistes, entourée d’une jeune garde plus en phase avec la société, elle veut montrer qu’elle est à l’aise dans le costume de la patronne.</p>
<p>Sa victoire d’aujourd’hui doit lui rappeler que la vague rose de 2004 n’avait pas permis à François Hollande de se tailler un destin national. Mais il y a une différence entre les deux premiers secrétaires: Hollande gérait ses propres ambitions au sein d’un PS à tendance hégémonique quand Aubry a déjà ouvert les portes de son parti à un possible rassemblement des forces de gauche pour 2012. Et elle vient de démontrer qu’elle pouvait initier et mener jusqu’au bout cette union d’un nouveau genre.</p>
<p>Au soir du second tour, c’est un discours de chef de l’opposition que la patronne du PS a prononcé: «Ce résultat prépare l’avenir et c’est un rejet d’une politique injuste. Les Français attendent une gauche de projet. C’est un encouragement et une exigence, nous y mettrons toute notre énergie, je m’y engage».</p>
<p>Quel est le calendrier pour le PS ? D’abord une convention sur le projet en mai, puis une autre pour savoir comment le parti déterminera son candidat. Deux options: soit socialistes, écologistes et autres partenaires vont à la bataille en ordre dispersé; soit tous parviennent à s’entendre pour de vastes primaires à gauche. Charge à celui désigné de porter le projet commun beaucoup mieux que Ségolène Royal ne l’avait fait en 2007.</p>
<p>A ce chapitre, il y a une autre chose qui différencie François Hollande de Martine Aubry à la tête du PS. Le premier a toujours attendu que les événements tournent en sa faveur pour annoncer en candidat du PS à l’élection présidentielle. Martine Aubry, elle, n’attendra pas. Au PS, certains assurent que sa décision est déjà prise et qu’elle annoncera en juin qu’elle se présentera aux primaires qui se dérouleront en 2011.</p>
<h2>Ségolène Royal déjà en campagne pour 2012</h2>
<p>La Dame du Poitou est de retour et ceux qui ont profité de sa relative discrétion ces dernières semaines vont morfler. Comme pour le soir du premier tour, Ségolène Royal a voulu griller la politesse à tout le monde pour être la première à faire sa déclaration télévisée. Déclaration de portée nationale durant laquelle elle a utilisé la même expression que Martine Aubry: «Je m’engage». Et d’ajouter un peu tard que «cette victoire n’est pas celle d’un camp». Traduire : surtout pas celui d’Aubry.</p>
<p>Confortée par sa réélection avec un score écrasant de près de 61%, voilà donc Ségolène Royal de retour aux affaires et elle compte bien s’appuyer, comme pour la présidentielle 2007, sur sa région pour s’imposer à nouveau au sein du parti. Comme l’indiquait dimanche soir Christophe Barbier, le patron de l’Express, certains de ses proches comme Jean-Louis Bianco, jugeait que leur icône a «le charisme, le coffre, les tripes». C’est clair, la campagne présidentielle pour 2012 a commencé.</p>
<p>Mais ce sera encore plus dur cette fois à plusieurs titres:</p>
<ol>
<li>en tant que première secrétaire du parti, Martine Aubry sera une adversaire d’une autre trempe que François Hollande;</li>
<li>l’ombre de DSK, toujours le candidat PS préféré dans les sondages, se fait de plus en plus pesante et ses relais en France, notamment dans les médias, sont en train de s’organiser;</li>
<li>en cas de primaires étendues à l’ensemble de la gauche, elle qui a prôné l’alliance avec le MoDem et rejeté la taxe carbone ne sera pas la mieux armée à l’heure du retour de la gauche plurielle;</li>
<li>les électeurs socialistes se souviennent qu’elle n’est pas non plus la plus douée pour porter un programme auquel elle n’adhère pas complètement. Beaucoup d’élément qui laissent à penser que Ségolène Royal pourrait être tentée d’y aller seule, hors du PS.</li>
</ol>
<h2>Cécile Duflot sur une vague d&#8217;ambition</h2>
<p>Sa gouaille et sa jeunesse en font une des nouvelles figures de la classe politique très appréciées des plateaux de télé, mais aussi des électeurs. Présente auprès de Dominique Voynet durant la présidentielle pour les Verts de 2007, Cécile Duflot n’a vraiment explosé que dans le cadre de cette Europe Ecologie, façonnée et tirée vers le haut par Daniel Cohn-Bendit. Un rassemblement qu’elle voit comme «une boule de neige qui grandit» au fur et à mesure qu’elle avance.</p>
<p>Si Cécile Duflot pense qu’il faut avancer encore et faire croître Europe Ecologie, elle estime que la question d’organisation est seconde et qu’il y a nécessité de travailler le projet. En cela, elle diffère quelque peu de «Dany» qui veut avant tout créer une grande force politique pour rassembler toutes les forces de l’opposition. Lui s’est déjà dit prêt à s’allier avec le PS dans la cadre de grandes primaires à gauche, qui garantiraient à défaut d’un candidat écologiste à la présidentielle, au moins une quarantaine de députés. C’est le sens de son <a href="http://europeecologie22mars.org/" target="_blank"><strong>appel du 22 mars</strong></a> qui peut être autant un atout qu’une faiblesse pour la nouvelle meneuse écologiste.</p>
<p>Soit Cécile Duflot décide de suivre Daniel Cohn-Bendit dans cette démarche, soit elle décide de capitaliser sur son bon score des régionales et elle voudra se présenter à la présidentielle 2012 au nom des Verts. Avec le risque qu’à vouloir se compter, ceux d’une seule main ne suffisent. Les Verts en ont déjà fait la douloureuse expérience. Lundi matin, Cécile Duflot ne rejetait pas la proposition de Daniel Cohn-Bendit, mais elle la trouvait floue. Les vieux démons ne sont pas loin: ce flou a souvent été la ligne de conduite des Verts.</p>
<h2>Marie-George Buffet, une place sur la photo</h2>
<p>Marie-George Buffet revient de loin et elle est trop tout: trop contente du recul de Besancenot dans la guerre de la gauche radicale, trop satisfaite d’avoir participé à la victoire de la gauche aux régionales, trop heureuse de pouvoir peut-être compter parmi les forces qui vont faire l’élection 2012. Tout cela était concentré dans ses déclarations de dimanche soir: «Cette victoire, c’est celle de toute la gauche, c’est la victoire de tous à gauche. Le Front de gauche a contribué à ce résultat. Il constitue sans conteste une des trois forces qui, ensemble, ont permis le succès.»</p>
<p>Bref, elle a l’impression d’être dans le bon train et personne ne la fera descendre en marche. Même si elle peut avoir la désagréable impression qu’entre les deux tours, c’est juste pour la photo qu’on lui a demandé d’accompagner Martine Aubry et Cécile Duflot dans un bar parisien. En effet, comme l’expliquait dans Libération le socialiste Jean-Christophe Cambadélis, <strong><a href="http://www.liberation.fr/politiques/0101625649-rose-et-vert-parfums-d-une-nouvelle-gauche" target="_blank">«on passe de l’axe PS-PCF ouvert aux Verts à l’axe PS-écologistes ouvert au PCF»</a></strong>.</p>
<p>Problème supplémentaire, elle a le même ticket de voyage que l’ancien socialiste Jean-Luc Mélenchon qui est beaucoup moins porté sur les alliances que sa collègue du Front de Gauche et qui lui, sera tenté de descendre en marche. Il a déjà pris ses distances avec certains socialistes sur le dossier des retraites. Sans compter qu&#8217;a priori, elle devrait quitter la tête du PCF avant l&#8217;été.</p>
<h2>François Hollande</h2>
<p>Il pensait pouvoir être le candidat qui s’impose quand il était à la tête du PS. Il pense désormais pouvoir le devenir maintenant qu’il ne l’est plus. Un tour de passe-passe loin d’être gagné. Seule certitude entre les deux tours des régionales: le nouveau François Hollande, relooké des pieds à la tête, a décidé de mettre la pédale douce sur la gomina dans les cheveux. Celui qui a déjà laissé entendre qu’il serait candidat aux primaires socialistes de 2012, se contente de suivre le tempo imposé par Martine Aubry.</p>
<p>Sur les plateaux télé, il affirme haut et fort les ambitions socialistes: «Nous sommes là pour être au gouvernement, pour accéder à la présidence de la République». Il ne manque pas grand-chose pour que le «Nous» se transforme en «Je». Mais du coup, si lui y va, d’autres n’hésiteront pas non à franchir le pas. Au risque de se retrouver avec une foire d’empoigne de candidats qui empêcherait de dégager un leader fort.</p>
<p><em><strong>David Carzon</strong></em></p>
<p><em>Photo: De gauche à droite: Marie-George Buffet, Martine Aubry et Cécile Duflot, le 18 mars 2010. REUTERS/Philippe Wojazer</em></p>
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		<title>La leçon politique de Georges Frêche</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Mar 2010 09:10:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emmanuel Valette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Personnalités]]></category>

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		<description><![CDATA[Sans surprise, c’est donc le sortant qui garde les clés de l’hôtel de la région Languedoc-Roussillon et réussit par la même son bras de fer avec la première secrétaire du PS qui avait lancé en vain Hélène Mandroux contre lui au premier tour. Même si la victoire de Georges Frêche est moins franche que les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/freche4802.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5391" title="FRANCE-VOTE/" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/freche4802.jpg" alt="" width="480" height="297" /></a>Sans surprise, c’est donc le sortant qui garde les clés de l’hôtel de la région Languedoc-Roussillon et réussit par la même son bras de fer avec la première secrétaire du PS qui avait lancé en vain Hélène Mandroux contre lui au premier tour. Même si la victoire de Georges Frêche est moins franche que les derniers sondages ne le prédisaient — en la plaçant parfois très proche de la barre des 60 %, elle reste incontestable. Avec 54 % des suffrages, Frêche fait bien mieux qu’en 2004 (51,5 %) alors qu’il dirigeait pourtant une large coalition de gauche (PS, PCF, Verts, PRG et MDC). Au conseil régional, sa liste gagne un siège et reste largement majoritaire avec 44 élus alors que l’UMP en perd trois (13 sièges) et que le FN en gagne deux (10 sièges).</p>
<p>Raymond Couderc est le grand perdant de ce second tour. Avec 26,5 % des suffrages, le maire UMP de Béziers est loin du score de son prédécesseur Jacques Blanc, alors président sortant, qui totalisait 33,1% des voix dans un contexte très nettement défavorable à la droite. Troisième de cette triangulaire, France Jamet (FN) constitue la vraie surprise de ces élections. Celle qui a rassemblé 20 % des électeurs sur son nom améliore considérablement son score par rapport au premier tour (12,7%). La candidate frontiste fait bien mieux que son père Alain Jamet il y a six ans (15,7%) et réalise la meilleure performance du parti d’extrême droite dans l’histoire des élections régionales en Languedoc-Roussillon.</p>
<p><strong>Les voix UMP siphonnées par Frêche et le FN</strong></p>
<p>Georges Frêche comme France Jamet auraient ainsi tous les deux «siphonné» les voix des électeurs traditionnels de la droite dans un contexte de forte abstention (47 % contre 30,4 % en 2004). Il semble bien qu’une partie des voix des déçus de l’UMP et du gouvernement actuel se soit reportée tant sur les listes fréchistes que frontistes. Un résultat qui valide la stratégie clairement affichée par Georges Frêche avant le premier tour, lui qui se vantait de bénéficier de soutiens nombreux de la droite, transcendant ainsi les clivages gauche-droite.</p>
<p>C’est d’ailleurs en suivant cette logique que le vainqueur a d’abord réagi dimanche soir :</p>
<blockquote><p><em>«J’observerai d’abord une minute de silence pour les partis politiques tels qu’on les a connus au XXe siècle. Ce soir, ce sont eux les grands perdants de l’élection au vu de l’abstention». (…)  J’appelle à faire de la politique autrement en France. Les Français n’ont plus confiance dans les partis, ni de gauche, ni de droite.</em></p></blockquote>
<p>Dans sa petite leçon de science politique, le professeur Frêche n’a pas non plus manqué de railler Martine Aubry :</p>
<blockquote><p><em>Elle n’est pour rien dans le résultat de ces élections, et je dirais même qu’elle fait moins bien que François Hollande en 2004</em></p></blockquote>
<p><em> </em></p>
<p>Et le sortant de noter que Ségolène Royal obtenait le meilleur score (61 %) de la gauche dans la seule région (Poitou-Charentes) où la première secrétaire du PS ne s’était pas rendue. <em>« Martine Aubry ou rien, c’est pareil »</em> a ironisé un Georges Frêche vengeur en remarquant que sa venue en Alsace n’avait pas empêché la droite de conserver la région.</p>
<p><strong>Plébiscite à Montpellier</strong></p>
<p>De son côté, Raymond Couderc a justifié sa défaite en déplorant <em>«qu’on n’ait jamais réussi à parler du fond avant la dernière semaine de campagne, puisque le guignol fréchiste a entretenu l’actualité  pendant des semaines». </em>La candidate FN France Jamet s’est pour sa part posée en <em>«deuxième ou troisième force de la région», </em>se réjouissant d’avoir réussi à <em>« sensibiliser un nouvel électorat aussi bien de gauche que de droite »</em> et promettant de défendre prochainement au conseil régional <em>« l’agriculture, la viticulture et d’abord les compatriotes français ».</em></p>
<p><em> </em></p>
<p>C’est dans les départements de l’Aude, de la Lozère et de l’Hérault que Georges Frêche réalise ses meilleurs résultats. Le candidat sortant a fait le plein dans les secteurs ruraux en crise, chez les viticulteurs et les agriculteurs, mais aussi à Montpellier où sa liste réalise le score record de 65,62% des voix. Un véritable plébiscite dans la capitale régionale pourtant dirigée par Hélène Mandroux, investie officiellement par le PS à la fin du mois de janvier. Fort d’une légitimité renouvelée, Georges Frêche n’a pas exclu une pure et simple <em>« dissolution du conseil municipal de Montpellier »</em> qui placerait ainsi Hélène Mandroux vers la sortie.</p>
<p>Le FN a quant à lui prospéré dans le Gard mais aussi dans les Pyrénées-Orientales (22 % à Perpignan), et dans plusieurs villes du littoral languedocien comme dans la station balnéaire de Palavas-les-Flots où il totalise pas moins de 34 % des suffrages.</p>
<p><strong><em>Emmanuel Valette (à Montpellier)</em></strong></p>
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		<title>Frêche prépare son triomphe et son marchandage</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 11:42:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emmanuel Valette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Personnalités]]></category>

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		<description><![CDATA[«Tronche pas catholique, ce n’est qu’une expression et si tu trouves ma chanson trop Frêche, c’est que tu n’es pas de la région!». C’est avec les paroles du chanteur populaire Ricoune que s’ouvrait jeudi soir le dernier meeting de la liste Frêche à Montpellier, devant un Zénith comble et cinq milles personnes chauffées à blanc. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/freche4801.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4725" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/freche4801.jpg" alt="" width="480" height="297" /></a>«Tronche pas catholique, ce n’est qu’une expression et si tu trouves ma chanson trop Frêche, c’est que tu n’es pas de la région!». </em>C’est avec les paroles du chanteur populaire Ricoune que s’ouvrait jeudi soir le dernier meeting de la liste Frêche à Montpellier, devant un Zénith comble et cinq milles personnes chauffées à blanc. En prélude au discours du président sortant, ses colistiers n’ont pas hésité à dégainer l’artillerie lourde voire grossière, donnant du «parler vrai» à une assistance qui siffle copieusement à chaque fois que le nom de «Paris» est prononcé.</p>
<p>Mais certains vont même plus loin. Ainsi Jean-Claude Gayssot, l’ancien ministre des Transports, attaquait le candidat L’UMP en des termes peu flatteurs: <em>«La différence entre Frêche et Couderc? Frêche voit toujours grand, Couderc, lui, voit toujours petit mais il ne le fait pas exprès, c’est sa nature». </em>Encore plus décomplexé,  le président du conseil général des Pyrénées-Orientales, Christian Bourquin jouait franchement la carte de l’antiparisianisme: <em>«Nous n’acceptons pas la police de la pensée et des mots de ces salons parisiens. Nous continuerons à avoir l’accent de la Méditerranée ». </em>Et de conclure son intervention par une blague au goût discutable sinon douteux: <em>« Vous savez ce matin au petit déjeuner, comme je suis un gourmand, je me suis fait une religieuse…avec un petit noir!» </em>ponctué d’un grand rire forcé<em>.</em> Une partie du public reste de marbre, médusé. Heureusement pour lui, Georges Frêche est bien plus intelligent et adroit que ses colistiers. Prenant l’assistance à revers, il se drape dans les habits de Jaurès lors d’un discours très solennel au ton humaniste : <em>«Sans le peuple, il n’est point d’avenir»</em>.</p>
<p>Sans dérapage, aucun, le sortant esquisse même le début d’un mea-culpa, concédant qu’il a parfois <em>«manqué au conseil d’équité de Jean Jaurès» </em>pour mieux réaffirmer sa position d’homme libre et insubordonné au parti socialiste: <em>«Je n’ai rien contre Paris, au contraire, mais de quel droit de petits cénacles parisiens viendraient tracer notre avenir à notre place!». </em>Fort de ses 34,3 % au premier tour, le candidat divers gauche dit <em>« ne plus se sentir du tout seul depuis dimanche ». </em>Aux suffrages massifs, succèdent désormais les soutiens socialistes que Frêche égrène un à un: <em>«Jack Lang ce matin, après Rebsamen, Hollande, Peillon, Moscovici et mon ami Collomb». </em>Ultra favori, le tribun n’a désormais qu’un but: <em>«Il faut remporter une immense victoire pour étonner la France ! »</em></p>
<p><strong>Report des voix de gauche sur Georges Frêche</strong></p>
<p>La victoire acquise, reste à en déterminer l’ampleur. Selon un sondage Ifop pour Midi Libre paru jeudi 18 mars, Georges Frêche remporterait aisément le second tour avec 58% des voix contre 28% au candidat UMP, Raymond Couderc et 14 % à la candidate FN, France Jamet. Pour rappel, en 2004, ce même Georges Frêche avait enlevé la région à l’UMP Jacques Blanc avec 51,2 % des suffrages. Il était alors soutenu par le PS, le PCF et les Verts… Mais ici, les étiquettes semblent moins compter que les hommes. Et l’absence du poing à la rose socialiste sur la liste fréchiste ne paraît en rien entamer la détermination des électeurs de gauche à voter pour lui au second tour.</p>
<p>En effet, selon ce même sondage, ce ne sont pas moins de 87,6% de l’ensemble des électeurs des trois listes de gauche éliminées au premier tour qui reporteraient leurs voix sur Georges Frêche au second tour. Dans le détail: 97 % des électeurs qui se sont prononcés pour la liste Front de gauche, 86% des votants pour la liste Europe Ecologie et 80 % des électeurs d’Hélène Mandroux annoncent leur intention de voter pour le sortant. Et cela, en dépit de consignes pas toujours très claires. Martine Aubry comme Hélène Mandroux s’évertuent ainsi depuis le début de la semaine à appeler à <em>«faire barrage à la droite et à l’extrême droite»</em> sans prononcer le nom de Georges Frêche. Mais dans une triangulaire avec la droite et l’extrême droite, leur faire barrage ne revient-il pas à voter pour la seul liste qui reste, en l’occurrence celle de leur adversaire du premier tour?</p>
<p>Ne s’encombrant guère de  ces considérations sémantiques, Europe Ecologie n’a donné aucune consigne de vote, arguant par la voix de sa tête de liste, Jean-Louis Roumégas, qu’il n’y avait  dans cette région, <em>«pas de risque de victoire de l’UMP ou du Front national». </em></p>
<p>A contrario, l’UMP Raymond Couderc qui passerait seulement de 20 % des suffrages au premier tour à 28 % au second semble payer la situation de triangulaire et la présence du FN au second tour.  Cette dernière lui laisse un réservoir de voix d’autant plus maigre que France Jamet s’installe et progresse même légèrement avec 14 % au second tour contre 12,7 % au premier.</p>
<p><strong>Hélène Mandroux sacrifiée sur l’autel de la rénovation</strong></p>
<p>Quels qu’en soient les contours, c’est bien une écrasante victoire qui se profile pour l’ancien maire de Montpellier (de 1977 à 2004).</p>
<p>Si l’un de ses colistiers,  Jean-Luc Bonnet, s’est fait remarquer hier (vendredi) en lançant un appel à voter Raymond Couderc, la candidate socialiste officielle Hélène Mandroux , grande perdante du premier tour avec un <em>« score dérisoire </em>» (7,74 %) dimanche dernier, fait profil bas. Oubliée sinon lâchée par certains ténors du PS, Hélène Mandroux dit ne <em>« rien regretter sinon de ne pas être parti en novembre </em>», quand déjà<em>, « elle s’était  positionnée pour une liste unique d’union de la gauche ». </em></p>
<p>Reste qu’elle peut s’attendre à des prochains mois difficiles à Montpellier.  Au sein de son conseil municipal, vingt-cinq élus socialistes sur trente et un avaient signé, avant les élections, une motion de soutien à Georges Frêche. Comment gouverner avec eux après un tel désaveu? <em>«Ils avaient fait leur choix antérieurement», </em>justifie-t-elle. Celle qu’Arnaud Montebourg avait surnommée la <em>«maire courage»</em> reste droite dans ses bottes, fidèle à la ligne du parti socialiste mais sort considérablement affaiblie de ces élections régionales.</p>
<p>Pire, avec un conseil municipal majoritairement acquis à Georges Frêche, elle apparaît désormais sous tutelle à la mairie de Montpellier. D’autant que le président de la région n’a pas fait de mystères de ses velléités de reconquête de cette même mairie qu’il lui avait «cédé» en 2004.  Victime de l’entreprise de rénovation du PS, l’engagement tardif de Mandroux dans cette campagne relevait bien de la mission impossible, voire de l’opération suicide. C’était le prix à payer pour sauver l’honneur du PS, du moins en apparence, quitte à sacrifier un soldat courageux mais inconnu au plan national.</p>
<p>A moins que Georges Frêche, plus renforcé que jamais, ne décide de monnayer le maintien de son ex-protégée à l’hôtel de ville contre sa réintégration ainsi que celle des 58 bannis au parti socialiste? Un marchandage post-électoral que l’ampleur annoncé de sa victoire demain soir pourrait bien rendre inéluctable,  au grand dam de Martine Aubry et des rénovateurs.</p>
<p><strong><em>Emmanuel Valette (à Montpellier)</em></strong></p>
<p><em>Photo: Georges Frêche, le 14 mars 2010. REUTERS/Jean-Paul Pelissier</em></p>
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		<title>Marine Le Pen, la nouvelle ligne du Front</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Mar 2010 16:15:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Titiou Lecoq</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Personnalités]]></category>

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		<description><![CDATA[«Prenez le prochain virage à l’extrême droite et ensuite rejoignez l’autoroute sur votre droite.» C’est peu ou prou ce que semble indiquer à Marine Le Pen son GPS politique. Explication d’une stratégie qui pourrait changer l’équilibre des forces sur l’échiquier politique.
Lors de son apparition sur les plateaux de télé en 2002, Marine Le Pen était [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/marinelepen4801.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4605" title="FRANCE/" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/marinelepen4801.jpg" alt="" width="480" height="291" /></a>«Prenez le prochain virage à l’extrême droite et ensuite rejoignez l’autoroute sur votre droite.»</em> C’est peu ou prou ce que semble indiquer à Marine Le Pen son GPS politique. Explication d’une stratégie qui pourrait changer l’équilibre des forces sur l’échiquier politique.</p>
<p>Lors de son apparition sur les plateaux de télé en 2002, Marine Le Pen était une jeune femme blonde, calme, souriante. Une image télévisuelle étonnante parce qu’aux antipodes des <a href="http://mots.revues.org/index392.html" target="_blank">stéréotypes traditionnellement associés à l’extrême droite française</a>. La jeune femme jouait sur le pathos en racontant son enfance difficile, l’attentat contre l’immeuble où elle vivait petite, le divorce de ses parents, l’exclusion sociale du simple fait de son patronyme. Une victime de la violence, la violence des autres, des médias. Ce registre du sentiment personnel était l’antithèse du discours violent, virulent, vociférant auquel le parti nous avait habitués et il avait un atout considérable: il humanisait le Front national.</p>
<p>Celle qui avait commencé sa carrière comme avocate racontait qu’elle avait défendu des étrangers en situation irrégulière. «Oui, j’en ai sauvé pas mal. Je pense que les immigrés ne sont pas responsables de la situation. Ce sont les responsables politiques les responsables de cette immigration anarchique et massive. A partir du moment où ils sont là, ce sont des hommes et ils ont le droit d’être défendus. Ce n’est pas contre eux qu’il faut agir.»</p>
<p><script src="http://www.ina.fr/js/global/controle/ogp_player_embed.js" type="text/javascript"></script><script src="http://www.ina.fr/player/embed/w/480/h/357/id_notice/I09226135/id_utilisateur/920571/hash/0bf0e97beabe21006e4c64171fb5c6f0" type="text/javascript"></script></p>
<div style="background-color: #000000; font-family: Arial,Helvetica,Verdana,sans-serif; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: 18px; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; color: #b4d2fe; width: 480px;">retrouver ce média sur <a style="font-weight: bold; color: #b4d2fe;" href="http://www.ina.fr/ardisson/tout-le-monde-en-parle/video/I09226135/interview-de-marine-le-pen.fr.html" target="_blank">www.ina.fr</a></div>
<p>On disait à l’époque qu’elle tentait de «dédiaboliser» le parti. Ses positions semblaient plus nuancées que celles de Jean-Marie Le Pen. Il n’était pas question pour elle de revenir sur la loi Veil sur l’IVG, elle refusait de voir dans les camps de concentration un détail de l’histoire. Et dans le même temps, elle se montrait d’une fidélité indéfectible envers son père. Un exercice d’équilibriste compliqué. «Est-ce que pour vous, Marine Le Pen, les chambres à gaz sont un détail de l’histoire? Non. Mais moi je suis une femme de mon époque. Je suis dans le sentiment. Je n’ai peut-être pas le recul qu’il a. Je ne suis pas là pour prendre sa défense. Ce qui m’intéresse c’est le futur.»</p>
<p>Elle rattrapait les incartades verbales du patriarche donc, les mettant sur le compte de son caractère, d’une différence de génération. Derrière, il fallait entendre que non, les provocations de son père n’étaient pas le programme électoral du Front, que l’on pouvait voter FN sans nier l’existence de la Shoah. Il s’agissait non seulement de montrer un autre visage du parti mais également de le sortir de l’impasse provocatrice dans laquelle son fondateur l’avait mené.</p>
<p>Un virage qui n’était pas forcément bien perçu au sein du parti, y compris par son père qui avait déclaré: «Marine est bien gentille avec sa stratégie de dédiabolisation mais un Front gentil ça n’intéresse personne». Pourtant, cette stratégie lui a permis d’avoir accès aux médias qui, s’ils rechignaient à inviter le père, trouvaient la fille plus fréquentable. En outre, elle a sans doute rapporté des voix au FN, des voix dont le leader avait besoin, celles des jeunes et des femmes. Et, à titre personnel, ses positions plus nuancées ont permis à Marine Le Pen d’exister face à son père.</p>
<h2>Décalage d&#8217;une case</h2>
<p>Et puis une transformation s’est faite chez Marine Le Pen. Lentement, sûrement. Dans l’attitude générale d’abord. Une voix de plus en plus forte, une carrure plus imposante, des attaques, des provocations. C’est elle qui lance la polémique au sujet de Frédéric Mitterrand et de sa «Mauvaise Vie», manipulant le texte (elle en lira un passage en rajoutant «jeunes» devant «garçons»). Des méthodes auxquelles elle ne nous avait pas habitués. Marine se lepenise. Un changement d’autant plus frappant avec l’entrée en politique de la petite-fille, Marion Maréchal-Le Pen.</p>
<p>Le père vieillissant, c’est comme si chacun avait été décalé d’une case dans la répartition des rôles. Marion Maréchal devenant la nouvelle Marine, la jolie jeune femme blonde fréquentable qui admire sa tante comme celle-ci admirait son père. Et Marine prenant le rôle du chef, plus imposant. Ce qui amène logiquement Jean-Marie Le Pen à disparaître.</p>
<p>Ce glissement se fait aussi dans le discours, avec une inflexion nettement plus fidèle à l’idéologie du Front à travers un thème précis: l’islamisation de la France. Certes, le sujet lui a été servi sur un plateau en or avec la forme qu’a prise le débat sur l’identité nationale. Mais là où traditionnellement le FN se positionnait sur l’immigration en général, le thème de l’islam est une nouveauté. Un changement de discours que Marine Le Pen reconnaît elle-même, l’imputant évidemment au fait que désormais, le danger musulman est devenu palpable. S’agissant de l’affaire du Quick hallal:</p>
<blockquote><p><em>«Parce qu’aujourd’hui on peut parler d’islamisation. Je n’en ai jamais parlé mais là, j’en parle parce que vraiment dans cette affaire on est face à une islamisation et celle-ci va continuer à marche forcée s’il n’y a pas un coup d’arrêt électoral.»</em></p></blockquote>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="360" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xbubtp" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="360" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xbubtp" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xbubtp_marine-le-pen-sur-rtl-13-01-10_news">Marine Le Pen sur RTL (13/01/10)</a></strong></p>
<p><strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xbubtp_marine-le-pen-sur-rtl-13-01-10_news"></a></strong>Marine Le Pen, l’ancienne avocate des sans-papiers, emploie désormais une rhétorique qui s’appuie sur une vague théorie du complot qui n’est pas sans rappeler le spectre du lobby juif. Mais le lobby juif version nouveau Front serait un lobby musulman, qui profiterait de la complicité de l’Etat pour islamiser le territoire au détriment de tous les principes républicains.  <a href="http://www.lemonde.fr/elections-regionales/article/2010/02/02/la-religion-musulmane-doit-faire-en-sorte-de-ne-pas-choquer-le-peuple-francais_1300278_1293905.html" target="_blank">Ce nouveau danger apparaît en filigrane</a> dans un entretien qu&#8217;elle accorde au Monde:</p>
<blockquote><p><em>«La laïcité est déjà quotidiennement violée par nos dirigeants. Quelques exemples: le financement public des mosquées par l&#8217;intermédiaire des communes entre autres; les spécificités alimentaires imposées dans les cantines; les prières sur la voie publique comme c&#8217;est toujours le cas dans plusieurs villes de France, et particulièrement rue Myrha [à Paris]. Les exemples sont hélas innombrables.»</em></p></blockquote>
<p>Un changement de discours qui n’a pas échappé au Bloc identitaire dont le <a href="http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/category/fabrice-robert/" target="_blank">credo est précisément l’islamisation de la France</a>.</p>
<p>«Depuis quelques semaines, on voit comme une évolution du discours de Marine Le Pen sur l’islam, l’immigration clandestine. On se sent beaucoup plus proche d’elle que d’un Bruno Gollnisch», <a href="http://www.crifrance.com/Du-bloc-indentitaire-au-FN-l" target="_blank">affirme Fabrice Robert</a>, président du Bloc identitaire. «Je pense qu’elle est en train de faire évoluer sa ligne. On analyse avec intérêt ce qu’elle propose, on ne veut pas insulter l’avenir. Il est possible que dans quelques mois, quelques années, on puisse travailler ensemble». Les deux dirigeants se <a href="http://www.liberation.fr/politiques/0101610177-marine-le-pen-gonflee-au-bloc" target="_blank">seraient rencontrés plusieurs fois</a>.</p>
<p>Si elle insiste de plus en plus sur l’islamisation de la France, Marine Le Pen ne peut pas non plus tenir un discours complètement anti-musulman à l’instar d’un Philippe De Villiers ou du susnommé Bloc identitaire qui considèrent que l’islam est par nature incompatible avec la France éternelle. En-dehors de toute considération idéologique, ce serait se rendre de nouveau infréquentable. Mais elle semble avoir trouvé un début de positionnement. Plutôt que d’attaquer l’islam frontalement, elle défend la République, un des liens étant bien sûr la notion de laïcité.</p>
<h2>Bastion de la laïcité</h2>
<p>Le Front national serait le dernier défenseur d’une République française en voie de disparition. Dans la citation précédente, Marine Le Pen présente l’islam comme en train de conquérir la terre républicaine française en siphonnant l’argent des communes, s’imposant dans l’espace public de la rue au détriment de la libre circulation et surtout bénéficiant d’un traitement de faveur dans le temple républicain par excellence: l’école publique.</p>
<p>Cette défense des principes républicains entraîne d’autres changements dans le discours. Son père avait coutume de dénoncer les affreux privilèges dont jouissaient les fonctionnaires, les opposant à la dure vie des patrons de PME. Marine défend les services publics, les profs, les infirmières. A la logique d’affrontement droite/gauche ou privé/public, elle intègre une autre dualité paternelle: national/mondial, intérieur/extérieur. Il faut protéger la France et la France, c’est la République. Mais protéger suppose qu’il y a un danger – le fond rhétorique reste la peur, la crispation sur un modèle qui serait menacé par la diversité, la différence, l’autre et dans lequel le «vivre ensemble» deviendrait le «vivre comme moi».</p>
<p>Cet appel à la République lui permet également de faire la jonction avec l’orientation sociale de son discours. Parce que la République est sociale et que Marine Le Pen a bien compris qu’à l’heure de la crise économique, il y avait un besoin du retour de l’Etat. Cette composante sociale, traditionnellement associée à la gauche, se retrouve aussi dans les systèmes de droites extrêmes qui donnent une importance au social via l’intervention de l’Etat.</p>
<p>Pourquoi ce changement d’attitude ?</p>
<p>Ce durcissement peut étonner alors que précisément son ouverture semblait médiatiquement lui réussir. Pourquoi changer ? Simplement parce que les électeurs et les militants, ce n’est pas la même chose. Si pour les électeurs du Front, elle est perçue comme un symbole positif, au sein des militants traditionnels du parti, un parti majoritairement masculin, elle est une vendue face à un Gollnisch qui serait <a href="http://www.resistances.be/edfrance2010_04.html" target="_blank">un vrai, un authentique</a>. Or, elle a besoin du vote des militants pour prendre la tête du parti lors du prochain congrès qui devrait avoir lieu entre l’hier 2010 et le printemps 2011. Une élection qui n’est pas gagnée d’avance puisque lors du dernier congrès, en 2007, <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20071118.OBS5366/jeanmarie_le_pen_reelu_a_la_tete_du_fn.html  " target="_blank">Gollnisch l’avait devancée</a>. Mais Marine Le Pen n’est pas une pâle copie de Jean-Marie. Elle ne va pas se contenter de l’imiter pour prendre sa place. Non seulement sa stratégie ne s’arrête pas là mais peut-être même qu’elle commence où se terminait celle de son père.</p>
<h2>Marine plus forte que Jean-Marie</h2>
<p>Jean-Marie Le Pen n’a finalement jamais eu de véritable ambition politique pour son parti. Il se satisfaisait très bien de son rôle d’opposant, jouissant (et jubilant) des triangulaires qu’il provoquait sans en tirer de bénéfices notables. Marine voit plus loin. Là où il jouait les trouble-fêtes, elle aspire à un véritable rôle politique ce qui implique un changement de stratégie du parti quand elle en aura pris les rênes. Son but? Faire du Front national un parti de gouvernement.</p>
<p>Toujours dans la même interview au Monde, alors qu’on l’interroge sur un possible déclin du parti avec le départ en retraite de son leader, elle répond:</p>
<blockquote><p><em>«Je pense au contraire que nous sommes au début d&#8217;une nouvelle aventure pour le Front national et qu&#8217;il rassemblera dans les mois et les années à venir de plus en plus de Français convaincus non seulement par sa lucidité, mais par le programme de bon sens qu&#8217;il porte.»</em></p></blockquote>
<p>Une phrase que Jean-Marie aurait sans doute pu prononcer mais il l’aurait fait par provocation. Marine, elle, y croit et fera tout pour.</p>
<p>Un Front national sous la direction de Marine Le Pen qui arriverait au gouvernement, ça peut paraître impensable, impossible, invraisemblable. C’est pourtant déjà <a href="http://www.rmc.fr/edito/info/82490/moscovici-marine-le-pen-plus-dangereuse-que-son-pere/  " target="_blank">ce que redoutait Pierre Moscovici en juin 2009</a> à l’occasion de l’élection municipale à Hénin-Beaumont. Il rappelait que le Front national n’était pas mort et faisait même un retour dans l’électorat populaire (analyse qui était aussi celle de Jean-François Copé). Le député socialiste ajoutait que:</p>
<blockquote><p><em>«Marine Le Pen est plus dangereuse que son père (…) Jean-Marie Le Pen a vécu, en près de 60 ans de politique, dans la marge ; il assumait la fonction &laquo;&nbsp;tribunicienne&nbsp;&raquo;: je râle, je gueule, je proteste contre le système&#8230; Elle est très différente: elle se débarrasse de certaines outrances, négationniste par exemple. Elle est tout aussi extrémiste sur le plan des idées. Et par ailleurs, elle a envie de participer au pouvoir et à la droitisation de la vie politique française. (…) Attention, les idées d&#8217;extrême droite ne sont pas mortes en France. »</em></p></blockquote>
<p>A l’époque, il s’était félicité que l’UMP appelle à voter PS pour contrer le FN. Mais pour combien de temps?</p>
<h2>Le scénario de l&#8217;alliance</h2>
<p>Marine Le Pen, après avoir durci son discours pour remporter le parti, pourra mettre la pédale douce et revenir à sa stratégie de dédiabolisation. Et même passer par un changement de nom du parti au profit de… allez au hasard un nom avec la mention de République. Débarrassé du vieux militaire, le Front deviendrait-il fréquentable pour une droite en panne d’électeurs?</p>
<p>C’est le scénario que <a href="http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2010-03-16/cohn-bendit-predit-que-marine-le-pen-engagera-une-strategie-d/917/0/434066" target="_blank">craignait Daniel Cohn-Bendit</a>, au lendemain du premier tour des régionales:</p>
<blockquote><p><em>«Je suis sûr que si Marine Le Pen reprend les rênes du Front national — ce qui est vraisemblable après son succès, entre guillemets, dans le Nord aux régionales — elle tentera d&#8217;arrondir les angles pour faire du Front national un allié potentiel de l&#8217;UMP et de la droite» mais pour cela: «il faut d&#8217;abord la défaite de la droite en 2012 (à la présidentielle) pour que la droite réfléchisse à comment reconquérir la majorité».</em></p></blockquote>
<p>On assisterait alors à un bouleversement de l’échiquier politique français. Le Front deviendrait un parti de gouvernement. Une hypothèse impensable du temps de Jean-Marie. Mais que passera-t-il si, faute d’un allié de centre droit de poids, l’UMP se retrouve dans une position où il ne parvient pas à remporter les élections seul?</p>
<p>Sarkozy avait réussi à capter l’électorat frontiste sans faire d’alliance. Mais la déception qui s’en est suivie rend peu crédible un renouvellement de ce scénario. A l’heure actuelle, cette alliance peut nous paraître impensable, impossible, invraisemblable. Et pourtant, si on prend un peu de recul, c’est ce qui s’est passé dans d’autres pays d’Europe en commençant par l’Italie. L’extrême droite se rajeunit, devient fréquentable, apporte des voix et entre au gouvernement. Contrairement à ce que l’on pensait en 2002 quand la «jeune blonde» est apparue à la télé, elle pourrait bien surpasser son père.</p>
<p><em>Titiou Lecoq</em></p>
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		<item>
		<title>«Chère Corinne Lepage, ne vous drapez pas dans la vertu outragée»</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Mar 2010 15:40:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Slate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Personnalités]]></category>

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		<description><![CDATA[Lettre ouverte de Fadila Mehal, tête de liste Modem à Paris aux élections régionales, à Corinne Lepage, ancienne ministre de l&#8217;Environnement, présidente de Cap21, qui a annoncé sa démission du parti de François Bayrou.
Chère Corinne,
Comme tous les militants, j’ai reçu votre lettre de démission du Modem et comme beaucoup d’entre eux sans doute, un immense sentiment de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><em><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/lepagedcb.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4651" title="Meeting d'Europe Ecologie à Strasbourg, Corinne Lepage et Daniel Cohn-Bendit, le 8 mars 2010. Photo: Antoine Doyen " src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/lepagedcb.jpg" alt="" width="450" height="299" /></a>Lettre ouverte de Fadila Mehal, tête de liste Modem à Paris aux élections régionales, à Corinne Lepage, ancienne ministre de l&#8217;Environnement, présidente de Cap21, qui a annoncé </em><a href="ancienne ministre de l'environnement, présidente du parti écologiste Cap21, annonce sa démission du MoDem." target="_blank"><em>sa démission du parti de François Bayrou</em></a><em>.</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong><em>Chère Corinne,</em></strong></p>
<p>Comme tous les militants, j’ai reçu votre lettre de démission du Modem et comme beaucoup d’entre eux sans doute, un immense sentiment de gâchis mais aussi de colère m’a saisie.</p>
<p>Gâchis, car je connais votre valeur et votre talent  et nous sommes liées par bien des combats que nous avons partagés ensemble: laïcité, dignité de la personne humaine, lutte contre le racisme et l’antisémitisme&#8230;</p>
<p>Gâchis, car j’aurai voulu vous rencontrer au moins une fois au bureau exécutif (j’y suis désignée depuis juillet 2009) pour écouter votre point de vue, commentez vos observations, mais vous jouiez la «femme invisible» réservant vos analyses à la presse alors que les militants attendaient que vous vous exprimiez «chez vous» au Modem, à cœur ouvert.</p>
<p>Malheureusement tout ce que je sais de vous aujourd’hui, je l’ai appris par la presse ou la rumeur.</p>
<p>Gâchis encore, quand le pôle écologiste que vous avez constitué au Modem avec Cap 21 est formé de personnes loyales, convaincues et mobilisées et qu’ils se sentent aujourd’hui abandonnés ou pris en otage. J’en veux pour preuve mes colistiers de Paris issus de Cap21 avec qui j’ai travaillé de façon ouverte et sans arrière pensée durant cette campagne. Je les salue et les remercie du fond du cœur pour leur loyauté, quand leur chef de file a oublié de les soutenir à Paris alors qu’ils défendaient son projet et qu’un seul mot d’elle suffisait pour nous apporter le point qui nous manquait et qui aurait pu nous qualifier pour le second tour.</p>
<p>Du gâchis donc à la lecture de votre lettre mais aussi de la colère, une très grande colère.</p>
<p>Ma mère dans sa morale pleine de bon sens m’a toujours appris un principe de base qui fait tenir les familles et les organisations humaines: on ne déserte pas son camp en pleine action, en pleine bataille. Même si les griefs peuvent être fondés, au nom de l’engagement passé, du respect de tous les militants qui vous ont donné leurs voix en juin 2009 (il y a moins d’un an) pour devenir député européenne et parler d’une voix haute, nous attendions de votre part un comportement plus digne qui vous aurait fait taire vos reproches le temps de la campagne, pour ne pas désespérer ceux qui vous ont fait reine. Votre silence aurait été accepté et compris, mais vous avez fait pire. Vous avez soutenu nos adversaires (en Alsace). En période de guerre, cela s’appelle la trahison et la désertion; heureusement nous sommes en période de paix et retournement des valeurs. Vous faites la une des journaux et êtes la coqueluche des médias; triste France, qui célèbre la trahison et se moque des valeurs et de l&#8217;éthique.</p>
<p>En vérité, votre retournement stratégique ne laisse personne dupe. La pièce s’est jouée en trois actes. Premier acte : prise de distance médiatique et brouillage de la campagne régionale. Second acte : démission théâtrale entre les deux tours. Et enfin  troisième acte : appel aux militants dans une posture gaullienne de recours, pour rejoindre Daniel Cohn-Bendit (peut-être dès le 22 mars?)</p>
<p>Pourquoi pas? C’est peut être une bonne stratégie mais de grâce pour cette «cuisine politicienne», ne vous drapez pas, chère Corinne, dans la vertu outragée et la dénonciation d’un projet bafoué et  d&#8217;une démocratie en danger .Vous même vous n’y croyez pas! En politique aguerrie que vous êtes, vous connaissez le sens des mots et le poids des images, et les vôtres méritent mieux qu’un remake du «le bonheur est dans le pré».</p>
<p>Dites tout simplement que l’herbe est plus verte à Europe Ecologie et que vos chances d’exister dans cet espace multiforme vous paraissent plus fortes (pur effet d&#8217;optique de mon point de vue).</p>
<p>Je comprends votre volonté de célébrer cette nouvelle union en mettant dans l’escarcelle de la mariée une belle dot, que seraient les militants du Modem et de Cap 21.</p>
<p>Pour ma part, ce que je vois et entends est que les militants du Modem n’ont pas le cœur à la fête. Ils sont déçus et tristes car ils croyaient dur comme fer qu’une troisième voie était possible même si elle n’a pas convaincu; et savez vous, que malgré l’échec, beaucoup ne désespèrent pas de faire travailler ensemble des gens de bonne volonté, de droite comme de gauche, à ciel ouvert, dans l’intérêt général et non comme vous le proposez, chère Corinne, en coups d’éclat médiatiques permanents et compromis d’appareils sans lendemain.</p>
<p>Certes, nous devons nous interroger sur l’abstention et l’offre politique qui ne convainc plus. (53% d’abstention au premier tour). Les lendemains ne chantent plus et les jours de larmes et de sang qui s’annoncent avec la crise et la remontée du Front national nous demandent plus d’exigence et d’ouvrir davantage nos yeux et nos idées pour élargir nos partenariats. Nous devons le faire avec des hommes et des femmes de convictions et d&#8217;éthique. C&#8217;est pour cela que j&#8217;appelle solennellement à voter en Languedoc-Roussillon pour le républicain Raymond Couderc. Ne vaut-il pas mieux perdre une région que son âme? J&#8217;engage tous mes amis socialistes à franchir le Rubicon et  à rompre définitivement avec la Realpolitik.</p>
<p>Si Paris vaut bien une messe, Montpellier vaut toutes nos consciences réunies.</p>
<p>Nous n’avons pas à avoir honte de nos idées quand elles veulent le meilleur pour l’homme, même si elles ne sont pas comprises, même si elles nous font perdre aujourd&#8217;hui, même si elles sont  minoritaires. Comme le rappelait Pascal, le grand nombre n’est pas toujours signe d’évidence et souvenons nous que «les majorités de demain sont les minorités d&#8217;hier».</p>
<p>Alors oui, un jour tout ce dont nous rêvons sera possible avec des hommes et des femmes debout, qui ne craignent ni les tempêtes, ni la solitude , et le seul “isme” que nous célèbrerons sera celui de l’humanisme. Viendra alors le temps des convictions, de l’exigence, de la morale et de l’indépendance aussi. Peut-être reviendrez alors vers nous, quand nous serons vos  repères et vos vigies et  que nous serons au plus haut des sondages. Et en humanistes que nous sommes, nous vous ouvrirons de nouveau la porte.</p>
<p>Chère Corinne,</p>
<p>les combats que nous avons partagés ensemble m’autorisent à vous parler avec cette franchise, car après le gâchis et la colère, restent entre nous  les souvenirs  communs que je respecte et que je salue,</p>
<p>Fadila Mehal</p>
<p>Tête de liste Modem à Paris aux élections régionales</p>
<p>Vice présidente du Modem Paris</p>
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		<title>Frêche élimine la gauche, le FN s&#8217;invite</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Mar 2010 09:59:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emmanuel Valette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Personnalités]]></category>
		<category><![CDATA[FN]]></category>
		<category><![CDATA[Georges Frêche]]></category>
		<category><![CDATA[Hélène Mandroux]]></category>
		<category><![CDATA[PS]]></category>
		<category><![CDATA[UMP]]></category>

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«Je suis né socialiste, je mourrai socialiste.» C’est par cet ultime pied de nez à la direction nationale du PS que Georges Frêche a réagi dimanche soir à l’annonce des premières estimations. Avec 34,28% des suffrages, le président de la région sortant enlève haut la main et sans suspense la première manche. Il sera le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/freche-dimanche480.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-3959" title="freche" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/freche-dimanche480.jpg" alt="freche" width="480" height="270" /></a></p>
<p><em>«Je suis né socialiste, je mourrai socialiste.»</em> C’est par cet ultime pied de nez à la direction nationale du PS que Georges Frêche a réagi dimanche soir à l’annonce des premières estimations. Avec 34,28% des suffrages, le président de la région sortant enlève haut la main et sans suspense la première manche. Il sera le seul candidat de la gauche au second tour face à  la tête de liste UMP, Raymond Couderc (19,63 %) et, plus surprenant, la candidate du Front national, France Jamet (12,67 %) qui s’invite dans une triangulaire identique à celle 2004, alors qu’aucun sondage ne l’attendait à ce niveau. Aucune des trois listes de gauche opposées à Frêche ne passe la barre fatidique des 10%. Dernière d’entre elles, la liste PS conduite par Hélène Mandroux subit même un véritable camouflet avec seulement 7,74 % des suffrages. Europe Ecologie est  en deçà de son niveau national avec 9,12 %.</p>
<p><em>«Nous avons gagné contre tous les partis de l’establishment», </em>jubile le banni du PS, parti qui a manifestement sous-estimé son ancrage et sa popularité dans la région. Soutenu jusqu’au bout par les fédérations départementales socialistes (dont la très puissante fédération héraultaise), ainsi  que par plusieurs élus UMP, Georges Frêche a d’ores et déjà remporté son pari: il réalise à peu près le même score qu’en 2004 à la différence notoire, qu’il y a six ans, l’ancien maire de Montpellier bénéficiait du soutien de toute la gauche rassemblée. Affublé cette fois de la seule étiquette Divers Gauche, Georges Frêche ne reste pas moins largement favori à sa propre succession. Transcendant les clivages politiques, le président sortant se pose en visionnaire: <em>«Avant, on votait pour un parti, aujourd’hui, on vote pour des personnalités, dans trente ans, ça sera comme ça partout en France», </em>expliquait-il dimanche soir avec un ton très professoral sur l’antenne de France Bleu Hérault. Le faible score du maire UMP de Béziers, qui plafonne à moins de 20% semble bien lui donner raison. Outre un évident problème de leadership à droite qui peine à trouver un successeur à Jacques Blanc (président du conseil régional de 1986 à 2004), Georges Frêche a su s’attirer le concours de nombreux élus et partisans de l’UMP qu’il n’a d’ailleurs pas manqué de remercier au soir du premier tour.</p>
<h3>La paix des braves?</h3>
<p>Pour Hélène Mandroux, porte-drapeau officiel du Parti socialiste, l’échec est en revanche cuisant. Son famélique 7,4% ne lui permet même pas de se qualifier. Investie sur le tard par Martine Aubry, le maire de Montpellier a appelé dès dimanche soir à <em>«faire barrage à la droite et à l’extrême droite au second tour»</em> faisant profil bas. Amer, son second, <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/3121/entretien-avec-paul-allies-%C2%ABfreche-n%E2%80%99est-plus-a-gauche%C2%BB/"><strong>Paul Alliès</strong></a>, précisait quant à lui qu’il <em>«laissait les électeurs libres de leur choix» </em>avant de répéter<em> </em>que Georges Frêche avait <em>«siphonné les électeurs de la droite, voire de l’extrême droite». </em>Fort d’un tel plébiscite dès le premier tour, Georges Frêche n’a pu s’empêcher de railler sa rivale: <em>«Je fais quatre fois plus qu’Hélène Mandroux dans sa propre ville</em> (Montpellier). <em>C’est trop beau pour elle les trottoirs!»</em> Et le président de l’agglomération montpelliéraine de laisser ainsi planer la menace de se représenter à la mairie de la capitale languedocienne en 2014 après le <em>«score dérisoire» </em>de sa rivale.</p>
<p>Martine Aubry, instigatrice de la liste PS, à la suite de l’affaire de <em>«la tronche pas catholique»</em> de Laurent Fabius, a également subi les moqueries du vainqueur: <em>«Avant sa venue à Montpellier, Mandroux était à 12% dans les sondages, après </em>(lundi dernier)<em> elle est passée à 7%, ça c’est du soutien!»</em> Magnanime, le sortant a néanmoins déclaré: <em>«Demain, nous tendrons la main aux trois listes, je proposerai une place à Mme Mandroux (…) Je suis pour la paix des braves.» </em>Une proposition d’ores et déjà refusée par Jean-Louis Roumégas et par René Revol, têtes de listes d’Europe Ecologie et du Front de Gauche, également battus avec respectivement, 9,12 % et 8,59%.</p>
<p><em>«Nous serons conformes à notre politique et à notre campagne du premier tour, contre la politique du système Frêche et contre la droite»,</em> indiquait dimanche soir l’écologiste Jean-Louis Roumégas, d’autant plus abattu qu’il n’était pas loin de pouvoir maintenir sa liste et ainsi mener la fronde anti-Frêche sur son nom. <em>«Nous laissons nos électeurs orphelins pour le second tour»,</em> a-t-il déploré.<em></em></p>
<p>Dans une élection au taux d’abstention aussi fort qu’au plan national (50,26%), c’est le Front national qui a créé la surprise avec la troisième place de France Jamet (12,67%). Un score satisfaisant que la candidate, fille d’Alain Jamet, proche de Jean-Marie Le Pen, explique par une <em>«campagne de terrain et de proximité comme aucun autre n’en a fait». </em>Reste que les sondages n’avaient pas vu sa liste dépasser les 10%&#8230;</p>
<p>Les scores de l’écologiste indépendant Patrice Drevet (3,87%) et du dissident Divers Droite Chritian Jeanjean (2,03%) constituent une mince réserve de voix dans laquelle  Raymond Couderc devrait puiser autant que Georges Frêche. France Jamet devrait pour sa part aisément récupérer les quelques suffrages alloués à Jean-Claude Martinez (extrême droite, à 0,74%) et à Richard Roudier de la Ligue du Midi (0,68%).</p>
<p>Sauf exceptionnel retournement de situation, c’est bien Georges Frêche qui devrait conserver les clés de l’Hôtel de région le 21 mars prochain. Le Parti socialiste n’a donc pas fini de batailler avec l’autoproclamé <em>«increvable»</em> homme politique qui veut <em>«mourir au combat».</em> En vain pour l’instant. A moins que Martine Aubry, toujours en quête de grand chelem, n’assouplisse ses positions d’ici là? Georges Frêche a semble-t-il déjà gagné et ce n’est pas demain qu’il va assouplir les siennes.</p>
<p><em>Emmanuel Valette </em></p>
<p><em>Photo: REUTERS/Jean-Paul Pelissier</em></p>
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		<title>Ségolène Royal copie-colle ses mentions légales</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 11:49:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Glad</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Personnalités]]></category>

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		<description><![CDATA[
Décidément, Ségolène Royal a du souci avec sa présence numérique. Après le fiasco du site Désirs d&#8217;avenir, on découvre que les mentions légales de son site de campagne sont pratiquement entièrement copiées-collées sur celles de Web Stands, un prestataire Internet parisien.

Résultat: le prétendu directeur de publication du site de la liste socialiste en Poitou-Charentes est&#8230; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/royal480.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-3001" title="FRANCE/" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/royal480.jpg" alt="" width="480" height="270" /></a></p>
<p>Décidément, Ségolène Royal a du souci avec sa présence numérique. Après <a href="http://www.ecrans.fr/Avec-Desirs-D-avenir-Segolene,8088.html"><strong>le fiasco du site Désirs d&#8217;avenir</strong></a>, on découvre que <a href="http://62.193.219.65/index.php/component/content/article/58.html"><strong>les mentions légales de son site de campagne</strong></a> sont pratiquement entièrement copiées-collées sur <a href="http://www.webstands.net/legal.html"><strong>celles de Web Stands</strong></a>, un prestataire Internet parisien.</p>
<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/sego.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-3017" title="sego" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/sego.jpg" alt="" width="450" /></a></p>
<p>Résultat: le prétendu directeur de publication du site de la liste socialiste en Poitou-Charentes est&#8230; France Lavallé, la responsable de Web Stands, dont le numéro de portable apparaît sur le site de Ségolène Royal.</p>
<p>Jointe par Slate, France Lavallé tombe des nues: <em>«Je n&#8217;ai aucun lien avec Ségolène Royal. Je confirme qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un copié collé dans toute sa splendeur, quasi intégral. Mes pages &laquo;&nbsp;mentions légales&nbsp;&raquo; sont reconnues comme les plus complètes du web. Je prends contact avec Ségolène Royal de suite afin de l&#8217;informer et donnerai la suite qu&#8217;il faudra à ce fait»</em>.</p>
<h3>Problème d&#8217;URL</h3>
<p>Du côté de l&#8217;équipe de campagne de Ségolène Royal, on semble aussi découvrir la bourde: <em>«Il y a effectivement un problème, on va essayer d&#8217;y penser»</em>.</p>
<p>En attendant de régler le problème, Ségolène Royal serait bien inspirée de trouver une solution pour l&#8217;URL de son site. <a href="http://www.google.fr/#hl=fr&amp;source=hp&amp;q=segolene+royal+2010&amp;meta=&amp;aq=9&amp;aqi=g10&amp;aql=&amp;oq=segolene&amp;fp=f1e3c1ae737b132e"><strong>Lorsqu&#8217;on recherche le site sur Google</strong></a>, on tombe sur cette URL exotique et très peu politique <em>«http://62.193.219.65»</em>. L&#8217;adresse qu&#8217;a acheté la présidente de Poitou-Charentes et qui devrait normalement s&#8217;afficher est <em>«www.segolene-royal2010.fr»</em>.</p>
<p><em>«On a un problème de lien entre notre serveur et le nom de domaine. Mais l&#8217;audience est bonne malgré tout: 163.000 pages vues depuis le lancement la 15 janvier»</em>, indique-t-on chez Ségolène Royal.</p>
<p><strong>Edit </strong><strong>12/03, </strong><strong>13h30</strong>: Suite à notre article, l&#8217;équipe de Ségolène Royal a enlevé de son site le portable de France Lavallé et indique dorénavant un bon numéro. Par contre, les mentions légales restent copié-collées sur le site de Web Stands.</p>
<p><em>Vincent Glad</em></p>
<p><em>Photo: Ségolène Royal le 16 janvier 2010 à La Rochelle. REUTERS/Regis Duvignau</em></p>
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		<title>Cohn-Bendit, premier de la classe en com politique</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Mar 2010 14:10:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gregoire Fleurot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Personnalités]]></category>
		<category><![CDATA[communication]]></category>
		<category><![CDATA[Daniel Cohn-Bendit]]></category>
		<category><![CDATA[étude]]></category>

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		<description><![CDATA[Daniel Cohn-Bendit est le meilleur communicant de la classe politique française cette année, selon une étude du cabinet de conseil en stratégie d’information Vae Solis, qui a interrogé 50 journalistes politiques (parmi lesquels Jean-Marie Colombani, fondateur de slate.fr) de la presse écrite, du web, de la radio et de la télévision sur 45 personnalités. A [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/cohnbendit480.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-2881" title="cohnbendit480" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/cohnbendit480.jpg" alt="" width="480" height="270" /></a>Daniel Cohn-Bendit est le meilleur communicant de la classe politique française cette année, selon <strong><a href="http://www.vae-solis.com/actualites/index.php?post/2010/03/11/Communication-Politique-%3A-D-Cohen-Bendit-simpose-JF-Cope-confirme" target="_blank">une étude du cabinet de conseil en stratégie d’information Vae Solis</a></strong>, qui a interrogé 50 journalistes politiques (parmi lesquels <a href="http://www.slate.fr/source/jean-marie-colombani"><strong>Jean-Marie Colombani</strong></a>, fondateur de slate.fr) de la presse écrite, du web, de la radio et de la télévision sur 45 personnalités. A la veille des élections régionales, les politiques regarderont sans doute avec intérêt les résultats cette étude, où leur communication est décortiquée sans concession.</p>
<p>L’étude souligne le franc-parler et l’exposition médiatique importante dont a bénéficié le chef de file d&#8217;Europe Ecologie pendant la campagne européenne, ainsi que sa capacité à apparaître comme neuf: «<em>Sa communication résolument libre pourrait le porter au plus haut… quand lui répète qu’il n’a aucune ambition nationale</em>», conclut le document.</p>
<p>Cohn-Bendit devance en tête du classement trois personnalités de droite, <a href="http://www.slate.fr/source/jean-francois-cope"><strong>Jean-François Copé </strong></a>(chroniqueur régulier de slate.fr), qui bénéficie de son <em>«côté contestataire»</em>, Dominique de Villepin, qui a su tirer profit de l’affaire Clearstream et Rama Yade, qui soigne son image <em>«rebelle, mais pas trop»</em>.</p>
<p>Autre classement: celui des plus mauvais communicants aux yeux des journalistes politiques, où l’on retrouve aux quatre premières places quatre membres ou anciens membres du gouvernement, dans l’ordre: Fadela Amara, Rachida Dati, Bernard Kouchner et Hervé Morin. Analyse du cabinet de conseil: l’ouverture n’est pas un succès sur le plan médiatique.</p>
<blockquote><p>«Qu’ils viennent du milieu associatif et auréolés d’une excellente réputation, d’une minorité visible ou d’un camp adverse ou allié (PS ou UDF), le parcous initiatique ne suffit plus. Pour être bien vu, il faut être vu. Et pour être vu, il faut faire des choses visibles. Que font Fadela Amara, Rachida Dati, Bernard Kouchner ou Hervé Morin? Pour le grand public, ils sont invisibles. Les journalistes les jugent donc avec sévérité. Voire méchanceté. Surtout lorsqu’il y a là une once de déception!»</p></blockquote>
<p>Le classement reflète également la place singulière que tient Ségolène Royal dans le paysage médiatique français: élue meilleure communicante lors de l’édition 2009, elle est septième cette année… et également cinquième dans le classement des pires communicants. «<em>Aimée ou détesté, l’ancienne candidate à la présidentielle ne laisse pas indifférent</em>», note l’étude.</p>
<p><em>GF</em></p>
<p><em>Photo: Daniel Cohn-Bendit au parlement européen de Strasbourg, septembre 2009, Vincent Kessler / Reuters</em></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Au royaume de Frêche, les dissidences sont loi</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/2455/languedoc-roussillon-georges-freche-sondages/</link>
		<comments>http://regionales2010.slate.fr/article/2455/languedoc-roussillon-georges-freche-sondages/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 09 Mar 2010 14:54:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emmanuel Valette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Languedoc-Roussillon]]></category>
		<category><![CDATA[Les Personnalités]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Jeanjean]]></category>
		<category><![CDATA[dissidents]]></category>
		<category><![CDATA[Europe Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Georges Frêche]]></category>
		<category><![CDATA[Hélène Mandroux]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Louis Roumégas]]></category>
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		<category><![CDATA[Raymond Couderc]]></category>
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Samedi 6 mars, une librairie du centre commercial Odysseum, à Montpellier. La file d’attente paraît sans fin, un flot continu de sympathisants l’alimente tout l’après-midi. A son extrémité,  Georges Frêche trône dans un fauteuil, souriant. Stylo à la main, il dédicace à tour de bras son dernier ouvrage, Trêve de balivernes. Odysseum, c’est un immense [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/region-montpellier480.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2457" title="region-montpellier" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/region-montpellier480.jpg" alt="region-montpellier" width="480" height="270" /></a></p>
<p>Samedi 6 mars, une librairie du centre commercial Odysseum, à Montpellier. La file d’attente paraît sans fin, un flot continu de sympathisants l’alimente tout l’après-midi. A son extrémité,  Georges Frêche trône dans un fauteuil, souriant. Stylo à la main, il dédicace à tour de bras son dernier ouvrage, <a href="http://www.amazon.fr/Tr%C3%A8ve-balivernes-Pour-finir-lhypocrisie/dp/2350871436" target="_blank"><em>Trêve de balivernes</em></a>. Odysseum, c’est un immense complexe à l’américaine à l’est de la ville, avec cinéma, patinoire, aquarium, planétarium, galeries marchandes, parkings et chantiers interminables que le président  de l’agglomération et du conseil régional a créé de toute pièce. Dans son obsession de développement, le bâtisseur infatigable rêve encore de <strong><a href="http://www.secteurpublic.fr/public/article/la-ville-de-montpellier-cultive-l-excellence-de-son-amenagement.html?id=27225&amp;rub=8283&amp;C5=130" target="_blank">relier Montpellier à la mer</a></strong>. Pour l’heure, à une semaine du premier tour, Big Georges<em> </em>est serein, sûr de son fait, presque imperturbable. Loin du battage médiatique qui, un mois auparavant, plaçait le Languedoc-Roussillon sous les feux des projecteurs nationaux, la campagne électorale a perdu en vigueur. L’affaire de la tête <strong><em><a href="../../../../../article/65/georges-freche-la-polemique-de-trop/">«pas très catholique» de Laurent Fabius</a></em></strong> est retombée. Cet après-midi là, l’agrégé de droit romain ressert pourtant la fameuse réplique à un homme d’origine maghrébine venu faire signer son livre dans un éclat de rire partagé. De sa voix sourde, il donne du <em>«la plus belle</em>» aux femmes, du <em>«chef»</em> aux hommes. <em>«Monsieur le Président»</em> a un mot ou une anecdote pour chacun. Il donne l’impression de connaître personnellement la majorité de l’assistance. Trente ans de règne sans partage ont laissé des traces. <em>«C’est vrai»,</em> confirme Patrick Vignal, l’un de ses soutiens à la mairie, pourtant dirigée par la dissidente (mais candidate officielle du PS) Hélène Mandroux. <em>«Ici, il est chez lui, il a réussi à fédérer les gens.» «Il est très aimé ici», </em>ajoute un garde du corps tout sourire. On l’avait remarqué, merci.</p>
<h3>Gagnant à tous les coups dans les sondages</h3>
<p>Celui que le quotidien britannique The Indepent a baptisé <strong><em><a href="http://www.independent.co.uk/news/world/europe/georges-fr234che-the-le-pen-of-the-left-1909939.html" target="_blank">«the Le Pen of the Left»</a></em></strong> peut dormir tranquille. Le dernier sondage Midi Libre/Ifop paru dimanche <strong><a href="http://www.midilibre.com/articles/2010/03/06/A-la-Une-Freche-Mandroux-et-Couderc-la-guerre-des-trois-1137815.php5" target="_blank">conforte sa position en tête</a></strong> avec 32% d’intentions de vote au premier tour. Loin, très loin devant ses rivaux, de gauche comme de droite. Le sénateur maire UMP de Béziers, Raymond Couderc, plafonne à 21,5 % tandis que la maire socialiste de Montpellier Hélène Mandroux, Jean-Louis Roumégas (qui conduit la liste Europe-Ecologie), et René Revol (NPA, Front de gauche, PCF) se disputent la troisième place avec respectivement 12%, 11% et 8% des intentions de vote. Au second tour, une fusion des listes PS et Europe-Ecologie n’obtiendrait que 32% des suffrages alors que le regroupement des listes de droite ne totaliserait qu’un modeste 28%. Contre 40 % pour les listes divers gauche de Frêche que tous les sondages successifs depuis le début de la campagne donne gagnant dans tous les cas de figure.</p>
<p>Plombée par la mauvaise passe actuelle du gouvernement, éclipsée par l’«affaire» Frêche et ses conséquences au PS, la droite locale reste inaudible. Pire, rarement le rapport de force droite-gauche lui aura été aussi défavorable, de l’ordre de 35% contre 65% en considérant l’ensemble des listes. La tête de liste UMP doit en outre composer avec <strong><a href="../../../../../article/2211/rififi-a-palavas-22-ump-debarques/">la dissidence de Christian Jeanjean</a></strong>, maire de Palavas-les-Flots qui conduit sa propre liste divers droite, même si son impact apparaît marginal, (3% des intentions de vote). En dépit du soutien appuyé de François Fillon mardi dernier lors d’un meeting à Nîmes, le maire de Béziers décroche dans les sondages et fustige son adversaire, <em>«envahisseur de médias» </em>qui lui laisse bien peu d’espace.</p>
<h3>Mandroux, l’héritière se rebelle</h3>
<p>Le PS n’est guère mieux loti. Avec 12% des intentions de vote au premier tour, Hélène Mandroux n’est même pas certaine de prendre part à la seconde manche. La cote de la maire de Montpellier progresse néanmoins constamment dans les sondages après un départ catastrophique, à la fin du mois de janvier, tout juste mandatée par une Martine Aubry outrée des propos de Frêche à l’endroit de Laurent Fabius. Le passage du maire de Paris, Bertrand Delanoë à Montpellier mardi dernier aurait redonné du cœur à l’ouvrage aux troupes socialistes diminuées par la position de banni, voire de martyre du PS, que Georges Frêche endosse à merveille, jouant qui plus est le jeu de l’antagonisme Paris-province. Ancienne adjointe de Frêche à la ville de Montpellier, l’héritière Mandroux s’est rebellée sur le tard contre celui qui l’avait installée à la mairie en avril 2004 et avec qui elle a travaillé pendant plus de trente ans. Plusieurs fois raillée par son père politique la traitant tantôt de <em>«potiche»</em>, tantôt de <em>«conne»,</em> elle a accepté l’invitation de Martine Aubry de conduire la liste socialiste avec d’autant plus de conviction. Aujourd’hui, elle fustige un <em>«dictateur dans les idées»</em>… Entre ces deux-là, la lutte est désormais à couteaux tirés. Georgess Frêche l’invite à quitter la mairie de Montpellier en cas de défaite aux régionales. Hélène Mandroux lui répond qu’elle la laissera volontiers, mais uniquement en cas de victoire pour s’installer à la région et ainsi détrôner le vieux lion.</p>
<h3>Pas de débat d’idées</h3>
<p>Dissidences, polémiques et querelles de personnes auront eu raison d’un véritable débat d’idées au cours de cette campagne électorale. Seule Europe-Ecologie par la voix de sa tête de liste, Jean-Louis Roumégas, s’évertue à attaquer systématiquement le <em>«bilan catastrophique» </em>de Georges Frêche tant sur le plan écologique qu’économique. <em>«Le Languedoc-Roussillon est toujours la dernière région de France en terme de PIB par habitant, c’est ça la victoire du règne mégalomaniaque de Georges Frêche?»,</em> a-t-il lancé lors d’un récent meeting à Montpellier.</p>
<p>Et si <a href="http://www.midilibre.com/articles/2010/03/01/A-LA-UNE-Les-tenors-des-grans-partis-defilent-dans-la-region-pour-soutenir-leurs-poulains-1131336.php5" target="_blank"><strong>les ténors politiques nationaux de tous bords</strong></a> se sont succédés pour soutenir les candidats anti-frêchistes, Georges Frêche a quant à lui reçut très peu de soutien en dehors de sa région, à l’exception de celui de son vieil ami, <strong><a href="../../../../../article/879/laxe-royal-au-service-de-freche/">Gérard Colomb</a></strong>, maire de Lyon. Son agenda de campagne est resté l’un des moins chargé en comparaison de ceux des autres candidats qui courent les marchés et multiplient les meetings. Frêche n’a pas bataillé sur le front des idées, il n’en a pas eu besoin. Il peut remercier Martine Aubry venue soutenir Hélène Mandroux lundi 8 mars, pour la journée de la femme. De la rue de Solférino à Paris, la secrétaire nationale du PS a battu campagne pour lui, bien involontairement. Le banni du PS peut attendre paisiblement le 14 mars, assis dans son fauteuil, enchaînant dédicaces et dérapages verbaux.</p>
<p><em>Emmanuel Valette</em><br />
<em>Image de une: Hôtel de région de Montpellier / <a href="http://www.flickr.com/photos/wolfgangstaudt/" target="_blank">Wolfgang Staudt</a> via FlickrCC</em></p>
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		<title>Royal, le développement personnel</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Mar 2010 09:47:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier Laleu</dc:creator>
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Discrète sur le plan national, Ségolène Royal mène a contrario dans son fief une campagne détonante. Une stratégie résolument personnelle qui fait du bruit et déjà quelques dégâts collatéraux, localement.
Pas vraiment à la fête en 2009, Ségolène Royal. Critiquée et délaissée au sein de sa propre formation, amoindrie dans les sondages, l’arrivée de 2010 a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/02/pinsroyal480.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1671" title="segolene-royal" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/02/pinsroyal480.jpg" alt="segolene-royal" width="480" height="270" /></a></p>
<h2>Discrète sur le plan national, Ségolène Royal mène a contrario dans son fief <strong><a href="http://www.la-croix.com/Le-Poitou-Charentes-mise-sur-le-tourisme-et-l-environnement/article/2416077/4076">une campagne détonante</a></strong>. Une stratégie résolument personnelle qui fait du bruit et déjà quelques dégâts collatéraux, localement.</h2>
<p>Pas vraiment à la fête en 2009, Ségolène Royal. Critiquée et délaissée au sein de sa propre formation, amoindrie dans les sondages, l’arrivée de 2010 a sonné comme un printemps pour la présidente de région et son équipe. L’ancienne candidate socialiste à la présidentielle pouvait enfin partir en campagne dans la région qu’elle préside depuis 2004. Et ceux qui se frottaient déjà chaleureusement les mains quant à <strong><a href="http://www.lexpress.fr/actualite/politique/segolene-royal-la-strategie-du-silence_768756.html-">son silence assourdissant</a></strong> aveu de recul à leurs yeux &#8211; ont dû très vite se boucher les oreilles.</p>
<h3>Un retour en fanfare</h3>
<p>Quand, le samedi 16 janvier, date de son meeting de lancement de campagne à La Rochelle, <strong><a href="http://desirsdavenir68.canalblog.com/archives/2010/01/16/16548383.html">Ségolène Royal a repris le micro</a></strong>, cela a fait du bruit dans le landerneau. L’annonce de sa liste de «rassemblement» (<strong><a href="http://www.segolene-royal2010.fr/">«Une énergie d’avance»)</a></strong> avec des «prises de guerre» chez les Verts, le ralliement de deux délégués syndicaux emblématiques des luttes phares de la région (Heuliez dans les Deux-Sèvres et New Fabris dans la Vienne), un ancien militant CGT cheminots et surtout, <strong><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20100116.OBS3838/regionales__segolene_royal_est_rejointe_par_le_modem.html">du MoDem</a></strong> de Charente-Maritime acceptant les 5 places éligibles a donné le ton. Depuis, c’est elle qui donne le tempo de cette campagne. <strong><a href="http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=poitiers_regionales">Convaincue de son bilan</a></strong>, engagée sur des dossiers chauds, <strong><a href="http://regionales.blog.lemonde.fr/2010/02/25/en-poitou-charentes-la-reprise-dheuliez-otage-de-la-campagne/">Heuliez en particulier</a></strong>, sûre de «faire de Poitou-Charentes la première région de l’excellence environnementale», Ségolène Royal est <strong><a href="http://www.lrpol.fr/2010/02/10/chronique-dune-victoire-annoncee/">assurée</a></strong>, à moins d’une catastrophe, d’être reconduite à la tête de la région. Une nouvelle présidence que l’ancienne ministre des deux derniers gouvernements socialistes aimerait gagner le plus largement possible en impulsant une belle dynamique derrière elle dès le soir du 14 mars. Il en va aussi de son avenir politique national.</p>
<h3>Déjà des dommages collatéraux locaux</h3>
<p>Mais cette campagne lancée tambour battant -«beaucoup trop clivante», confie un militant– pourrait laisser des traces. Les dommages «locaux-latéraux» ont déjà débuté. La première secousse est venue de militants et sympathisants locaux du PS qui ont exprimé très clairement leur désapprobation quant à l’arrivée du Modem sur leur liste aux régionales <strong><a href="http://lettre-regionales2010-poitou-charentes.com/">via une lettre</a></strong> adressée à leur candidate. Extraits…</p>
<blockquote><p>«En ignorant les votes des militants socialistes, la position définie par les instances nationales du PS et la formation politique que vous êtes censée représenter, vous avez fait un choix politique significatif, celui de vous affranchir de notre parti. Aujourd’hui, vous voulez rassembler sur votre nom plutôt que sur un programme, contribuant ainsi à brouiller, un peu plus, les repères de chaque citoyen et de chaque militant de gauche.»</p></blockquote>
<p>Parmi les signataires, Daniel Vailleau, militant PS de Charente-Maritime, n’hésite pas à exprimer son inquiétude. <em>«Depuis la rédaction de notre lettre, nous avons été en partie entendus puisque des socialistes d’abord présents sur la liste “Une énergie d’avance” en Charente-Maritime puis retirés par Madame Royal ont finalement été réintégrés. Aujourd’hui, campagne oblige, c’est un peu la paix des braves. Mais je peux vous assurer que le questionnement persiste et qu’il y a en coulisses de très fortes tensions.»</em></p>
<p>Un cran au-dessus, Alain Morange, secrétaire de la section PS d’Angoulême, a tout simplement décidé de <strong><a href="http://blog.charentelibre.com/journal/index.php?post/2010/02/11/5006-morange-segolene-royal-n-est-plus-dans-la-ligne-du-ps">quitter le navire</a></strong> en ralliant la liste Front de gauche de son département… <em>«L’alliance avec le MoDem a été le geste de trop. Avec ce choix, à mes yeux, Ségolène Royal n’est plus dans la ligne du PS. On ne peut pas s’associer avec un parti qui cautionne le capitalisme et le libéralisme. Au Front de gauche, je porterai véritablement la parole du PS. C’est en tant que militant que j’agis, sans l’accord du PS. Mais je ne quitterai pas pour autant mon parti. A moins que l’on me mette à la porte…»</em></p>
<p>L’affaire de la liste met aussi en lumière un fonctionnement qui ne passe plus: <em>«Il n’y a pas de dialogue possible, puisque les militants locaux ne sont tout simplement pas écoutés, </em>ajoute Morange. <em>Nous avions arrêté les listes ensemble. Et finalement Ségolène Royal, de manière unilatérale, rejette notre travail. Ce n’est pas possible de fonctionner comme cela.»</em> Ce petit jeu perso qu’il dénonce, il le voit aussi sur les documents de campagne: <em>«Le logo du PS est relégué en minuscule en bas de page Ce n’est pas ma conception d’un mouvement politique démocratique.»</em></p>
<h3>Des critiques plus larges</h3>
<p>Ce comportement autocentré fait indiscutablement partie des critiques récurrentes adressées à Ségolène Royal. A la région aussi, où son mode de gouvernance est jugé autocratique. «<em>C’est elle et son directeur général des services, Jean-Luc Fulachier, qui décident de tout, </em>déplore un employé de l’Hôtel de région. <em>Les échanges sont réduits au minimum. C’est usant et très frustrant de travailler dans ces conditions.»</em></p>
<p>Pas facile d’avoir des témoignages autres qu’anonymes de ses détracteurs. Les plus virulents –pour la plupart issus de son propre camp– la considère comme méprisante et manipulatrice. <em>«Pour savoir la vérité avec elle, il faut toujours prendre le contraire de ce qu’elle dit»</em>, souligne un ancien élu du PS. Le PS, espère-t-on dans les rangs de certains militants locaux, devenu en Poitou-Charentes le Parti de Ségolène, ne devrait pas supporter trop longtemps cette situation. A moins d’un raz-de-marée Royal les 14 et 21 mars.</p>
<p><em>Xavier Laleu, à La Rochelle</em></p>
<p><em>Image de une: REUTERS/Regis Duvignau</em></p>
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		<title>Bussereau-Royal, campagne en pleine tempête</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Mar 2010 14:27:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier Laleu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Personnalités]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Bussereau]]></category>
		<category><![CDATA[Poitou-Charente]]></category>
		<category><![CDATA[Ségolène Royal]]></category>
		<category><![CDATA[xynthia]]></category>

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		<description><![CDATA[Après le passage de Xynthia le week-end dernier, Ségolène Royal et Dominique Bussereau ont fait front commun. Mais très vite, l’action politique a remis en selle les deux candidats à l’élection régionale.
Dimanche 28 février, quelques heures après la tempête qui vient de frapper très durement les côtes charentaises, Ségolène Royal prend son téléphone pour se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><span style="font-size: 13px;"><em><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/royalxynthia.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2369" title="royalxynthia" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/royalxynthia.jpg" alt="" width="500" height="282" /></a>Après le passage de Xynthia le week-end dernier, Ségolène Royal et Dominique Bussereau ont fait front commun. Mais très vite, l’action politique a remis en selle les deux candidats à l’élection régionale.</em></span></h3>
<p>Dimanche 28 février, quelques heures après la tempête qui vient de frapper très durement les côtes charentaises, Ségolène Royal prend son téléphone pour se rapprocher de Dominique Bussereau. «<em>Je dois dire que madame Royal m&#8217;a appelé hier de manière très sympathique pour me faire part de sa solidarité et de sa disponibilité à nous soutenir. La campagne se poursuit mais, en ce qui me concerne, je l&#8217;interromps pendant quelques jours</em>», <strong><a href="http://www.rtl.fr/fiche/5934925421/dominique-bussereau-sur-rtl-deux-nouveaux-corps-decouverts-en-charente-maritime-apres-la-tempete.html" target="_blank">confiait</a> <span style="font-weight: normal;">le lendemain matin le président du conseil général de Charente-Maritime.</span></strong></p>
<p>La présidente de région <strong>demandait </strong>une campagne qui doit  «<em>changer sans doute de nature, être beaucoup plus pudique</em>» ajoutant également la nécessité à ses yeux «<em>d’</em><em>un rassemblement au-delà des clivages politiques</em>». Sur leur compte Twitter, les <a href="http://twitter.com/royalsegolene" target="_blank">deux</a> <a href="http://twitter.com/Dbussereau" target="_blank">élus</a> présents rapidement sur le terrain semblent même parler d’une même voix, soulignant de concert l’ampleur des dégâts, la tristesse et la solidarité qui s’organise.</p>
<p>L’annonce le lundi 1er mars de Nicolas Sarkozy à l’Aiguillon-sur-Mer en Vendée du déblocage de <strong><a href="http://www.gouvernement.fr/gouvernement/tempete-xynthia-nicolas-sarkozy-a-annonce-le-deblocage-de-3-millions-d-euros" target="_blank">3 millions d’euros</a> <span style="font-weight: normal;">pour venir en aide aux sinistrés sonne le temps de l’action politique effective.</span></strong></p>
<p><strong>Royal plus prompte</strong></p>
<p>La pause entre les deux candidats à la présidence régionale est déjà terminée. Ségolène Royal l’a compris plus tôt que son adversaire. Ainsi toujours le lundi 1er mars, en fin d’après-midi, Ségolène Royal réclame la mise en place en urgence d’un plan <strong><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20100302.OBS8442/royal_veut_un_plan_mobile_home_pour_les_sinistres.html  " target="_blank">«mobile home»</a> <span style="font-weight: normal;">pour venir au plus vite au secours des sinistrés.</span></strong></p>
<p>Deux jours plus tard à La Rochelle, c’est encore la présidente de région qui prend les devants. A l’occasion d’une <strong><a href="http://www.sudouest.com/charente-maritime/actualite/article/884397/mil/5778334.html?type=98  " target="_blank">séance exceptionnelle de la Conférence régionale des exécutifs</a> <span style="font-weight: normal;">réunissant les représentants des principales collectivités locales de Poitou-Charentes, les quatre conseils généraux et les plus importantes communautés d&#8217;agglomération, Ségolène Royal propose une enveloppe de trois millions d’euros à destination des entreprises de la part de la région à condition que le département de Charente-Maritime en fasse de même.</span></strong></p>
<p>Délocalisée à Saintes ce vendredi matin – la Maison du département ayant été sinistrée suite au passage de Xynthia, <strong><a href="http://www.sudouest.com/accueil/actualite/france/article/886072/mil.html  " target="_blank">la session extraordinaire du conseil général de Charente-Maritime</a> <span style="font-weight: normal;">présidée par Dominique Bussereau vote  à l’unanimité un plan d’aides d’urgences aux sinistrés. Outre le déblocage de 3 millions d’euros en écho à la demande de Ségolène Royal pour créer un fonds commun économique d’intervention, le département dégage plusieurs enveloppes budgétaires pour les particuliers, les collectivités territoriales, l’agriculture, la promotion touristique…</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-weight: normal;">A qui pensez-vous que la pause profite?</span></strong></p>
<p><em>Xavier Laleu</em></p>
<p><em>Image de une: DR</em></p>
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		<title>La tournée solitaire d’Olivier Besancenot</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Mar 2010 09:33:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu Chaigne</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Personnalités]]></category>
		<category><![CDATA[Front de Gauche]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Luc Mélenchon]]></category>
		<category><![CDATA[NPA]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Besancenot]]></category>
		<category><![CDATA[PCF]]></category>
		<category><![CDATA[sondages]]></category>

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Sa  campagne prend des allures de traversée du désert. Aux régionales de 2004, en tandem avec  Lutte ouvrière, le parti d’Olivier Besancenot obtenait 5%. Un score déjà en retrait par rapport à la  présidentielle de 2002, où le cumul des deux listes avait atteint 10%. Les temps  changent. Car le NPA [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/besancenot480.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2099" title="olivier-besancenot" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/besancenot480.jpg" alt="olivier-besancenot" width="480" height="270" /></a></p>
<p>Sa  campagne prend des allures de traversée du désert. Aux régionales de 2004, en tandem avec  Lutte ouvrière, le parti d’Olivier Besancenot obtenait 5%. Un score déjà en retrait par rapport à la  présidentielle de 2002, où le cumul des deux listes avait atteint 10%. Les temps  changent. Car le NPA oscille actuellement entre 2,5% et 3% <strong><a href="http://www.ifop.fr/media/poll/1066-1-study_file.pdf" target="_blank">selon les sondages</a></strong>, malgré un contexte pourtant  porteur et une  stratégie d’ouverture initiée depuis plus d’un an. Dans un climat de crise économique, la transformation de la LCR en Nouveau  parti anticapitaliste (NPA) avait en effet vocation à extraire le mouvement du carcan trotskiste pour chercher du  sang neuf et fédérer les mécontentements.</p>
<h3>Asséché par le Front de Gauche</h3>
<p>Mais,  sur le créneau anticapitaliste, le NPA souffre d’une concurrence acharnée du Front de  Gauche. Cet axe, qui rassemble notamment le Parti communiste et le Parti de Gauche  de Jean-Luc Mélenchon, confirme sa belle percée des européennes: en février, le Front de Gauche est passé à  6,5% contre 5% en janvier selon l’<a href="http://www.ifop.fr/media/poll/1066-1-study_file.pdf" target="_blank"><strong>enquête Ifop</strong>.</a> Ce parti assèche littéralement le vivier traditionnel de la LCR,  notamment   les moins de 25 ans et les inactifs, particulièrement séduits par cette nouvelle offre politique.  Pourtant, tout n’est pas perdu pour le NPA  qui  bénéficie d’un  capital sympathie prometteur. A 27% de bonnes opinions contre 21% pour le PCF selon une étude <strong><a href="http://www.tns-sofres.com/popularites/cote3/" target="_blank">TNS  Sofres de décembre 2009</a></strong>, le NPA dispose certainement de réserves de voix. Qui seront cependant  très difficilement mobilisables en raison du faible intérêt pour ces  élections.</p>
<h3>Mobiliser  les bataillons d’abstentionnistes</h3>
<p>Les  élections régionales, derrière les  européennes,  représentent le scrutin traditionnellement le plus abstentionniste. Au premier tour de 2004,  l’abstention était de 37,9%. Faible connaissance des prérogatives du conseil  régional, méconnaissance des conseillers régionaux constituent un  cocktail particulièrement néfaste pour le jeu démocratique; une donnée qui ne fait  vraiment pas les affaires du NPA.  Car son cœur de cible est précisément le plus dilettante.  Ainsi, <strong><a href="http://www.ifop.fr/media/poll/1080-1-study_file.pdf" target="_blank">selon l’Ifop</a></strong>, la participation des moins des 35 ans  serait  de 33%, et celle des ouvriers de 37% pour ce scrutin. Au total, seuls 27% des sympathisants LO-NPA  projettent d’aller voter. Une véritable désertion.</p>
<p>La  mobilisation de l’électorat populaire constitue donc le premier challenge d’Olivier Besancenot. Un objectif qui éclaire sans doute la  présence d’une jeune fille voilée sur la liste LCR en Paca. La nouvelle avait  fait l’effet d’une bombe il ya un mois. Mais, au-delà du symbole, elle traduit  d’abord un virage stratégique. Pour survivre, le NPA estime vital de toucher les catégories populaires d’aujourd’hui, qui ne se reconnaissent dans aucune offre politique. Quitte à prendre  quelques libertés avec l’orthodoxie en vigueur.</p>
<p><em>Matthieu Chaigne</em><strong><em> pour <a href="http://www.delitsdopinion.com/" target="_blank">Délits d’Opinion</a></em></strong></p>
<p><strong><em>À LIRE ÉGALEMENT: <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/211/qui-aliene-qui/">NPA/Voile:  qui aliène qui?</a> et <a href="http://www.slate.fr/story/16839/peut-etre-candidat-et-porter-le-voile">Peut-on  se présenter et porter le voile?</a></em></strong></p>
<p><em>Photo: Le 8 mars 2008 à Paris / <a href="http://commons.wikimedia.org/wiki/File:2008-03-08_Olivier_Besancenot.jpg" target="_blank">Étienne André via Wikimedias</a></em></p>
<p><strong><em><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/02/delits2.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1577" title="delit-dopinion" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/02/delits2.jpg" alt="delit-dopinion" width="441" height="184" /></a><br />
</em></strong></p>
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		<title>Le président de Lorraine en colère contre le premier ministre luxembourgeois</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/1929/le-president-de-lorraine-en-colere-contre-le-premier-ministre-luxembourgeois/</link>
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		<pubDate>Tue, 02 Mar 2010 15:01:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hélène Franchineau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Personnalités]]></category>
		<category><![CDATA[hénart]]></category>
		<category><![CDATA[lefebvre]]></category>
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		<category><![CDATA[PS]]></category>
		<category><![CDATA[UMP]]></category>

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		<description><![CDATA[Le président socialiste de la région Lorraine qui s&#8217;emporte contre le Premier ministre luxembourgeois, l&#8217;UMP dénonce un «dérapage inacceptable».
Pas d&#8217;ingérence étrangère dans les affaires intérieures. C&#8217;est en substance le résumé de la dispute entre Jean-Pierre Masseret et Laurent Hénart, dans la course à la présidence de la région Lorraine.
Jean-Pierre Masseret, l&#8217;actuel président socialiste de la région [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/juncker.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1969" title="EU-SUMMIT/" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/juncker.jpg" alt="" width="480" height="270" /></a>Le président socialiste de la région Lorraine qui s&#8217;emporte contre le Premier ministre luxembourgeois, l&#8217;UMP dénonce un «dérapage inacceptable».</h3>
<p>Pas d&#8217;ingérence étrangère dans les affaires intérieures. C&#8217;est en substance le résumé de la dispute entre <strong><a href="http://www.jeanpierremasseret.net/" target="_blank">Jean-Pierre Masseret</a></strong> et <a href="http://henartpourlalorraine.fr/" target="_blank"><strong>Laurent Hénart</strong></a>, dans la course à la présidence de la région Lorraine.</p>
<p>Jean-Pierre Masseret, l&#8217;actuel président socialiste de la région et candidat à sa propre succession, <a href="http://www.lessentiel.lu/news/grande_region/story/25875122" target="_blank"><strong>n&#8217;a pas particulièrement apprécié</strong></a> que le Premier ministre du Luxembourg Jean-Claude Juncker et le président CDU du Land allemand de la Sarre, Peter Müller, assistent lundi 1er mars à un meeting politique de son rival UMP Laurent Hénart.</p>
<p>Et il l&#8217;a fait savoir: «Le Premier ministre luxembourgeois et le président de Sarre sont assez grands pour savoir ce qu&#8217;ils ont à faire. Mais si je conserve la présidence de la région, c&#8217;est sûr, on aura une explication», a-t-il déclaré. Avant d&#8217;ajouter: «Nous ne sommes pas un seul pays.»</p>
<p>Frédéric Lefebvre a aussitôt dénoncé dans<strong> </strong><a href="http://www.lemouvementpopulaire.fr/espacepresse/Il-faut-que-Jean-Pierre-MASSERET-maitrise-ses-nerfs-4125.html" target="_blank"><strong>un communiqué de l&#8217;UMP </strong></a>«un dérapage inacceptable qui mérite des excuses». La participation de ces deux personnalités politiques étrangères à un meeting d&#8217;élections régionales françaises «ne peut justifier un tel comportement».</p>
<p>Les sondages sont pour le moment favorables à Jean-Pierre Masseret, mais il doit «calibrer ses propos dans la réalité», avoue-t-il au <a href="http://www.republicain-lorrain.fr/fr/france-monde/article/2778803,80/Jean-Pierre-Masseret-le-syndrome-du-sortant.html" target="_blank"><strong>Républicain Lorrain</strong></a> lors d&#8217;une visite sur un marché. Il y est d&#8217;ailleurs décrit comme atteint par «le syndrome du sortant»: celui qui, candidat à sa propre réélection, doit faire face à son bilan et surtout faire attention à ses déclarations. Lundi, il s&#8217;est sans doute oublié.</p>
<p><em>Image de une: Jean-Claude Juncker, Reuters/Stringer Belgium.</em></p>
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		<title>Heuliez en ballottage dans la campagne de Poitou-Charentes</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/1519/heuliez-en-ballotage-dans-la-campagne-de-poitou-charentes/</link>
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		<pubDate>Thu, 25 Feb 2010 15:33:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marion Solletty</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Personnalités]]></category>
		<category><![CDATA[automobile]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Estrosi]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Bussereau]]></category>
		<category><![CDATA[Heuliez]]></category>
		<category><![CDATA[Ségolène Royal]]></category>

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		<description><![CDATA[
Heuliez, le constructeur et équipementier automobile de Poitou-Charentes dont Ségolène Royal a fait son cheval de bataille, voit son avenir à nouveau chamboulé&#8230; et très commenté en pleine campagne pour les régionales. Le ministre de l&#8217;Industrie Christian Estrosi a annoncé jeudi 25 février dans un communiqué avoir trouvé un investisseur turc qui pourrait mettre 20 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/02/motor_show_2009_480.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-1555" title="motor_show_2009_480" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/02/motor_show_2009_480.jpg" alt="" width="480" height="270" /></a></p>
<p>Heuliez, le constructeur et équipementier automobile de Poitou-Charentes dont Ségolène Royal a fait son cheval de bataille, voit son avenir à nouveau chamboulé&#8230; et très commenté en pleine campagne pour les régionales. Le ministre de l&#8217;Industrie Christian Estrosi a annoncé jeudi 25 février dans un communiqué avoir trouvé <a href="http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20100225trib000480897/un-entrepreneur-turc-pret-a-sauver-heuliez.html" target="_blank"><strong>un investisseur turc qui pourrait mettre 20 millions d&#8217;euros</strong></a> sur la table. Il s&#8217;agirait d&#8217;Alphan Manas, <a href="http://www.rtl.fr/fiche/5934607177/un-investisseur-turc-interesse-par-heuliez.html" target="_blank"><strong>un homme d&#8217;affaires propriétaire d&#8217;un fonds d&#8217;investissement européen</strong></a>. Dans un communiqué, Christian Estrosi annonce &laquo;&nbsp;qu&#8217;une période d&#8217;échanges approfondis d&#8217;une dizaine de jours entre Heuliez et cet entrepreneur turc&nbsp;&raquo; va s&#8217;ouvrir à partir de ce jeudi.</p>
<p>Ce rebondissement intervient après plusieurs retards du groupe Bernard Krief Consulting (BKC), qui n&#8217;a toujours pas versé les 15 millions promis dans le plan de relance accepté en juillet 2009 par le tribunal de Niort. Aujourd&#8217;hui Estrosi «demande solennellement à Louis Petiet (patron de BKC) de reconnaître qu&#8217;il ne dispose pas des fonds qu&#8217;il a promis et de permettre à un nouvel actionnaire majoritaire d&#8217;apporter concrètement les moyens dont Heuliez a besoin pour réaliser ses ambitions, aux côtés du FSI et de la Région Poitou-Charentes».</p>
<p>Les délais s&#8217;allongeant et Heuliez ne voyant toujours rien venir, l&#8217;arrivée des régionales a donné un tour politique au sauvetage de l&#8217;entreprise.  Hasard du calendrier ou date soigneusement choisie, <a href="http://regionales.blog.lemonde.fr/2010/02/25/en-poitou-charentes-la-reprise-dheuliez-otage-de-la-campagne/#xtor=RSS-32280322" target="_blank"><strong>BKC promet l&#8217;argent pour le 15 mars, juste entre les deux tours des régionales</strong></a>.</p>
<h3>«Prendre des ouvriers en otage»</h3>
<p>«Fixer ainsi une date au lendemain du premier tour, c&#8217;est indécent, <a href="http://www.lefigaro.fr/societes/2010/02/20/04015-20100220ARTFIG00763-les-entreprises-au-c339ur-des-regionales-.php" target="_blank"><strong>s&#8217;était indigné Dominique Bussereau</strong></a>, tête de liste UMP dans la région, c&#8217;est prendre des ouvriers en otage d&#8217;une campagne électorale.» Le secrétaire d&#8217;Etat aux transports a déclaré lors du débat régional organisé le 21 février sur <a href="http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=poitiers_regionales&amp;video_number=0" target="_blank"><strong>France 3 (à partir de la 4e minute)</strong></a> que la piste BKC avait fait «perdre au dossier Heuliez un ou deux mois». Il accuse BKC de faire le jeu de Royal, en tête dans les sondages. La tête de liste PS elle, a renouvelé son soutien à BKC , tout en annonçant au cours du même débat l&#8217;arrivée d&#8217;autres entreprises pour «élargir le pacte d&#8217;actionnaire»&#8230; Une information démentie par la MACIF, la principale intéressée.</p>
<p>Le groupe BKC était présenté unanimement cet été comme le sauveur d&#8217;Heuliez et de ses 600 emplois par Christian Estrosi et Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes. Ce dernier devait compléter l&#8217;investissement de BKC à hauteur de 5 millions d&#8217;euros, 10 millions étant versés par le Fonds Stratégique d&#8217;Investissement.</p>
<p><em>Marion Solletty</em></p>
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		<title>Polémique sur le Quick Halal: Dominique Paillé piégé par son Facebook</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/1355/polemique-sur-le-quick-halal-dominique-paille-piege-par-son-facebook/</link>
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		<pubDate>Wed, 24 Feb 2010 16:50:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Glad</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Personnalités]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Paillé]]></category>
		<category><![CDATA[halal]]></category>
		<category><![CDATA[Quick]]></category>

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		<description><![CDATA[
Les réseaux sociaux peuvent être cruels quand un politique exprime ses propres sentiments avant d&#8217;avoir consulté son parti. Dominique Paillé, porte-parole de l&#8217;UMP, avait vertement rebondi sur l&#8217;affaire du Quick Halal dans un statut sur sa page Facebook jeudi 18 février: «L’expérimentation de Quick est contraire aux principes de la République une et indivisible».

Mais lundi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/02/3388423441_492da88cb1_b1.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-1395" title="quick" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/02/3388423441_492da88cb1_b1.jpg" alt="" width="480" height="270" /></a></p>
<p>Les réseaux sociaux peuvent être cruels quand un politique exprime ses propres sentiments avant d&#8217;avoir consulté son parti. Dominique Paillé, porte-parole de l&#8217;UMP, avait vertement rebondi sur l&#8217;affaire du Quick Halal dans un statut <a href="http://www.facebook.com/pages/Dominique-Paille/54033941948?v=feed&amp;story_fbid=335048713831&amp;ref=mf"><strong>sur sa page Facebook</strong></a> jeudi 18 février: «L’expérimentation de Quick est contraire aux principes de la République une et indivisible».</p>
<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/02/Image-1.png"><img class="alignnone size-full wp-image-1415" title="Image 1" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/02/Image-1.png" alt="" width="475" /></a></p>
<p>Mais lundi 22 février, lors du point presse de l&#8217;UMP, il tient des propos d&#8217;une toute autre teneur: «ce serait mieux que dans un Quick halal, on puisse aussi manger de la viande non-halal, si c&#8217;est techniquement possible. Mais si cela ne l&#8217;est pas, cela ne remet pas en cause les fondements de la République.» Ironie de l&#8217;histoire: Dominique Paillé a <a href="http://www.facebook.com/notes/dominique-paille/vente-exclusive-halal-chez-quick-il-faut-etre-tolerant/483471905233"><strong>posté</strong></a> une dépêche AFP relatant ses propos sur sa page Facebook.</p>
<p><strong>Paillé supprime un lien de son Facebook<br />
</strong></p>
<p>Pas simple à suivre: le burger halal obligatoire est «contraire aux principes de la République une et indivisible» le jeudi, mais il ne remet plus «en cause les fondements de la République» le lundi suivant.</p>
<p>Interrogé par Slate, Dominique Paillé n&#8217;y voit pas de contradiction: «Je ne retire en rien mes propos. Je voulais dire que le communautarisme est contraire aux principes de la République. Mais Quick nous a expliqué qu&#8217;il y avait des contraintes industrielles qui les empêchait de proposer un burger halal et un burger classique dans le même restaurant. Nous le comprenons, il faut être tolérant.»</p>
<p>Si Dominique Paillé a oublié de retirer son statut Facebook du 18 février, il a en revanche supprimé un lien vers <a href="http://www.20minutes.fr/article/385652/France-Quick-halal-une-polemique-avec-six-mois-de-retard.php"><strong>cet article de 20minutes.fr</strong></a> dans lequel il estimait également que l&#8217;expérimentation était contraire «aux principes de la République une et indivisible». Mais pas de chance, le statut Facebook en question <a href="http://twitter.com/DominiquePaille/status/9323950378"><strong>reste sur son Twitter</strong></a><strong> </strong>avec un message «Ce contenu est actuellement indisponible». Ah ces réseaux sociaux&#8230;</p>
<p><strong>Jean-Claude Gaudin essaye de négocier avec Quick</strong></p>
<p>Depuis quelques mois, Quick <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/759/le-burger-halal-de-quick-devient-un-enjeu-politique/"><strong>expérimente dans 8 de ses 362 restaurants  français</strong></a> une nourriture exclusivement halal, remplaçant par exemple  les sandwichs au bacon par de la dinde fumée. Des restaurants de Villeurbanne, Garges-lès-Gonnesse ou Argenteuil sont concernées. Le  maire de Roubaix a porté plainte contre la chaine pour discrimination.</p>
<p>Presque toute la famille politique française y est allée de sa petite phrase. Jean-François Copé, le patron de l’UMP à l’Assemblée, Cécile Duflot, secrétaire générale des Verts, ont regretté une polémique «excessive». Le président du CFCM (Conseil français du culte musulman), Mohammed Moussaoui, a rappelé que «des restaurants qui ne servent que du halal ou que du casher, ça existe depuis toujours».</p>
<p>A Marseille, où Quick a deux de ses restaurants halal, le maire UMP Jean-Claude Gaudin a <a href="http://www.leparisien.fr/societe/deux-quick-halal-a-marseille-la-mairie-souhaite-une-offre-diversifiee-18-02-2010-821285.php"><strong>déclaré</strong></a> dans un communiqué s’entretenir avec la direction de l&#8217;entreprise pour qu’elle propose «les deux possibilités de restauration».</p>
<p><em>Hélène Franchineau et Vincent Glad</em></p>
<p><em>Image: Flickr/Creative Commons/licence by/<a href="http://www.flickr.com/photos/lwy/3388423441/">Iwy</a></em></p>
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		<item>
		<title>L&#8217;axe Royal au service de Frêche</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/879/laxe-royal-au-service-de-freche/</link>
		<comments>http://regionales2010.slate.fr/article/879/laxe-royal-au-service-de-freche/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 22 Feb 2010 14:09:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthur Nazaret</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Personnalités]]></category>
		<category><![CDATA[François Rebsamen]]></category>
		<category><![CDATA[Georges Frêche]]></category>
		<category><![CDATA[Gérard Collomb]]></category>
		<category><![CDATA[Languedoc-Roussillon]]></category>
		<category><![CDATA[PS]]></category>
		<category><![CDATA[Ségolène Royal]]></category>

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		<description><![CDATA[Martine Aubry souhaitait isoler le président de la région Languedoc-Roussillon? Gérard Collomb, le maire PS de Lyon ne s&#8217;en soucie pas: il déjeunera avec Georges Frêche mardi. François Rebsamen devrait suivre.
La proposition était sur la table depuis une dizaine de jours. Gérard Collomb, le maire de Lyon, avait en effet déclaré dans Le Progrès, être [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/02/royal480.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-883" title="segolene-royal" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/02/royal480.jpg" alt="segolene-royal" width="480" height="270" /></a>Martine Aubry souhaitait isoler le président de la région Languedoc-Roussillon? Gérard Collomb, le maire PS de Lyon ne s&#8217;en soucie pas: il déjeunera avec Georges Frêche mardi. François Rebsamen devrait suivre.</h2>
<p>La proposition était sur la table depuis une dizaine de jours. Gérard Collomb, le maire de Lyon, avait en effet déclaré dans <strong><a href="http://www.leprogres.fr/fr/permalien/article/2691602/Le-maire-de-Lyon-apporte-son-soutien-171-amical-187-224-Georges-Fr-234-che.html" target="_blank">Le Progrès</a></strong>, être prêt à aller déjeuner avec Georges Frêche si ce dernier l’invitait avec femme et enfants. Le repas aura donc lieu <strong><a href="http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iVrj0dmjVX-uIJrQEry0OqXNmP-A" target="_blank">mardi 23 février</a></strong>. De quoi donner une indigestion à la direction socialiste. Avec la création d’une liste PS menée par Hélène Mandroux, Martine Aubry voulait isoler l’actuel président de la région Languedoc-Roussillon à la suite de sa sortie sur la «<strong><a href="http://regionales2010.slate.fr/article/65/georges-freche-la-polemique-de-trop/">tronche pas catholique </a></strong>de Laurent Fabius».</p>
<h3>Un déjeuner chez la «grande gueule»</h3>
<p>Cette visite de Collomb n’est donc pas vraiment une surprise. Déjà, début février, il avait pris la défense de l’ancien maire de Montpellier <strong><a href="http://videos.tf1.fr/infos/2010/collomb-contre-la-strategie-d-aubry-sur-freche-5669145.html" target="_blank">sur LCI</a></strong>: «Georges Frêche est-il antisémite? Pour moi, non. Je connais Georges Frêche, je suis allé avec lui en Israël, si vous voulez, il m’apparaissait plutôt comme un sioniste convaincu», expliquait-il, tout en déclarant quelques secondes plus tard: «Si vous me dites est-ce que Georges Frêche est insupportable? Est-ce que c’est une grande gueule? Oui.»</p>
<p>En se déplaçant chez cette «grande gueule», Collomb grille la politesse à François Rebsamen. Le maire de Dijon et ancien n°2 de Solférino se rendra lui aussi dans la région, le 11 mars prochain. Dans un entretien au Monde du 20 février 2010, Rebsamen explique que changer de candidat à un mois du scrutin n’est <strong><a href="http://www.lemonde.fr/elections-regionales/article/2010/02/19/nous-ne-perdrons-pas-notre-ame-en-soutenant-m-freche-assure-m-rebsamen_1308259_1293905.html" target="_blank">pas une bonne méthode</a></strong>.</p>
<p>Si Rebsamen met en avant des questions tactiques, Collomb, lui, <strong><a href="http://www.leprogres.fr/fr/permalien/article/2691602/Le-maire-de-Lyon-apporte-son-soutien-171-amical-187-224-Georges-Fr-234-che.html" target="_blank">a rendu hommage à l’action de Frêche</a></strong> qui, «à la tête d&#8217;une région a su trouver une architecture subtile entre l&#8217;urbanisation de la capitale languedocienne et le milieu rural». Mais les deux hommes ont sans doute d’autres raisons.</p>
<p>Frêche a soutenu Ségolène Royal lors de l’élection du premier secrétaire du PS alors que Rebsamen et Collomb menaient campagne pour cette dernière. Depuis la défaite de Royal, le maire de Lyon a souvent eu la dent dure pour la direction socialiste, allant jusqu’à évoquer son  <strong><a href="http://gerardcollomb.blogspot.com/2009/03/elections-europeennes.html" target="_blank">«centralisme démocratique»</a>.</strong></p>
<h3>Une dimension nationale</h3>
<p>Pas sûr cependant que Georges Frêche ait besoin de ces visites pour l’emporter. Les sondages le placent confortablement en tête et le Languedocien n’a pas l’air très impressionné par la mise à l’index décidée par Martine Aubry. «Celle-là, qui a été élue par la fraude, je m&#8217;en occuperai après les élections. Sinon, je la remercie, elle m&#8217;a donné une dimension nationale», lit-on dans <strong><a href="http://www.ledauphine.com/georges-fr-che-le-roi-s-amuse-@/index.jspz?article=264965&amp;chaine=17" target="_blank">le Dauphiné Libéré, qui  raconte «sa campagne régionale euphorique et revancharde»</a>.</strong></p>
<p>Les propos de Daniel Cohn-Bendit, affirmant que «<strong><a href="http://videos.tf1.fr/infos/invite-politique-barbier/lci-daniel-cohn-bendit-est-l-invite-politique-de-christophe-barbier-5699568.html" target="_blank">le frêchisme, c’est du Mussolini</a></strong>», lui ont aussi permis de se poser en victime et de s’étonner de «l’indignation sélective». «Si j’avais prononcé une telle phrase, nul doute que toute la France bien-pensante aurait poussé <strong><a href="http://www.languedocroussillon2010.fr/documentation/communiques_de_presse.php" target="_blank">des cris d’orfraie</a></strong>», écrit Frêche dans un communiqué.</p>
<p>Les venues début mars de Bertrand Delanoë puis de Martine Aubry pour soutenir Hélène Mandroux ne devraient donc pas l’inquiéter plus que cela. Sa riposte est déjà prête. Le 25 février, Frêche sortira son livre <em>Trêve de balivernes, pour en finir avec l&#8217;hypocrisie</em>.</p>
<p><em>Arthur Nazaret</em></p>
<p><em>Image de une: Ségolène Royal le 16 janvier 2010 à La Rochelle. REUTERS/Regis Duvignau</em></p>
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		<title>Villepin ne critiquait pas Sarkozy mais se prenait pour Clavier</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Feb 2010 08:40:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Glad</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Personnalités]]></category>

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C&#8217;était l&#8217;image insolite de la semaine dernière: Dominique de Villepin, en campagne à Lanhouarneau (dans le Finistère) lundi pour soutenir son ami François Goulard, qui brandit un cochonnet aux photographes. «Entourés de cochons voués au croc de boucher», comme l&#8217;écrit Le Télégramme, l&#8217;ancien Premier ministre avait eu cette remarque ambigüe: «Il vous rappelle quelqu&#8217;un? Moi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/02/Image-71.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-875" title="villepin" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/02/Image-71.jpg" alt="" width="480" height="270" /></a></p>
<p>C&#8217;était l&#8217;image insolite de la semaine dernière: Dominique de Villepin, en campagne à Lanhouarneau (dans le Finistère) lundi pour soutenir son ami François Goulard, qui brandit un cochonnet aux photographes. «Entourés de cochons voués au croc de boucher», <a href="http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/lanhouarneau-29-villepin-tenant-un-porcelet-il-ne-vous-rappelle-pas-quelqu-un-video-15-02-2010-785806.php"><strong>comme l&#8217;écrit <em>Le Télégramme</em></strong></a>, l&#8217;ancien Premier ministre avait eu cette remarque ambigüe: «Il vous rappelle quelqu&#8217;un? Moi aussi&#8230;».</p>
<p>La plupart des commentateurs avaient cru voir une référence à l&#8217;affaire Clearstream et son meilleur ennemi, Nicolas Sarkozy. «Il ne s&#8217;appelle pas Nicolas?», avait même demandé un journaliste dans l&#8217;assistance. Le Télégramme a filmé cette incroyable scène.</p>
<p><object id="iLyROoafvI81" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="300" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="data" value="http://s.kewego.com/swf/p3/epix.swf" /><param name="flashVars" value="language_code=fr&amp;playerKey=45ead001d848&amp;skinKey=&amp;sig=iLyROoafvI81&amp;autostart=false" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://s.kewego.com/swf/p3/epix.swf" /><param name="flashvars" value="language_code=fr&amp;playerKey=45ead001d848&amp;skinKey=&amp;sig=iLyROoafvI81&amp;autostart=false" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed id="iLyROoafvI81" type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="300" src="http://s.kewego.com/swf/p3/epix.swf" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" flashvars="language_code=fr&amp;playerKey=45ead001d848&amp;skinKey=&amp;sig=iLyROoafvI81&amp;autostart=false" data="http://s.kewego.com/swf/p3/epix.swf"></embed></object></p>
<p><a href="http://www.rue89.com/2010/02/20/villepin-et-laffaire-du-porcelet-a-qui-il-pensait-vraiment-139594"><strong>D&#8217;après <em>Rue89</em></strong></a>, Villepin ne faisait pas référence à Nicolas Sarkozy mais à &#8230; Christian Clavier ! Dans le film <em>Les Bronzés font du ski</em>, Christian Clavier, qui joue un médecin, est appelé au chevet d&#8217;un cochon malade. «On n&#8217;associe pas spontanément l&#8217;ancien Premier ministre avec un fan des Bronzés. Pourtant, avec son porcelet dans les bras, revêtu d&#8217;une combinaison hygiénique, Dominique de Villepin s&#8217;est senti dans la peau de Christian Clavier en combinaison de ski face à son cochon», explique Pierre Haski, de<em> Rue89</em>.</p>
<div><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="420" height="339" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/x36cut" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="339" src="http://www.dailymotion.com/swf/x36cut" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></div>
<p>Villepin peut en tout cas avoir le sourire: le dernier baromètre de popularité le donne <a href="http://www.parismatch.com/Actu-Match/Politique/Actu/Sondage-Un-vent-d-antisarkozysme-se-leve-168492/"><strong>nettement devant Nicolas Sarkozy</strong></a>. 57% des Français le préfèrent au Président de la République. De quoi avoir des idées pour 2012 même si cette popularité est surtout forte chez les électeurs de gauche&#8230; qui ne votent pas au premier tour.</p>
<p>Dominique de Villepin avait lâché une autre petite phrase savoureuse lors de son déplacement sur le marché de Lanhouarneau. Toujours selon <em>Le Télégramme</em>, le presque candidat à 2012 a lancé à un journaliste qui tendait un micro vers un cochon: <strong><a href="http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/nord-finistere-villepin-en-tenue-de-campagne-videos-16-02-2010-785995.php" target="_blank">«Vous interviewez Lefebvre?»</a> </strong>Une référence à Frédéric Lefebvre, porte-parole de l&#8217;UMP et très proche de Nicolas Sarkozy.</p>
<p>Explication de cette passion pour la filière porcine, ses origines limousines: «Il m&#8217;est arrivé d&#8217;être puni à la ferme et de passer mon après-midi avec les cochons. Vous voyez, <strong><a href="http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/02/16/dominique-de-villepin-en-visite-a-la-ferme_1306697_823448.html" target="_blank">c&#8217;est une longue fréquentation</a></strong>&#8230;», a déclaré Villepin selon <em>Le Monde</em>.</p>
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		<title>La ministre de l&#8217;Outre-mer veut tout l&#8217;argent pour sa Guadeloupe</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/651/la-ministre-de-loutre-mer-veut-tout-largent-pour-sa-guadeloupe/</link>
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		<pubDate>Wed, 17 Feb 2010 11:31:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Glad</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Personnalités]]></category>

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		<description><![CDATA[
Ministre de l&#8217;Outre-mer et numéro 2 sur la liste UMP en Guadeloupe: la double casquette était intenable et les risques de dérapage très importants. Marie-Luce Penchard s&#8217;est faite piéger en train de défendre sa Guadeloupe au détriment des autres départements et territoires d&#8217;Outre-mer dimanche 14 février lors d&#8217;une réunion avec des militants locaux. Voici ces [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/02/RTXQFY4.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-659" title="marie luce penchard" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/02/RTXQFY4.jpg" alt="" width="480" height="320" /></a></p>
<p>Ministre de l&#8217;Outre-mer et numéro 2 sur la liste UMP en Guadeloupe: la double casquette était intenable et les risques de dérapage très importants. Marie-Luce Penchard s&#8217;est faite piéger en train de défendre sa Guadeloupe au détriment des autres départements et territoires d&#8217;Outre-mer dimanche 14 février lors d&#8217;une réunion avec des militants locaux. Voici ces propos, <strong><a href="http://www.linfo.re/Penchard-rien-pour-la-Reunion">rapportés par linfo.re</a></strong>:</p>
<blockquote><p>Il y a des enjeux considérables, financiers, nous en sommes à une enveloppe de près de 500 millions d’euros pour l’Outre-mer et cela me ferait mal de voir cette manne financière quitter la Guadeloupe au bénéfice de la Guyane, au bénéfice de la Réunion, au bénéfice de la Martinique et demain dire Enfants de la Guadeloupe, je ne suis pas capable d’apporter quelque chose à mon pays !</p></blockquote>
<p>Le Parti socialiste a immédiatement réagi en <a href="http://www.parti-socialiste.fr/communiques/marie-luce-penchard-doit-demissionner"><strong>exigeant la démission</strong></a> de Marie-Luce Penchard.</p>
<blockquote><p>[Ces propos] sont aussi affligeants qu’inadmissibles dans la bouche d’une ministre censée être en charge de tout l’outre-mer, c’est-à-dire de onze collectivités et non d’une seule, fut-elle l’arène électorale choisie par Mme Penchard. A 24 heures de son déplacement express en Martinique et en Guyane, il appartient désormais au président de la République de tirer sans délai toutes les conséquences de propos qui disqualifient définitivement l’intéressée dont le Parti socialiste demande la démission immédiate.</p></blockquote>
<p>Le gouvernement, par la voix de son porte-parole Luc Chatel, <a href="http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2010-02-17/reactions-chatel-ne-pas-sortir-de-leur-contexte-les-propos-de-penchard/917/0/424885"><strong>essaye de minimiser l&#8217;incident</strong></a> en expliquant qu&#8217;il ne faut pas «sortir de leur contexte». Selon Chatel, Marie-Luce Penchard parlait en tant que candidate et non ministre. «Allez assister à des meetings de responsables politiques de toutes sensibilités dans leur département: vous verrez ce qu&#8217;ils disent de la façon dont ils se sont battus pour leur département, de tout ce qu&#8217;ils ont obtenu», a t-il également déclaré sur RTL.</p>
<p>Le site linfo.re, qui a révélé l&#8217;information, <a href="http://www.linfo.re/Penchard-rien-pour-la-Reunion"><strong>explique</strong></a> que la position de Marie-Luce Penchard était intenable dès le moment où elle a été nommée ministre:</p>
<blockquote><p>La règle était non écrite et Nicolas Sarkozy l’a brisée : on ne nomme pas d’ultramarin à l’Outre-mer pour ne pas créer de rivalité entre les départements. Le président de la République a donné le portefeuille des DOM-TOM a une Guadeloupéenne. Le poste était délicat, quelques mois après les grèves qui ont secoué la Guadeloupe et la Martinique. Aujourd’hui, Marie Luce Penchard confirme que sa nomination pouvait entraîner des dérives.</p></blockquote>
<p>Photo: Marie-Luce Penchard à l&#8217;Elysée le 6 novembre 2009, REUTERS/Charles Platiau</p>
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		<title>Ras l&#8217;Front (ou presque)</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/217/ras-lfront-ou-presque/</link>
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		<pubDate>Mon, 15 Feb 2010 13:19:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Legrand</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Personnalités]]></category>
		<category><![CDATA[FN]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Marie Le Pen]]></category>
		<category><![CDATA[sondages]]></category>

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		<description><![CDATA[Difficile de savoir quel sera le score du Front national aux élections régionales, mais ses idées reculent.
Ne comptez pas sur moi pour faire un pronostic sur le score du FN aux élections régionales de mars prochain. On se trompe toujours sur le score du FN&#8230; La politique a ceci d&#8217;assez réjouissant que les spécialistes de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/02/lepen480.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-589" title="lepen480" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/02/lepen480.jpg" alt="lepen" width="480" height="270" /></a>Difficile de savoir quel sera le score du Front national aux élections régionales, mais ses idées reculent.</h2>
<p>Ne comptez pas sur moi pour faire un pronostic sur le score du FN aux élections régionales de mars prochain. On se trompe toujours sur le score du FN&#8230; La politique a ceci d&#8217;assez réjouissant que les spécialistes de la chose (les «experts en la matière» comme on disait autrefois, dont je suis censé faire partie) sont ceux qui se trompent le plus dans le domaine de la voyance électorale. Donc, où en est le FN? Je n&#8217;en sais rien. Si l&#8217;on se réfère aux sondages, il n&#8217;y a pas de percée prévue et le FN devrait être à un étiage bas (entre 6 et 12% selon les régions)&#8230; mais prudence. La barre des 10% peut être franchie en Paca ou en Alsace, ce qui provoquerait une triangulaire et assurerait une réélection (Paca) ou une élection (Alsace) d&#8217;un président de région de gauche. Sans pronostiquer quoi que ce soit sur les résultats électoraux, on peut quand même se pencher sur des évolutions constatées.</p>
<h3>Les Français de plus en plus ouverts?</h3>
<p>Basons-nous sur <strong><a href="http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/01/14/l-adhesion-des-francais-aux-idees-du-fn-est-en-recul_1291646_823448.html" target="_self">un sondage intéressant de la</a><a href="http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/01/14/l-adhesion-des-francais-aux-idees-du-fn-est-en-recul_1291646_823448.html" target="_blank"> Sofres</a></strong> pour Le Monde en date du 14 janvier. Il mesure, régulièrement, non pas les intentions de vote, mais l&#8217;évolution de l&#8217;adhésion des Français aux idées du Front national. Et l&#8217;on sait qu&#8217;adhérer aux idées du FN et voter pour le FN n&#8217;est pas forcément la même chose. Les chiffres sont impressionnants. En 2006, 59% des Français trouvaient encore qu&#8217;il y a trop d&#8217;immigrés en France. En 2010, ils ne sont plus que 44% de cet avis. Ils ne sont plus que 17% d&#8217;accord avec le concept de «préférence nationale» alors que c&#8217;était une idée majoritaire il y a quelques années. Une autre étude récente montrait qu&#8217;il y a désormais plus de Français favorables à une plus large régularisation des sans-papiers que de Français favorables à davantage d&#8217;expulsions. Les Français sont de plus en plus ouverts, même si les problèmes de discrimination sont toujours importants et douloureux.</p>
<h3>Les politiques n&#8217;y sont pour rien</h3>
<p>Dans la majorité, on vous dira que Nicolas Sarkozy a su parler de ces questions avec les mots du peuple et a su montrer à l&#8217;opinion que les problèmes d&#8217;immigration étaient désormais pris à bras le corps, sans tabous. L&#8217;idée, assez répandue, est que Nicolas Sarkozy a siphonné les voix du FN en donnant à ses électeurs le sentiment qu&#8217;ils étaient enfin entendus. Certains à gauche pouvaient répondre que cela banaliserait les idées de l&#8217;extrême droite. On voit qu&#8217;il n&#8217;en est rien puisque le racisme recule. Mais on pourrait bien aussi penser que les politiques, de droite, d&#8217;extrême droite et de gauche, ne sont pas pour grand-chose dans cette évolution.</p>
<p>La France est de plus en plus tolérante parce qu&#8217;elle est de plus en plus multicolore. En fait, la façon dont Nicolas Sarkozy dit qu&#8217;il a fait chuter le FN grâce à sa stratégie rappelle la façon dont les socialistes disaient (et disent toujours d&#8217;ailleurs) que c&#8217;est François Mitterrand qui a fait chuter le PCF alors qu&#8217;en même temps, partout dans le monde, le communisme s&#8217;écroulait. Prétention naïve ou application de la fameuse maxime de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Cocteau" target="_blank"><strong>Jean Cocteau</strong></a> selon laquelle quand on ne maîtrise pas les événements, il faut feindre de les avoir organisés.</p>
<h3>Racisme et homophobie reculent</h3>
<p>Sarkozy avec le FN et Mitterrand avec le PCF sont un peu comme le héros du film «<a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=5142.html" target="_blank"><strong>Un monde sans pitié</strong></a>» qui, pour impressionner les jeunes filles, les installe devant sa fenêtre d&#8217;où l&#8217;on voit la tour Eiffel. A minuit pile, il claque dans ses doigts et la tour Eiffel s&#8217;éteint. La France est moins raciste parce que son modèle intégrateur fondé sur l&#8217;individualisme positif qui refuse encore l&#8217;organisation en communauté a toujours quelques vertus.</p>
<p>Il y a un autre indicateur qui prouve que la société française est de plus en plus ouverte envers la différence. A priori ça n&#8217;a rien avoir avec l&#8217;immigration, mais dans la réalité les courbes de la tolérance envers la diversité ethnique et celle de la tolérance vis à vis l&#8217;homosexualité se suivent. Et toutes les études montrent un recul spectaculaire de l&#8217;homophobie. Le RPR et l&#8217;UDF combattaient violemment le Pacs en 2000. L&#8217;UMP d&#8217;aujourd&#8217;hui le renforce. Le débat maintenant se focalise sur l&#8217;homoparentalité. Thème encore tabou il y a à peine 10 ans. Le recul de tous les racismes est réel, on ne le perçoit pas toujours à l&#8217;œil nu parce que notre tolérance au racisme baisse aussi. Mais ce sont certainement les grands mouvements de la société et ce qui reste de notre modèle républicain, plus que les discours des politiques, qui en sont la cause.</p>
<p><em>Thomas Legrand</em></p>
<p><em><strong>LIRE EGALEMENT</strong></em>: <a href="http://www.slate.fr/story/15095/Vichy-sarkozy-petain-laval-deat-badiou-todd-huchon-ndiaye-outrance" target="_blank"><strong>Nous ne vivons pas dans la France de Vichy</strong></a></p>
<p><em>Image de Une: Jean-Marie Le Pen  Reuters</em></p>
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		<title>Comment Waechter s’est retrouvé avec les Verts</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Feb 2010 10:33:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pol Meyer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Alsace]]></category>
		<category><![CDATA[Les Personnalités]]></category>
		<category><![CDATA[Antoine Waechter]]></category>
		<category><![CDATA[Cécile Duflot]]></category>
		<category><![CDATA[Europe Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Fernique]]></category>
		<category><![CDATA[MEI]]></category>
		<category><![CDATA[Verts]]></category>

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		<description><![CDATA[C’était la réconciliation que les écolos alsaciens n’osaient même plus attendre.
Vendredi 8 septembre 2009, quelques personnes se retrouvent dans le plus grand secret dans une salle du conseil régional d’Alsace à Strasbourg. Jacques Fernique, alors conseiller régional des Verts et actuelle tête de liste écologiste aux élections régionales, rencontre Antoine Waechter et quatre de ses [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/02/waechter480.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-573" title="waechter" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/02/waechter480.jpg" alt="waechter" width="480" height="270" /></a>C’était la réconciliation que les écolos alsaciens n’osaient même plus attendre.</h2>
<p>Vendredi 8 septembre 2009, quelques personnes se retrouvent dans le plus grand secret dans une salle du conseil régional d’Alsace à Strasbourg. Jacques Fernique, alors conseiller régional des Verts et actuelle tête de liste écologiste aux élections régionales, rencontre Antoine Waechter et quatre de ses proches du Mouvement écologiste indépendant (MEI).</p>
<p>Pour que cette rencontre ait pu avoir lieu, il aura fallu toute la détermination d’une palette de militants écologistes historiques, du genre de ceux qui se sont battus contre la construction de la centrale de Fessenheim en 1974 et qui ont fondé l’écologie militante et politique en Alsace. Car entre les Verts et le MEI, on s’apprécie comme dans les grandes familles, de loin. Les rancunes sont tenaces.</p>
<h3>L’alliance, contre toute attente</h3>
<p>A tel point que Françoise Werckmann, du MEI et l’une des artisans de ce rapprochement, a dû solliciter le père d’un ami personnel d’un conseiller municipal Vert pour que ce dernier accepte de lui répondre au téléphone! «Pour lui, étant MEI, j’étais presque le diable, se souvient Françoise Werckmann. On a parlé plus d’une heure au téléphone, puis on s’est retrouvés dans un café où, après des échanges un peu froids au début, on s’est rendus compte qu’on était tous des écolos finalement.» Quant à Antoine Waechter, il a été approché par des écologistes historiques non-Verts, des élus de terrain tels que Dany Dietmann ou François Tacquard, restés à l’écart des querelles de chapelles pendant 30 ans et qui ont accepté de rejoindre Europe Ecologie à la suite de l’<a href="http://alsace.djamilasonzogni.eu/?p=16">appel lancé par les Verts Alsace en juillet</a>, après le succès des élections européennes.</p>
<p>Pour Jacques Fernique comme pour Antoine Waechter, la réunion du 8 septembre ne pouvait cependant déboucher que sur un constat de désaccord. Les différences entre les deux formations sont profondes, notamment l’ancrage à gauche des Verts, cause du départ d’Antoine Waechter en 1994. Et le président du MEI venait d’envoyer une lettre à Cécile Duflot dans laquelle il réclamait en cas d’alliance «7 ou 8 têtes de liste sur 22», des exigences que les Verts avaient trouvées gonflées… Cependant, à la surprise générale, les participants à cette réunion font le constat que ce qui les rapproche est plus important que ce qui les divise.</p>
<p>«On n’a pas perdu de temps à ressasser de vieilles histoires, se rappelle Jacques Fernique. On était d’accord sur le projet écologiste que nous voulions porter pour la région et sur le partage des places de la liste.» Et surtout, Antoine Waechter accepte qu’une alliance au second tour ne peut se faire qu’à gauche et ne réclame pas la tête de liste. «Ni droite ni gauche n’a jamais été une posture tactique, précise aujourd’hui Antoine Waechter. Il s’agissait à l’époque d’établir que l’identité écologiste se distingue de la droite et de la gauche et que les compatibilités doivent se discuter à chaque occasion, en fonction du rapport de force électoral.»</p>
<h3>Des rancunes tenaces</h3>
<p>Proposé à l’assemblée générale des Verts le dimanche suivant, le principe du partenariat avec le MEI est accepté à une large majorité par les militants. Quelques voix discordantes se font entendre cependant, comme celle de Jean-Marie Brom, du réseau Sortir du Nucléaire, qui pointe «si nos alliés ne sont nos alliés que par leur potentiel de nuisance, ce ne sont pas vraiment nos alliés». Visés, les 7% qu’a réalisé le MEI aux élections européennes et qui ont coûté son siège d’eurodéputé au Vert Jacques Muller. Mais «au nom de la politique», Jean-Marie Brom, qui a été président pour le Bas-Rhin d’Ecologie et survie en 1978, la première association écologiste créée par Antoine Waechter, accepte de taire ses réticences. Mais il prévient: «S’il m’emmerde sur l’énergie éolienne, je lui rentre dedans, allié ou pas!», en référence à la participation d’Antoine Waechter à des manifestations d’opposants à l’installation d’éoliennes.</p>
<p>Le bouillonnant Manuel Santiago, lui, n’a pas pu se taire. Figure de l’aile gauche des Verts strasbourgeois, il avait déjà mal vécu la timidité des élus Verts face aux rigueurs policières du sommet de l’Otan à Strasbourg en avril 2009. Les places laissées au MEI sur des positions éligibles le reléguaient loin derrière, il a claqué la porte et se présente en mars à la tête d’une liste «<a href="http://alsace-ecologiedecroissance.org/">écologiste, solidaire et décroissante</a>».</p>
<h3>Où sont les jeunes?</h3>
<p>C’est le drame de la liste alsacienne d’Europe Ecologie. Si réconcilier des écolos historiques qui se boudaient depuis plus de 30 ans est une réussite incontestable, Jacques Fernique a peut-être délaissé les plus jeunes de son parti: les Verts sont minoritaires sur la liste, mais les grisonnants sont largement majoritaires.</p>
<p>Pour Antoine Waechter, Jacques Fernique, Françoise Werckmann, Dany Dietmann et d’autres, cette liste est «quelque chose de formidable» et la preuve d’une «nouvelle maturité de l’écologie politique». Elle rassemble à nouveau Andrée Buchmann et Antoine Waechter qui ont été les premiers conseillers régionaux écologistes en 1986. Si Europe Ecologie remporte la région, ce qui serait une première depuis la création des conseils régionaux en 1972, <a href="http://www.parismatch.com/Actu-Match/Politique/Actu/Sondage-L-Alsace-voit-Vert-aux-elections-regionales-165403/">comme un sondage permet de le supposer</a>, on verra si cette maturité est capable de résister à l’épreuve de l’exécutif.</p>
<p><em>Pol Meyer, à Strasbourg</em></p>
<p><em>Image de une: Antoine Waechter en janvier 2007. REUTERS/Benoit Tessier</em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Georges Frêche, la polémique de trop</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/65/georges-freche-la-polemique-de-trop/</link>
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		<pubDate>Sat, 30 Jan 2010 13:46:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Boggio</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Personnalités]]></category>
		<category><![CDATA[Georges Frêche]]></category>
		<category><![CDATA[polémique]]></category>
		<category><![CDATA[PS]]></category>

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		<description><![CDATA[
Le «dérapage» du président de Languedoc-Roussillon ne mérite pas les indignations outrancières de ses anciens camarades socialistes. Attention aux dérives de l&#8217;inquisition linguistique et du politiquement correct.
Il ne faudrait pas qu&#8217;au prétexte de régler son compte politique à Georges Frêche, ce qui est son problème, le Parti socialiste se mette à renforcer, en France, l&#8217;inquisition [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/01/cafecommercefreche1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-73" title="cafecommercefreche" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/01/cafecommercefreche1.jpg" alt="" width="465" height="312" /></a></p>
<h2>Le «dérapage» du président de Languedoc-Roussillon ne mérite pas les indignations outrancières de ses anciens camarades socialistes. Attention aux dérives de l&#8217;inquisition linguistique et du politiquement correct.</h2>
<p>Il ne faudrait pas qu&#8217;au prétexte de régler son compte politique à Georges Frêche, ce qui est son problème, le Parti socialiste se mette à renforcer, en France, l&#8217;inquisition linguistique et le politiquement correct, déjà fort agissants comme ça.</p>
<p>Car il s&#8217;agit de cela dans la violente condamnation du dernier «dérapage» du président de la région Languedoc-Roussillon par les responsables du PS. D&#8217;une exagération, peut-être opportune à leurs yeux, d&#8217;une emphase volontaire, et sûrement utilitaire, qui peuvent s&#8217;avérer bien plus préjudiciables à l&#8217;intérêt général, à notre morale langagière commune, qu&#8217;à leur cuisine électorale dans le sud. On ne joue pas avec l&#8217;effroi que provoque et doit provoquer la parole et la pensée antisémites. On ne l&#8217;invente pas, ne l&#8217;invoque pas quand il n&#8217;y a pas lieu qu&#8217;il soit, au risque d&#8217;affaiblir la référence sacrée à la Shoah et de trahir ceux aux noms desquels on prétend s&#8217;insurger.</p>
<p>Georges Frêche, bien sûr, n&#8217;en est pas à son premier «dérapage». Il avait qualifié des harkis de «<a href="http://www.lexpress.fr/actualite/politique/harkis-freche-condamne_462525.html" target="_blank"><strong>sous-hommes</strong></a>» le 11 février 2006 lors d&#8217;une cérémonie publique. Toujours en 2006, le 16 novembre, il avait regretté cette fois que l&#8217;équipe de France de football <a href="http://www.volcreole.com/actu-29102-les-propos-de-g.freche-sur-les-noirs-dans-l%27equipe-de-france.html" target="_blank"><strong>compte «neuf blacks sur onze</strong></a>» alors que, selon lui, «la normalité serait qu&#8217;il y en ait trois ou quatre».</p>
<p>Les derniers propos du même Georges Frêche sur Laurent Fabius sont certainement ridicules. Démagogiques et gras. Ils sentent, comme souvent, chez l&#8217;homme fort de Montpellier, les fins de banquet macho, devant des auditoires serviles, goguenards et conquis d&#8217;avance. Mais au-delà? «Il a une tronche pas catholique», a-t-il déclaré à propos de Laurent Fabius, et c&#8217;est ce qui bouleverse les socialistes. Manifestement, il ne porte pas l&#8217;ancien Premier ministre dans son cœur. Mais cela signifie-t-il qu&#8217;il ait cherché là à évoquer son origine juive, comme le PS veut le faire croire? «Pas catholique» ou «pas très catholique» est une expression française, parcelle de patrimoine -et pas seulement celui de l&#8217;Action française, des années 1930 et des écrivains collabos. Non la plus fine, certainement pas née sous la plume d&#8217;un grand prosateur, plus sûrement une expression populaire, peut-être même d&#8217;après-boire, et peu bienveillante, à l&#8217;oreille.</p>
<p>Elle découle d&#8217;une réalité religieuse majoritaire dans le pays, autrefois. «<a href="http://www.expressio.fr/expressions/pas-tres-catholique.php" target="_blank"><strong>Pas très catholique</strong></a>» signifiait non conforme; ou non dans la norme; par extension: bizarre, anormal. Aujourd&#8217;hui, mais c&#8217;est insultant pour les points cardinaux, on dit: «à l&#8217;ouest». Ou: «pas bien dans ses baskets», mais c&#8217;est dégueulasse vis à vis des chaussures de sport. «Fort comme un turc» -ce qui est gênant vis à vis des femmes fragiles d&#8217;Istanbul- , peut-être «soul comme un Polonais» quand il a tenu ces propos -inadmissibles, pour nos amis de Varsovie- Georges Frêche aurait aussi bien pu s&#8217;esclaffer en prétendant que Laurent Fabius a «une tronche pas très orthodoxe». Qui est une tronche, on en conviendra, assez voisine de la catholique.</p>
<p>Il n&#8217;a pas échappé à ceux qui ont lu ou écouté leurs réactions offusquées que les socialistes ont sauté sur la première occasion linguistique pour lancer, à Montpellier, la liste concurrente qu&#8217;ils tenaient au chaud, autour d&#8217;Hélène Mandroux, la maire PS de la ville. Mais ils sont allés, pour ce faire, loin, jeudi 28 janvier, dans l&#8217;indignation de «vierges effarouchées» -pardon aux vierges et aux effarouchées-, trop loin pour que ces plaintes soient perçues comme tout à fait honnêtes et sincères.</p>
<p>Martine Aubry, qui se dit «indignée» par de tels propos, «insulte aux valeurs de la gauche»; la porte-parole du groupe parlementaire, Aurélie Filipetti, qui appelle à tourner «cette page sordide», et qui juge «à vomir» la phrase de Georges Frêche; Manuel Valls, député-maire d&#8217;Evry, qui évoque des mots «difficiles à prononcer tant ils font honte à notre conscience»&#8230; Abus de mots. Abus d&#8217;appels aux consciences. Jeu dangereux. Que diront-ils, ces socialistes, quand fleuriront, chez Le Pen ou ailleurs, les vraies formules antisémites, les saillies xénophobes et les insultes racistes? Cette révision du dictionnaire, cette correction de ce qui «se dit» ou «ne se dit pas», «se fait» ou «ne se fait pas», qu&#8217;on pensait appartenir à un camp plus conservateur, laisse comme une ombre inquiétante.</p>
<p><em>Philippe Boggio</em></p>
<p><em><em>Image de Une:  Source Flickr <a style="font-size: 12px; text-decoration: underline; color: #cc0066;" href="http://www.flickr.com/photos/ajordanjr/" target="_blank">ajordanjrphoto</a></em></em></p>
<p><em><em><strong>LIRE EGALEMENT SUR GEORGES FRECHE</strong>: <a style="font-size: 12px; text-decoration: underline; color: #cc0066;" href="http://www.slate.fr/story/16559/freche-antisemitisme-israel-ps-languedoc-roussillon" target="_blank"><strong>En Israël, on s&#8217;en fiche</strong>.</a></em></em></p>
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<p>Il ne faudrait pas qu&#8217;au prétexte de régler son compte politique à Georges Frêche, ce qui est son problème, le Parti socialiste se mette à renforcer, en France, l&#8217;inquisition linguistique et le politiquement correct, déjà fort agissants comme ça.</p>
<p>Car il s&#8217;agit de cela dans la violente condamnation du dernier «dérapage» du président de la région Languedoc-Roussillon par les responsables du PS. D&#8217;une exagération, peut-être opportune à leurs yeux, d&#8217;une emphase volontaire, et sûrement utilitaire, qui peuvent s&#8217;avérer bien plus préjudiciables à l&#8217;intérêt général, à notre morale langagière commune, qu&#8217;à leur cuisine électorale dans le sud. On ne joue pas avec l&#8217;effroi que provoque et doit provoquer la parole et la pensée antisémites. On ne l&#8217;invente pas, ne l&#8217;invoque pas quand il n&#8217;y a pas lieu qu&#8217;il soit, au risque d&#8217;affaiblir la référence sacrée à la Shoah et de trahir ceux aux noms desquels on prétend s&#8217;insurger.</p>
<p>Georges Frêche, bien sûr, n&#8217;en est pas à son premier «dérapage». Il avait qualifié des harkis de «<a href="http://www.lexpress.fr/actualite/politique/harkis-freche-condamne_462525.html" target="_blank"><strong>sous-hommes</strong></a>» le 11 février 2006 lors d&#8217;une cérémonie publique. Toujours en 2006, le 16 novembre, il avait regretté cette fois que l&#8217;équipe de France de football <a href="http://www.volcreole.com/actu-29102-les-propos-de-g.freche-sur-les-noirs-dans-l%27equipe-de-france.html" target="_blank"><strong>compte «neuf blacks sur onze</strong></a>» alors que, selon lui, «la normalité serait qu&#8217;il y en ait trois ou quatre».</p>
<p>Les derniers propos du même Georges Frêche sur Laurent Fabius sont certainement ridicules. Démagogiques et gras. Ils sentent, comme souvent, chez l&#8217;homme fort de Montpellier, les fins de banquet macho, devant des auditoires serviles, goguenards et conquis d&#8217;avance. Mais au-delà? «Il a une tronche pas catholique», a-t-il déclaré à propos de Laurent Fabius, et c&#8217;est ce qui bouleverse les socialistes. Manifestement, il ne porte pas l&#8217;ancien Premier ministre dans son cœur. Mais cela signifie-t-il qu&#8217;il ait cherché là à évoquer son origine juive, comme le PS veut le faire croire? «Pas catholique» ou «pas très catholique» est une expression française, parcelle de patrimoine -et pas seulement celui de l&#8217;Action française, des années 1930 et des écrivains collabos. Non la plus fine, certainement pas née sous la plume d&#8217;un grand prosateur, plus sûrement une expression populaire, peut-être même d&#8217;après-boire, et peu bienveillante, à l&#8217;oreille.</p>
<p>Elle découle d&#8217;une réalité religieuse majoritaire dans le pays, autrefois. «<a href="http://www.expressio.fr/expressions/pas-tres-catholique.php" target="_blank"><strong>Pas très catholique</strong></a>» signifiait non conforme; ou non dans la norme; par extension: bizarre, anormal. Aujourd&#8217;hui, mais c&#8217;est insultant pour les points cardinaux, on dit: «à l&#8217;ouest». Ou: «pas bien dans ses baskets», mais c&#8217;est dégueulasse vis à vis des chaussures de sport. «Fort comme un turc» -ce qui est gênant vis à vis des femmes fragiles d&#8217;Istanbul- , peut-être «soul comme un Polonais» quand il a tenu ces propos -inadmissibles, pour nos amis de Varsovie- Georges Frêche aurait aussi bien pu s&#8217;esclaffer en prétendant que Laurent Fabius a «une tronche pas très orthodoxe». Qui est une tronche, on en conviendra, assez voisine de la catholique.</p>
<p>Il n&#8217;a pas échappé à ceux qui ont lu ou écouté leurs réactions offusquées que les socialistes ont sauté sur la première occasion linguistique pour lancer, à Montpellier, la liste concurrente qu&#8217;ils tenaient au chaud, autour d&#8217;Hélène Mandroux, la maire PS de la ville. Mais ils sont allés, pour ce faire, loin, jeudi 28 janvier, dans l&#8217;indignation de «vierges effarouchées» -pardon aux vierges et aux effarouchées-, trop loin pour que ces plaintes soient perçues comme tout à fait honnêtes et sincères.</p>
<p>Martine Aubry, qui se dit «indignée» par de tels propos, «insulte aux valeurs de la gauche»; la porte-parole du groupe parlementaire, Aurélie Filipetti, qui appelle à tourner «cette page sordide», et qui juge «à vomir» la phrase de Georges Frêche; Manuel Valls, député-maire d&#8217;Evry, qui évoque des mots «difficiles à prononcer tant ils font honte à notre conscience»&#8230; Abus de mots. Abus d&#8217;appels aux consciences. Jeu dangereux. Que diront-ils, ces socialistes, quand fleuriront, chez Le Pen ou ailleurs, les vraies formules antisémites, les saillies xénophobes et les insultes racistes? Cette révision du dictionnaire, cette correction de ce qui «se dit» ou «ne se dit pas», «se fait» ou «ne se fait pas», qu&#8217;on pensait appartenir à un camp plus conservateur, laisse comme une ombre inquiétante.</p>
<p><em>Philippe Boggio</em></p>
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