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	<title>Slate.fr régionales 2010 &#187; National</title>
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	<description>Les régionales 2010 avec Slate.fr et MSN</description>
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		<title>«La route est encore longue pour la gauche»</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Mar 2010 11:07:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Délits d'Opinion</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>

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		<description><![CDATA[
Après les élections  régionales, Délits d&#8217;Opinion a  rencontré Bruno Cautrès, chercheur CNRS au Cevipof, afin d&#8217;en savoir  plus sur les enseignements à tirer de ce scrutin et de ses résultats.
Délits d&#8217;Opinion: Dans certaines villes comme Sarcelles, la  gauche est arrivée en tête du second tour avec moins de 10% du corps [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/duflot-aubry-buffet-480.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5663" title="duflot-aubry-buffet-REUTERS/Philippe Wojazer" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/duflot-aubry-buffet-480.jpg" alt="REUTERS/Philippe Wojazer" width="480" height="321" /></a></p>
<p><em>Après les élections  régionales, <strong><a href="http://www.delitsdopinion.com/">Délits d&#8217;Opinion</a></strong> a  rencontré Bruno Cautrès, chercheur CNRS au <a href="http://www.cevipof.com/" target="_blank">Cevipof</a>, afin d&#8217;en savoir  plus sur les enseignements à tirer de ce scrutin et de ses résultats.</em></p>
<p><strong>Délits d&#8217;Opinion: Dans certaines villes comme Sarcelles, la  gauche est arrivée en tête du second tour avec moins de 10% du corps  électoral, celui-ci représentant à peine 30% de la population de la  ville: dans quelles mesures l&#8217;abstention remet-elle en cause la victoire  de la gauche à ses élections?</strong></p>
<p><strong>Bruno Cautres:</strong> Les niveaux d&#8217;abstention constatés au  premier comme au second tour (malgré un recul significatif lors du  second tour) posent question à l&#8217;ensemble des formations politiques.  Lorsque l&#8217;on rapporte les suffrages obtenus, dans d&#8217;autres élections  récentes, hormis la présidentielle de 2007 qui avait fortement mobilisé,  aux électeurs inscrits, on peut effectivement se poser des questions  sur le niveau de soutien réel obtenu par telle ou telle formation  politique. Mais cela concerne tout le monde. L&#8217;abstention ne remet  néanmoins pas en cause la victoire de la gauche qui s&#8217;est clairement  dessinée. Elle pose des questions, notamment vis-à-vis des niveaux  d&#8217;abstention dans certains quartiers.</p>
<p><strong>Le PS a longtemps semblé divisé, mais s&#8217;impose dans presque  toutes les régions: ce succès donne-t-il à Martine Aubry une dynamique  suffisante pour s&#8217;imposer dans l&#8217;opinion et dans son parti?</strong></p>
<p>Il est clair que ces élections régionales marquent un tournant:  Martine Aubry ancre davantage son leadership sur le PS et la gauche, et  <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/5483/gauche-la-fin-de-la-surenchere-sociale/" target="_blank"><strong>une dynamique d&#8217;union entre PS, Europe-Ecologie et le Front de Gauche</strong></a> commence à s&#8217;affirmer. Néanmoins, la route est encore longue pour la  gauche, pour le PS et pour celui ou celle qui sera son candidat en 2012.</p>
<p><strong>Les Verts et le Front de Gauche (FG) constituent de nouveaux  alliés de poids: quelles marges de manœuvres existe-t-il pour un  rassemblement? Comment la gauche peut-elle trouver un discours commun?</strong></p>
<p>La gauche avait plusieurs problèmes depuis le 21 avril 2002 et  notamment réussir à faire cohabiter ses différentes composantes avec  efficacité au moment de l&#8217;élection présidentielle. L&#8217;élection  présidentielle de 2007 avait démontré qu&#8217;avec une moins forte dispersion  de candidatures et une candidate populaire dans l&#8217;opinion, le PS  pouvait à nouveau disputer fortement à la droite le poste de président  de la République. Mais restaient toujours en suspens deux autres  problèmes: avec quels alliés et sur quel programme? Les régionales de  2010 soldent l&#8217;hypothèque MoDem. Sauf retournement stratégique des uns  et /ou des autres, désormais l&#8217;alliance politique avec le MoDem ne  paraît plus autant peser sur les débats internes et la stratégie du PS.  Il y a fort à parier que le candidat PS à l&#8217;élection présidentielle  lancera néanmoins un appel à un vaste rassemblement d&#8217;électeurs  «démocrates» au sens large. Le Front de Gauche, comme aux élections  européennes, réussit à s&#8217;ancrer dans le paysage politique français et  ressource l&#8217;aile gauche de l&#8217;alliance, dont le PS a tant besoin pour  conquérir l&#8217;Elysée. Quant aux écologistes, ils sortent assez nettement,  avec le PS, grands gagnants de ces élections: ils constituent la  troisième force politique française. Les marges de manœuvre existent  toujours en politique, il est très rare d&#8217;en être dépourvu car tous les  acteurs ont à un moment donné un intérêt commun à gagner ensemble. La  période qui s&#8217;ouvre va être tout à fait intéressante à suivre:  l&#8217;organisation des écologistes, la date et les modalités de la primaire à  gauche, autant d&#8217;éléments qui peuvent, suivant ce qui s&#8217;y passera,  prolonger la dynamique victorieuse.</p>
<p><strong>Comment interpréter l&#8217;effondrement du NPA?</strong></p>
<p><a href="http://regionales2010.slate.fr/article/3755/front-de-gauche-l%e2%80%99opa-de-melenchon-sur-le-pcf/"><strong>L&#8217;émergence du Front de Gauche</strong></a> a sans doute enrayé les projets du NPA  et d&#8217;Olivier Besancenot. Jean-Luc Mélenchon dispose à la fois d&#8217;une  forte posture de gauche aux yeux de l&#8217;opinion et d&#8217;une expérience  gouvernementale. Sa rupture avec le PS, l&#8217;alliance du Parti de Gauche et  du PCF au sein du Front de Gauche lui a permis de gagner sur les deux  tableaux: fort ancrage à gauche (critique vis-à-vis de la gauche qui  gouverne) et acceptation, même sous conditions et critique,  d&#8217;éventuelles alliances avec la gauche de gouvernement. Cette dynamique a  donc clairement repoussé le NPA dans un coin plus étroit et plus  difficile de la vie politique.</p>
<p><strong>Quel avenir pour François Bayrou? Pour le MoDem? Pour le  centre en politique?</strong></p>
<p>François Bayrou a toujours le même projet politique et n&#8217;en changera  sans doute pas: il défend l&#8217;hypothèse, qui n&#8217;est pas sans fondement, que  l&#8217;élection présidentielle est le verrou qui tient tout. Sa «révolution  orange», à savoir la fin du système où tout ce qu&#8217;un camp gagne, l&#8217;autre  le perd, repose sur un pari stratégique: se qualifier pour le second  tour de l&#8217;élection présidentielle et à ce moment-là faire la différence.  La sociologie de son électorat est nettement plus composite et le MoDem  a été le réceptacle de flux électoraux variés: anciens électeurs  centristes, de gauche, écologistes ou de droite modérée mais non séduits  par Nicolas Sarkozy. C&#8217;est aussi l&#8217;une des raisons pour lesquelles il  lui est difficile de fixer et de fidéliser cet électorat. Cela ne veut  pas dire que le centrisme n&#8217;existe pas ou plus et que les élections  régionales de 2010 signent la fin du projet politique du MoDem.  Néanmoins, le MoDem comme organisation connaît une forte crise interne  et les difficultés à boucler les listes dans certaines régions  témoignaient déjà de ces difficultés. Le départ de Corine Lepage des  instances de la présidence du MoDem en sont un autre indicateur.</p>
<p><strong>La droite a atteint un niveau historiquement bas: quelles en  sont les principales raisons?</strong></p>
<p>Les élections régionales jouent comme des élections «intermédiaires»:  elles tendent à favoriser l&#8217;expression des mécontentements et une  partie de l&#8217;électorat met à profit cette occasion pour envoyer des  messages au pouvoir en place. A cette toile de fond s&#8217;est ajouté le  contexte de crise économique, de doutes et d&#8217;incertitudes qui viennent  avec. L&#8217;impopularité du chef de l&#8217;Etat, y compris depuis quelques mois  dans des segments habituellement acquis (professions libérales,  indépendants, personnes âgées), la non-campagne électorale, ont favorisé  l&#8217;envoi d&#8217;un message au chef de l&#8217;Etat et au gouvernement. De nombreux  ministres n&#8217;ont pas réussi à enclencher une dynamique dans leurs  régions.</p>
<p><strong>Cette défaite de la droite façon Sarkozy laisse-t-elle de la  place pour une autre droite? Quel espace politique existe-t-il pour  Dominique de Villepin qui a annoncé ce jeudi la création d&#8217;un nouveau  mouvement?</strong></p>
<p>Il est très difficile de répondre. Incontestablement, la question de  la diversité à l&#8217;intérieur de la droite devient pour elle une question  importante. Mais chaque élection a sa propre logique: rien ne dit,  aujourd&#8217;hui, que la diversité des candidatures jouerait en 2012 dans un  sens mobilisateur pour la droite (comme pour la gauche d&#8217;ailleurs).  C&#8217;est davantage les politiques conduites et leurs résultats auxquels les  électeurs font attention. Dominique de Villepin a su capitaliser un peu  dans l&#8217;opinion à travers le procès de «l&#8217;affaire Clearstream». Il  faudra surtout voir quel projet il présente, et sur quels thèmes il  voudra marquer sa différence. Une fois connus ces importants paramètres,  nous pourrons voir de quelle marge de manœuvre il dispose. Cela  dépendra aussi de l&#8217;évolution de la popularité des deux têtes de  l&#8217;exécutif à ce moment-là, en particulier au sein de l&#8217;électorat de  droite. Pour le moment, le point faible de Dominique de Villepin reste  la rareté de ses relais au sein de l&#8217;UMP et de ses élus. Son ancrage  territorial est une autre inconnue, même s&#8217;il peut réussir à percer un  peu dans l&#8217;opinion au nom de sa différence et de son statut d&#8217;ancien  Premier ministre.</p>
<p><strong>Pensez-vous vraisemblable de voir l&#8217;UMP s&#8217;allier avec un FN  plus «light», incarné par Marine Le Pen et de voir cette dernière  intégrer un gouvernement de droite, constituant ainsi l&#8217;aile dure de ce  gouvernement, à l&#8217;instar d&#8217;un Charles Pasqua?</strong></p>
<p>Il s&#8217;agit pour le moment de scénarios de politique-fiction. Ce n&#8217;est  sans doute pas au moment où le FN semble retrouver une partie de son  espace perdu qu&#8217;il s&#8217;engagera dans un tournant à 180 degrés de sa  stratégie. Dans ses déclarations, Marine Le Pen continue de fustiger ce  qu&#8217;elle appelle «l&#8217;UMPS». Idéologiquement, les électorats de la droite  modérée de gouvernement et de l&#8217;extrême droite connaissent d&#8217;importantes  différences: les valeurs politiques de l&#8217;électorat d&#8217;extrême droite (ce  que mes collègues Gérard Grunberg et Etienne Schweisguth dénomment  «l&#8217;anti-universalisme», qui est un mélange de valeurs autoritaires,  xénophobes et anti-égalitaires) font une différence de fond avec  l&#8217;électorat de droite classique, sensible aux thèmes économiques du  «trop d&#8217;Etat» mais également beaucoup plus sensibles aux valeurs de  l&#8217;universalisme que l&#8217;électorat de l&#8217;extrême droite.</p>
<p><strong>En conclusion, quelles vont être, selon vous, les principales  conséquences politiques de cette défaite, en particulier sur le rythme  des réformes, sur la façon de communiquer ou les stratégies d&#8217;alliances?</strong></p>
<p>Ces régionales auront d&#8217;importantes conséquences, au-delà du  mini-remaniement: les stratégies des acteurs vont évoluer tant à gauche  qu&#8217;à droite. Sans aucun doute, on peut s&#8217;attendre à des conséquences sur  le rythme et le style de l&#8217;action du président de la République.  Premier exemple, <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/2967/pourquoi-nicolas-sarkozy-retourne-sa-veste-verte/"><strong>la fin annoncée de la «taxe carbone»</strong></a>.</p>
<p><em>Propos recueillis par Olivier Vandelle</em></p>
<p><em>Photo: Cécile Duflot, Martine Aubry et Marie-George Buffet, le 18 mars 2010. REUTERS/Philippe Wojazer</em></p>
<p style="text-align: center;"><em><a href="http://www.delitsdopinion.com/" target="_blank"><span class="highslide"><img class="aligncenter size-full wp-image-1577" title="delit-dopinion" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/02/delits2.jpg" alt="delit-dopinion" width="490" height="204" /></span></a><br />
</em></p>
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		<title>Gauche: la fin de la surenchère sociale?</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/5483/gauche-la-fin-de-la-surenchere-sociale/</link>
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		<pubDate>Wed, 24 Mar 2010 06:35:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Legrand</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[Daniel Cohn-Bendit]]></category>
		<category><![CDATA[Europe Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Front de Gauche]]></category>
		<category><![CDATA[Martine Aubry]]></category>
		<category><![CDATA[PS]]></category>

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		<description><![CDATA[
La construction d’une gauche moderne se joue, à l’intérieur du PS, à l’intérieur d’Europe Ecologie et ça se joue dans le rapport de ces deux formations politiques.
Bon, à l’intérieur du PS, on l’a déjà décrit par le menu, il y a la question du leadership, Martine Aubry est renforcée par ce succès, Ségolène Royal a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/aubry-duflot480.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5615" title="FRANCE/" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/aubry-duflot480.jpg" alt="" width="480" height="319" /></a></h2>
<h2><em>La construction d’une gauche moderne se joue, à l’intérieur du PS, à l’intérieur d’Europe Ecologie et ça se joue dans le rapport de ces deux formations politiques.</em></h2>
<p>Bon, à l’intérieur du PS, on l’a déjà décrit par le menu, il y a la question du leadership, Martine Aubry est renforcée par ce succès, Ségolène Royal a réussi un très beau score dans sa région. On connaît l’équation, le projet des primaires. Ce peut être très simple ou très conflictuel, on verra, ce n’est pas, a priori, ce qu’il y a de plus exaltant dans la vie politique de la gauche de ces prochains mois.</p>
<p>En revanche, du côté des écologistes, il va se passer des choses, sans doute plus explosives, destructrices ou créatrices. Daniel Cohn-Bendit a lancé son <strong><a href="http://www.mediapart.fr/club/blog/patrice-louis/220308/22-mars-1968-l-enregistrement" target="_blank">nouvel</a></strong> <strong><a href="http://www.liberation.fr/politiques/0101625905-inventons-ensemble-une-cooperative-politique" target="_blank">appel du 22 mars</a></strong> lundi matin dans Libération. C’est du Cohn-Bendit pur jus, à la fois enthousiasmant et nébuleux, visionnaire, ouvert et légèrement foutraque. «Dany le vert» veut pérenniser Europe-Ecologie, en faire une sorte de coopérative politique, donner à l’écologie politique une nouvelle organisation dont les contours sont encore assez flous mais qui ne devrait pas ressembler à un parti politique classique. Les verts, c&#8217;est-à-dire le parti politique classique, incarnerait l’enfance et l’immaturité de l’écologie politique qu’il faudrait dépasser. Pour l’instant, vous le voyez ce n’est pas limpide, mais cet appel et d’autres appels qui vont suivre dans les prochains jours –notamment des parlementaires écologistes– vont dans ce sens, avec, en toile de fond, l’idée de peser fortement dans les négociations à venir avec le Parti socialiste et incarner la modernité face à lui pour participer à l’élaboration d’une plateforme de gouvernement. Alors vous l’avez compris, cette idée suggère que les écologistes finissent, avant 2012, par s’allier avec les socialistes pour ne présenter qu’un candidat incarnant ce que Martine Aubry a appelé déjà la <strong><a href="http://elections.lavoixdunord.fr/Regionales/_2010/France/2010/03/18/article_martine-aubry-invente-la-gauche-solidair.shtml">«gauche solidaire».</a></strong></p>
<p>Ce qui nous amène à la question des <strong><a href="../../../../../article/4663/ps-europe-ecologie-alliances-presidentielle-2012/">rapports entre les écologistes et le PS</a>. </strong></p>
<p>Le poids des écologistes est parfait pour les socialistes: assez fort pour composer (avec les 6% du Front de Gauche) une opposition hyperpuissante, pas assez fort pour trop prétendre au sein de cette opposition. Et surtout, pour la première fois, le principal partenaire du Parti socialiste n’est pas plus à gauche que lui, pas moins non plus, ce n’est pas vraiment définissable, mais ce qui est sûr c’est que les écologistes, contrairement au PCF du vingtième siècle, ne pousseront pas le PS à une surenchère sociale, à un toujours plus. Les écologistes (et Europe Ecologie, plus que les verts) offrent au PS, en quelque sorte, une radicalité «pas chère». Les caisses sont vides, il faudra faire des choix dans les promesses pour 2012 et c’est plus facile de faire le tri sélectif (des promesses) avec des écologistes qu’avec une aile gauche puissante et revendicatrice. En revanche il y a le nucléaire et la définition de la croissance. Voilà des sujets de clivage, des sujets de fonds, potentiellement conflictuels, qui ne pourront pas se résoudre entre deux tours d’une élection présidentielle. Voilà pourquoi l’initiative de Daniel Cohn-Bendit, même si elle reste un peu évasive, est une bonne nouvelle pour le PS.</p>
<p><em>Thomas Legrand</em></p>
<p><em>Photo:Le 18 mars 2010 à Paris. REUTERS/Philippe Wojazer</em></p>
<p><strong><em>À LIRE ÉGALEMENT: <a href="../../../../../article/4663/ps-europe-ecologie-alliances-presidentielle-2012/">Jusqu’où le rose et le vert peuvent-ils s’accorder?</a></em></strong></p>
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		<title>Un remaniement à usage interne</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/5619/un-remaniement-a-usage-interne/</link>
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		<pubDate>Tue, 23 Mar 2010 14:10:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ariane Istrati</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[François Fillon]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Sarkozy]]></category>
		<category><![CDATA[remaniement]]></category>

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Nicolas Sarkozy et son secrétaire général Claude Guéant avaient prévenu: pas de remaniement de grande ampleur au lendemain des régionales. C’est dire s’ils ont respecté leurs plans. 
Ni la sévère claque face à la gauche, ni la remontée du Front national ne les ont convaincus de mettre en place une nouvelle stratégie. On prend les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/sarko-fillon-shake480.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5627" title="FRANCE/" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/sarko-fillon-shake480.jpg" alt="" width="480" height="320" /></a></h2>
<h2><em>Nicolas Sarkozy et son secrétaire général Claude Guéant avaient prévenu: pas de remaniement de grande ampleur au lendemain des régionales. C’est dire s’ils ont respecté leurs plans. </em></h2>
<p>Ni <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/5017/ce-quil-faut-retenir-du-second-tour/"><strong>la sévère claque face à la gauche</strong></a>, ni la remontée du Front national ne les ont convaincus de mettre en place une nouvelle stratégie. <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/5579/exit-darcos-et-hirsch-entree-de-baroin-et-tron/"><strong>On prend les mêmes et on recommence</strong></a>, pourrait être le nouveau slogan de l’équipe au pouvoir. Car qui peut croire que l’entrée de François Baroin, ancien ministre des DOM-TOM sous Chirac en remplacement d’Eric Woerth au Budget changera quoi que ce soit à la politique gouvernementale? Ce mini-remaniement n’a qu’un seul but: tenter de calmer le feu qui couve au sein de la majorité. Les villepinistes menacent de <a href="http://fr.news.yahoo.com/4/20100322/tts-france-villepin-parti-ca02f96.html" target="_blank"><strong>créer un parti</strong></a> en vue de 2012?</p>
<p>Et voilà qu’un des leurs, Georges Tron, entre au gouvernement au poste de secrétaire d’Etat en charge de la fonction publique. Les centristes à l’instar de Pierre Méhaignerie plaident pour <a href="http://www.leparisien.fr/economie/bouclier-fiscal-mehaignerie-revient-a-la-charge-17-03-2009-446000.php" target="_blank"><strong>une remise en cause du bouclier fiscal</strong></a> et pour une plus grande solidarité dans la crise? Marc-Philippe Daubresse, centriste du Nord et proche de Jean-Louis Borloo, est nommé ministre de la Jeunesse et des solidarités actives. Enfin les chiraquiens regroupés autour de François Baroin critiquent la plupart des réformes du gouvernement et Nicolas Sarkozy tente d’étouffer la grogne en neutralisant le jeune Baroin au Budget. A noter d’ailleurs que Georges Tron et François Baroin juraient encore il y a quelques jours que jamais, au grand jamais, ils ne se laisseraient «acheter» par le pouvoir sarkozyste.</p>
<p>Mais un fauteuil au gouvernement fût-ce un strapontin, se refuse rarement. Au delà de l’anecdote, on peut douter que l’arrivée de ces trois personnes influe en quoi que ce soit sur la politique menée. Que peut faire, par exemple, un Baroin coincé au Budget pour imposer que soit stoppé le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux qu’il appelait de ses vœux? Eric Woerth, promu au Travail (et à la Solidarité et la Fonction Publique), fera-t-il différemment que Xavier Darcos en matière de retraites? On peut en douter.</p>
<h3>Divergences</h3>
<p>Les observateurs les plus attentifs auront noté le double emploi du mot «solidarité» dans les intitulés des postes attribués. Il ne s’agit guère d’un hasard. L’Elysée sait bien que la désaffection à son encontre est liée à sa gestion de la crise économique. De nombreux Français se sentent abandonnés par l’équipe en place et l’ont sanctionnée pour avoir donné l’impression de défendre les seuls plus riches. Le chef de l’Etat veut donc leur envoyer un signal: c’est avec plus de «solidarité» qu’il entend continuer à traiter la crise.</p>
<p>Mais il serait illusoire de sa part de penser que l’usage de ce seul mot pourrait suffire à rassurer les électeurs sur ses intentions. Sur les autres inquiétudes exprimées par son électorat à l’occasion des régionales, il n’apporte pas plus de réponses. Ainsi, l’ouverture tant décriée à droite, est maintenue: Bernard Kouchner et Fadela Amara conservent leurs postes quand le plus apprécié par la droite, Martin Hirsch, prend la porte. A la décharge de Nicolas Sarkozy, il semblerait que c’est ce dernier qui ait décidé de quitter un navire qui prend l’eau de toute part. (Martin Hirsch <a href="http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/03/23/martin-hirsch-il-y-avait-un-climat-dans-lequel-je-ne-me-sentais-pas-a-l-aise_1323042_823448.html" target="_blank"><strong>explique</strong></a> dans une interview au Monde qu&#8217;<em>«il y avait un climat [celui du débat sur l'identité nationale] dans lequel [il] ne se sentai[t] pas à l&#8217;aise»</em>.)</p>
<p>Ce petit changement d’équipe ne servira donc probablement à rien. Seul un changement de politique pourrait calmer la colère au sein de la droite et le chef de l’Etat ne semble pas s’y résoudre. D’autant plus qu’au sein de l’UMP les avis divergent sur les remèdes à apporter. Entre les partisans d’une accélération des réformes et ceux qui réclament une «pause» à cor et à cris, il y a un monde. Et Nicolas Sarkozy ne veut visiblement pas trancher. Le remaniement, à usage uniquement interne, n’est lisible que pour les docteurs ès UMP, spécialistes des équilibres entre les différentes sensibilités qui composent le parti. Pour l’immense majorité des autres, il n’a aucun sens. Si ce n’est leur confirmer que le Président n’a pas voulu tirer les leçons du scrutin.</p>
<p><em>Ariane Istrati</em></p>
<p><em>Photo: Le 22 mars 2010. REUTERS/Philippe Wojazer</em></p>
<p><em><strong>À LIRE ÉGALEMENT: <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/5365/le-casse-tete-par-jean-marie-colombani/">Le casse-tête</a>, par Jean-Marie Colombani, <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/5017/ce-quil-faut-retenir-du-second-tour/">Ce qu&#8217;il  faut retenir du second tour</a></strong></em></p>
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		<title>Pourquoi Nicolas Sarkozy retourne sa veste verte (MàJ)</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Mar 2010 13:30:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ariane Istrati</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
		<category><![CDATA[grenelle de l'environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Sarkozy]]></category>
		<category><![CDATA[salon de l'agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[taxe carbone]]></category>

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		<description><![CDATA[Mise à jour 23 mars 2010: Le Premier ministre aurait annoncé aux députés UMP lors d&#8217;une réunion du groupe à huis clos ce mardi 23 mars l&#8217;abandon de la taxe carbone. François Fillon aurait expliqué qu&#8217;elle devait se faire au niveau européen pour «ne pas plomber la compétitivité» des entreprises françaises, selon plusieurs participants à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/ariculture4801.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2971" title="FRANCE/" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/ariculture4801.jpg" alt="" width="480" height="270" /></a><em><strong>Mise à jour 23 mars 2010:</strong> Le Premier ministre aurait annoncé aux députés UMP lors d&#8217;<a href="http://www.slate.fr/story/19027/les-doleances-des-deputes-ump"><strong>une réunion du groupe à huis clos</strong></a> ce mardi 23 mars l&#8217;abandon de la taxe carbone. François Fillon aurait <a href="http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hTJLSOIB9kb73mThSmTPM0Lpt17g" target="_blank"><strong>expliqué</strong></a> qu&#8217;elle devait se faire au niveau européen pour «ne pas plomber la compétitivité» des entreprises françaises, selon plusieurs participants à la réunion. En cela, il reprend le raisonnement déjà exposé par Nicolas Sarkozy. </em></p>
<p><em>Nous republions l&#8217;article sur Nicolas Sarkozy et l&#8217;engagement écolo paru le 12 mars. </em></p>
<p style="text-align: center;"><strong>***</strong></p>
<p>La phrase est sortie toute seule: les questions d’environnement, <strong><em><a href="http://www.france-info.com/france-politique-2010-03-06-sarkozy-annonce-des-mesures-de-soutien-a-l-agriculture-413962-9-10.html">«ça commence à bien faire!»</a></em></strong>. Nicolas Sarkozy a fait cette sortie le 6 mars, lors d’une table ronde avec les syndicats agricoles au cours de sa visite au salon de l’agriculture. Comme quelqu’un qui en a gros sur la patate, qui se demande si tous ces efforts faits en faveur de la planète ne finissent pas à lui coûter cher politiquement parlant.</p>
<p>Ces quelques mots ont mis le feu à la mouvance écolo: le chef de l’Etat allait-il remettre en cause les mesures du Grenelle de l’Environnement dans le domaine de l’agriculture? A-t-il voulu, par cette saillie, faire un clin d’œil sans conséquences à une profession exaspérée par les normes de plus en plus contraignantes auxquelles elle a affaire? Le ministre de l’Environnement, Jean-Louis Borloo, s’est chargé, dès le lendemain, de faire retomber la polémique <strong><a href="http://fr.news.yahoo.com/3/20100307/tpl-agriculture-environnement-sarkozy-bo-cfb2994.html">en jurant</a></strong>:</p>
<blockquote><p>«Nicolas Sarkozy ne nous a jamais lâché sur aucun sujet. C’est même toujours lui qui nous a poussé à aller plus loin. (…) Je n’ai absolument aucun doute. Il n’y a pas un chef de l’Etat qui a depuis deux ans et demi mené une politique de soutien à ce ministère aussi importante.»</p></blockquote>
<p>Pas faux, mais peut-être plus pour longtemps. Converti très tardivement à l’écologie (pendant la campagne présidentielle et sous la pression de Nicolas Hulot), le président de la République a multiplié les chantiers: Grenelle 1 et 2, engagement en faveur de l’interdiction du thon rouge, investissement personnel important pour faire aboutir le processus de Copenhague avec l’échec que l’on connaît.</p>
<p>Et tout ça pour quoi? Il n’a pas ménagé sa peine et ne se trouve guère récompensé aujourd’hui. Un des premiers à l’avoir alerté fut le ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, qui l’a mis en garde contre un risque réel et dangereux de se mettre à dos les agriculteurs et les pêcheurs, des professions traditionnellement acquises à la droite et qui s’estiment sacrifiées en raison des nouvelles considérations écologiques. Bruno Le Maire a obtenu de l’Elysée la mise en place d’un groupe de travail sur une nouvelle méthode d’analyse des mesures environnementales en agriculture. Un arbitrage en faveur du ministre de l’Agriculture et pris contre le ministre d’Etat Jean-Louis Borloo.</p>
<p>Dimanche, ce dernier a d’ailleurs dû concéder que <em>«dans ce secteur d’activité qui est en crise, qui est en difficulté, il n’est pas interdit de regarder tel ou tel problème particulier»</em>. En clair: s’autoriser à s’asseoir sur certains engagements environnementaux pour calmer la colère du monde paysan. Dernière déclaration en date, <strong><a href="http://www.slate.fr/cat-2125">la taxe carbone</a></strong>. Cela avait été un de ses projets-phare, <strong><a href="http://www.slate.fr/story/15109/taxe-carbone-methode-sarkozy-censuree">retoqué</a></strong> en fin d&#8217;année par le Conseil constitutionnel. Dans une <strong><a href="http://www.lefigaro.fr/politique/2010/03/11/01002-20100311ARTFIG00638-sarkozy-pas-de-remaniement-avant-la-reforme-des-retraites-.php" target="_blank">interview</a></strong> au Figaro Magazine, le président assure que celle-ci verra bien le jour, mais après une concertation nationale et européenne. Ce qui risque fort de repousser de facto sa mise en oeuvre.</p>
<p>Quand il estime que «ça commence à bien faire», Nicolas Sarkozy dit tout haut ce que beaucoup à droite pensent tout bas. Les députés des circonscriptions rurales se font le relais de la colère agricole. Mais surtout, beaucoup constatent, dans les cercles proches du pouvoir, que l’environnement <em>«ne rapporte rien à la droite»</em>, selon les mots d’un dirigeant UMP. Vouloir sauver la planète, c’est bien gentil mais encore faut-il que ça ramène les voix, jugent certains dans la majorité. Or, la conversion de Nicolas Sarkozy ne lui a apporté aucun bénéfice. Les élections européennes ont vu s’envoler les listes d’Europe Ecologie clairement arrimées au camp de la gauche. Une tendance qui devrait (dans une moindre mesure, certes) se confirmer lors des régionales.</p>
<p>Nicolas Sarkozy aime gagner. Et si son tournant écolo ne paie pas, il pourrait bien s’exonérer de certaines de ses promesses. Sans aucun état d’âme.</p>
<p><em>Ariane Istrati</em></p>
<p><em>Photo: le 6mars 2010. Au salon de l’Agriculture. REUTERS/Remy de la Mauviniere/Pool</em></p>
<p><em><strong>À LIRE ÉGALEMENT: <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/2381/que-represente-le-vote-ecolo/">Que représente le vote écolo?</a></strong><br />
</em></p>
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		<title>PS: une victoire sonnante et trébuchante</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/5569/ps-une-victoire-sonnante-et-trebuchante/</link>
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		<pubDate>Tue, 23 Mar 2010 08:32:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ariane Istrati</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>

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		<description><![CDATA[
Quelle est savoureuse cette victoire pour le Parti socialiste! Pas seulement parce qu’elle donne la gauche largement majoritaire dans le pays, pas seulement parce qu’elle ouvre des perspectives alléchantes pour la présidentielle de 2012 mais également pour une raison plus prosaïque: elle lui permet de garder un train de vie tout à fait confortable.
Selon un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/psargent.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5575" title="FRANCE-POLITICS" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/psargent.jpg" alt="" width="480" height="319" /></a></p>
<p>Quelle est savoureuse cette victoire pour le Parti socialiste! Pas seulement parce qu’elle donne la gauche largement majoritaire dans le pays, pas seulement parce qu’elle ouvre des perspectives alléchantes pour la présidentielle de 2012 mais également pour une raison plus prosaïque: elle lui permet de garder un train de vie tout à fait confortable.</p>
<p>Selon un député PS, 800 socialistes vivent en partie des subsides des régions. Les <a href="http://www.parti-socialiste.fr/le-ps/le-ps-comment-ca-marche/la-federation">secrétaires fédéraux</a> de la France entière et les cadres du parti sont tous élus dans les conseils régionaux. Ils bénéficient à ce titre <strong><a href="http://www.dgcl.interieur.gouv.fr/sections/les_collectivites_te/vie_democratique_loc/elus_locaux/statut_de_l_elu/circulaire_du_9_octo3687/downloadFile/file/circulaire_du_9.10.2008.pdf?nocache=1225797154.61" target="_blank">des indemnités prévues par la loi</a></strong>. Rien de bien mirobolant, entre 1.500 euros et 2.600 euros selon la taille de l’Assemblée mais de belles sommes tout de même pour ces élus qui, pour la plupart, exercent une profession par ailleurs. Le plus doté d’entre eux, le président du Conseil régional perçoit 5.354 euros et un vice-président entre 2.000 et 3.600 selon les régions.</p>
<p>Les membres des commissions permanentes ont droit à un petit bonus. Pendant <span style="text-decoration: line-through;">six</span> quatre ans, la majorité de l’encadrement du PS est donc assurée de recevoir une manne de l’institution régionale ainsi que de nombreux autres avantages: chauffeurs pour les plus hauts gradés, services de secrétariats…etc. «Cela permet incontestablement de faire tourner le parti», note le même député qui explique ainsi que «lors des élections régionales les socialistes sont toujours très unis car l’enjeu est d’importance pour eux».</p>
<p>Il ne s’agit évidemment pas de dénoncer un quelconque scandale, les élus Français ne sont pas particulièrement bien payés au regard du travail qu’ils accomplissent, mais de noter un fait. Les émoluments de ces élus permettent de tenir des permanences, d’organiser des réunions publiques ou des tractages, bref de maintenir opérationnel le Parti socialiste. Une nécessité pour un parti de gouvernement qui prétend concourir pour l’Elysée. Etant dans l’opposition, le PS perçoit en effet beaucoup moins d’argent public que son adversaire l’UMP (12 millions d’euros contre 34 millions).</p>
<p>Pour garder une activité dans tous les cantons, il doit compter sur la générosité de ses membres. Car le PS fonctionne selon une règle très peu appliquée à droite: ses élus reversent une partie de leurs indemnités à leur parti. Les contributions des élus socialistes représentent ainsi plus de 22% des recettes totales du PS alors que celles des UMP ne représentent que 3%.</p>
<p><em><strong>Ariane Istrati</strong></em></p>
<p><em>Photo: Meeting de Jean-Paul Huchon, le 11 mars 2010, à Paris. REUTERS/Jacky Naegelen</em></p>
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		<title>Exit Darcos et Hirsch, entrée de Baroin et Tron</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/5579/exit-darcos-et-hirsch-entree-de-baroin-et-tron/</link>
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		<pubDate>Mon, 22 Mar 2010 18:41:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Johan Hufnagel</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>

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		<description><![CDATA[Au lendemain de la sévère défaite de la majorité présidentielle aux élections régionales, François Fillon a très légèrement modifié la composition de son gouvernement. Après une journée de discussions — et de rumeurs, c’est par communiqué que la présidence a annoncé des changements. Comme Claude Guéant l’avait dit dans La Croix samedi, le remaniement —le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/fillon4801.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5581" title="FRANCE-VOTE/" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/fillon4801.jpg" alt="" width="480" height="319" /></a>Au lendemain de <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/5017/ce-quil-faut-retenir-du-second-tour/"><strong>la sévère défaite de la majorité présidentielle</strong></a> aux élections régionales, François Fillon a très légèrement modifié la composition de son gouvernement. Après une journée de discussions — et de rumeurs, c’est par communiqué que la présidence a annoncé des changements. Comme Claude Guéant l’avait dit dans La Croix samedi, le remaniement —<strong><a href="http://www.lefigaro.fr/politique/2009/06/24/01002-20090624ARTFIG00593-remaniement-fillon-iii-iv-ou-v-.php" target="_blank">le 4, 5e ou 6e du Premier ministre</a></strong>— est sinon «technique» du moins limité. Les changements tiennent en six lignes:</p>
<p><strong>- Deux départs</strong></p>
<p><a href="http://regionales2010.slate.fr/article/3305/les-resultats-en-aquitaine/"><strong>Xavier Darcos</strong></a>, ministre du Travail, qui devait piloter la réforme des retraites, fait les frais de sa lourde défaite aux régionales en Aquitaine.</p>
<p>Martin Hirsch, haut commissaire aux solidarités actives et personnalité emblématique d’ouverture, quitte aussi le gouvernement pour prendre le poste de président de l&#8217;Agence du service civique. Selon Reuters, c&#8217;est lui qui aurait demandé à quitter son poste.</p>
<p><strong>- Trois arrivées</strong></p>
<p>François Baroin, chiraquien pur jus, faisait partie de ceux qui ont tapé le plus fort sur l’ouverture (<em>«Il faut arrêter cette politique d&#8217;ouverture. Les gens n&#8217;ont pas voté Sarkozy pour avoir des gens de gauche à tous les postes»</em>, le 18 mars 2010.) Il devient ministre du Budget et de la Réforme.</p>
<p>Georges Tron, symbole de l’ouverture aux villepinistes, devient secrétaire d&#8217;Etat à la Fonction publique&#8230;</p>
<p>Le député UMP du Nord Marc-Philippe Daubresse est lui nommé ministre de la Jeunesse et des solidarités actives, à la place de Hirsch, donc.</p>
<p><strong>- Un transfert</strong></p>
<p>Celui d’Eric Woerth, qui passe du Budget au Travail et à la Fonction publique.</p>
<p>Le départ des autres ministres d&#8217;ouverture, comme <strong><a href="http://www.mediapart.fr/journal/france/190310/l-elysee-affolement-et-scenarios-de-remaniement" target="_blank">Eric Besson ou Fadela Amara, Mitterrand et Kouchner</a></strong>, ne s&#8217;est pas fait. Pour Reuters, <strong><a href="http://fr.news.yahoo.com/4/20100322/tts-france-gouvernement-remaniement-ca02f96.html" target="_blank">Nicolas Sarkozy et François Fillon n&#8217;étaient pas d&#8217;accord sur l&#8217;ampleur à donner à ce remaniement</a></strong>. Le Premier ministre souhaitait davantage de mouvement, le chef de l&#8217;Etat préférait le limiter pour ne pas «grille une cartouche».</p>
<p><em>JH</em></p>
<p><em>Photo: A l&#8217;Elysée, le 22 mars 2010. REUTERS/Philippe Wojazer</em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le casse-tête</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/5365/le-casse-tete-par-jean-marie-colombani/</link>
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		<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 22:52:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Marie Colombani</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>

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		<description><![CDATA[PAR JEAN-MARIE COLOMBANI &#8211; Ce qui frappe au soir du scrutin, c’est la multitude des questions soulevées dans la perspective de l’élection présidentielle; et surtout, la difficulté d’y apporter des réponses satisfaisantes. A gauche, mais aussi et surtout dans le camp présidentiel.
La première chose qu’il faut regarder, lorsque les Français votent, c’est évidemment le rapport [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/fillon480.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5369" title="FRANCE-VOTE/" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/fillon480.jpg" alt="" width="480" height="318" /></a>PAR JEAN-MARIE COLOMBANI &#8211; Ce qui frappe au soir du scrutin, c’est la multitude des questions soulevées dans la perspective de l’élection présidentielle; et surtout, la difficulté d’y apporter des réponses satisfaisantes. A gauche, mais aussi et surtout dans le camp présidentiel.</em></strong></p>
<p>La première chose qu’il faut regarder, lorsque les Français votent, c’est évidemment le rapport de forces. De ce point de vue, les résultats du second tour des élections régionales confirment le vieil adage selon lequel un second tour se lit toujours dans les résultats du premier tour. Confirmation donc d’un rapport de forces nettement favorable à la gauche et nettement en défaveur du parti du Président. 54 % contre 36%: c’est un écart de 18 points qu’il faut rapprocher de l’écart constaté également en faveur de la gauche en 2004, qui était de 13 points (50% contre 37%). Pour ceux qui seraient encore tentés de nier la réalité du message de mécontentement adressé par les Français (qui ne se sont guère manifestés dimanche soir car les «éléments de langage» diffusés à droite consistaient, au contraire, à reconnaître la défaite), constatons qu’un tel écart entre la droite et la gauche est inédit dans un scrutin local; et qu’il s’approche de l’élan qui avait accompagné, en 1981 aux élections législatives, la victoire de François Mitterrand.</p>
<p><strong>Pas de cohabitation pour se refaire</strong></p>
<p>Mais, malgré cette réalité tangible et spectaculaire, ce qui frappe surtout au soir du scrutin, c’est la multitude des questions soulevées dans la perspective de l’élection présidentielle; et surtout, la difficulté d’y apporter des réponses satisfaisantes. Les représentants de chaque camp semblaient d’ailleurs s’accorder sur ce point, puisque, à gauche, Martine Aubry a évité tout triomphalisme tandis que Daniel Cohn-Bendit et François Hollande n’hésitaient pas à affirmer: «les difficultés commencent». A droite, où Jean-François Copé a appelé à un «retour aux fondamentaux», chacun y est allé de l’exposé de sa recette.</p>
<p>En tête, il y a le précédent de 2004. Une lourde défaite de la droite et, trois ans plus tard, en 2007, la victoire avec Nicolas Sarkozy. Rassurant pour le parti présidentiel. Mais, aussitôt, les contradictions surgissent. Car si la droite s’est bien succédée à elle-même, Nicolas Sarkozy <span style="text-decoration: line-through;">le président sortant, Jacques Chirac, n’était pas rééligible </span> a tout de même été élu sur le thème de la rupture. Or, comment ce dernier pourrait-il rompre aujourd’hui avec le sarkozisme? En outre, à l’inverse de ses prédécesseurs, François Mitterrand en 1986 et Jacques Chirac en 1997, il n’a pas devant lui des années de cohabitation pour se refaire une santé.</p>
<p>On s’en souvient: la cohabitation a été l’arme absolue de François Mitterrand comme de Jacques Chirac pour revenir, après une défaite l’un et l’autre quasiment acquise à mi mandat. Difficulté supplémentaire: Nicolas Sarkozy se place toujours beaucoup plus en première ligne que ses prédécesseurs n’avaient coutume de le faire.</p>
<p><strong>Le discours sobre de Fillon</strong></p>
<p>Question: un rôle plus grand de François Fillon, qui a été omniprésent dans l’entre deux tours pourrait-il faire office de substitut à une cohabitation? Cela supposerait une part plus grande laissée au Premier ministre dans l’action quotidienne et un président recentré sur le domaine présidentiel, à savoir les grands axes stratégiques, et non plus le détail, et bien sûr l’action extérieure, donc le premier rôle face à la crise internationale. A ce stade, rien n’indique que Nicolas Sarkozy veuille prendre ce chemin. Même si tout laisse penser qu’il l’envisagerait volontiers s’il devait être réélu.</p>
<p>François Fillon donc. Son discours dimanche soir était exemplaire: sobre sur la forme et clair sur le fond. Même s’il s’est contenté d’évoquer le succès des listes de gauche et non le succès de la gauche, ce qui lui a permis de balancer son propos entre la reconnaissance de la défaite, ou plutôt des défaites locales, et la nécessité, comme il l’a dit, «de garder le cap fixé par les élections nationales».</p>
<p>Ce cap, on le sait, c’est celui des réformes auxquelles Nicolas Sarkozy veut attacher son nom. L’ordre du jour des semaines qui viennent appellera d’ailleurs la mise sur pieds de celle des retraites. Ce sujet complexe risque, dans le contexte actuel, de prendre un tour symbolique qui peut desservir le consensus qu’il serait nécessaire de trouver entre la droite et la gauche et entre les partis de gouvernement et les syndicats.</p>
<p><strong>Contradiction</strong></p>
<p>Mais surtout le Premier ministre a énoncé la nécessité de poursuivre trois objectifs qui, à eux seuls, dessinent un programme de gouvernement pour les deux années qui viennent: rétablir la compétitivité de l’économie française, assurer le financement des retraites et réduire les déficits. Le premier et le troisième objectifs sont évidemment  la clé d’une politique qui pourrait nous rapprocher des disciplines allemandes (à un moment où celles-ci sont contestées par Christine Lagarde). En tous cas, François Fillon ne tient en aucune façon un discours démagogique et de facilité; et la traduction concrète de son propos, si elle devait être décidée, serait de nature à nous rapprocher de quelque chose qui ressemblerait à un programme d’austérité. Rigueur, austérité: horreur, malheur! On sait à quel point ces mots sont interdits dans le langage gouvernemental, par le président de la République. Au-delà des mots, la question est de savoir dans quel sens Nicolas Sarkozy arbitrera.</p>
<p>Et la contradiction devant laquelle se trouve le président de la République est, il est vrai, particulièrement difficile à dénouer. Sa réponse sera des plus difficiles à calibrer. Car, d’un côté une majorité franche du pays manifeste son mécontentement, ses craintes devant le chômage, les difficultés de la vie quotidienne, la peur pour les couches moyennes de connaître la pauvreté; et, face à cela, la demande d’être protégée. Etant entendu que, si les Français ont bien en tête l’insécurité, c’est davantage aujourd’hui l’insécurité sociale qui les préoccupent et face à laquelle ils demandent au président d’agir.</p>
<p><strong>Equation complexe</strong></p>
<p>Mais, d’un autre côté, une autre partie du pays, celle qui se réclame de la droite, s’inquiète davantage du retour de l’état, de l’augmentation qu’elle juge extravagante des déficits; cette France-là, au fond, ne comprend pas la gestion sociale de la crise et demande le retour à la fois de l’orthodoxie et au mot d’ordre du «travailler plus». Mais alors, comment gérer la crise alors même que les développements de celle-ci ont commandé partout des déficits et des politiques sociales destinées à éviter la récession et à atténuer les effets sociaux les plus visibles de la tourmente que nous traversons? On voit donc que l’équation présidentielle va au-delà de ce que le Premier ministre a pu énoncer, d’autant plus sereinement qu’il ne sera pas le plus exposé.</p>
<p>Une part de cette difficulté se marque sans doute, pour la droite, dans le regain au deuxième tour du Front national.  Car le parti de Jean-Marie et Marine Le Pen a connu, entre les deux tours là où il était présent (12 triangulaires au lieu des 17 de l’année 2004), une progression inédite. Il est heureux, de ce point de vue, qu’Eric Besson ait esquissé une autocritique, tant on peut considérer que le débat sur l’identité nationale a pu contribuer à relancer un FN qui paraissait en bout de course. Passons enfin sur la palme de l’humour qui revient incontestablement à George Frêche qui s’est payé le luxe d’annoncer la mort des partis politiques en se présentant lui même comme le symbole d’un renouveau (sic) et comme l’artisan d’une politique  dite « autrement » (sic). Quant à la gauche et à ses difficultés annoncées par Daniel Cohn-Bendit, il sera bien temps d’en parler lorsqu’elles surgiront!</p>
<p><em><strong>Jean-Marie Colombani</strong></em></p>
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		<item>
		<title>Ce qu&#8217;il faut retenir du second tour</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/5017/ce-quil-faut-retenir-du-second-tour/</link>
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		<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 19:05:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Johan Hufnagel</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>

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		<description><![CDATA[
C’est le paradoxe de cette élection: le baromètre présidentiel est tourné vers l’Alsace, l&#8217;une des deux seules régions métropolitaines dirigées par la droite depuis 2004. La probable victoire de l’UMP dans cette région permet certes au parti présidentiel de conserver le statu quo et sauver l’honneur, mais les estimations dans les autres régions indiquent que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/sarkotour2480.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5019" title="FRANCE-VOTE/" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/sarkotour2480.jpg" alt="" width="480" height="318" /></a></p>
<p>C’est le paradoxe de cette élection: le baromètre présidentiel est tourné vers l’Alsace, l&#8217;une des deux seules régions métropolitaines dirigées par la droite depuis 2004. La probable victoire de l’UMP dans cette région permet certes au parti présidentiel de conserver le statu quo et sauver l’honneur, mais les estimations dans les autres régions indiquent que la majorité n’est pas loin de vivre un désastre, même avec l’Alsace dans la besace.</p>
<p>Selon les estimations nationales, les listes de gauche obtiendraient 58-59% des suffrages (Sofrès), celles de droite de 41-42%. Dans le cas des triangulaires, les listes de gauche sont créditées de 49%, celle de la majorité présidentielle de 33,5% et de 17,5% pour le FN qui continuerait à progresser dans les 12 régions où il s’est maintenu. Au second tour de 2004, les listes de gauche avaient rassemblé 49,9% des voix, celles de droite 36,8 et les listes frontistes 12,4% environ.</p>
<p>Certes, la règle veut que le second tour confirme le premier (en dehors des législatives de 1978, il n’y a jamais eu d’inversion de tendance), mais ce dimanche, la défaite du parti présidentiel est d’autant plus cuisante que la participation entre les deux tours a augmenté.</p>
<p>L’UMP avait bien tenté de mobiliser son électorat traditionnel — celui qui l’avait boudé il y a une semaine — et de «gratter» une partie des électeurs du FN en frappant fort sur le thème de l&#8217;insécurité.</p>
<p>La réponse des électeurs dimanche 14 mars, même si elle est multiple, n’est en tout cas pas celle que les ténors du parti présidentiel attendait.</p>
<p><strong>La participation</strong></p>
<p>Une fois encore, les sondeurs se sont trompés. Au moins ceux qui avaient prévu une augmentation de l’abstention. Réalisé les 17 et 18 mars, un <a href="http://www.leparisien.fr/politique/regionales-l-abstention-gagne-encore-du-terrain-19-03-2010-854444.php.  ">sondage CSA</a> prévoyait même qu’elle serait non seulement en progression mais plus forte encore à droite qu’à gauche, malgré les <a href="http://www.lefigaro.fr/elections-regionales-2010/2010/03/18/01034-20100318ARTFIG00762-l-ump-decroche-son-telephone-pour-seduire-les-electeurs-.php">appels de la majorité à la mobilisation</a>.</p>
<p>Seule une augmentation sensible de la participation pouvait permettre à la majorité présidentielle de diminuer les dégâts. La dynamique de victoire amplifiée par la fusion quasi générale des listes du PS avec celles des écologistes ou du Front de gauche lui donnait environ 20 points de retard dans les sondages. Elle ressort selon les premières estimations nationales à 18 points.</p>
<p>Atone avant le 14 mars, la campagne aura finalement démarré entre les deux tours et les appels à la mobilisation, dans les deux camps, ont été en partie entendus. L’abstention recule de six points par rapport au premier tour, à 47,5%. On peut s’en réjouir, même si la participation reste une des plus faibles jamais enregistrée pour ce scrutin.</p>
<p><strong>Le petit chelem pour la gauche</strong></p>
<p>Il y a six ans, deux régions métropolitaines avaient résisté à la vague rose, l&#8217;Alsace et la Corse. En 2010, après sa victoire du premier tour (plus de 50 % des suffrages exprimés) et la fusion des listes PS/Europe Ecologie/ Front de gauche dans la quasi-totalité des 22 régions métropolitaines, la gauche visait une «victoire totale».</p>
<p>Elle remporte une victoire éclatante et indéniable mais pourrait se retrouver paradoxalement à la tête du même nombre de régions métropolitaines qu&#8217;en 2004.</p>
<p>Autre ombre au tableau, le Languedoc-Roussillon où Georges Frêche (divers gauche) remporte un nouveau mandat. Malgré une position alambiquée (le PS appelle à faire barrage à la droite mais n’inclura pas à son tableau de chasse une région qui serait dirigée par un homme <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/4723/freche-prepare-son-triomphe-et-son-marchandage/">exclu de ses rangs pour dérapage verbal</a>).</p>
<p>Le résultat de dimanche est en tout cas annonciateur d’une union simplifiée à gauche, à deux ans de la présidentielle: exit le MoDem, laminé dès dimanche dernier, bonjour les écolos. <em>«La gauche se dote d’une nouvelle colonne vertébrale, </em>diagnostiquait Jean-Christophe Cambadélis, le «mécanicien» de l’ex-gauche plurielle dans Libération. <em>On passe de l’axe PS-PCF, ouvert aux Verts, à l’axe PS-écologistes, ouvert au PCF.» </em>Les programmes socialiste et verts ne sont pas forcément toujours compatibles, mais il semble que les bulletins roses et verts, eux, le soient. Contrairement aux espoirs de l&#8217;UMP.</p>
<p>L’accord de fusion des listes conclu nationalement a en effet bien fonctionné dans les urnes puisque les électeurs d’EE —séduits par la ligne du parti «non à l’hégémonisme du PS, oui à l’autonomie»— ont suivi. Les 12,5% d’EE obtenu au 1er tour, après le très bon score des européennes de 2009, ont pacifié les rapports entre les deux mouvements.</p>
<p>Si cette victoire a réglé la question du leadership à gauche, elle va peut-être régler celui de la direction du PS. Martine Aubry, la première secrétaire du parti, sort renforcée par l’ampleur de la victoire aux régionales. Ségolène Royal, créditée de 61% des suffrages selon la Sofrès, réalise un très beau score, en hausse par rapport à son résultat de 2004. Absente de la scène nationale, l’ancienne candidate à la présidentielle s’était concentrée sur le Poitou-Charentes. Mais sera-t-elle créditée du meilleur score des candidats de gauche nécessaire pour marquer les esprits au siège du PS? Selon certains sondages, elle serait devancée par d’autres présidents socialistes sortant.</p>
<p>Moral au beau fixe pour la gauche donc, qui sait aussi que la victoire de 2004, tout aussi large que celle de ce dimanche, ne s’était pas traduite par une victoire à la présidentielle de 2007. Comme si cette cohabitation locale/nationale (les régions et les grandes villes à gauche, la présidence et les assemblées à droite) plaisait aux Français…</p>
<p><strong>Pour l’UMP, la douche</strong></p>
<p>Au soir du premier tour qui a vu les listes de la majorité présidentielle parvenir en tête dans dix régions, la droite ne pouvait plus que (follement) rêver n’emporter que la Basse-Normandie, Champagne-Ardenne, Franche-Comté, la Réunion, la Guyane et l’Alsace. Outre une faible réserve de voix dans les duels droite gauche (les électeurs FN préféreraient l’abstention au vote UMP), la majorité présidentielle a dû composer avec 12 triangulaires où est présent le Front national. Une configuration qui lui est presque fatale à tout coup.</p>
<p>Malgré la probable victoire alsacienne, en Guyane, et Réunion, Nicolas Sarkozy est le grand perdant de la soirée. Ces élections à mi-mandat ne sont généralement pas favorables au parti au pouvoir et pas annonciateur d’une victoire de l’opposition en 2012, mais le chef de l’Etat va devoir répondre à ce mécontentement multiple affiché à l’occasion de ces deux tours. Y compris au sein même de sa majorité: l’ouverture, la stratégie d’union, le style et la méthode de gouvernance, le rythme des réformes, etc… Après avoir longtemps pensé que le scrutin de 2010 ne pouvait pas être perdu, le chef de l’Etat avait tout fait pour minimiser la portée du vote (<em>«Que les choses soient bien claires. Le scrutin des 14 et 21 mars est un scrutin régional: ses conséquences seront donc régionales»</em>). Y compris dans ces dernières heures. Ainsi, le <a href="http://www.la-croix.com/Sarkozy-remaniera-gouvernement-minima/article/2419150/4076  ">remaniement</a> <em>«prévu dans les jours qui viennent»</em>, avait prévenu samedi Claude Guéant, le secrétaire général de l&#8217;Elysée, dans la Croix, sera «modeste» et «technique». Le restera-t-il vu l’ampleur de la défaite?</p>
<p><strong>Le FN, l&#8217;autre vainqueur</strong></p>
<p>Après s’être rappelé à l’existence de la droite le 14 mars, le parti de Jean-Marie Le Pen, plus surprenant, progresserait à l’occasion de ce second tour. Avec 7% des suffrages selon les estimations nationales, le Front ferait mieux dans les douze régions dans lesquels il était encore présent. Avec 24% en Paca (estimation), Le Pen qui faisait ici sa dernière campagne, améliore de 4 points son score du 1er tour. Idem pour le Nord-Pas-de-Calais pour Marine Le Pen (22%, +4). Dans le département du Pas-de-Calais, elle dépasse même la candidate UMP Valérie Létard (24,4 contre 22,6). <a href="http://www.libelille.fr/saberan/2010/03/héninbeaumont-.html" target="_blank"><strong>Sans même parler d&#8217;Hénin-Beaumont</strong></a>. Dans le duel à distance pour la succession du leader frontiste, elle fait mieux que son rival Bruno Gollnisch. Avec 15% des suffrages (estimation Sofrès) en Rhône-Alpes, il ne progresse que d&#8217;un point par rapport au premier tour.</p>
<p>Clairement, le FN a clairement bénéficié à la fois du débat sur l&#8217;identité nationale et de celui sur l&#8217;insécurité. En 2004, le parti avait été crédité de 12% des suffrages nationaux alors qu&#8217;il avait été en mesure de se maintenir dans 17 régions contre 12 hier.</p>
<p><em><strong>Johan Hufnagel</strong></em></p>
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		<title>Les élections régionales en direct: Fillon assume ses responsabilités</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 13:38:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Glad</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>

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		<description><![CDATA[
20h58: Bertrand accuse Aubry d&#8217;avoir fait monter le FN
«Martine Aubry a annoncé vouloir donner le droit de vote aux étrangers avant le premier tour pour faire monter le Front National», a déclaré Xavier Bertrand, secrétaire général de l&#8217;UMP, sur le plateau de TF1. Le 12 janvier, le groupe socialiste à l&#8217;Assemblée nationale avait déposé une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><em><em><em><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/vote48012.jpg"><img class="size-full wp-image-4747 aligncenter" title="FRANCE" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/vote48012.jpg" alt="" width="480" height="270" /></a></em></em></em></p>
<h3 style="text-align: left;">20h58: Bertrand accuse Aubry d&#8217;avoir fait monter le FN</h3>
<p>«Martine Aubry a annoncé vouloir donner le droit de vote aux étrangers avant le premier tour pour faire monter le Front National», a déclaré Xavier Bertrand, secrétaire général de l&#8217;UMP, sur le plateau de TF1. Le 12 janvier, le groupe socialiste à l&#8217;Assemblée nationale avait <a href="http://info.france2.fr/france/Droit-de-vote-aux-%C3%A9trangers:-proposition-de-loi-PS-60219745.html"><strong>déposé une proposition de loi</strong></a> sur le droit de vote des étrangers aux municipales.</p>
<h3 style="text-align: left;">20h55: «Le PS d&#8217;en bas a gagné», selon Collomb</h3>
<p>Après la France d&#8217;en bas, le PS d&#8217;en bas: «Aujourd&#8217;hui, le PS d&#8217;en bas a gagné une victoire. Il faut être capable de la transformer lorsqu&#8217;il y aura des élections pour le PS d&#8217;en haut», a déclaré le maire de Lyon Gérard Collomb.</p>
<h3 style="text-align: left;">20h47: Huchon large vainqueur en Ile-de-France</h3>
<p style="text-align: left;">D&#8217;après les chiffres de TNS-Sofres qui viennent de tomber, en Ile-de-France, Jean-Paul Huchon l&#8217;emporte largement avec 57% des votes contre 43% pour Valérie Pécresse.</p>
<h3 style="text-align: left;">20h43: Georges Frêche observe une minute de silence</h3>
<p>Georges Frêche, réélu confortablement avec 53% des voix, fait le show sur France 2, comme il aime tant le faire: «J&#8217;observerai déjà une minute de silence pour les partis politiques de type XXe siècle. Ce sont les grands perdants au vu de l&#8217;abstention. Les vrais vainqueurs, ce sont les présidents de région socialistes.»</p>
<h3 style="text-align: left;">20h30: Martine Aubry revendique une «victoire sans précédent»</h3>
<p style="text-align: left;">La patronne du PS revendique une «victoire sans précédent des listes de gauches rassemblées». Mais comme souvent avec Martine Aubry, difficile de retenir d&#8217;autres citations: le discours reste très générique, très langue de bois. Même François Fillon a fait plus intéressant ce soir, c&#8217;est dire.</p>
<h3 style="text-align: left;">20h22: François Fillon assume ses responsabilités dans la défaite</h3>
<p style="text-align: left;">Le Premier ministre reconnaît la victoire des listes de gauche: «C&#8217;est une déception pour la majorité. J&#8217;assume ma part de responsabilités et je l&#8217;évoquerai demain avec le Président de la République».</p>
<h3 style="text-align: left;">20h07: Ségolène Royal prend tout le monde de court</h3>
<p>Ségolène Royal, qui a gagné avec 61% des voix en Poitou-Charentes, fait un discours de victoire beaucoup plus tôt que d&#8217;habitude, afin de bien marquer sa victoire régionale par rapport à la victoire nationale de Martine Aubry: «Cette unité nous donne un souffle, une nouvelle chance», a-t-elle déclaré.</p>
<p>Mais son coup de poker n&#8217;aura marché que sur France 2 qui a interrompu son ancien compagnon François Hollande pour diffuser sa déclaration. De son côté, TF1 n&#8217;a diffusé le discours qu&#8217;en fond sur un écran, laissant parler Xavier Bertrand. «Ségolène Royal a pris tout le monde de court», a relevé David Pujadas.</p>
<h3 style="text-align: left;">20h: 21 régions à gauche, l&#8217;Alsace à droite</h3>
<p>En France métropolitaine, la droite ne dirigeait que deux régions, elle n&#8217;en a plus qu&#8217;une. Si la Corse est gagnée par le PS, l&#8217;Alsace reste à droite.</p>
<p>Voici les premiers chiffres donnés par TNS-Sofres pour France 2:<br />
<strong>Alsace:</strong> UMP: 46%, PS: 39%, FN: 14,5%<br />
<strong>PACA:</strong> PS: 44%, UMP: 33,5%, FN:22,5%<br />
<strong>Poitou-Charentes:</strong> PS: 61%, UMP: 39%<br />
<strong>Rhône-Alpes:</strong> PS: 51%, UMP: 34%, FN: 15%<br />
<strong>Languedoc-Roussillon:</strong> Frêche: 53%, UMP: 27%, FN: 19,5%</p>
<h3 style="text-align: left;">19h42: Même Google donne les résultats avant l&#8217;heure!</h3>
<p style="text-align: left;">Google a intégré depuis quelques jours les résultats de recherche de Twitter&#8230; et du coup, des estimations (que personne ne peut certifier) sont accessibles <a href="http://twitpic.com/1a1ze4"><strong>en faisant une recherche aussi basique que «régionales»</strong></a>.</p>
<h3 style="text-align: left;">19h02: La soirée électorale de France 2 très perturbée</h3>
<p>La grève à France Télévisions qui avait perturbé la soirée électorale de France 3 dimanche dernier, perturbera ce soir le grand direct de France 2. <a href="http://www.ozap.com/actu/france2-soiree-electorale-regionales-2010/331260"><strong>Selon le site d&#8217;infos médias Ozap</strong></a>, la soirée présentée par David Pujadas et Élise Lucet «ne pourra se dérouler dans le (grand) décor habituel des soirées électorales, mais dans le (minuscule) studio de la régie finale». Il ne pourra donc y avoir de grand débat entre les responsables politiques.</p>
<h3 style="text-align: left;">18h30: L&#8217;institut IFOP se défend sur Twitter</h3>
<p style="text-align: left;">Ce soir, les premières estimations ou sondages sorties des urnes sont <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/4255/les-resultats-des-regionales-sur-twitter-a-17h30-mais-que-fait-la-police/"><strong>sorties sur Twitter vers 18h15</strong></a>.</p>
<p style="text-align: left;">Une première en France: l&#8217;institut de sondage IFOP <a href="http://twitter.com/IfopOpinion/status/10830803974"><strong>s&#8217;est défendu sur Twitter</strong></a> d&#8217;être la source d&#8217;une estimation concernant l&#8217;Ile-de-France: <em>«Données FAUSSES : l&#8217;Ifop ne réalise pas d&#8217;estimation en IDF ce soir. Merci de rectifier.» </em>a-t-il notamment signifié en public au journal belge Le Soir.</p>
<h3 style="text-align: left;">18h: Selon deux instituts de sondage, la participation serait de 50,5%</h3>
<p>Les instituts Sofres et Opinionway donnent une participation finale à 50,5%. En 2004, la participation était beaucoup plus forte avec 65,66 %. Mais une augmentation un peu près similaire entre le premier et le second tour.</p>
<p>Ifop se distingue en prévoyant une participation encore plus élevée à 52,5%.</p>
<h3 style="text-align: left;">17h12: La participation en hausse de 4% par rapport au premier tour</h3>
<p>Selon les chiffres du ministère de l&#8217;Intérieur, la participation s&#8217;élève à 43,47% à 17h. Au premier tour dimanche dernier, elle n&#8217;était que de 39,29% à la même heure.</p>
<p>Un sursaut civique à relativiser: en 2004, la participation était déjà à 51,24% à la même heure.</p>
<h3 style="text-align: left;">16h52: Nouveauté, les sondages sorties de la poubelle</h3>
<p>Avant que les premiers sondages sorties des urnes ne <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/4255/les-resultats-des-regionales-sur-twitter-a-17h30-mais-que-fait-la-police/"><strong>tombent sur les sites étrangers</strong></a> (en général vers 17h30), Twitter s&#8217;ennuie et cherche avoir des premières indications. Aujourd&#8217;hui, petite nouveauté: des internautes ont eu l&#8217;idée de prendre des photos de la poubelle à côté de l&#8217;isoloir. Une forme de sondage sortie des urnes très très artisanal. À ne surtout pas prendre au sérieux.</p>
<p>Un exemple dans le 12e arrondissement de Paris, où les bulletins Valérie Pécresse sont <a href="http://twitpic.com/1a00dc"><strong>visiblement très majoritaires dans la corbeille</strong></a>. Et l&#8217;exemple inverse dans le 16e arrondissement de Paris où Jean-Paul Huchon a l&#8217;air de <a href="http://img716.yfrog.com/i/2p9.jpg/"><strong>finir à la poubelle</strong></a>.</p>
<h3 style="text-align: left;">15h40: Le MoDem Alain Dolium, défait en Ile-de-France, veut poursuivre le combat</h3>
<p>N&#8217;ayant pas obtenu 5% des suffrages en Ile-de-France, le MoDem Alain Dolium ne siègera pas au Conseil régional. Mais il veut poursuivre le combat et publie ce dimanche <a href="http://www.lepost.fr/article/2010/03/21/1998106_alain-dolium-je-compte-vraiment-sur-vous.html"><strong>une tribune sur LePost.fr</strong></a> pour appeler ses troupes à se réunir pour essayer de faire appliquer son programme. Alain Dolium compte notamment profiter de sa situation de «créateur d&#8217;entreprise» pour faire avancer les choses. Pas sûr que cela soit suffisant.</p>
<h3 style="text-align: left;">14h10: Georges Frêche poursuit son Aubry-bashing</h3>
<p>Georges Frêche, qui devrait être largment réélu en Languedoc-Roussillon, a profité de son vote ce matin pour tacler une nouvelle fois la première secrétaire du PS: <em>«Martine Aubry est aussi têtue que son père  était ouvert et intelligent. Elle est intelligente mais  têtue comme une bourrique, et c&#8217;est pas bon. Pour  être candidat à la présidence de la République, il faut être souple, il  faut être ouvert, il faut faire une grande alliance.»<br />
</em></p>
<h3 style="text-align: left;"><strong>13h: La participation à 12h région par région</strong></h3>
<p><strong>Alsace</strong> 14,47%  (13,31% au 2nd T 2004 &amp; 11,76% au 1er T 2010)<br />
<strong>Aquitaine</strong> 20,68%  (17,55% au 2nd T 2004 &amp; 17,98% au 1er T 2010)<br />
<strong>Auvergne</strong> 22,84%  (21,33% au 2nd T 2004 &amp; 19,32% au 1er T 2010)<br />
<strong>Basse-Normandie</strong> 19,31% (15,29% au 2nd T 2004 &amp; 17,6% au 1er T 2010)<br />
<strong>Bourgogne</strong> 20,52%  (18,69% au 2nd T 2004 &amp; 16,88% au 1er T 2010)<br />
<strong>Bretagne</strong> 19,82%  (16,23% au 2nd T 2004 &amp; 15,56% au 1er T 2010)<br />
<strong>Centre</strong> 19,77%  (16,77% au 2nd T 2004 &amp; 17,15% au 1er T 2010)<br />
<strong>Champagne-Ardenne</strong> 17,84% (18,03% au 2nd T 2004 &amp; 14,71% au 1er T 2010)<br />
<strong>Corse</strong> 28,32%  (22,71% au 2nd T 2004 &amp; 25,21% au 1er T 2010)<br />
<strong>Franche-Comté</strong> 21,22% (19,04% au 2nd T 2004 &amp; 17,39% au 1er T 2010)<br />
<strong>Haute-Normandie</strong> 18,57% (16,39% au 2nd T 2004 &amp; 17,12% au 1er T 2010)<br />
<strong>Ile-de-France</strong> 13,53% (14,02% au 2nd T 2004 &amp; 12,06% au 1er T 2010)<br />
<strong>Languedoc-Roussillon </strong> 19,16% (18,53% au 2nd T 2004 &amp; 17,59% au 1er T 2010)<br />
<strong>Limousin</strong> 22,77%  (19,63% au 2nd T 2004 &amp; 19,41% au 1er T 2010)<br />
<strong>Lorraine</strong> 18,07%  (15,51% au 2nd T 2004 &amp; 14,2% au 1er T 2010)<br />
<strong>Midi-Pyrénées</strong> 20,98% (18,76% au 2nd T 2004 &amp; 19,23% au 1er T 2010)<br />
<strong>Nord-Pas-de-Calais</strong> 16,3% (14,18% au 2nd T 2004 &amp; 15,62% au 1er T 2010)<br />
<strong>Pays de la Loire</strong> 20,08% (17,16% au 2nd T 2004 &amp; 16,61% au 1er T 2010)<br />
<strong>Picardie</strong> 19,59%  (15,72% au 2nd T 2004 &amp; 16,39% au 1er T 2010)<br />
<strong>Poitou-Charentes</strong> 21,49% (18,22% au 2nd T 2004 &amp; 18,72% au 1er T 2010)<br />
<strong>PACA</strong> 19,7% (17,98%  au 2nd T 2004 &amp; 17,77% au 1er T 2010)<br />
<strong>Rhône-Alpes</strong> 19,83%  (16,55% au 2nd T 2004 &amp; 16,38% au 1er T 2010)</p>
<h3 style="text-align: left;"><strong>12h30: La participation nettement en hausse à la mi-journée</strong></h3>
<p style="text-align: left;">À 12h, 18,57% des électeurs s&#8217;étaient déplacés pour voter. C&#8217;est plus qu&#8217;au second tour en 2004 où la participation était de 16,55%. Et c&#8217;est surtout plus que lors du très décevant premier tour en 2010 où seulement 16,07% des Français s&#8217;était déplacés à midi. Reste à savoir si cette participation en hausse accentuera la vague rose-vert-rouge ou mobilisera au contraire les abstentionnistes en faveur de l&#8217;UMP.</p>
<p style="text-align: left;"><em><em><em>Photo: REUTERS/Eric Gaillard</em></em></em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Exclu: ce qu&#8217;ils diront dimanche soir à la télé</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 12:01:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ivan Couronne</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8217;est une nouvelle fiction — plus vraie que la réalité — que vous propose Slate pour anticiper la traditionnelle séance d&#8217;auto-satisfaction de la soirée électorale. A 20h, les responsables politiques de gauche et de droite  se retrouveront sur les plateaux de télévision pour commenter, à leur avantage, les résultats du second tour des régionales.
Dans la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/tf11.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4733" title="tf1" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/tf11.jpg" alt="" width="480" height="272" /></a>C&#8217;est une <strong><a href="http://regionales2010.slate.fr/article/3215/pourquoi-l’ump-va-gagner-ce-soir/">nouvelle fiction</a></strong><strong> — </strong><strong><a href="http://regionales2010.slate.fr/article/3881/vous-avez-rate-la-soiree-a-la-tele-voici-le-meilleur-du-pire/">plus vraie que la réalité</a></strong> — que vous propose Slate pour anticiper la traditionnelle séance d&#8217;auto-satisfaction de la soirée électorale. A 20h, les responsables politiques de gauche et de droite  se retrouveront sur les plateaux de télévision pour commenter, à leur avantage, les résultats du second tour des régionales.</p>
<p>Dans la majorité, ministres et élus coordonnent leur communication grâce à des éléments de langage communs, rédigés notamment à l&#8217;Elysée en fin de journée, une fois les premières estimations connues. A partir d&#8217;interviews et déclarations de responsables politiques pendant cette semaine d&#8217;entre-deux tours, dont François Fillon, Xavier Bertrand, Frédéric Lefebvre, Martine Aubry et Benoît Hamon, j’ai reconstitué un débat imaginaire extrait de la soirée électorale à venir. A moins d&#8217;une remobilisation des électeurs de droite, le scénario d&#8217;une défaite de l&#8217;UMP se profile&#8230; mais, comme dans les discours officiels dont les textes sont distribués en avance à la presse, «seul le prononcé fait foi».</p>
<p><strong>Laurence Ferrari </strong>: Xavier Bertrand, il est 20H, la gauche remporte ce soir au moins 25 régions sur 26. Qui doit assumer la responsabilité de cet échec ?</p>
<p><strong>Xavier Bertrand:</strong> Tout d&#8217;abord, permettez-moi de dire que la grande gagnante ce soir, c&#8217;est l&#8217;abstention. Plus d&#8217;un Français sur deux n&#8217;est pas allé voter. C&#8217;est la preuve que les Français ne comprennent plus rien à notre organisation territoriale, et qu&#8217;il est temps d&#8217;engager la réforme du millefeuille de compétences voulue par le président de la République.</p>
<p><strong>Laurence Ferrari :</strong> Mais c&#8217;est une déconvenue pour la majorité, ça vous le reconnaissez?</p>
<p><strong>Xavier Bertrand:</strong> Les élections de mi-mandat, on le sait, sont toujours difficiles pour les majorités. C&#8217;était aussi le cas quand la gauche était au pouvoir en 1986, quand la gauche était au pouvoir en 1993. En outre, dans des élections locales, les sortants sont avantagés. Mais je vais vous dire une chose, Laurence Ferrari: si on n&#8217;aime pas les difficultés, on ne fait pas de politique, c&#8217;est pas un métier pour les inquiets.</p>
<p><strong>Daniel Cohn Bendit : </strong>C&#8217;est quand même invraisemblable que le chef de l&#8217;UMP nous explique que cette défaite est tout à fait normale, et que rien ne doit changer! Xavier Bertrand, réveillez-vous, les Français vous demandent de changer de politique !</p>
<p><strong>Xavier Bertrand :</strong> Attendez, de quoi parle-t-on? Les Français se sont exprimés dans un scrutin régional, pour des enjeux régionaux. Quand on vote pour la collectivité qui rénove les lycées et entretient les routes, il me semble pour le moins étrange d&#8217;interpréter ce vote comme un soi-disant désaveu de tel ou tel. Ce serait même trahir la volonté des électeurs qui je vous le rappelle ont élu le président de la République avec 53% des voix et 84% de participation.</p>
<p><strong>Laurence Ferrari: </strong>Vous vous attendez à un remaniement au gouvernement ?</p>
<p><strong>Xavier Bertrand :</strong> D&#8217;abord, ce n&#8217;est pas à moi de vous répondre, vous poserez la question au président de la République, qui est d&#8217;ailleurs toujours à l&#8217;écoute des Français. Ensuite, je n&#8217;ai pas la même interprétation des résultats du scrutin que vous. Le Mouvement populaire et la majorité présidentielle, dans les Conseils régionaux, compteront plus de conseillers régionaux dans la prochaine mandature que dans la précédente. Nous serons plus nombreux dans les institutions pour dénoncer la folie fiscale des socialistes et de leurs alliés.</p>
<p><strong>Laurence Ferrari : </strong>Le vote remet-il en cause le calendrier des réformes et notamment le débat sur les retraites?</p>
<p><strong>Xavier Bertrand :</strong> La majorité a été élue pour cinq ans, les Français ne comprendraient pas qu&#8217;en pleine crise, elle leur dise tout d&#8217;un coup qu&#8217;il n&#8217;y a plus rien à réformer, que la bataille pour l&#8217;emploi s&#8217;arrête au milieu du gué. Oui il faut réformer les retraites et réduire les déficits. La vérité c&#8217;est que nous n&#8217;avons jamais été aussi unis. Et je préfère une majorité rassemblée dès le premier tour autour d&#8217;un projet commun et solide, à une alliance de circonstances, qui va des socialistes aux écologistes, en passant par les nostalgiques du drapeau rouge et les partisans de la décroissance.</p>
<p><strong>Benoît Hamon :</strong> Vous avez tout faux. Nous assistons à un désaveu cinglant contre la politique de Nicolas Sarkozy, qui paie ce soir son instrumentalisation indigne du thème de l&#8217;insécurité. J&#8217;estime que François Fillon s&#8217;est déshonoré en récupérant la vieille ficelle de l&#8217;insécurité après la mort du policier de Dammary-les-Lys.</p>
<p><strong>Xavier Bertrand </strong>: Sur les enjeux des régionales, je trouve normal qu&#8217;on parle de sécurité, notamment dans les lieux où le conseil régional est compétent, comme les lycées, les gares et les transports. Nous sommes persuadés qu&#8217;il ne faut pas laisser un pouce de terrain à la délinquance et à la violence.</p>
<p><strong>Benoît Hamon : </strong>Le président de la République s&#8217;était fait fort de tordre le cou au vote Front national. Il a échoué. Si le Front National renaît de ses cendres aujourd&#8217;hui, c&#8217;est bien à cause de votre débat sur l&#8217;identité nationale et qui vous revient en pleine figure.</p>
<p><strong>Xavier Bertrand : </strong>La vérité, c&#8217;est que le Front national a perdu 1 million et demi de voix au premier tour entre 2004 et 2010 (ndla: chiffres du second tour non disponibles), vous m&#8217;expliquez comment c&#8217;est un succès. Sur l&#8217;identité nationale, le débat va continuer, contrairement à ce que voudrait cette société politico-médiatique qui ne veut surtout pas discuter de sujets dont il est mal élevé de parler.</p>
<p><strong>Laurence Ferrari </strong>: Xavier Bertrand, vous avez 45 ans aujourd’hui. Pensez-vous à l&#8217;élection présidentielle de 2012 en vous rasant le matin ?</p>
<p><strong>Xavier Bertrand :</strong> Laurence Ferrari, je vais vous dire, le matin, je pense d&#8217;abord aux Français qui souffrent et qui n&#8217;ont vraiment pas d&#8217;appétit pour ces histoires d&#8217;ambitions personnelles.</p>
<p><strong><em>Ivan Couronne</em></strong></p>
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		<title>Jusqu&#8217;où le rose et le vert peuvent-ils s&#8217;accorder?</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Mar 2010 09:46:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Bridier</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[Europe Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[PS]]></category>

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La stratégie en rose et vert de la gauche aux élections régionales a-t-elle un avenir pour la présidentielle?
Une fois les élections régionales passées, l’interface entre le Parti socialiste et Europe Ecologie sera-t-elle suffisamment large et solide pour constituer un socle commun jusqu’à la présidentielle de 2012? Si, comme l’a déjà déclaré Daniel Cohn-Bendit, les verts [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/color4801.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4693" title="color" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/color4801.jpg" alt="color" width="480" height="270" /></a></h2>
<h2>La stratégie en rose et vert de la gauche aux élections régionales a-t-elle un avenir pour la présidentielle?</h2>
<p>Une fois les élections régionales passées, l’interface entre le Parti socialiste et Europe Ecologie sera-t-elle suffisamment large et solide pour constituer un socle commun jusqu’à la présidentielle de 2012? Si, comme l’a déjà déclaré Daniel Cohn-Bendit, les verts considèrent qu’il vaut mieux négocier <strong><a href="http://www.20minutes.fr/article/380109/Politique-Daniel-Cohn-Bendit-ne-veut-pas-de-candidat-Europe-Ecologie-en-2012.php">un maximum de circonscriptions</a></strong> pour des députés écolos que présenter un candidat écologiste à ces élections, le tête-à-tête rose-vert en sera simplifié. Mais d’<strong><a href="http://www.lexpress.fr/actualite/politique/noel-mamere-si-nous-ne-trouvons-pas-d-accord-avec-le-ps-il-y-aura-des-triangulaires_855448.html">autres écologistes</a></strong>, moins ouvert au réalisme, ont déjà rétorqué qu’ils n’entendaient pas se passer de la visibilité que donnent une élection présidentielle –moment privilégié de la vie politique française– pour défendre leurs idées. Et dans ce cas-là, l’équation qui rapprochera les deux principales composantes de la gauche française n’est pas encore écrite.</p>
<p>A l’occasion des régionales, pour réussir à faire front commun (<strong><a href="http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jKQANZdLmjMpsEBK6JTWhOx8ChVg">sauf en Bretagne</a></strong>) au deuxième tour, écologistes et socialistes ont fait preuve de <strong><a href="../../../../../article/4471/idftarification-unique-le-ps-change-davis/">beaucoup de pragmatisme</a></strong>. Priorité à la stratégie politique sur l’idéologie. A ce compte-là, ils ont pu se rassembler sous la bannière anti-droite. Il sera plus compliqué de s’entendre sur un programme, d’autant que le PS devra aussi compter avec un allié qui s’est invité dans les régionales, <strong><a href="../../../../../article/3755/front-de-gauche-l%E2%80%99opa-de-melenchon-sur-le-pcf/">le Front de gauche</a></strong>.</p>
<h3>De lourds antagonismes</h3>
<p>Des dossiers qui ont pu être pudiquement mis de côté comme la construction de nouvelles lignes ferroviaires à grande vitesse ou de nouvelles centrales nucléaires, vont ressortir. En Aquitaine, les verts s’opposent à <strong><a href="http://www.ouest-france.fr/elections/elections-regionales-2010-detail_-Aquitaine-le-TGV-dans-le-debat-_44822-1262130_actu.Htm">des projets de ligne à grande vitesse</a></strong>. Le problème sur ce dossier éminemment grand public va se reposer. A l’échelle nationale, le PS est d’autant moins opposé aux TGV que tous les élus de gauche aspirent à voir la grande vitesse ferroviaire desservir leurs gares, et qu’elle est le symbole d’une réussite française.</p>
<p>On pourrait souligner aussi le fossé qui sépare le Parti socialiste d’Europe Ecologie sur le nucléaire. Historiquement, tout les oppose. Déjà avant la présidentielle de 2002, Lionel Jospin avait fait sauter la fragile cohésion de la Gauche plurielle en affirmant qu’il n’était pas favorable à ce que la France renonce au nucléaire. Rien de bien nouveau dans ce sentiment: la gauche française a toujours été, comme la droite, pro-nucléaire. Mais ce rappel avait braqué les écologistes qui réclamaient au moins comme en Allemagne une perspective de sortie sur une vingtaine d’années. Dénonçant une provocation, les verts en conclurent que conditions n’étaient pas réunies pour envisager une participation à un gouvernement socialiste. A l’issue du premier tour de cette élection, l’électorat vert manqua au candidat Jospin.</p>
<p>Certes, dix ans auront coulé sous les ponts au moment de la campagne électorale de 2012. Mais quels pourront être les points de rencontre des uns et des autres sur l’avenir de la centrale en construction de Flamanville, cible privilégiée des anti-nucléaires et que les socialistes n’envisagent pas de remettre en question? Et sur l’avenir de l’usine de retraitement des déchets de La Hague, ou du site d’enfouissement des déchets radioactifs de Bure (à la frontière de la Meuse et de la Haute-Marne), directement associés à la poursuite du nucléaire?</p>
<h3>Des projets de société divergents</h3>
<p>Certes, il y a des dossiers où les positions sont moins éloignées, comme sur les OGM. L’interdiction réclamée par les verts et le moratoire souhaité par les socialistes peuvent coexister. Mais plus globalement, les projets politiques des uns et des autres ne sont pas forcément solubles dans le même programme. On en a eu l’illustration dans un débat organisé par le Nouvel observateur entre <strong><a href="http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2352/dossier/a414145-%C2%ABvive_la_sociale%C2%BB_ou_%C2%ABsauvons_la_plan%C3%A8te%C2%BB_.html">le socialiste Pierre Moscovici et l’écologiste Jean-Paul Besset</a></strong>. Quand l’un soutient la pertinence du clivage gauche-droite pour justifier son engagement sur les questions sociales, l’autre souligne la priorité à donner aux grands enjeux écologiques dont le social est une des composantes.</p>
<p>Quand le premier insiste sur l’impératif de croissance pour créer des emplois, le second introduit la décroissance au nom de la durabilité économique. C’est un exemple, mais ils sont multiples. De la prise en compte du respect des droits de l’homme dans certains pays à la vente de centrales nucléaires dans d’autres en passant par les ventes d’armes.</p>
<h3>La gauche et l’économie de marché</h3>
<p>Les projets de société divergent. Les modèles économiques s’opposent. Le PS, parti de gouvernement, s’inscrit dans une certaine continuité. Au point que, si on l’a entendu s’insurger contre les excès de la libéralisation capitaliste, la financiarisation de l’économie, la disparition des services publics et les délocalisations, les gouvernements de gauche depuis vingt ans se sont malgré tout inscrits dans le développement de l’économie de marché sans installer de contre-feux à ses effets pervers –qu’ils s’agissent de désindustrialisation, de licenciements ou d’exubérance financière.</p>
<p>Bien sûr, on fera beaucoup porter le chapeau à l’Union européenne et au Pacte de stabilité et de croissance (que les écologistes ont combattu et que les socialistes ont soutenu). Mais il y eut des périodes où l’Europe était majoritairement rose, sans que les partis de gauche au pouvoir –y compris français– se saisissent de cette opportunité pour faire adopter au Conseil européen des dispositions en faveur d’un nouveau projet de société.</p>
<h3>Un pacte écologiste</h3>
<p>Les verts ont eu des ministères, pas des gouvernements. Ils peuvent prôner un plus grand radicalisme pour n’avoir pas dû assumer d’arbitrages globaux. On peut s’attendre, si Europe Ecologie et le PS doivent un jour construire ensemble un programme de campagne puis de gouvernement, à voir les verts pousser leur <strong><a href="http://blog.vertchezmoi.net/politique/europe-ecologie-un-pacte-de-cooperation-ecologique-et-solidaire-europeen-paces/">Pacte de coopération écologique et solidaire</a></strong> (Paces) qui leur a si bien profité aux élections européennes de 2009. C’est grâce à ce Pacte, et à Daniel Cohn-Bendit, que l’écologie en France s’est installée à un niveau deux fois plus élevé que ses précédents scores électoraux.</p>
<p>Ce pacte en dix points –sociaux et environnementaux— avait été calibré pour gagner, et on n’y trouve rien qui pourrait faire se cabrer les socialistes: ni sur le chômage ou la pauvreté, pas même sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre et des consommations d’énergie, ou l’augmentation des énergies renouvelables… En fait, les objectifs de ce Pacte ne sont pas très loin de ceux du Grenelle de l’environnement… initié par Nicolas Sarkozy et orchestré par son ministre Jean-Louis Borloo. C’est dire s’ils n’ont pas vocation à provoquer. Mais lorsque l’électorat écologiste demandera à ses représentants des engagements précis pour que les promesses ne restent pas lettre morte, pourront-ils également parler au nom des socialistes?</p>
<h3>Moins rêver la politique</h3>
<p>Jusqu’à présent et depuis quarante ans en France, les modèles économiques et sociaux des écologistes et des socialistes ne pouvaient se superposer. Depuis le début des années 1970, le rapport au pouvoir de ceux-ci ne pouvait que déclencher le rejet de ceux-là. Les uns voulaient être un parti de masse réclamant une nouvelle distribution des richesses, les autres voulaient vivre autrement et promouvoir de nouvelles valeurs. Des alliances ont été nouées comme dans l’épisode de la Gauche plurielle; elles ont laissé chez les écologistes beaucoup d’amertume. Mais les Verts, notamment au contact de l’Europe, ont appris à moins rêver la politique et à mieux la pratiquer. Pour exister dans le débat, comme ils viennent de le montrer à deux élections successives.</p>
<p>Ce réalisme nouveau n’est pas forcément du goût de tout le monde: c’est une des raisons de la défection d’anciens électeurs socialistes –encartés au PS ou seulement sympathisants– récemment passés du côté des écolos, et qui auront préféré s’abstenir de voter au deuxième tour des régionales pour ne pas apporter leur voix à un parti qui les a déçus. Mais avec la crise et après une longue traversée du désert idéologique, on peut aussi considérer que le PS pourrait se rapprocher d’une écologie moins dogmatique et plus pragmatique en renouant avec ses fondamentaux. Le chantier est ouvert.</p>
<p><em>Gilles Bridier</em></p>
<p><em>Photo: <a href="http://www.flickr.com/photos/uaeincredible/231011361/" target="_blank">Color your Life</a>/ <strong><strong></strong></strong></em><em>Capture Queen ™ via FlickrCC <a href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/deed.fr" target="_blank">Licence by</a></em></p>
<p><strong><em>À LIRE ÉGALEMENT: <a href="../../../../../article/3979/ps-ee-un-mariage-de-regions-pour-commencer/">PS-Europe Ecologie: un mariage de régions pour commencer</a> ; <a href="../../../../../article/3755/front-de-gauche-l%E2%80%99opa-de-melenchon-sur-le-pcf/">Front de gauche: l’OPA de Mélenchon sur le PCF</a> ; <a href="../../../../../article/4471/idftarification-unique-le-ps-change-davis/">Ile-de-France: le PS passe au Passe unique</a></em></strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Au centre de l&#8217;abstention</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/4413/udf-modem-au-centre-de-abstention/</link>
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		<pubDate>Fri, 19 Mar 2010 18:21:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Tesquet</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[abstention]]></category>
		<category><![CDATA[MoDem]]></category>
		<category><![CDATA[UDF]]></category>
		<category><![CDATA[UMP]]></category>

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Avec l’effondrement du MoDem et la claque reçue par l’UMP, la voix des centristes devient inaudible. Et s’ils ne voulaient plus parler?
On commence à le savoir. 53,64% des Français ne se sont pas rendus aux urnes dimanche 14 mars. Et ça pourrait être pire dimanche 21, puisqu’un sondage CSA pour Le Parisien-Aujourd’hui en France publié [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/RTXGWE41.jpg"><img class="alignnone size-large wp-image-4427" title="FRANCE" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/RTXGWE41-1024x705.jpg" alt="" width="480" height="320" /></a></p>
<p>Avec l’effondrement du MoDem et la claque reçue par l’UMP, la voix des centristes devient inaudible. Et s’ils ne voulaient plus parler?</p>
<p>On commence à le savoir. 53,64% des Français ne se sont pas rendus aux urnes dimanche 14 mars. Et ça pourrait être pire dimanche 21, puisqu’un sondage CSA pour <em>Le Parisien-Aujourd’hui en France</em> publié le 19 mars<a href="http://www.leparisien.fr/politique/regionales-l-abstention-gagne-encore-du-terrain-19-03-2010-854444.php" target="_blank"><strong> l’annonce autour de 55%</strong></a>. Raisons invoquées pour expliquer cette désaffection: la perte de légitimité de la classe politique, l’épuisement des dynamiques régionales, la mutation du vote sanction, le tout au bénéfice du FN.</p>
<p>C&#8217;est vrai, de prime abord, il existe une corrélation entre l&#8217;abstention et le vote d&#8217;extrême droite.Le nombre de non-votants à par exemple <a href="http://elections.interieur.gouv.fr/042/042.html" target="_blank"><strong>augmenté de 17 points en Alsace</strong></a> par rapport aux régionales de 2004. Mais aussi <a href="http://elections.interieur.gouv.fr/072/072.html" target="_blank"><strong>grimpé de 16,5 points en Aquitaine</strong></a>, et de <a href="http://elections.interieur.gouv.fr/053/053.html" target="_blank"><strong>15,6 points en Bretagne</strong></a>, deux régions où le Front national ne brille pas par son score. Dans cette dernière région, l’UDF Bruno Joncour recueillait plus de 15% des suffrages il y a six ans. Rallié au MoDem, il ne totalise plus que 5,36%. Surtout, il perd deux tiers de ses électeurs en valeur absolue, et ceux-ci ne se reportent pas vers l’UMP. La façade ouest se serait-elle égarée dans une faille spatiotemporelle? Ou l’électorat traditionnel de centre droit s’est-il retrouvé sans représentation? (le centre droit: souvenez-vous, l’UDF, la cohabitation avec le RPR, Raymond Barre, la scission entre chiraquiens et balladuriens, François Léotard, François Bayrou.)</p>
<p>Béatrice Giblin, directrice de l’Institut français de géopolitique à l’université Paris-VIII, insiste sur les dangers des conclusions hâtives, estimant qu’il n’est <em>«pas très pertinent de cartographier l’abstention dès lors qu’elle progresse de manière exponentielle et dans des proportions similaires dans la majorité des régions»</em>. A ses yeux, il existe une tendance beaucoup moins visible, mais beaucoup plus signifiante, celle de l’abstention de droite. <em>«Dans le XVIe arrondissement, on constate que l’UMP dépasse la barre des 60%, mais surtout, que<a href="http://elections.interieur.gouv.fr/011/075/075056AR16.html" target="_blank"><strong> 55% des électeurs ne se sont pas rendus dans l’isoloir</strong></a>, </em>relève-t-elle<em>. Ce chiffre montre que l’abstentionnisme ne touche plus seulement les classes populaires. Si les scrutins intermédiaires sont rarement favorables au pouvoir en place, cette fuite est une vraie nouveauté, qui pose une question sur l’offre électorale.»</em></p>
<p><strong>La droite morale laissée de côté</strong><em><br />
</em></p>
<p>Cette question, Authueil l’évoque aussi, <a href="http://authueil.org/?2010/03/15/1583-le-probleme-du-centre-droit" target="_blank"><strong>sur son blog</strong></a>, où il estime que <em>«l’électorat de centre droit est en complète déshérence»</em>. Le blogueur, qui se range parmi ces <em>«abstentionnistes volontaires»</em>, stigmatise l’hégémonie de l’UMP, qui a cannibalisé l’ancien UDF en vassalisant le Nouveau Centre. Pour lui, <em>«il y a un trou béant, entre le MoDem et l&#8217;UMP»</em>, au milieu duquel erre l’électorat centriste. Celui-ci s&#8217;est lassé de l&#8217;outrance de Sarkozy, et sa composante la plus âgée &#8211; <em><em>«</em>le coeur de l&#8217;électorat de droite</em><em><em>»</em>,<em> </em></em>selon le démographe Emmanuel Todd &#8211; ne se reconnaît plus dans l&#8217;oligarchie tempérée pratiquée par le gouvernement. En substance, la droite morale ne sait plus à quel saint se vouer.<em> «Jusqu&#8217;ici, les caciques de l&#8217;UMP pensaient [l'électorat centriste] captif, rechignant devant le coté très </em><em>«</em><em>droitier</em><em><em>»</em></em><em> de l&#8217;UMP, mais votant quand même</em>, poursuit-il. <em>Ces régionales ont montré qu&#8217;il y avait un point de rupture, et qu&#8217;il avait été franchi.<em><em>»</em></em></em></p>
<p>Depuis 15 ans, l’Union pour la démocratie française se désagrège à petit feu. <em>«La force centriste, si on peut encore la nommer ainsi, est plombée par l’inertie, et je ne suis pas très optimiste pour l’avenir, </em>regrette sous couvert d’anonymat une élue en fin de mandat<em>. Il faut se rappeler qu’en 2002, l’UDF était opposée à la création de l’UMP. Regardez le résultat : sa voix est devenue soluble dans celle de la majorité.»</em></p>
<p>En lançant le débat sur l’identité nationale, en voulant tarir le Front national, <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/2543/lump-lunion-pour-une-machine-a-perdre/" target="_self"><strong>l’UMP se retrouve au milieu du gué</strong></a>, sans réserve de voix. Désormais, la majorité a deux options: faire machine arrière ou forcer l’allure.</p>
<p>Olivier Tesquet</p>
<p><em>Photo: Alain Madelin et François Léotard à un meeting de l&#8217;UDF en 1996. / REUTERS, Robert Pratta</em></p>
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		<item>
		<title>Transports régionaux: sur la voie de la déréglementation</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/4301/transports-regionaux-sur-la-voie-de-la-dereglementation/</link>
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		<pubDate>Fri, 19 Mar 2010 15:59:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Bridier</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>
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Les transports collectifs régionaux, qui absorbent près de 20% des budgets des régions, sont aspirés dans le mouvement de déréglementation du secteur ferroviaire.
Les transports collectifs régionaux font tellement partie de la vie quotidienne qu’on ne les perçoit même plus comme un enjeu politique: ils existent… comme une évidence. Pourtant, ils font partie des enjeux électoraux. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/ter480.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-4303" title="TER" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/ter480.jpg" alt="TER" width="480" height="270" /></a></h2>
<h2>Les transports collectifs régionaux, qui absorbent près de 20% des budgets des régions, sont aspirés dans le mouvement de déréglementation du secteur ferroviaire.</h2>
<p>Les transports collectifs régionaux font tellement partie de la vie quotidienne qu’on ne les perçoit même plus comme un enjeu politique: ils existent… comme une évidence. Pourtant, ils font partie des enjeux électoraux. Ils sont, depuis 2001, sous la tutelle des régions. Et des quatre compétences majeures qui incombent aux autorités régionales (formation permanente, transports, lycées et apprentissage qui mobilisent 75% du budget de fonctionnement et 60% du budget de l&#8217;investissement des régions), ils arrivent dans les budgets en seconde position derrière les lycées. Les élus ont appris à leur porter une grande attention: lorsque des services sont réduits ou qu’ils fonctionnent mal, les conséquences se paient cash dans les urnes.</p>
<p>Auparavant, l’Etat avait la haute main sur les dessertes ferroviaires régionales. Cette centralisation était un frein à leur développement. Aussi, à partir de 1997, des expériences pilotes de transfert aux régions furent menées. Elles aboutirent à la généralisation de la régionalisation des transports en 2001… sauf en Ile-de-France où le Syndicat des transports en Ile-de-France (<a href="http://www.stif.info/" target="_blank"><strong>Stif</strong></a>) ne fut véritablement cédé aux collectivités territoriales (avec une majorité des voix à la région) qu’en mars 2006. Compte tenu de l’enjeu et du pouvoir qu’il confère, l’Etat rechignait à s’en dessaisir.</p>
<h3>17% du budget régional en moyenne</h3>
<p>Ce passage de relai pour que l’organisation des transports de la vie quotidienne soit organisée et gérée au plus près des utilisateurs a sonné le renouvellement des trains express régionaux (TER). Sauf en Ile-de-France où, à ce jour, le changement de tutelle encore récent n’a rien modifié de façon perceptible pour les passagers. Au plan financier, l’Etat transfère maintenant aux régions la contribution dont bénéficiait la SNCF pour assurer ces transports.</p>
<p>Pas question de parler encore de déréglementation: la SNCF est le partenaire obligé des autorités régionales, qui sont ses clients. Et c’est avec elles que se déroulent les négociations sur la nature des services à rendre et leur coût. En moyenne, selon la densité du réseau et les besoins de déplacements, les régions consacrent en moyenne 17% de leur budget aux transports. Mais c’est parfois plus, comme dans le Nord Pas de Calais où l’enveloppe réservée aux transports collectifs et ferroviaires absorbe 21% d’un budget global de 2,2 milliards d’euros en 2010 –pour faire circuler 820 trains sur les 23 lignes du réseau et moderniser les matériels au rythme de 60 millions d’euros d’investissement par an. Ce n’est qu’un exemple: en Pays de Loire, le budget des transports régionaux (279 millions d’euros) représente aussi 20% du budget global. En Ile-de-France, changement d’échelle: les dépenses de fonctionnement des transports publics, sous contrôle du Stif, dépassent les 7 milliards d’euros.</p>
<h3>La déréglementation du ferroviaire est engagée</h3>
<p>Le Grenelle de l’Environnement en a fait une priorité. Mais les transports régionaux tombent aussi sous le coup de la libéralisation des transports ferroviaires. En 2009, un règlement européen (<a href="http://www.europe-international.developpement-durable.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=234" target="_blank"><strong>OSP</strong></a>) a appliqué aux marchés de transports urbains et régionaux un modèle de concurrence régulée, qui doit permettre à une autorité organisatrice de transports de retenir –après mise en concurrence– un opérateur de service public autre que la SNCF. Certes, la période transitoire pour l’application règlement est de dix ans (ce qui peut reporter sa mise en œuvre à 2019) et des dérogations sont prévues. Et au Sénat, Hubert Haenel a déjà conclu que <em>«</em><em>la loi française pourrait donc demeurer en l&#8217;état, assurant le monopole de la SNCF pour le transport ferroviaire dans toutes les régions». </em>Le gouvernement a confirmé cette ligne l’an dernier, prenant position officiellement contre une remise en cause du monopole légal de la SNCF pour les services de TER. Il convient, pour le gouvernement, de ne pas agiter le chiffon rouge alors que la déréglementation intervenue dans le transport de marchandises en 2006 a déjà été élargie aux transports internationaux de voyageurs en décembre 2009.</p>
<p>Mais il semble d’ores et déjà entendu que la libéralisation sera étendue à l’ensemble des grandes lignes de l&#8217;Hexagone en 2012. Quant au transport régional, il ne fait guère de doute que <a href="http://www.slate.fr/story/5615/concurrence-la-revolution-est-en-marche"><strong>2019 constitue bel et bien une échéance importante</strong></a>. Certaines régions seraient d’ailleurs disposées à engager une expérience de mise en concurrence de la SNCF. Face à ce qu’ils considèrent comme une menace, certains syndicats tirent le signal d’alarme. D’autant que l’installation l’an dernier par Dominique Bussereau d’un groupe de travail présidé par le sénateur UMP Francis Grignon pour plancher sur l’ouverture de la concurrence dans les TER, semble aller dans cette direction. <em>«C’est une révolution culturelle qui va s’étaler dans le temps»</em>, commentait sobrement Francis Grignon au moment de sa nomination à cette commission. Quant à Guillaume Pépy, président de la SNCF, il ne cache pas que, selon lui à terme, la SNCF est vouée à être mise en concurrence sur l’ensemble de ses activités.</p>
<h3>Veolia Transport avec Transdev se prépare à la concurrence</h3>
<p>Des groupes privés affûtent déjà leurs armes. Veolia Transport (premier opérateur privé européen de transport, 6 milliards d’euros de chiffre d’affaires dont 40% en France, présent dans 28 pays) a scellé un projet de fusion avec Transdev (4<sup>e</sup> européen, 2,3 milliards d’euros dans 9 pays), filiale de la Caisse des dépôts et consignations. Cette opération, aujourd’hui engagée et qui devrait aboutir au deuxième semestre 2010, intrigue les observateurs. Il était bien question d’un rapprochement pour Transdev. Mais initialement, la Caisse de dépôts s’était plutôt tournée du côté de la RATP en lui permettant d’acquérir le quart du capital de sa filiale dans les transports collectifs. Exit la régie parisienne, qui sera dédommagée mais voit sa stratégie de développement remise en question. Keolis, filiale de la SNCF, également sur les rangs pour se rapprocher de Transdev, a aussi été écartée malgré la proximité des deux entreprises dans la sphère publique.</p>
<p>Ensemble, Veolia Transport et Transdev exploitent déjà une douzaine de grands réseaux de transports collectifs urbains (autobus et tramways) dans l’Hexagone (dont Nantes, Montpellier, Strasbourg, Nice, Grenoble…) et deux à trois fois plus dans des villes moyennes. Et Veolia prend déjà en charge des services ferroviaires en Allemagne et aux Etats-Unis… et même en France (ligne Nice-Digne des Chemins de fer de Provence). Le futur ensemble voulu par Henri Proglio, président du conseil d’administration de la maison-mère Veolia Environnement et patron d’EDF, se positionne.  Sans aucun doute possible, il sera le premier à répondre à des appels d’offres de régions pour faire naître une concurrence à la SNCF.</p>
<p>Pour les élus, en fonction des nouvelles règles du jeu que le gouvernement devra préciser, la maîtrise des coûts pour contenir la hausse de la fiscalité locale, sera déterminante. Comme quoi, si la concurrence est ouverte, l’organisation des transports collectifs régionaux s’imposera comme un des paramètres importants des scrutins régionaux.</p>
<p><em>Gilles Bridier</em></p>
<p><em>Photo: <a href="http://www.flickr.com/photos/cmoi/238633383/" target="_blank">TER</a> / pterjan via FlickrCC <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/deed.fr" target="_blank">Licence by</a><br />
</em></p>
<p><em><strong>À LIRE ÉGALEMENT:<a href="http://www.slate.fr/story/5615/concurrence-la-revolution-est-en-marche"> Concurrence, la révolution est en marche</a></strong><br />
</em></p>
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		<title>Insécurité et coup d&#8217;ETA</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Mar 2010 09:44:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexandre Lévy</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[ETA]]></category>
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Le thème de l’insécurité, porté par un exemple aussi dramatique que la mort d’un policier, est un couteau à double tranchant en période électorale.
Survenue à quelques jours du deuxième tour des élections régionales, la mort du brigadier-chef Jean-Serge Nérin n’a pas échappé à la polémique, devenant un sujet d’empoigne supplémentaire entre la gauche et la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/guernica480.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4569" title="ETA-FRANCE/" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/guernica480.jpg" alt="" width="480" height="279" /></a></h2>
<h2>Le thème de l’insécurité, porté par un exemple aussi dramatique que la mort d’un policier, est un couteau à double tranchant en période électorale.</h2>
<p>Survenue à quelques jours du deuxième tour des élections régionales,<a href="http://www.slate.fr/story/18697/violences-police-ce-que-la-mort-du-brigadier-nerin-veut-dire"><strong> la mort du brigadier-chef Jean-Serge Nérin</strong></a> n’a pas échappé à la polémique, devenant un sujet d’empoigne supplémentaire entre la gauche et la droite qui se sont réciproquement accusées de vouloir instrumentaliser ce drame à des fins politiques.</p>
<p>Le sort d’un policier, tombé sous les balles d’un apprenti terroriste de l’ETA –«un chien fou» diront les enquêteurs- ne peut et ne doit pas laisser les autorités indifférentes. On ne peut que se réjouir lorsqu’un Premier ministre espagnol exprime, du fond du cœur, sa solidarité avec les forces de l’ordre françaises orphelines d’un des leurs, victime inattendue du combat contre la «bande terroriste ETA» que Madrid mène depuis des décennies. Et l’on ne peut qu’approuver un Président français qui adresse, à cette occasion, un message de fermeté, voire un ultimatum à l’organisation basque qui s’est toujours servie de l’Hexagone comme d’une base arrière.</p>
<h3>La bourde de Fillon</h3>
<p>Mais le malaise est venu d’ailleurs. Il y a eu cette bourde énorme, monstrueuse, de François Fillon qui lors d’un discours de campagne au lendemain de l’accrochage a annoncé d’un ton martial le décès d’un autre policier, victime d’un jet de pierres à Epernay le 8 mars dernier. A la grande joie de ses proches et collègues, ce policier était sorti ce même jour du coma et son pronostic vital n’était plus engagé. Le Premier ministre s’est rapidement excusé, arguant d’une <em><a href="http://www.slate.fr/story/18737/fillon-sexcuse-apres-avoir-annonce-tort-la-mort-dun-policier"><strong>«erreur de communication»</strong></a>.</em> Mais le malaise est resté, le Parti socialiste l’accusant immédiatement de «récupération» dans des termes très vifs. <em><a href="http://www.leparisien.fr/politique/police-aubry-accuse-fillon-de-faire-de-la-recuperation-18-03-2010-853996.php" target="_blank"><strong>«M. Fillon se déshonore en faisant cela»</strong></a>,</em> a déclaré Martine Aubry évoquant cette <em><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/politique/20100318.FAP4950/aubry_fillon_se_deshonore_en_recuperant_la_ficelle_de_l.html" target="_blank"><strong>«vieille ficelle de l&#8217;insécurité et des drames humains»</strong></a>. </em>Par la voix de Frédéric Lefebvre, l’UMP lui a immédiatement rendu la politesse qualifiant ses accusations d’une <em><a href="http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5i0iNuPCJtWTQHJLglsZdoJEcNTYQ" target="_blank"><strong>«bassesse de plus»</strong></a>. «C&#8217;est elle qui tente de récupérer cette erreur à des fins purement électoralistes»</em>, a poursuivi le porte-parole du parti présidentiel sur le mode de «ce n’est pas moi, c’est l’autre».</p>
<p>De manière plus insidieuse, la surenchère s’est fixée aussi sur les mots que les uns et les autres ont choisi pour qualifier ce drame. Le terme d’«assassinat», qui implique la préméditation (sinon c’est un meurtre), est quasi systématiquement utilisé. Jean-Serge Nérin a été <em><a href="http://www.gouvernement.fr/presse/francois-fillon-adresse-ses-condoleances-aux-proches-du-brigadier-chef-de-police-jean-serge-n" target="_blank"><strong>«froidement assassiné»</strong></a>,</em> selon François Fillon repris en choeur par les autres membres du gouvernement. A l’oral, Nicolas Sarkozy, connu pour être <a href="http://prdchroniques.blog.lemonde.fr/2009/09/23/et-nicolas-sarkozy-derapa/" target="_blank"><strong>quelque peu cavalier avec la présomption d’innocence</strong></a>, qualifie également d’«assassinat» la mort du policier. Mais le communiqué officiel de l’Elysée ne s’engage pas sur la qualification pénale, car c’est bien de ça qu’il s’agit, du drame qui s’est joué en région parisienne. Le brigadier a été <em>«mortellement blessé lors d’un échange de coups de feu avec un commando terroriste de l’ETA»,</em> lit-on. Peut-être parce que les premiers éléments de l’enquête évoquent une grande confusion autour de cette fusillade et que des experts balistiques devront se prononcer pour déterminer qui a tiré sur qui et dans quelles circonstances. Plus généralement, les sources policières évoquent une situation qui dérape (notamment à cause du jeune âge et de l&#8217;inexpérience des apprentis étarras) plutôt que d’un assassinat de sang-froid. Ce qui n’enlève rien à la détermination du groupe qui n&#8217;a pas hésité à ouvrir le feu et s&#8217;était visiblement préparé à cette éventualité. Et encore moins à la douleur de la famille Nérin.</p>
<h3>Couplet sécuritaire</h3>
<p>Toujours est-il que, pour les politiques, la «ficelle» de l’insécurité a déjà fait ses preuves. Pour beaucoup, l’arrivée d’un Le Pen au deuxième tour de l’élection présidentielle de 2002 était en grande partie due à la montée en puissance de ce sentiment. Un processus dans lequel les médias, notamment audiovisuels, ont joué un rôle déterminant selon Julien Terral, qui a consacré un livre sur le sujet (<em>L&#8217;insécurité au journal télévisé: la campagne présidentielle 2002</em>, éd. L’Harmattan, 2004). Depuis, on parle souvent d’<a href="http://www.lexpress.fr/region/ile-de-france/la-droite-convoque-la-securite-pour-sauver-les-meubles_856285.html" target="_blank"><strong>effet «papy Voise»</strong></a>, du nom de ce retraité qui, le visage tuméfié, a ému le public de TF1 en témoignant au journal de 20 heures sur le racket et les mauvais traitements dont il avait été victime. Et les états-majors des partis, notamment de la droite classique, veillent à ne pas laisser à Le Pen le «monopole» de ces questions. La gauche, quant à elle, a reconnu par la bouche de Lionel Jospin une certaine «naïveté» en matière de délinquance et de sécurité. Désormais le thème fait partie intégrante du paysage électoral français, chacun y allant de son couplet sécuritaire à chaque scrutin (vidéosurveillance, immigration, peines plancher&#8230;). Il ne s’agit pas là d’une spécificité française, mais d’une recette a priori universelle. Surfer sur les peurs des électeurs, que cela soit face à la criminalité ou au terrorisme, permet régulièrement à des hommes politiques à se faire élire (ou le plus souvent réélire) à travers le monde. Cela est valable des Etats-Unis (les Bush) à la Colombie (Uribe), en passant par la Russie où une rumeur tenace explique l’ascension de Poutine par une exagération, voire une fabrication pure et simple, de la menace terroriste tchétchène.</p>
<p>Néanmoins, dans les sociétés démocratiques, <a href="http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/03/18/la-securite-une-recette-electorale-classique-mais-epuisee_1321190_3224.html" target="_blank"><strong>ces calculs peuvent toujours se révéler vains</strong></a> et l’instrumentalisation grossière d’un drame tourner au fiasco électoral. Une opinion publique digne de ce nom peut passer l’éponge sur une bourde, mais pas sur les erreurs d’appréciation et encore moins sur les mensonges. En Espagne, le prédécesseur de l’actuel Premier ministre, José Luis Zapatero, en sait quelque chose: en s’obstinant contre toute vraisemblance à mettre sur le dos de l’ETA<a href="http://www.rfi.fr/actufr/articles/060/article_32444.asp" target="_blank"><strong> les attentats de Madrid</strong></a>, en 2004, le gouvernement de José Maria Aznar aura largement contribué à sa défaite, quelques jours plus tard, alors que tous les sondages donnaient la droite victorieuse. A Dammarie-les-Lys, la responsabilité de l’ETA fait, cette fois-ci, peu de doute. Mais le reste?</p>
<p><em>Alexandre Lévy</em></p>
<p><em>Photo: A Guernica. REUTERS/Vincent West</em></p>
<p><em><strong>À LIRE ÉGALEMENT: <a href="http://www.slate.fr/story/18697/violences-police-ce-que-la-mort-du-brigadier-nerin-veut-dire">Ce que la mort du brigadier Nérin veut dire</a>; <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/527/en-toute-securite/">En toute sécurité</a></strong><br />
</em></p>
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		<title>Midi-Pyrénées: un second tour pour la forme</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Mar 2010 08:19:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aline Royer</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[Europe Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Midi-Pyrénées]]></category>
		<category><![CDATA[PS]]></category>
		<category><![CDATA[tractation]]></category>

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Plus fort que Royal! En obtenant dimanche soir le meilleur score métropolitain du PS (40,93%), Martin Malvy aurait pu se passer d’une alliance avec la liste Europe Ecologie de Gérard Onesta (13,46%). Grand seigneur, le «sphinx» a néanmoins décidé de ne pas répéter l’erreur de 2004.
Proclamé grand favori depuis des semaines par les sondages, le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/capitole480.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-4507" title="capitole" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/capitole480.jpg" alt="capitole" width="480" height="270" /></a></p>
<p>Plus fort que Royal! En obtenant dimanche soir <a href="http://elections.interieur.gouv.fr/073/073.html" target="_blank"><strong>le meilleur score métropolitain du PS</strong></a> (40,93%), Martin Malvy aurait pu se passer d’une alliance avec la liste Europe Ecologie de Gérard Onesta (13,46%). Grand seigneur, le «sphinx» a néanmoins décidé de ne pas répéter l’erreur de 2004.</p>
<p>Proclamé grand favori depuis des semaines par les sondages, le président sortant de Midi-Pyrénées Martin Malvy (PS-PRG-MRC), a bel et bien explosé les compteurs. Avec un score tonitruant de 40,93% des voix au premier tour, il fait <a href="http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/resultats-elections/reg2004/073/073.html" target="_blank"><strong>presque aussi bien qu’en 2004</strong></a>, malgré la présence d’une liste autonome du Front de Gauche menée par Christian Piquet (6,91% des suffrages) et une campagne atone qui n’a passionné ni les foules, ni les médias.</p>
<p>Dimanche soir, la teneur des premiers échanges<a href="http://sud.france3.fr/info/midi-pyrenees/elections-regionales-2010/revoir-la-soiree-electorale-regionales-du-14-mars--61616026.html" target="_blank"><strong> sur le plateau de France 3 Sud </strong></a>entre Martin Malvy et le chef de file d’Europe Ecologie Gérard Onesta ne laissait rien augurer de bon. L’ancien député européen, masquant mal sa déception de n’avoir finalement pas franchi la barre des 15%, menaçait encore de se maintenir. <em>«Tout est entre les mains du sphinx Malvy»</em>, se gargarisait-il devant les caméras. L’espace de quelques heures, les Midi-Pyrénéens ont ainsi cru vivre un mauvais remake de l’entre deux tours de 2004 qui avait abouti à la mise au ban pure et simple des écologistes par Martin Malvy.</p>
<p>Après les postures télévisuelles, le principe de réalité a en fait repris le dessus et les négociations, entamées dès minuit, se sont déroulées «sereinement», mais non sans mal, entre Malvy, Onesta et Piquet. Durant 48 heures, ce n’est pas tant l’accord programmatique qui posa problème que la constitution des listes départementales communes. A l’aide d’un logiciel mathématique téléchargé sur leur iPhone, les trois leaders ont négocié pied à pied un nombre de candidats en position éligible. <em>«Triste»</em> d’avoir dû sacrifier quelques amis, Martin Malvy a accepté <em>«une composition à la proportionnelle et à la virgule près, respectueuse du choix des électeurs»</em>, s’est félicité Gérard Onesta.</p>
<p>Espérant faire plus que les 61 % de leurs trois listes réunies, les nouveaux amis visent 64 à 65 des 91 sièges de l’assemblée régionale, dont 15 pour les écologistes et 7 pour les membres du Front de gauche.</p>
<h3>Une droite dans les «bas-fonds»</h3>
<p>Brigitte Barèges, la candidate malheureuse de l’UMP (21,75% des voix), n’a bien sûr pas tardé à dénoncer une <em>«alliance contre-nature»,</em> présageant <em>«quatre ans d</em><em>’</em><em>immobilisme compte tenu de divergences profondes, par exemple, à propos de l</em><em>’</em><em>autoroute Toulouse-Castres ou du doublement de la RN 88 en Aveyron»</em>. Un message qu’elle a martelé aux automobilistes toulousains mercredi sur les ponts de la rocade.</p>
<p>Investie dès le printemps 2009 par l’UMP, la maire de Montauban n’a jamais fait l’unanimité chez les militants. On se souvient de la passe d’armes avec Christine de Veyrac, présidente départementale de l’UMP 31, furibonde à la suite de la présentation des quatre premiers colistiers, avant leur investiture officielle. Ou encore du buzz autour de l’appel à la création d’une liste dissidente de droite baptisée UPMP. <em>«Avec moins de 20% en Haute-Garonne et un bien modeste 28% dans son fief à Montauban, nous atteignons des bas-fonds quasi-historiques»</em>, <a href="http://www.ladepeche.fr/article/2010/03/16/798116-La-droite-en-plein-doute.html" target="_blank"><strong>confiait</strong></a> lundi un membre du conseil national de l&#8217;UMP à la Dépêche du Midi.</p>
<p>Pour limiter l’humiliation, Brigitte Barèges peut encore parier sur un sursaut des abstentionnistes de son camp, mais sûrement pas sur le report de voix des électeurs centristes, le MoDem agonisant d‘Arnaud Lafon n’ayant même pas atteint les 4% au premier tour.</p>
<p>Quant au Front national, en dépit de quelques rebonds significatifs en milieu rural, notamment dans le canton de Villemur en Haute-Garonne –siège de la lutte des Molex l’an passé– et dans le Tarn-et-Garonne, il est pour, la première fois depuis 1986, hors jeu et n’enverra aucun conseiller à l’Hôtel de région.</p>
<h3>Toulouse: une agglo qui n’en finit pas de verdir</h3>
<p>La seule inconnue du second tour réside finalement dans le retour, ou non, des abstentionnistes aux urnes, en particulier à Toulouse. Le 14 mars, la Ville rose battait le record régional en la matière avec seulement 42% de participation, celle-ci atteignant une faiblesse inouïe dans les quartiers populaires (16% à Bellefontaine, 17% à la Reynerie).</p>
<p>Les résultats toulousains du premier tour ne sont néanmoins pas dépourvus d’enseignements. Au-delà de la claque de l’UMP qui perd encore 8 points par rapport à juin dernier, c’est l’enracinement urbain du vote écolo qui se confirme. Les très bons scores réalisés dans la Ville rose –18,88%, et jusqu’à 22% dans certains bureaux–, ont consolé les colistiers de Gérard Onesta de leur petite déception du 1<sup>er</sup> tour. Certes c’est <em>«4.000 voix de moins par rapport aux européennes»</em>, s’est empressé d’analyser l’adjoint socialiste François Briançon, mais le vote des électeurs toulousains sonne tout de même comme un avertissement, gentil mais ferme, à l’égard du maire de la ville, Pierre Cohen. Agacés par l’inertie de certains dossiers (tri des déchets, piétonisation, prolongement du métro…), les électeurs ont peut-être aussi sanctionné le coup de force de Pierre Cohen pour éjecter le vert Stéphane Coppey de la présidence du syndicat de transports, Tisséo. Même observation à Ramonville, où, un mois après le retrait de leurs délégations à deux adjoints verts par le maire socialiste Christophe Lubac, la liste Europe Ecologie a obtenu son record communal pour le département: 19,67% des voix.</p>
<p><em>Aline Royer, à Toulouse</em></p>
<p><em>Photo: <a href="http://www.flickr.com/photos/ktylerconk/868823531/" target="_blank">Toulouse, place du Capitole</a> / ktylerconk via FlickrCC <a href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/deed.fr" target="_blank">licence by</a></em></p>
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		<title>Quand le MPF mise sur Fillon pour 2012</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/4521/quand-le-mpf-mise-sur-fillon-pour-2012/</link>
		<comments>http://regionales2010.slate.fr/article/4521/quand-le-mpf-mise-sur-fillon-pour-2012/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 18 Mar 2010 14:59:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Tesquet</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[2012]]></category>
		<category><![CDATA[François Fillon]]></category>
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Les élections régionales n’ont pas encore rendu leur verdict que la grande bataille pour la présidentielle de 2012 a déjà commencé. Au moins sur le web. Depuis quelques mois, des militants technophiles réservent des noms de domaine pour leur présidentiable préféré: François Bayrou, Cécile Duflot, mais aussi Xavier Bertrand ou Jean-François Copé. Bien souvent, ces [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/Fillon.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-4525" title="FRANCE/" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/Fillon.jpg" alt="" width="480" height="270" /></a></p>
<p>Les élections régionales n’ont pas encore rendu leur verdict que la grande bataille pour la présidentielle de 2012 a déjà commencé. Au moins sur le web. Depuis quelques mois, des militants technophiles <a href="http://www.marianne2.fr/President2012-com-ils-y-pensent-encore-plus-qu-hier!-2-2_a175756.html"><strong>réservent des noms de domaine</strong></a> pour leur présidentiable préféré: François Bayrou, Cécile Duflot, mais aussi Xavier Bertrand ou Jean-François Copé. Bien souvent, ces internautes malins sont de la même couleur politique que celui ou celle qu’ils défendent. Mais pas tout le temps. La preuve avec François Fillon.</p>
<p>Au détour d’un clic, on apprend que les URL <em>fillon2012.fr</em> et <em>fillon2012.com</em> ont été réservées le 11 mars 2010, trois jours avant le premier tour des régionales, par un certain César Lesage. Renseignements pris, il s’agit en fait du coordinateur parisien des JPF, la section junior du Mouvement pour la France de Philippe de Villiers. Joint au téléphone, il explique sa démarche:</p>
<blockquote><p><em>«Parmi les jeunes du MPF, on est nombreux à penser que la candidature de Fillon en 2012 serait une bonne chose. Sarkozy est grillé dans les sondages, et nous sommes fatigués de l’exercice bling-bling du pouvoir. Le Premier ministre incarne beaucoup plus le gaullisme et les idéaux du RPR.»</em></p></blockquote>
<p>Le jeune homme nous explique ensuite qu’il a acquis les deux noms de domaine <em>«par hasard, en vérifiant simplement leur disponibilité»</em>, et qu’il a déboursé 11 euros pour les deux. Mais une question, tout de même: pourquoi ne pas avoir réservé <em>devilliers2012.fr</em>?</p>
<p><em>«J’espère en tirer un peu d’argent,</em> confesse César Lesage<em>. Si jamais la candidature de Fillon se précisait, je pourrai peut-être tirer 1.000 euros du lot. Et puis, vous savez, le MPF n’a pas beaucoup d’argent, il valait mieux miser sur l’UMP.»</em></p>
<p><em>Olivier Tesquet</em></p>
<p><em>Photo: François Fillon / REUTERS, Jean-Paul Pélissier<br />
</em></p>
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		<title>Sondages électoraux: le FN  a-t-il été sous évalué?</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Mar 2010 14:05:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mayeul Lhuillier et Matthieu Chaigne</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[FN]]></category>
		<category><![CDATA[sondages]]></category>

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Avec 11,5% des voix au premier tour des élections régionales, le Front national retrouve aujourd’hui le rôle d’arbitre de la démocratie qu’il avait perdu au lendemain de l’élection présidentielle de 2007. Depuis dimanche, de plateau télé en reportage presse, ses dirigeants  dénoncent un complot. Dans leur viseur, les instituts de sondages qui auraient délibérément sous-estimé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/bulletins4801.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-4497" title="bulletins" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/bulletins4801.jpg" alt="bulletins" width="480" height="270" /></a></p>
<p>Avec 11,5% des voix au premier tour des élections régionales, le Front national retrouve aujourd’hui le rôle d’arbitre de la démocratie qu’il avait perdu au lendemain de l’élection présidentielle de 2007. Depuis dimanche, de plateau télé en reportage presse, ses dirigeants  dénoncent un complot. Dans leur viseur, les instituts de sondages qui auraient délibérément sous-estimé son influence et son score. Ainsi, le soir même du premier tour, Marine Le Pen s’en prenait à TNS Sofres et à son directeur, Brice Teinturier. Les sondeurs sont-ils retombés dans les erreurs qui les avaient menés à l’énorme bévue de 2002?</p>
<p>Dans les intentions de vote publiées la semaine précédant le scrutin, TNS Sofres annonçait un score de 8,5% des suffrages exprimés pour le FN, soit trois points de moins que les résultats définitifs. Du côté de l’Ifop, le Front national a oscillé entre 8,5% et 9,5% avant de se stabiliser à 9% dans la dernière vague. Chez Ipsos, des résultats non publiés donnaient le FN entre 10% et 12% à la veille du scrutin. Ces chiffres démontrent effectivement une sous-estimation généralisée du FN, mais ne peuvent en aucun cas alimenter la thèse du complot. Car les deux points de différence observés en moyenne au niveau national correspondent à la marge d’erreur des instituts, un droit à l’erreur singulièrement occulté dans les analyses et commentaires.</p>
<h3>Des décrochages importants en région?</h3>
<p>Toutes listes confondues, les études publiées régionalement ont réussi à proposer des résultats assez proches de ceux enregistrés dimanche. Quelques écarts constatés chez les différents sondeurs en ce qui concerne la liste Auxiette en Pays de Loire (évaluée en dessous de 30% pour un score de 34,4%), ou la liste Pécresse en Ile-de-France, généralement donnée au-dessus de 30% pour un score final de 27,8% ne peuvent occulter la fiabilité globale des instituts. Ainsi, l’analyse des intentions de vote <a href="http://www.tns-sofres.com/_assets/files/2010.03.08-bassenormandie.pdf"><strong>TNS Sofres pour la Basse-Normandie</strong> </a>ou <strong><a href="http://www.tns-sofres.com/_assets/files/2010.03.05-midipyrenees.pdf">pour la région Midi-Pyrénées</a></strong>, met en lumière des résultats très proches des scores du scrutin pour l&#8217;ensemble des listes, y compris le Front national. Dans d’autres régions, comme l’Aquitaine ou Poitou-Charentes, les résultats du FN ont été évalués très précisément, et la tête de liste du Front national en Poitou-Charentes n’a d’ailleurs pas caché sa déception d’atteindre seulement le score promis. Enfin,  le score de Marine Le Pen dans la région Nord-Pas de Calais avait été assez bien anticipé: 17% d&#8217;après l&#8217;Ifop, la liste obtenant au final 18,3% des suffrages.</p>
<p>En revanche, le bât blesse pour les instituts de sondage dans quelques régions-clés comme en Paca (13%-15% en intentions de vote pour un score de 20,3%) ou en Languedoc-Roussillon (7%-8% pour 12,7%). C’est également le cas en Champagne-Ardenne, Rhône-Alpes, Lorraine, et Alsace, où le décalage entre le score annoncé et le score obtenu par le FN atteint 4 à 5 points. Dans ces régions, où la captation du vote FN par le candidat Sarkozy lors de la présidentielle avait été très marqué et s’était prolongé lors des dernières élections européennes, la reconstitution d’un électorat frontiste semble s’être avérée encore plus ardu qu’au niveau national.</p>
<h3>Détour dans les coulisses des instituts</h3>
<p>Pour comprendre ces erreurs d’appréciation, il convient de faire un détour dans les coulisses des sociétés de sondages. Les instituts  utilisent comme «matière première» les réponses que donnent les interviewés. Or de nombreux électeurs du Front national cachent leur vote et affirment soit voter pour une autre liste, soit vouloir s’abstenir. Afin de lutter contre ces «votes masqués», les instituts établissent des reconstitutions de votes antérieurs afin de pondérer les différentes réponses en fonction du décalage entre le résultat d’une élection précédente et ce que les interviewés leur déclarent avoir voté. C’est grâce à cet outil que la prédiction du vote Front national s’était largement améliorée ces dernières années. A cela s’ajoutait un comportement décomplexé de la part des électeurs du FN, moins honteux d’exprimer leur vote, et donc plus enclins à révéler leurs intentions de vote aux enquêteurs.</p>
<p>Or, il semble que le syndrome du «vote de la honte», ait légèrement ressurgi durant ces élections régionales. Un constat qui confirme les premières hypothèses de ce premier tour: Le Pen, profitant du fort mécontentement dans les rangs UMP, aurait attiré de nouveaux venus,  des électeurs «fraîchement dépucelés à la sauce lepéniste», et qui n’ont pas osé faire leur «coming out» auprès des enquêteurs des instituts…</p>
<p><em>Mayeul L’huillier et Matthieu Chaigne de Délits d’Opinion</em></p>
<p><em><strong>À LIRE ÉGALEMENT: <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/4175/le-fn-seduit-de-moins-en-moins-delecteurs/">Un bon score qui traduit une baisse</a>; <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/4101/leffet-boomerang-de-lidentite-nationale/">L&#8217;effet boomerang de l&#8217;identité nationale</a></strong></em></p>
<p style="text-align: center;"><em><a onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.delitsdopinion.com/" target="_blank"><img class="aligncenter size-full wp-image-1577" title="delit-dopinion" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/02/delits2.jpg" alt="delit-dopinion" width="490" height="204" /></a><br />
</em></p>
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		<title>Proverbe UMP: si tu perds le scrutin, change le mode de scrutin</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Mar 2010 17:11:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ivan Couronne</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[mode de scrutin]]></category>
		<category><![CDATA[réforme territoriale]]></category>

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La défaite de la majorité présidentielle au premier tour des élections régionales pourrait relancer le mode d&#8217;élection à un tour imaginé par l&#8217;UMP pour les futurs conseillers territoriaux&#8230; comme une première étape vers le bipartisme.
«L&#8217;abstention montre qu&#8217;il faut une réforme du mode de scrutin» (Xavier Bertrand). «Cela légitime la nécessité d&#8217;une réforme territoriale et du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/carte-electeur480new1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-4461" title="FRANCE-ELECTION/" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/carte-electeur480new1.jpg" alt="" width="480" height="270" /></a></p>
<p>La défaite de la majorité présidentielle au premier tour des élections régionales pourrait relancer le mode d&#8217;élection à un tour imaginé par l&#8217;UMP pour les futurs conseillers territoriaux&#8230; comme une première étape vers le bipartisme.</p>
<p><em>«L&#8217;abstention montre qu&#8217;il faut une réforme du mode de scrutin»</em> (<strong><a href="http://www.lemonde.fr/elections-regionales/article/2010/03/15/l-ump-confrontee-a-l-echec-de-la-strategie-d-union_1319159_1293905.html" target="_blank">Xavier Bertrand</a></strong>). <em>«Cela légitime la nécessité d&#8217;une réforme territoriale et du mode de scrutin.»</em> (<strong><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/politique/regionales_2010/20100314.OBS9808/les_reactions_au_premier_tour_des_regionales.html" target="_blank">Nathalie Kosciusko-Morizet</a></strong>). <em>«Nicolas Sarkozy tient pour responsable le mode de scrutin régional (à deux tours avec prime majoritaire) auquel “personne ne comprend rien”.»</em> (<strong><a href="http://www.lesechos.fr/info/france/300417669-sarkozy-recuse-toute-idee-de-sanction-l-ump-en-appelle-aux-abstentionnistes.htm" target="_blank">Les Echos</a></strong>)</p>
<p>Je crois que le message est clair. Pourtant, la dernière fois que le gouvernement justifiait sa réforme territoriale, l&#8217;objectif n&#8217;avait rien à voir avec les élections. Plutôt, on allait enfin clarifier le «millefeuille» des compétences locales, entre la région, le département, la commune et les communautés de commune*. Avec sa mesure phare, la création d&#8217;un conseiller territorial siégeant à la fois au conseil général et au conseil régional à partir de 2014, c&#8217;en était fini des gaspillages et chevauchements. Sans compter qu&#8217;on passerait de 6.000 à 3.000 élus. Une belle économie.</p>
<p>A un détail près: <strong><a href="http://www.senat.fr/leg/pjl09-061.html" target="_blank">quelques lignes</a> </strong>de l&#8217;article 1er, chapitre II, précisent le mode d&#8217;élection imaginé pour ce nouveau conseiller territorial. Oh, juste une formalité. Un simple scrutin «mixte», uninominal majoritaire à un tour par canton pour 80% des sièges et proportionnel avec la «méthode du plus fort reste» pour les derniers 20%. Pas de quoi faire la une des 20H.</p>
<p>Cet alinéa pourrait pourtant bouleverser la carte politique française. Dès 2014, les petits partis auraient été anéantis par ce scrutin à un seul tour au profit de l&#8217;UMP et, dans un second temps, du Parti socialiste, sauf à s&#8217;allier avec les deux mammouths avant le scrutin. Si ce mode de scrutin avait été en vigueur dimanche dernier, l&#8217;UMP aurait probablement pu conserver plusieurs régions.</p>
<p>En matière électorale, le diable se niche dans les détails.</p>
<h3>Simulation: 16 mars 2014</h3>
<p>Imaginons que le mode de scrutin échafaudé par l&#8217;UMP entre en vigueur.</p>
<p>Vous êtes électeur du Cher, dans la région Centre. Vous avez reçu une convocation pour l&#8217;élection des conseillers territoriaux, dimanche 16 mars 2014. Attention, il n&#8217;y a désormais qu&#8217;un seul tour, votez bien dès le premier coup. Dans votre canton, vous avez le choix entre M. Gauche (affilié à la liste PS), M. Extrême-Gauche (NPA), M. Ecolo (Europe-Ecologie), Mme Droite (UMP), M. Centre (MoDem) et Mme Rien (affiliée à aucune liste). Le dimanche soir, Mme Droite obtient le plus de voix. Elle est élue conseillère territoriale.</p>
<p>Votre candidat, M. Gauche, a perdu. Il ne sera jamais conseiller territorial. Bye bye.</p>
<p>Mais tout n&#8217;est pas perdu pour le camp socialiste. Les voix de M. Gauche vont être additionnées à celles obtenues par les candidats socialistes perdants des autres cantons du département. Ce total va servir à obtenir une partie des 20% de sièges restant, par la méthode proportionnelle. Les voix de M. Gauche, qui n&#8217;auront pas suffi à le faire élire, auront donc permis l&#8217;élection, à la proportionnelle, de quelques collègues PS présents sur la liste départementale. Evidemment, M. Gauche n&#8217;a pas le droit de figurer sur cette liste; il a dû choisir entre le scrutin majoritaire et le scrutin de liste. Mais en perdant, il a en quelque sorte subventionné ses copains de la liste.</p>
<p>Mme Rien n&#8217;étant affiliée à aucune liste, ses voix sont totalement perdues. Car l&#8217;accès au tour à la proportionnelle est réservé aux listes qui ont sponsorisé des candidats dans les cantons.</p>
<h3>Une micro-proportionnelle qui cache la forêt</h3>
<p>Les petits partis, incapables d&#8217;arriver premier le jour du vote face à Mme Droite ou M. Gauche, devront donc se disputer les 20% de sièges distribués à la proportionnelle. C&#8217;est très peu. Dans la plupart des cas, les deux premiers partis, le PS et l&#8217;UMP, rafleront la majorité des sièges distribués au rattrapage. Dans les simulations présentées dans l&#8217;<strong><a href="http://www.senat.fr/leg/etudes-impact/pjl09-061-ei/pjl09-061-ei.html" target="_blank">étude d&#8217;impact du Sénat</a></strong>, il ne resterait qu&#8217;un seul siège par département pour les listes hors PS et UMP, soit quatre ou cinq au niveau d&#8217;une région. Avec cette réforme, Europe Ecologie, par exemple, aurait quasiment été forcé de s&#8217;allier au PS pour survivre.</p>
<p><em>«Le scrutin mixte est un leurre, pour ne pas dire un attrape-nigauds</em>, déplore Hervé Maurey, sénateur centriste de l&#8217;Eure. <em>C&#8217;est pas mixte du tout. C&#8217;est dans la logique de création de l&#8217;UMP. Le gouvernement a en tête de généraliser le scrutin à un tour pour aller vers le bipartisme, on commence à mettre le doigt dedans pour l&#8217;instaurer aux législatives ensuite. Et pour faire passer la pilule, on met une dosette de proportionnelle.»</em></p>
<h3>Prime à l&#8217;union, prime à l&#8217;UMP</h3>
<p>Car la prime va aux candidats qui pèsent le plus lourd et arrivent d&#8217;habitude en tête au premier tour. Avantage à la droite: ceux qui rassembleront sur leur nom à la fois l&#8217;UMP, le Nouveau Centre, le MPF et les autres ont plus de chances d&#8217;obtenir plus de suffrages que le candidat qui ne représenterait que le PS. La gauche, aujourd&#8217;hui divisée entre socialistes, verts, communistes et d&#8217;autres, est en retard sur le Mouvement populaire. C&#8217;est au deuxième tour que la pluralité de la gauche lui assure la victoire.</p>
<p>Les élections régionales de dimanche ont certes marqué une défaite nationale de la droite. Mais dans des scrutins uninominaux, et non par liste, des candidats UMP auraient vraisemblablement eu de meilleurs résultats canton par canton, ne serait-ce que dans les régions où l&#8217;UMP reste majoritaire.</p>
<p>Avec le nouveau mode d&#8217;élection, la majorité présidentielle aurait ainsi remporté 8 régions: partout où elle est arrivée en tête dimanche soir (Ile-de-France, Centre, Provence Alpes Côte d&#8217;Azur, Rhône-Alpes, Franche-Comté, Champagne-Ardennes, Alsace, Guyane).</p>
<h3>Sénateurs horrifiés</h3>
<p>A la présentation de ce projet, à l&#8217;automne dernier, les sénateurs ont fait barrage de leur corps. Horrifiés, même à droite, ils ont enterré le projet avant sa discussion. Chacun pour ses raisons. Le président du Sénat, Gérard Larcher, avoue qu&#8217;«il n&#8217;y a pas de majorité pour le voter». Le président du groupe UMP, <strong><a href="http://reformecollectivites.wordpress.com/2010/01/21/gerard-longuet-contre-la-solution-a-un-tour/" target="_blank">Gérard Longuet</a></strong>, estime que le scrutin à un tour, à la britannique, n&#8217;est pas dans la tradition française. D&#8217;autres UMP ne veulent pas de la proportionnelle. La gauche rappelle que la parité, désormais constitutionnelle, ne serait pas respectée. Et le Nouveau Centre de critiquer la trop faible dose de proportionnelle.</p>
<p>L&#8217;affaire a aussi agité du monde chez les constitutionnalistes. Une note interne au Conseil d&#8217;Etat, <strong><a href="http://www.lepoint2.com/sons/pdf/conseil-etat-conseillers-territoriaux.pdf" target="_blank">fuitée</a></strong> à l&#8217;automne, met en cause <em>«l&#8217;égalité et la sincérité du suffrage»</em>, puisqu&#8217;une même voix aurait une valeur différente selon qu&#8217;elle est comptée dans le scrutin majoritaire ou proportionnel. <em>«Tout scrutin uninominal à un tour est contraire à la Constitution»</em>, a par ailleurs <strong><a href="http://www.liberation.fr/politiques/0101602078-regionales-le-mode-de-scrutin-propose-est-anticonstitutionnel" target="_blank">annoncé le professeur de droit constitutionnel Guy Carcassonne</a></strong>.</p>
<p>Ces nombreux obstacles juridiques et politiques n&#8217;ont pas découragé l&#8217;UMP, qui a poussé ce mode d&#8217;élection autrefois proposé par Léon Blum, en 1926. <em>«Vous aimez les socialistes quand ils sont morts!»</em>, a rétorqué un député (PS) à l&#8217;Assemblée, alors que le secrétaire d&#8217;Etat Alain Marleix, faisait le malin en citant Blum. Marleix, <strong><a href="http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&amp;type_item=ART_ARCH_30J&amp;objet_id=1022537&amp;clef=ARC-TRK-D_01" target="_blank">qui reconnaît les circonscriptions électorales de France quand il les survole</a></strong> (archive payante et exceptionnelle), est également chargé des investitures à l&#8217;UMP. Son affaire, c&#8217;est les lois sur mesure qui tombent toujours bien en arrangeant l&#8217;UMP. Son <strong><a href="http://www.slate.fr/story/7581/toi-aussi-fais-gagner-3-deputes-au-ps" target="_blank">redécoupage des circonscriptions législatives</a></strong> est un chef-d&#8217;œuvre.</p>
<p>Le sénateur UMP Jean-Patrick Courtois, rapporteur de la réforme territoriale, reconnaît en creux cette manipulation: <em>«Moi je dis: méfiez-vous, car on n&#8217;a aucune idée de ce que sera la situation politique en 2014, qui sera président de la République, comment seront composées l&#8217;Assemblée et le Sénat&#8230;»</em> En clair: le gouvernement et l&#8217;UMP poussent aujourd&#8217;hui pour ce mode d&#8217;élection car ils escomptent qu&#8217;il leur bénéficiera.</p>
<h3>Nouvel appétit</h3>
<p>Le scrutin à un seul tour semblait mort jusqu&#8217;à dimanche, mais personne ne sait comment seront élus les futurs conseillers territoriaux, en 2014. Le projet de loi ne sera pas examiné au Sénat avant l&#8217;été. Vu la panique, Jean-François Copé et Gérard Longuet ont créé en février un groupe de travail chargé de trouver une idée, en étudiant ce qui se fait ailleurs. L&#8217;un de ses co-présidents, le sénateur Jean-Patrick Courtois, a appris par la presse sa nomination. Les membres ne sont pas nommés et aucun calendrier n&#8217;existe. Prière de ne plus bouger avant la fin des élections régionales.</p>
<p><em>«C&#8217;est la quadrature du cercle»</em>, reconnaît Hervé Maurey, sénateur centriste. <em>«Il faut prendre en compte la situation démographique, la parité, la représentation pluraliste et la notion de territoires. En plus, il faut un mode de scrutin qui permette de dégager une majorité claire. Une fois qu&#8217;on a dit ça, il n&#8217;y a sans doute aucun mode de scrutin qui remplit tous ces critères&#8230; Mon sentiment, c&#8217;est que ça va se terminer par un bon vieux uninominal à deux tours.»</em></p>
<p>La terrible déconvenue du 14 mars semble pourtant avoir redonné de l&#8217;appétit à Nicolas Sarkozy. Preuve en est le <strong><a href="http://www.lejdd.fr/Politique/Elections-regionales-2010/Depeches/Marleix-prone-la-reforme-territoriale-179555/" target="_blank">communiqué</a></strong> d&#8217;Alain Marleix, quelques heures après la défaite de dimanche: <em>«Il est indispensable de réformer le mode de scrutin et de mettre en place des modalités d’élection permettant aux Français de voter pour un conseiller régional ancré sur un territoire déterminé, qu’ils puissent enfin identifier.»</em></p>
<p>On ne peut être plus clair.</p>
<p><em>Ivan Couronne</em></p>
<p>* La réforme territoriale compte <strong><a href="http://www.senat.fr/evenement/reforme_des_territoires/index.html" target="_blank">quatre textes</a></strong>, déposés en octobre 2009 et dont un seul a pour l&#8217;instant été adopté: la loi sur la concomitance du renouvellement des conseillers généraux et régionaux en 2014 (adoptée), la loi sur les collectivités territoriales (en cours), la loi organique sur le conseiller territorial, et la loi sur le mode d&#8217;élection de ces conseillers.</p>
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		<item>
		<title>Les résultats des régionales sur Twitter à 18h15: mais que fait la police?</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Mar 2010 09:40:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Glad</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>

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		<description><![CDATA[
Edit 21 mars: lors du second tour, les premières estimations nationales — directement suivies d&#8217;estimations dans les régions Alsace, Ile-de-France et Aquitaine — sont cette fois tombées un peu plus tard, vers 18h15. À signaler une réprimande sèche de l&#8217;institut IFOP au journal belge Le Soir suite à la publication sur Twitter d&#8217;un sondage en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/vote48011.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-4297" title="FRANCE" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/vote48011.jpg" alt="" width="480" height="270" /></a></p>
<p><em><strong>Edit 21 mars</strong>: lors du second tour, les premières estimations nationales — directement suivies d&#8217;estimations dans les régions Alsace, Ile-de-France et Aquitaine — sont cette fois tombées un peu plus tard, vers 18h15. </em><em>À signaler une réprimande sèche de l&#8217;institut IFOP au journal belge Le Soir suite à la publication sur Twitter d&#8217;un sondage en Ile-de-France: «Données FAUSSES : l&#8217;Ifop ne réalise pas d&#8217;estimation en IDF ce soir. Merci de rectifier.»</em></p>
<p>C&#8217;est devenu la tarte à la crème des soirs d&#8217;élection au XXIe siècle: diantre, les premiers sondages du premier tour des régionales étaient disponibles sur Internet dès 17h30! Autant l&#8217;on sait que les sites d&#8217;information suisses et belges ne sont pas soumis à la loi française, autant l&#8217;on s&#8217;interroge sur le cas des journalistes français qui ont donné les premières estimations sur Twitter deux heures avant la fermeture des bureaux de vote.</p>
<p>Jean-Jacques Bourdin, présentateur de la matinale de RMC, s&#8217;est illustré dimanche en publiant un tweet renvoyant vers le site du journal suisse Le Temps qui donnait les premiers chiffres peu avant 18h. Craignant de donner «un mauvais signal» comme <a href="http://www.20minutes.fr/article/391056/Politique-Regionales-2010-Estimations-disponibles-avant-20h-sur-Twitter-meme-pas-peur.php"><strong>l&#8217;a expliqué le directeur de la rédaction de RMC</strong></a>, il a rapidement effacé ce tweet qui commençait à <a href="http://blogs.lexpress.fr/nouvelleformule/2010/03/twitter-or-not-twitter-les-res.php"><strong>faire polémique</strong></a> sur le réseau social. D&#8217;autres journalistes internautes moins connu ont également publié ces chiffres. Sans que personne ne soit inquiété. <strong>Mais alors que fait la police?</strong></p>
<p>En fait, elle ne fait rien. Le CSA, qui s&#8217;applique à faire respecter l&#8217;interdiction de publier des résultats avant 20h à la télé et la radio, n&#8217;est pas compétente sur le web. Le ministère de l&#8217;Intérieur, chargé du bon déroulement des élections, avait <a href="http://www.lefigaro.fr/elections-regionales-2010/2010/03/11/01034-20100311ARTFIG00547-regionales-et-si-les-resultats-sont-twittes-avant-20-heures-.php"><strong>annoncé</strong></a> qu&#8217;il ne prévoyait pas de mesure de surveillance particulière.</p>
<h3>La Commission des sondages à la cool pour les régionales</h3>
<p>Reste l&#8217;instance qui devrait naturellement s&#8217;en occuper: <a href="http://www.commission-des-sondages.fr"><strong>la Commission des sondages</strong></a> installée par la loi de 1977 sur les sondages. Mais ses ressources sont notoirement faibles: <a href="http://www.commission-des-sondages.fr/presentation/presentation_liste.htm"><strong>le service de la Commission</strong></a> n&#8217;est constitué que de 5 personnes&#8230; et l&#8217;adresse mail de contact est hébergée chez wanadoo.fr. Alors le soir des élections venues, la Commission fait le flic seulement quand elle le juge nécessaire.</p>
<p>Et forcément, c&#8217;est un peu du bricolage: <em>«Pour la présidentielle 2007, on a mis en place une veille avec le Conseil d&#8217;Etat et la Commission nationale de contrôle de la campagne électorale pour l’élection présidentielle parce que les blogueurs Jean-Marc Morandini et Guy Birenbaum avaient annoncé qu&#8217;ils publieraient les chiffres avant 20h sur leurs blogs — ce qu&#8217;ils n&#8217;ont finalement pas fait. Pour ces régionales, on ne fait pas d&#8217;observation organisée car on pense que ce n&#8217;est pas important»</em>, déclare<em> </em>Jean-Pierre Pillon, secrétaire permanent de la Commission.</p>
<h3>«Absurde qu&#8217;une loi puisse être violée sans aucune sanction»</h3>
<p>En clair, il aurait fallu que Jean-Jacques Bourdin menace de publier les chiffres avant 20h pour que la Commission des sondages s&#8217;intéresse à ce qui est publié sur Internet. Reste néanmoins un dernier risque juridique: un candidat ou un parti pourrait décider de porter plainte contre un des comptes Twitter qui a publié ces chiffres. Mais jusqu&#8217;à présent, cette hypothèse ne s&#8217;est jamais réalisée car la publication précoce des tendances n&#8217;a jamais modifié sensiblement le cours d&#8217;une élection.</p>
<p>Dans le cas des régionales, il est douteux de penser que des tendances nationales données à quelques <em>happy few</em> de Twitter <a href="http://www.meilcour.fr/polito/publication-des-rsultats-avant-20h-rien-de-grave.html"><strong>puissent avoir un quelconque impact</strong></a> sur le vote. Il n&#8217;empêche que la loi n&#8217;est pas respectée. Ce qui ne peut satisfaire le sénateur socialiste Jean-Pierre Sueur, chargé par la Commission des Lois d&#8217;<a href="http://www.mediapart.fr/club/blog/mathilde-mathieu/270110/le-senat-plan-b-du-ps-pour-avancer-sur-laffaire-des-sondages"><strong>une mission sur les sondages</strong></a>: <em>«Je trouve toujours absurde qu&#8217;une loi puisse être violée sans aucune sanction. Je réfléchis avec mon collègue UMP Hugues Portelli à des solutions, nous rendrons un rapport en juin ou septembre. À titre personnel, je pense qu&#8217;il faudrait renforcer les faibles moyens de la Commission des sondages pour qu&#8217;elle puisse faire de la veille le soir des élections.»</em></p>
<p>Autre piste avancée par le sénateur: une harmonisation des sanctions prévues contre ceux qui enfreignent la loi. Car c&#8217;est pour l&#8217;instant le flou le plus total. Essayons de faire le point:</p>
<h3><strong>Publier des sondages «sorties des urnes»: 75.000 euros d&#8217;amende<br />
</strong></h3>
<p>La loi française fait la distinction entre les «sondages» et les «estimations». Les «estimations», beaucoup plus fiables, ne sont disponibles pour les médias qu&#8217;à partir de 18h30. Quand les sites francophones publient des chiffres à 17h30, il s&#8217;agit toujours de sondages «sorties des urnes». On les appelle ainsi car traditionnellement, les sondeurs attendaient les électeurs à la sortie des urnes pour leur demander ce qu&#8217;ils votaient. Aujourd&#8217;hui, plus personne n&#8217;en fait en France: ces sondages dits «sorties des urnes» sont en fait réalisés par téléphone ou par Internet.</p>
<p>Les grands instituts de sondage préparent en général des sondages d&#8217;explication du vote qui sont publiés le lundi (<a href="http://www.csa-fr.com/dataset/data2010/opi20100314-sondage-jour-du-vote-au-premier-tour-des-elections-regionales-2010.pdf"><strong>exemple en PDF</strong></a>). Mais pour expliquer un vote, encore faut-il demander à l&#8217;électeur pour qui il a voté. Les sondeurs utilisent ainsi ces données pour faire fuiter les premières tendances auprès de leurs contacts dans les médias. Le sujet est tabou: joints par Slate, TNS-Sofres, Ipsos et l&#8217;Ifop assurent ne pas en faire. Opinionway reconnait disposer de ces chiffres mais assure ne pas les avoir diffusés. L&#8217;institut CSA déclare de son côté que<em> «des sondages [lui] ont été faussement attribués»</em>.</p>
<p>Bref, les sondages «sorties des urnes» sont une véritable jungle. Les chiffres diffusés sur les sites francophones et repris sur Twitter ne sont finalement que des rumeurs, colportés par le bouche-à-oreille entre sondeurs et journalistes. D&#8217;ailleurs, les premiers chiffres se sont révélés faux: l&#8217;UMP était donnée légèrement en tête, au coude à coude avec le PS.</p>
<p>Ces sondages sont-ils interdits? La Commission des sondages ne le sait pas vraiment, <a href="http://www.lexpress.fr/actualite/politique/regionales-pourquoi-twitter-n-est-pas-forcement-hors-la-loi_855410.html"><strong>estimant aujourd&#8217;hui</strong></a> que la loi de 1977 qui interdit la publication des enquêtes d&#8217;opinion s&#8217;applique plutôt aux sondages d&#8217;avant-vote. Mais la position de la Commission est à géométrie variable: en 2007, échaudée par Morandini et Birenbaum, elle avait clairement <a href="http://www.commission-des-sondages.fr/hist/histoire.htm#dixseptavril"><strong>proscrit les sondages «sorties des urnes»</strong></a>. En résumé, publier les «sorties des urnes», c&#8217;est risquer 75.000 euros d&#8217;amende. Ou pas. Selon l&#8217;interprétation du juge.</p>
<h3><strong>Publier des «estimations»: 3.750 euros d&#8217;amende<br />
</strong></h3>
<p>À partir de 18h30, les sondeurs sont en mesure de publier des «estimations» calculées à partir des résultats d&#8217;un certain nombre de bureaux test. Ces estimations sont réputées très fiables: ce sont celles qui sont données par les télévisions à 20h. Alors que les «sorties des urnes» se basent en général sur un échantillon de 2.000 personnes, l&#8217;estimation donnée par Opinionway pour TF1 dimanche soir était calculée <em>«à partir des résultats de 400 bureaux, soit environ 500.000 électeurs»</em>, d&#8217;après Bruno Jeanbart, directeur général adjoint de l&#8217;institut.</p>
<p>Ces «estimations» n&#8217;étant pas juridiquement considérées comme des «sondages», leur divulgation n&#8217;est réprimée que par <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=2DA6518552B86EE9DDD81D2D73E0CC37.tpdjo09v_1?idArticle=LEGIARTI000006353107&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070239&amp;dateTexte=20080117"><strong>l&#8217;article L52-2 du Code électoral</strong></a>. Et la sanction est bien moins lourde: une amende de 3.750 euros.</p>
<p>Absurdité de la loi: si vous balancez sur Twitter des chiffres avant 18h30, il y a de bonnes chances que vous risquiez 75.000 d&#8217;amende; alors que la somme chute à 3.750 euros un peu plus tard lorsqu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;«estimations». Encore faut-il pouvoir faire la distinction entre un «sondage» et une «estimation» sachant que sur Twitter les chiffres sont balancés tels quels, souvent sans aucune source.</p>
<p>Du coup, les internautes qui publient des «sorties des urnes» se placent en outre en infraction avec <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=DF2B3441489FF442286C1BD348D3EC7A.tpdjo15v_1?idArticle=LEGIARTI000006527697&amp;cidTexte=LEGITEXT000006068614&amp;dateTexte=20100311"><strong>l&#8217;article 2 de la loi de 1977</strong></a> qui oblige à préciser <em>«le nom de l&#8217;organisme ayant réalisé le sondage; le nom et la qualité de l&#8217;acheteur du sondage; le nombre des personnes interrogées; la ou les dates auxquelles il a été procédé aux interrogations; une mention indiquant le droit de toute personne à consulter la notice prévue par l&#8217;article 3»</em>. Tout ça en 140 signes bien sûr.</p>
<p><em>Vincent Glad</em></p>
<p><em><em><em>Photo: REUTERS/Eric Gaillard. Remerciements à <a href="http://twitter.com/bastienhugues">Bastien Hugues</a>.<br />
</em></em></em></p>
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		<title>La cohabitation horizontale</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/4239/regions-contre-pouvoir-cohabitation-horizontale/</link>
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		<pubDate>Wed, 17 Mar 2010 08:35:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Legrand</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Sarkozy]]></category>
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		<description><![CDATA[
Le pouvoir central, l’exécutif et le législatif à droite, le pouvoir local, municipal, cantonal et régional à gauche. Le corps électoral français pratique l’art du rééquilibrage.
Les régions doivent être des «contre-pouvoirs», c’est ce que certains à gauche réclament ou prétendent. «Organisons des contre-pouvoirs locaux.» C’est une ineptie, les régions ne sont pas faites pour ça, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/sarko-aubry480.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-4309" title="nicolas-sarkozy-martine-aubry" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/sarko-aubry480.jpg" alt="nicolas-sarkozy-martine-aubry" width="480" height="270" /></a></h2>
<h2>Le pouvoir central, l’exécutif et le législatif à droite, le pouvoir local, municipal, cantonal et régional à gauche. Le corps électoral français pratique l’art du rééquilibrage.</h2>
<p>Les régions doivent être des «contre-pouvoirs», c’est ce que certains à gauche réclament ou prétendent. «Organisons des contre-pouvoirs locaux.» C’est une ineptie, les régions ne sont pas faites pour ça, elles ne peuvent pas gérer leur territoire contre un autre échelon administratif, ne serait-ce qu’à cause des financements croisés mis en place pour bien des projets d’infrastructure. Pourtant, c’est un peu comme si l’on assistait à ce que l’on pourrait appeler une «cohabitation horizontale».</p>
<p>Le pouvoir central, l’exécutif et le législatif à droite, le pouvoir local, municipal, cantonal et régional à gauche. En fait, le corps électoral français a peut-être une sorte d’intelligence démocratique qui lui ferait pratiquer l’art du rééquilibrage. Parce que cette belle victoire socialiste, verte et Front de Gauche, qui met la gauche parlementaire au-delà de 50% en région, ne veut pas du tout dire que les électeurs estiment que la gauche au pouvoir à Paris ferait mieux que Nicolas Sarkozy et sa majorité. Ils ne sont que 30% à l’estimer si l’on en croit un sondage réalisé par BVA la veille du jour où ces mêmes Français se sont abstenus à 53%. 46% des sondés pensent que la gauche ne ferait ni mieux ni moins que l’UMP au pouvoir. Ce n’est qu’un sondage, mais depuis plusieurs mois, à chaque fois qu’un institut pose ce genre de questions, il obtient ce genre de réponses. Plus le président de la République semble concentrer les pouvoirs à Paris, truster le débat et les écrans, plus le corps électoral donne d’autres pouvoirs aux opposants. Nicolas Sarkozy ne s’y trompe d’ailleurs pas, et c’est pour ça que, même si ça agace son camp, il a réaffirmé, juste avant le scrutin, sa volonté de poursuivre l’ouverture, comme on lance des quartiers de viande aux fauves pour éviter qu’ils vous dévorent. Mais ça ne suffit pas, on l’a vu dimanche.</p>
<h3>La France n&#8217;est pas un pays anglo-saxon</h3>
<p>Dans notre système, dans le cadre de la cinquième république, il n’y a pas de contre-pouvoir en tant que tel. Le parlement, le pouvoir judiciaire, les collectivités locales sont d’autres pouvoirs, mais ne peuvent pas être considérées (comme c’est le cas par exemple dans les pays anglo-saxons) comme des contre-pouvoirs. L’idée même de contre-pouvoir est étrangère à notre culture politique. En France, le contre-pouvoir n’est pas institutionnalisé, il faut donc que le pouvoir se modère tout seul… et ce n’est pas sa pente naturelle, et ce n’est pas non plus la pente naturelle du président.</p>
<p>Alors le discours de certains responsables socialistes reprend cette idée de contre-pouvoirs locaux. Ils disent que les régions doivent devenir des lieux où l’on pratique une politique inverse de celle qui est pratiquée au niveau national, une sorte de résistance des territoires. C’est illusoire et techniquement impossible. On l’a bien vu en Poitou-Charentes, par exemple, où la tentative sauvetage de l’entreprise Heuliez ne peut réussir que si l’État et la région coopèrent. Et ils peuvent très bien coopérer même s’ils ne sont pas de la même couleur politique, d’ailleurs ils le font. Alors si le «contre-pouvoir» n’existe pas, le vote contre le pouvoir est bien réel celui-là.</p>
<p>La façon de repeindre toute la France des régions en rose, ou ces sautes d’humeur éruptives de l’électorat déboussolé et défiant qui redonne du crédit au Front national, c’est évidemment une manifestation de mécontentement vis-à-vis d’une manière dont le pays est gouverné: de façon centralisé, relativement opaque, néo-monarchique, à l’ancienne. Nicolas Sarkozy, par cette lourde défaite, paie aussi le fait de n’avoir pas modernisé, allégé, démocratisé, comme il l’avait promis, la gouvernance du pays.</p>
<p><em>Thomas Legrand</em></p>
<p><em>Photo: Nicolas Sarkozy et Martine Aubry, le 9 septembre 2009. REUTERS/Benoit Tessier</em></p>
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		<title>Et maintenant?</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/4147/que-peut-faire-nicolas-sarkozy/</link>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 13:30:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Legrand</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[Europe Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Martine Aubry]]></category>
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Martine Aubry en position rêvée. Nicolas Sarkozy, piètre stratège. C’est un bouleversement politique qui marque le retour d’une opposition forte et cohérente.
Un PS dominant, dirigé par Martine Aubry, un leader qu’il est maintenant difficile de contester. Au côté de ce bloc socialiste, il y a les écologistes. Assez forts pour peser et pour donner à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/sarkozy-profil480.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-4151" title="nicolas-sarkozy" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/sarkozy-profil480.jpg" alt="nicolas-sarkozy" width="480" height="270" /></a></h3>
<h2>Martine Aubry en position rêvée. Nicolas Sarkozy, piètre stratège. C’est<a href="http://regionales2010.slate.fr/article/3925/jean-marie-colombani-la-double-sanction-de-la-droite/"><strong> un bouleversement politique </strong></a>qui marque le retour d’une opposition forte et cohérente.</h2>
<p>Un PS dominant, dirigé par Martine Aubry, un leader qu’il est maintenant difficile de contester. Au côté de ce bloc socialiste, <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/3979/ps-ee-un-mariage-de-regions-pour-commencer/"><strong>il y a les écologistes</strong></a>. Assez forts pour peser et pour donner à l’ensemble de la gauche parlementaire une ampleur imposante. Le poids des verts n’est cependant pas assez important pour leur permettre de contester le leadership de l’opposition au PS. Du coup, l’équilibre des forces est assez sécurisé. Pour atteindre les 50% symboliques au niveau national face à une droite parlementaire qui ne fait pas 30%, il faut aussi l’apport du Front de gauche. Là encore, <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/3755/front-de-gauche-l%E2%80%99opa-de-melenchon-sur-le-pcf/"><strong>son score est parfait pour le PS</strong></a>. Pas assez fort pour peser sur le contenu programmatique de l’ensemble de la gauche, mais plus important que celui du MoDem, ce qui dissout le caillou dans la chaussure du PS. La question qui fâche et divise au PS, c’était «faut-il s’allier avec le MoDem». Cette question est maintenant secondaire.</p>
<h3>Sarkozy, facteur de défaite?</h3>
<p>A l’inverse, l’UMP se retrouve dans la pire des situations. Et avec elle le président. Arriver en seconde position au niveau national fait de la stratégie du parti unique une tactique inefficace. Nicolas Sarkozy va perdre de l’autorité sur sa majorité. L’UMP c’est lui, le parti unique, c’est lui, la campagne c’était lui, <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/2977/pause-la-seconde-rupture-sarkozyste/"><strong>jusqu’au bout</strong></a>, jusqu’aux derniers jours avec l’interview qu’il a accordée vendredi dernier au Figaro Magazine.</p>
<p>Nicolas Sarkozy n’a jamais fait l’unanimité au sein de la droite parlementaire, mais chacun le suivait, lui reconnaissant quand même une certaine habileté tactique. Un sens de la stratégie qui avait consacré «le retour du politique» et permis de redonner espoir à toute une frange de la population qui utilisait le Front national pour crier son exaspération. <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/4101/leffet-boomerang-de-lidentite-nationale/"><strong>Ça ne marche plus</strong></a>. Le FN retrouve ses bastions. Le risque pour le président vis-à-vis de sa majorité, c’est qu’elle commence à voir en lui un facteur de défaite.</p>
<p>Que peut-il changer? De politique, certainement pas. Ce sont des élections régionales. Il l’a dit: conséquences régionales. De Premier ministre, certainement pas. Ce serait contreproductif et puis personne ne pense que la politique du gouvernement est dirigée depuis Matignon. Tout se fait depuis l’Elysée, chacun le sait. On ne change pas le chef de cabine quand le pilote rate un atterrissage! Il peut changer de rythme car le rythme effréné que l’on décrit depuis bientôt trois ans c’est celui des annonces de réformes plutôt que celui des réformes elle-même. C’est donc ce qu’il y a de plus facile à changer mais c’est aussi une question de personnalité. Les mois qui viennent vont lui donner l’occasion d’agir sur la scène internationale. Le président va tenter de réaliser la réforme des retraites. Il a déjà laissé entendre qu’elle se fera via une large concertation. On peut imaginer que le président (vu le nouveau rapport de forces politiques) voudra, à cette occasion, non pas passer en force, à la hussarde, mais plutôt tenter de se fabriquer un habit de président rassembleur et serein. Là encore c’est aussi une question de personnalité. Le peut-il? Ce sera tout l’enjeu des mois à venir, avant la pause annoncée pour 2011.</p>
<p><em>Thomas Legrand</em></p>
<p><em>Photo: Le 4 mars 2010 à Marignane. REUTERS/Jean-Paul Pelissier</em></p>
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		<title>FN: Un bon score qui traduit une baisse</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/4175/le-fn-seduit-de-moins-en-moins-delecteurs/</link>
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		<pubDate>Mon, 15 Mar 2010 19:24:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Tesquet</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[FN]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Marie Le Pen]]></category>
		<category><![CDATA[Marine Le Pen]]></category>

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L&#8217;extrême droite est repassée au-dessus des 10% lors du premier tour des régionales. Néanmoins, le FN n&#8217;a pas progressé: il a recueilli 1 million de voix en moins que lors des précédents scrutins.
«Le Front national bouge encore» dans Libération, il «retrouve des couleurs» dans Le Figaro et «son pouvoir de nuisance» dans Les Echos. Depuis [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/lepen-tete480.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-4181" title="lepen" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/lepen-tete480.jpg" alt="lepen" width="480" height="270" /></a></h2>
<h2>L&#8217;extrême droite est repassée au-dessus des 10% lors du premier tour des régionales. Néanmoins, le FN n&#8217;a pas progressé: il a recueilli 1 million de voix en moins que lors des précédents scrutins.</h2>
<p><em>«Le Front national bouge encore»</em> dans <strong><a href="http://www.liberation.fr/politiques/0101624575-le-front-national-en-embuscade" target="_blank">Libération</a></strong>, il <em>«retrouve des couleurs»</em> dans <strong><a href="http://www.lefigaro.fr/elections-regionales-2010/2010/03/15/01034-20100315ARTFIG00534-le-fn-cree-la-surprise-et-retrouve-des-couleurs-.php" target="_blank">Le Figaro</a></strong> et <em>«son pouvoir de nuisance»</em> dans <a href="http://www.lesechos.fr/info/france/300416946-le-front-national-retrouve-son-pouvoir-de-nuisance.htm" target="_blank"><strong>Les Echos</strong></a>. Depuis dimanche soir  20h, le «retour en grâce» du parti d&#8217;extrême droite inquiète  éditorialistes et politiques. Les chiffres des résultats officiels de ce  premier tour justifient-ils ces cris d&#8217;orfraie? Pas si sûr.</p>
<p>Après la déroute des <a href="http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/elections/actualites/legislatives-2007" target="_blank"><strong>législatives de 2007</strong></a> et des <a href="http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/resultats-elections/ER2009/" target="_blank"><strong>européennes de 2009</strong></a>, on pensait  que le paquebot FN s&#8217;était perdu dans les limbes, condamné à jouer les  utilités sur fond de pourcentage résiduel. Alors, quand l&#8217;extrême droite  repasse au-dessus de la barre des 10%, il est tentant d&#8217;agiter le  spectre de 2002 comme un chiffon rouge tendance bleu nuit.</p>
<p><a href="http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/elections/actualites/stats-elections/downloadFile/attachedFile/statsreg.pdf?nocache=1143554905.46" target="_blank"><strong>Entre les élections régionales de 1998</strong></a> (15,3%, 3.271.686 voix) et celles de 2004 (12,38%, 3.200.194 voix), le  FN avait réussi à conserver un solide socle d&#8217;électeurs, malgré une  réforme du scrutin proportionnel censée l&#8217;amoindrir. A Hénin-Beaumont,  en juillet dernier, Marine Le Pen avait manqué de peu <a href="http://www.lexpress.fr/actualite/politique/le-front-national-en-echec-a-henin-beaumont_772308.html" target="_blank"><strong>son OPA sur la mairie</strong></a>, récoltant  47,6% des suffrages au second tour face au candidat socialiste soutenu  par l&#8217;UMP. Dimanche, le parti frontiste a perdu près d&#8217;un million de  votes par rapport à 2004 et n&#8217;est en mesure de se maintenir «que» dans  12 régions, contre 17 il y a six ans: l&#8217;Aquitaine, la Basse-Normandie,  l&#8217;Ile-de-France, Midi-Pyrénées et le Poitou-Charentes n&#8217;offriront  aucun siège au Front national.</p>
<h3>Le FN ne capitalise pas</h3>
<p>Si on ne peut pas parler de déroute, difficile de voir autre chose  dans ces résultats qu&#8217;un demi-succès. <em>«Le Front national n&#8217;a pas  progressé, il a moins reculé que prévu</em>, juge Nonna Mayer,  directrice de recherche au CNRS et spécialiste du FN. <em>Je le voyais  plus autour de 10-10,5%.»</em> Dans ses fiefs, le Front national a  réalisé de bons scores, c&#8217;est indéniable. <strong><a href="http://elections.interieur.gouv.fr/093/093.html" target="_blank">20%  en Paca</a></strong>, <a href="http://elections.interieur.gouv.fr/031/031.html" target="_blank"><strong>plus  de 18% dans le Nord-Pas-de-Calais</strong></a>, Jean-Marie Le Pen et sa  fille cimentent leur implantation dans des régions sensibles à leur  discours. <em>«Marine Le Pen a fait une bonne campagne, très  traditionnelle, tandis que son père a encore une fois endossé le rôle de la  victime en brandissant son procès pour racisme»</em>, estime Nonna  Mayer. <em>«Depuis plusieurs années, la fille Le Pen effectue un vrai  travail de terrain, quoi qu&#8217;on puisse en penser»</em>, renchérit Jean  Viard, politologue au Cevipof.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, le FN vit donc sur ses acquis et son implantation sur  des terres favorables, de l&#8217;Est au sillon rhodanien. Mais il ne  capitalise pas. En Provence-Alpes-Côte d&#8217;Azur, Jean-Marie Le Pen a  recueilli 296.000 voix. En 2004, pour un pourcentage équivalent, <a href="http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/resultats-elections/reg2004/093/093.html" target="_blank"><strong>Guy Macary en affichait 415.000</strong></a>.  Question: le Front national a-t-il été touché par l&#8217;abstention? Pour  Nonna Mayer, la réponse ne fait aucun doute: <em>«L&#8217;électorat populaire  du FN est fidèle, mais ce n&#8217;est pas le plus susceptible de se rendre aux  urnes.»</em> Sans doute parce que dans un contexte pourtant porteur, <em>«il  aurait pu faire beaucoup mieux avec un parti en état de marche»</em>.</p>
<p>De fait, le Front national n&#8217;est peut-être pas au diapason annoncé.  Planant au-dessus de la guerre de succession qui fait rage depuis deux  ans au cœur de la matrice frontiste, Jean-Marie Le Pen rechigne à céder  son usufruit. Dès l&#8217;annonce des résultats, dimanche soir, le «papet» se  réjouissait que son nom soit <em>«une bonne marque»</em>. Mais derrière son  produit d&#8217;appel, qu&#8217;y a-t-il en rayon? A lui seul, le clan Le Pen a fait  gagner près d&#8217;un point au FN. Si l&#8217;on retranche les votes en Paca et  dans le Nord-Pas-de-Calais, le parti affiche une moyenne nationale de  10,6%, plus conforme aux estimations des sondages qu&#8217;abhorre tant Marine  Le Pen. Plus que jamais, le FN est un parti lepéniste. En Rhône-Alpes,  Bruno Gollnisch recueille <a href="http://elections.interieur.gouv.fr/082/082.html" target="_blank"><strong>14%  des suffrages</strong></a>, contre <a href="http://www.interieur.gouv.fr/avotreservice/resultats-elections/reg2004/082/" target="_blank"><strong>18,2% en 2004</strong></a>. Même constat en  Picardie, où Michel Guiniot <strong><a href="http://elections.interieur.gouv.fr/022/022.html" target="_blank">atteint  15,8%</a></strong>, lui qui culminait à <strong><a href="http://www.interieur.gouv.fr/avotreservice/resultats-elections/reg2004/022/" target="_blank">22,9% il y a six ans</a></strong>.</p>
<h3>Plus de différence entre l&#8217;abstention et le vote sanction?</h3>
<p>Sur un terreau pourtant favorable (une crise économique doublée d&#8217;un débat  identitaire), Jean Viard estime que le Front national a profité  d&#8217;un effet d&#8217;aubaine:<em> «En 2007, les voix du FN ont été captées par  le sarkozysme, qui est en train de se défaire. Le débat sur l&#8217;identité  nationale a relégitimé un espace à droite. Pour expliquer ce regain de  force, j&#8217;invoquerais des raisons sociales plus que des arguments  idéologiques. Dans les grandes régions ouvrières, le chômage touche  surtout les classes blanches, ouvrières et masculines, qui constituent  justement le socle électoral du FN.»</em></p>
<p>Pour autant, le politologue n&#8217;hésite pas à gommer la frontière entre  le vote extrême et l&#8217;abstention. <em>«Nous sommes dans un schéma de mise  à distance des partis de gouvernement qui offre deux alternatives assez  proches»</em>, explicite-t-il. En d&#8217;autres termes, le Front national,  récipiendaire du fameux vote sanction, a cette fois-ci fait les frais du  tsunami abstentionniste, sans que les intentions des électeurs ne  diffèrent.</p>
<p>Dans ce climat incertain, la réponse pourrait bien venir de la droite  républicaine. Jean Viard échafaude un scénario plausible pour les  surlendemains électoraux:<em> «Ce sursaut pose une grande question à la  droite. Nous risquons d&#8217;assister au retour d&#8217;un système binaire bien  connu, celui d&#8217;une droite déportée sur le centre et d&#8217;une frange dure.  L&#8217;UMP voulait devenir un grand parti républicain hégémonique, à  l&#8217;américaine. Maintenant qu&#8217;ils ont échoué, ils vont devoir parler à  quelqu&#8217;un.»</em></p>
<p><em><strong>Olivier Tesquet</strong></em></p>
<p><em>Photo: Le 9 janvier 2010 / REUTERS/Eric Gaillard</em></p>
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		<title>L&#8217;effet boomerang de l&#8217;identité nationale</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/4101/leffet-boomerang-de-lidentite-nationale/</link>
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		<pubDate>Mon, 15 Mar 2010 13:15:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Boggio</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>

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		<description><![CDATA[On ne saurait trop recommander au président de la République de faire cesser au plus tôt le désagréable concert incantatoire donné chaque jour depuis six mois par la majorité sur les thèmes de la sécurité et de l’identité. De demander à son ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux qu’il ravale toutes ses promesses de durcissement de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/hortefeuxbesson480.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4103" title="FRANCE-IDENTITY/" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/hortefeuxbesson480.jpg" alt="" width="480" height="319" /></a>On ne saurait trop recommander au président de la République de faire cesser au plus tôt le désagréable concert incantatoire donné chaque jour depuis six mois par la majorité sur les thèmes de la sécurité et de l’identité. De demander à son ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux qu’il ravale toutes ses promesses de durcissement de l’arsenal répressif — garde à vue ou victimes du troisième âge — inspirées à la hâte, sur la même période, par les faits divers que lui fournissait l’actualité. Enfin de procéder à la suppression pure et simple du ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’identité nationale et du Développement solidaire, quitte, s’il le souhaite, à attribuer à son occupant actuel, Eric Besson, un autre poste au gouvernement.</p>
<h2>Deux grands succès lepénistes</h2>
<p>Car toute la bimbeloterie ainsi produite par les amis et les collaborateurs de Nicolas Sarkozy, les symboles, les images, les polémiques, les mots, mêmes, n’avaient pas d’autre but que de tenter de retenir à l’UMP des électeurs extrémistes, déroutés en 2007, qui risquaient, crise sociale et usure du quinquennat aidant, de retourner à leurs votes traditionnels en faveur du Front national. L’échec de cette stratégie est patent.</p>
<p>Si le FN a souffert, comme les autres partis, de l’abstention, il perd moins que les autres et retrouve des couleurs. Il va pouvoir se maintenir, au second tour, dans douze régions sur vingt-deux. Certes, c’est moins qu’en 2004, mais le premier tour offre quand même à la famille Le Pen des piédestaux qu’elle n’a pas eu depuis longtemps (20,3% en Paca pour Jean-Marie, le père, 18,35% pour sa fille, Marine, dans le Nord).</p>
<p>Sonder les raisons des électeurs concernés n’est pas des plus aisés. L’analyse est sûrement inquiétante. Soit ces Français, sensibles à tous les durcissements et hostiles à l’immigration, n’ont vu dans le feu d’artifice sécuritaire et identitaire lâché en rafales par le gouvernement qu’une gesticulation précipitée, surtout utilitaire. Soit il se trouve des concitoyens pour réagir exagérément à la haine et la peur provoquées, et pour trouver que, sur ces thèmes, les remèdes avancés sont encore trop doux. D’où leur retour dans le giron électoral du FN. Dans les deux cas, on est là aux limites d’un abject national.</p>
<h2>Apprenti sorcier</h2>
<p>Le président de la République se doit de calmer le jeu, et de ligaturer les phantasmes volontairement et fort imprudemment libérés. Sinon le risque démocratique va devenir trop grand. Nicolas Sarkozy est garant de la salubrité publique et de la paix civile. Il est le premier à qui il n’est pas permis de jouer les apprentis sorciers. Il doit réparer.</p>
<p>Le «coup» électoral a échoué, on devrait s’en réjouir? Non, c’est pire ainsi. Car le président ne peut espérer «contrôler» ces Français obsessionnels. Ils sont dans la nature, si l’on peut dire, avec leur ressentiment exacerbé, leurs peurs rendues à vif. En outre, notre ciel collectif se retrouve maintenant chargé de lourds nuages nauséeux, et on ne sait trop quel vent bienfaisant va bien pouvoir les en chasser.</p>
<p>Beaucoup de nos concitoyens ne savent plus que penser, sur des sujets désormais dégoupillés. Les chiffres officiels sont-ils vrais, sur les sans papiers, les femmes en burqa ou la délinquance? Nos enfants sont-ils des monstres? Tous les violeurs sont-ils réellement récidivistes? Notre civilisation est-elle en danger d’islamisation forcée?</p>
<p>Il y aurait urgence à convoquer des sortes d’Assises de l’apaisement général dont on confierait l’organisation, non à Eric Besson, bien sûr, mais aux moins passionnelles de nos figures consensuelles. Chantier délicat, long, sûrement. Il y en a pour des mois. Comme pour la crise économique, des années, peut-être.</p>
<p><em><strong>Philippe Boggio</strong></em></p>
<p><em>Image de une Jacky Naegelen/REUTERS</em></p>
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		<title>PS-EE, un mariage de régions pour commencer</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Mar 2010 10:37:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David Carzon</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors qu’elle avait tout à redouter de la dispersion des listes, une nouvelle gauche est peut-être en train de se dessiner au soir du premier tour des élections régionales. Pour cela, elle doit désormais parvenir à fusionner les listes socialistes et ses alliés, écologistes en tête, pour le second tour, sans tomber dans ses travers [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/dcb480.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3999" title="FRANCE/" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/dcb480.jpg" alt="Daniel Cohn-Bendit (Europe Ecologie) dans un meeting à Strasbourg, le 8 mars 2010. REUTERS/Vincent Kessler" width="480" height="333" /></a>Alors qu’elle avait tout à redouter de la dispersion des listes, une nouvelle gauche est peut-être en train de se dessiner au soir du premier tour des élections régionales. Pour cela, elle doit désormais parvenir à fusionner les listes socialistes et ses alliés, écologistes en tête, pour le second tour, sans tomber dans ses travers habituels. Pas gagné, mais essentiel. Car le but réel n’est pas de réaliser le grand chelem sur l’ensemble des régions comme Martine Aubry l’a clamé — ce serait voir à très court terme — mais de préparer la prochaine échéance de 2012 avec la constitution d’une gauche unie, presque plurielle, condition sine qua non pour reconquérir le pouvoir. Et ne pas ancrer le PS dans une opposition strictement locale.</p>
<p>Pour les socialistes, la bonne nouvelle c’est que le bon score des écologistes ne s’est pas fait à son détriment. En 2004, ils avaient présenté des listes d’union dès le premier tour dans un grand nombre de régions, le syndrome du 21 avril 2002 étant encore présent dans toutes les têtes. En 2010, ils sont partis au front séparés pour en revenir plus fort tous les deux. Signe que l’abstention sanctionne clairement l’UMP. <a href="http://elections.interieur.gouv.fr/FE.html" target="_blank">Avec plus de 50% des suffrages</a>, la gauche parlementaire réalise un score historique, tandis que l’UMP et ses alliés sont coincés à quelque 28% sans réserve de voix.</p>
<h2>«Valeurs communes»</h2>
<p>Jean-Luc Mélenchon, un des leaders du Front de gauche qui distance largement le NPA de Besancenot dans leur guéguerre des gauches de la gauche, l’a dit avec ses mots durant la soirée électorale: <em>«Ce soir, on a assisté à la fin du Modem, le PS ne nous cassera plus les pieds avec cette alliance»</em>. Il est vrai qu’avec ce seul scrutin, les rapports de force ont changé au sein de la gauche et la tentation d’une alliance avec François Bayrou s’éloigne à grands pas.</p>
<p>Du coup, c’est une espèce de gauche plurielle qui retrouve une raison d’être sur l’échiquier politique. Et cela fait peur, comme l’ont montré les déclarations de la soirée: la perspective d’un rapprochement PS et Europe Ecologie effraie l’UMP. Les ténors de la majorité n’ont cessé de marteler sur l’impossibilité de concilier les projets des deux partis dans toutes les régions entre les deux tours, Luc Chatel allant même jusqu’à parler de <em>«compromission»</em> pour y parvenir. Réponse du socialiste Harlem Désir, chargé de piloter les discussions avec les Verts: <em>«Nous, nous avons des valeurs communes. Ce qui vous irrite à l’UMP, c’est que personne ne veut se rassembler avec vous, vous êtes seuls…»</em>.</p>
<p>Que va-t-il se passer concrètement? Les négociations se sont ouvertes officiellement dimanche soir dans chaque région et les différentes composantes de la gauche ont jusqu’à mardi pour aplanir leurs différences et monter des listes autour d’un projet commun. Dès le soir du premier tour, on sentait de tous côtés, une volonté d’aboutir, Martine Aubry en tête: <em>«Nous sommes aujourd&#8217;hui premier parti de gauche, nous devons avoir la responsabilité de nous ouvrir à nos partenaires et effectivement de rassembler la gauche. Dès ce soir, nous allons y travailler pour confirmer ce succès dimanche prochain au second tour dans la clarté des engagements, et je le dis très clairement, dans le respect de chacun.»</em> La première secrétaire du PS peut être d’autant plus magnanime que son parti reste en position de force dans les négociations et qu’elle semble en passe de gagner son pari de remettre les socialistes en ordre de vote.</p>
<h2>Héritage douloureux de la «gauche plurielle»</h2>
<p>Côté écologistes, c’est la même chanson. <em>«Sur le sens général, notre projet est en opposition avec le projet porté par le gouvernement. Donc nous sommes capables de discuter avec nos partenaires de gauche d&#8217;un accord exigeant sur le contenu»</em>, a expliqué Cécile Duflot, tête de liste d’Europe Ecologie, sur le plateau France 2. Seul Daniel Cohn-Bendit laisse transparaître que les véritables enjeux vont au-delà de ce simple scrutin, que la réussite des négociations aujourd’hui laisse préfigurer les accords de demain.</p>
<p>Et demain, c’est 2012: <em>«La manière dont nous pratiquerons le pouvoir ensemble et notre sens des responsabilités montreront ce qu’on sera capable de proposer en 2012.»</em> Les écologistes veulent plus que jamais être traités d’égal à égal par le PS et non plus seulement en simple faire-valoir. D&#8217;ailleurs, Daniel Cohn-Bendit se dit déjà prêt à troquer la participation de ses amis à de vastes primaires à gauche contre une cinquantaine de députés afin de devenir, enfin, une vraie force politique, la troisième sur le papier dimanche soir. En cela, la gauche plurielle période Jospin a vécu et cet héritage reste douloureux.</p>
<p>L&#8217;UMP a l’art d&#8217;appuyer sur la difficulté d&#8217;allier des programmes parfois divergents car c&#8217;est là que ça peut faire mal. La victoire de dimanche est fragile et la fracture n&#8217;est jamais très loin. Les anciens Verts ne sont plus prêts aujourd&#8217;hui à céder à la realpolitik rose comme ils ont pu le faire dans le passé. Dans les régions, les projets de nouvelle centrale nucléaire, d&#8217;autoroutes ou de tracés de TGV pourraient faire le lit de la division.</p>
<p>Il faudra aussi suivre de près ce qui se passe en Ile-de-France. En effet, alors que le PS et les Verts ont gouverné la région de manière plutôt sereine depuis 2004, la campagne n’a pas été simple et les relations parfois houleuses entre socialistes et écolos de la mairie de Paris ont un peu déteint sur tout le monde. On a même vu les Verts s’allier avec l’UMP pour attaquer de front la socialiste Anne Hidalgo sur ses frais de campagne. Ambiance. Il faudra gommer tout ça.</p>
<h2>Les ego rangés dans les slips</h2>
<p>Pour autant, le PS n’est pas tout à fait maître de son destin, les mauvaises habitudes pouvant à tout moment reprendre le pas. Si Martine Aubry sort dimanche prochain probablement renforcée de ce scrutin, il est évident qu’elle a bénéficié d’une sorte de paix des braves, les ténors ayant rangé leurs divergences et leur ego dans leur slip pour l’occasion. Notamment Ségolène Royal qui a oublié ses petites phrases assassines pour se concentrer sur sa campagne poitevine. <em>«C’est vrai qu’on a eu une paix royal durant la campagne, plaisantait une des ténors du parti avant le premier tour. Ça change tout, on a fait les choses très sereinement.» </em></p>
<p>Nul ne peut dire combien de temps cela durera. Avec un tel succès électoral, Martine Aubry peut envisager de se présenter aux primaires socialistes. Comme bon nombre de ses collègues (on pense à Royal, à DSK ou d’autres). Elle ne devra pas oublier que son parti a perdu près de 4 millions de voix par rapport à 2004, que François Hollande n’a jamais réussi à concrétiser certains bons scores du PS pour passer du statut de premier secrétaire à celui de présidentiable.</p>
<p><strong><em>David Carzon</em></strong></p>
<p><em>Photo: Daniel Cohn-Bendit (Europe Ecologie) dans un meeting à Strasbourg, le 8 mars 2010. REUTERS/Vincent Kessler</em></p>
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		<title>Jean-Marie Colombani: la double sanction de la droite</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Mar 2010 08:59:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Marie Colombani</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>

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		<description><![CDATA[
Peut-on, à l’abri de l’abstention massive qui a caractérisé le premier tour des élections régionales, faire comme si de rien n’était?  C’est la question que l’on est en droit de se poser, après avoir entendu François Fillon expliquer que cette abstention (53%) interdisait de tirer une «conclusion nationale» du scrutin; ou bien Brice Hortefeux marteler [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/sarkozy09480.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3927" title="FRANCE-SARKOZY/" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/sarkozy09480.jpg" alt="" width="480" height="321" /></a></p>
<p>Peut-on, à l’abri de l’abstention massive qui a caractérisé le premier tour des élections régionales, faire comme si de rien n’était?  C’est la question que l’on est en droit de se poser, après avoir entendu François Fillon expliquer que cette abstention (53%) interdisait de tirer une «conclusion nationale» du scrutin; ou bien Brice Hortefeux marteler qu’il n’y avait pas eu de «vote sanction»; l’un et l’autre expliquant que cette abstention montre l’urgence qu’il y aurait à réformer un système territorial mal connu des Français. Quand ce ne sont pas tel ou tel porte-parole, comme Xavier Darcos en Aquitaine, qui sont venus expliquer que l’abstention était avant tout imputable aux exécutifs sortants, c’est-à-dire aux présidents de régions socialistes qui, soit dit en passant, ont tous une bonne chance de retrouver leur fauteuil au soir du second tour.</p>
<p>Car la physionomie du scrutin est, au soir du premier tour, très clairement favorable à la gauche et place celle-ci, si l’on additionne celles de ses composantes qui aspirent à gouverner, au-dessus de la barre des 50%; ce qui lui est très rarement arrivé dans l’histoire politique récente. Comme il n’est pratiquement jamais arrivé que la droite du gouvernement  soit aussi faible et privée de réserves en vue du second tour.</p>
<p>Avant le scrutin, Nicolas Sarkozy avait dit deux choses qui peuvent être contradictoires. Dans un premier temps: <em>«j’écouterai le message des Français»</em>. Dans un second temps, à mesure que s’approchait une défaite annoncée pour ses troupes: <em>«élections locales, enjeux locaux»</em>. Le verdict des urnes devrait pourtant le ramener à sa première proposition. Même si l’on peut comprendre que, tactiquement en vue du second tour, tout soit fait pour minimiser l’impact national du désaveu infligé, par ceux qui sont allés voter, au pouvoir présidentiel.</p>
<h2>L&#8217;effet boomerang</h2>
<p>Ce sera un exercice compliqué. Ne serait-ce que parce que le pouvoir subit une double sanction: la première est contenue dans le rapport de forces entre la droite et la gauche, qui n’a jamais été aussi favorable à cette dernière; la seconde, dans le regain du Front national qui est, certes, en baisse par rapport à 2004 lors du précédent scrutin régional, mais qui se tient beaucoup mieux qu’à l’élection présidentielle et aux très récentes élections européennes.</p>
<p>Eric Besson ne veut retenir que la comparaison par rapport à 2004 pour éviter pourtant ce qui saute aux yeux: le débat sur l’identité national a bel et bien aidé à la remontée du FN; et l’UMP subit là un effet boomerang.</p>
<p>Mais les contradictions à résoudre pour le président sont à la fois tactiques et stratégiques. Sur le plan tactique, on sait que tout son système repose sur l’idée d’arriver en tête au premier tour, de sorte que la seule dynamique du premier tour puisse enclencher un vote majoritaire au second. C’est le modèle qui lui a réussi en 2007 et qu’il voudrait reproduire en 2012. Ce postulat suppose que l’on arrive en tête au premier tour! Et l’on doit y être d’autant plus fort qu’il n’y a pas d’allié au second.</p>
<h2>Des contradictions stratégique et tactique</h2>
<p>Or, à ce scrutin régional, c’est le parti socialiste qui est arrivé en tête et qui ajoute, non seulement à la dynamique qu’il peut créer, l’existence d’alliés et notamment d’un partenaire obligé qui sont les Verts. C’est donc potentiellement tout le schéma tactique de Nicolas Sarkozy qui est remis en cause. Sans doute y a-t-il eu dans l’abstention record du 14 mars une part d’abstention différentielle qui touche une partie de l’électorat de la droite. Mais peut-on dire que cela suffirait à combler un tel retard de premier tour?</p>
<p>La contradiction stratégique n’est pas moindre. Car comment départager ceux qui, dans l’opinion – il semble être de plus en plus nombreux — sont sous tension du fait du rythme même des réformes et, comme on le voit par exemple pour le personnel hospitalier, du fait du contenu de celles-ci; et celles et ceux qui, à droite, trouveraient que Nicolas Sarkozy n’en fait pas assez, ou bien lui reprochent son virage écologiste et le fait de «courir derrière les Verts», qui a été pour certains analystes, qui se réclament de la droite, la seule conséquence politique tirée par Nicolas Sarkozy des élections européennes. Et quelle part faire à celles et ceux qui, de tout bord, sont mal à l’aise avec le mode d’exercice de la fonction présidentielle qui est propre à Nicolas Sarkozy?</p>
<p>Dans le Figaro Magazine, le chef de l’état a livré <a href="http://www.lefigaro.fr/politique/2010/03/12/01002-20100312ARTMAG00549--nicolas-sarkozy-mon-role-est-d-apaiser-pour-pouvoir-reformer-.php" target="_blank">sa feuille de route</a>: en 2010, la réforme des retraites, celle de la justice et la réforme territoriale; en 2011, on se calme… Nicolas Sarkozy prévoit alors d’ouvrir une phase d’évaluation des réformes, manière à la fois de remettre l’accent sur l’ampleur du bilan et de se donner la latitude de corriger ici et là. 2011, année d’évaluation donc, mais aussi présidence française du G20, c’est-à-dire retour sur un terrain présidentiel par définition qui est l’action extérieure, qui jusqu’à présent lui a plutôt bien réussi.</p>
<h2>Les contradictions des programmes</h2>
<p>En face, la grande nouveauté est que se met en place, une alliance de gouvernement entre les socialistes et les écologistes, ces derniers s’étant installés comme la troisième force politique du pays. Mais pour que cette victoire locale ne débouche pas, comme de coutume, sur une défaite nationale, il faudra un savant dosage de concessions faites aux écologistes, mais aussi de préservations d’une culture de gouvernement à laquelle les écologistes semblent avoir bien du mal à se plier.</p>
<p>On le verra entre les deux tours: autant il sera facile de répartir les places, et donc pour le PS de concéder celles-ci à leur allié, autant il sera difficile de gommer les contradictions parfois flagrantes qui existent dans les programmes. Celles-ci sont évidemment d’ores et déjà mises en avant par les porte-paroles de l’UMP. Mais tout ceci est évidemment accessoire lorsque le vent souffle fort, comme cela a été le cas le 14 mars. C’est le signe d’un fort mécontentement qui gomme les difficultés de programme des vainqueurs pour ne se concentrer que sur le rejet que l’on veut manifester. La priorité pour Nicolas Sarkozy doit donc être d’atténuer, et si possible de surmonter, ce mécontentement. La crise est là pour lui rappeler l’essentiel, à savoir le chômage et l’extension des zones de pauvreté qu’il a désormais moins de deux ans pour faire reculer.</p>
<p>Il ne faut certes pas oublier que dans l’abstention il y a une part de mécontentement qui touche la gauche, même si celle-ci peut se satisfaire de la dynamique potentielle que créé le bon score du PS comme celui des Verts. Il ne faut cependant pas passer sous silence non plus la dimension locale du scrutin. Elle se lit aussi dans la disparité des scores, par exemple les mauvais résultats pour les exécutifs sortants que sont les listes PS en Ile-de-France ou en Rhône-Alpes.</p>
<h2>La réforme territoriale oubliée</h2>
<p>Mais cette dimension locale a été constamment occultée dans la campagne, alors qu’il eut été utile de situer la réforme territoriale en cours, qui va modifier les compétences, l’organisation et la représentation des régions, dans un contexte qui est celui d’une recentralisation. Voilà le grand regret que l’on peut éprouver à l’occasion de ce scrutin.</p>
<p>Le génie politique de de Gaulle a été de doter le pays d’institutions qui sont une synthèse entre l’Ancien régime et la Révolution. Mais personne n’a encore réussi, en France, à proposer une synthèse harmonieuse entre les héritages jacobin et girondin. La réforme territoriale en cours ne répond pas à ce qui devrait être pourtant aujourd’hui une exigence prioritaire.</p>
<p><em><strong>Jean-Marie Colombani</strong></em></p>
<p><em>Photo: Nicolas Sarkozy en meeting à Nimes le 5 mai 2009. REUTERS/Jean-Paul Pelissier</em></p>
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		<title>Vous avez raté la soirée à la télé? Voici le meilleur du pire!</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Mar 2010 22:13:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Titiou Lecoq</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>

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		<description><![CDATA[Si ce soir vous avez  regardé le reportage de Capital sur la guerre des régimes protéinés et qu’à 22h vous vous rendez compte que, nom d’une boulette, vous avez complètement raté la soirée électorale à la télé, voici en exclusivité un relive-bloguing de cette soirée pleine de… paroles.
19h20 — Ça commence mal. Sur France 3, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/tf1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3903" title="tf1" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/tf1.jpg" alt="" width="480" height="272" /></a>Si ce soir vous avez  regardé le reportage de Capital sur la guerre des régimes protéinés et qu’à 22h vous vous rendez compte que, nom d’une boulette, vous avez complètement raté la soirée électorale à la télé, voici en exclusivité un relive-bloguing de cette soirée pleine de… paroles.</p>
<p><strong>19h20</strong> — Ça commence mal. Sur France 3, visiblement, les caméramans s’emmerdent. Ils font des effets et filment le plafond avec des zooms qui ne sont pas sans rappeler 2001 l’Odyssée de l’espace.</p>
<p><strong>19h22</strong> — Peut-être une explication de ces plans philosophico-esthétisants. La CGT a posé un préavis de grève pour ce soir. Le présentateur, bon camarade, précise donc que l’équipe présente n’est composée que de non-grévistes.</p>
<p><strong>19h30</strong> — Toujours sur la 3, dans le fond, on voit des pages avec les têtes des envoyés spéciaux dans les différents QG. La présentation rappelle étrangement les navigateurs internet type Safari ou Chrome. Quand la télé s’inspire du Net, c’est toujours paradoxal. Sur les navigateurs, l’intérêt est que l’internaute peut visualiser les différentes pages pour en choisir une. Là, c’est l’animateur qui décide. Sinon, ces duplex dans les QG ressemble à des tests vocaux pour vérifier que les différents journalistes ont assez de voix pour couvrir le brouhaha général. On fait une exception pour la journaliste envoyée au Modem. Seule, perdue devant un fond orange et dans un silence d’outre-tombe, elle avoue timidement que «ce n’est pas l’ambiance des grands soirs ».</p>
<p><strong>19h40</strong> — Quand on passe de la 3 à TF1, c’est le choc. Trompettes et batteries pour afficher la carte de France des résultats. Pourtant, il n’est pas 20h. Ah bah non, effectivement, c’est la carte de 2004.</p>
<p><em> «52 % d’abstention, ce qui veut dire qu’un électeur sur deux n’a pas voté»</em>. Laurence Ferrari a donc bien eu son brevet des collèges.</p>
<p><strong>19h43</strong> — A TF1, ils ont trouvé la solution pour occuper le temps jusqu’à 20h: ils balancent des reportages sur Jean Ferrat. Tiens, sur la 2 aussi.</p>
<p>Sur la 3, on a pensé à tout, y compris le reportage sur le vote dans le village de Charron où la tempête a fait 3 morts. Quid d’un reportage sur le vote dans le village de naissance de Jean Ferrat ?</p>
<p><strong>19h51</strong> — Sur la 2, Laurent Delahousse donne les résultats du sport et finit par: <em>«voilà pour l’essentiel de l’actualité de ce dimanche».</em></p>
<p><strong>19h51 et trente secondes</strong> — BRICE TEINTURIER est là!! Parenthèse personnelle: j’adore Brice Teinturier. Son attitude gauche et timide. Il m’émeut. Mais ce soir, il parle fort, il a pris la confiance. Je suis fière de toi mon petit gars. (Sur la 2, pas de navigateur Internet mais ils ont mis des gens qui téléphonent en arrière-plan. Peut-on parier sur l’apparition de minitels pour 2012?).</p>
<p>Sur TF1, Laurence Ferrari tentent une nouvelle formulation: <em>«52 % des Français ne se sont pas rendus dans les urnes»</em>.  En même temps, ils auraient eu du mal. En tout cas, j’espère que tout le monde a bien glissé son bulletin dans l’isoloir.</p>
<p>Comment faire passer le temps jusqu’à 20h? Un moyen tout simple. Quand vous parlez de Jean-Marie Le Pen, il faut toujours donner son âge <em>«Jean-Marie-Le-Pen-âgé-de-81-ans»</em>. Tiens, sur TF1 aussi, ils ont opté pour la présentation type Google Chrome. A noter que la plupart de leurs envoyés sont des jeunes avec des yeux clairement surdimensionnés. (N.B.: penser à se renseigner sur l’avancée de la fabrication des cyborg journalistes.)</p>
<p><strong>20h15 </strong>— Jean-Marie Le Pen prend la parole avec une affiche «non à l’islamisme». On cherche encore le rapport avec les régionales.</p>
<p>Récapitulons. Sur TF1: Hollande, Cohn-Bendit, Besancenot, Mélenchon, Bertrand, De Sarnez, Rama Yade.</p>
<p>Sur la 2: Fabius, Chatel, Montebourg, Duflot, Dati, Valls.</p>
<p>Mais alors, il y a qui sur la 3? Dupont-Aignan, Karoutchi, Jean-Vincent Placé et d’autres inconnus. Le tout dans une ambiance d’une morosité complète. D’ailleurs, je ne sais pas si c’est ma télé mais l’image me paraît plus terne que sur les autres chaînes. Quand soudainement, l’animateur est saisi d’une brusque inspiration et demande au candidat écolo: <em>«Est-ce que le froid vous a empêché de faire campagne? Non mais sérieusement, c’est pas facile avec ce temps.»</em> Mon dieu… Mais qu’est-ce qui lui a pris? Pendant que Jean-Vincent Placé regarde l’animateur de la 3 en se demandant visiblement si cette question est plutôt composée de lard ou de cochon.</p>
<p>Cohn-Bendit à qui Claire Chazal dit que François Fillon va prendre la parole, tranche: <em>«il peut attendre pour une fois»</em>.</p>
<p>Comme souvent dans ce genre de débat, les politiques s’engueulent mais quand ils ont fini leurs tirades, ils sourient.</p>
<p><strong>Discours de François Fillon</strong> qui nous fournit un magistral cours de rhétorique. En deux arguments, il va retourner la situation. Attention, on suit bien. Argument 1: les régions n’ont pas trouvé leur place. Donc la future réforme territoriale est indispensable. Ou comment transformer une tôle en validation de sa réforme. Incroyable tour de passe-passe rhétorique. Argument 2: on ne peut pas donner de signification nationale au scrutin à cause de l’abstention. Aristote applaudirait.</p>
<p><strong>Discours de Martine Aubry:</strong> c’est une validation de l’action et des projets des chefs de région. Elle s’avance peut-être un peu là quand même. Elle enchaîne sur un discours très campagne présidentielle pour une société « douce et juste ». Dans quelques mois, elle nous fait répéter FRA-TER-NI-TE.</p>
<p><strong>20h40</strong> — que celui qui n’a pas encore dit «nous sommes à la mi-temps du match» lève la main.</p>
<p><strong>20h45</strong> — Marine Le Pen «chers amis, les Français sont de retour». Dans le fond, on entend un journaliste, sans doute coincé avec son micro, râler «ah mais c’est l’enfer là».</p>
<p><strong>20h55</strong> — François Bayrou attend pour parler, droit dans ses bottes avant de demander : « Quelqu’un sait si on est en direct sur une chaîne ou pas ? ». Ou comment le drame du Modem est résumé en une image et un son.</p>
<p><strong>21h</strong> — C’est fini sur TF1. Place aux «Experts». On zappe sur la 2. On tombe pile pour entendre que Rachida Dati aimerait que le PS et les Verts cessent de pourrir la campagne avec des polémiques de caniveau.</p>
<p><strong>21h15</strong> — Attention. Frédéric Lefebvre va prendre la parole. Mais François Fillon a déjà rhétoriquement placé la barre tellement haut qu’on ne voit pas très bien ce qu’il va pouvoir rajouter. «L’abstention ça veut dire que la réforme des collectivités territoriales est nécessaire». Ah, bah pareil que François Fillon en effet. J’aimerais féliciter personnellement celui qui a trouvé cet argument.</p>
<p><em>Titiou Lecoq</em></p>
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		<title>Front de gauche: l’OPA de Mélenchon sur le PCF</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Mar 2010 21:26:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Bridier</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[François Bayrou]]></category>
		<category><![CDATA[Front de Gauche]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Luc Mélenchon]]></category>
		<category><![CDATA[Marie-George Buffet]]></category>
		<category><![CDATA[MoDem]]></category>
		<category><![CDATA[NPA]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Besancenot]]></category>
		<category><![CDATA[Parti de Gauche]]></category>
		<category><![CDATA[PCF]]></category>

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Jean-Luc Mélenchon a atteint son objectif de marginaliser le NPA, et de dépasser le MoDem. Pour imposer le Front de gauche comme interlocuteur du PS?
Quelle métamorphose! Tout le monde de souvient de l’ombrageux Jean-Luc Mélenchon d’avant le début de la campagne des régionales, prompt à s’emporter pour fustiger ses ennemis politiques de droite et faux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/melenchon480.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-3795" title="melenchon" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/melenchon480.jpg" alt="melenchon" width="480" height="270" /></a></h2>
<h2>Jean-Luc Mélenchon a atteint son objectif de marginaliser le NPA, et de dépasser le MoDem. Pour imposer le Front de gauche comme interlocuteur du PS?</h2>
<p>Quelle métamorphose! Tout le monde de souvient de l’ombrageux Jean-Luc Mélenchon d’avant le début de la campagne des régionales, prompt à s’emporter pour fustiger ses ennemis politiques de droite et faux amis de gauche, apostrophant régulièrement et vertement les journalistes jusqu’à l’insulte comme lorsque, invité de l’émission «A vous de juger», il lança à la directrice de la rédaction de France 2 Arlette Chabot un sonore <em>«Allez au diable»</em>. Or, à l’approche du premier tour de ces élections régionales, on a découvert que le même Mélenchon pouvait sourire sur un plateau de télévision, même lorsqu’il s’attaque <em>«aux petits griots du capitalisme et du libéralisme»</em>, acceptant les règles du jeu de l’émission «C politique» sur France 5, plaisantant même avec le journaliste Nicolas Demorand (<em>«Je ne vous en veux pas parce que vous êtes journaliste et pas métallurgiste»</em>). D’une émission à l’autre, que s’est-il passé? Le zébulon ronchon du paysage politique français, député européen et secrétaire national du Front de gauche, voit sa stratégie récompensée. Et, finalement, assez vite.</p>
<h3>Gauche historique</h3>
<p>Crédité de 6% des voix dans les premières estimations à l’issue du premier tour, le Front de gauche devance le NPA d’Olivier Besancenot qui fut pourtant la coqueluche des médias il n’y a pas si longtemps, et même le MoDem de François Bayrou présenté comme un parti de gouvernement et arbitre de la vie politique française jusqu’aux élections européennes de 2009. Belle revanche pour Jean-Luc Mélenchon qui claqua la porte du PS en 2008 pour «réinventer la gauche» après la perte d’influence de l’aile la plus radicale du parti à son congrès de Reims. Il créa alors le Parti de gauche pour s’opposer aux dérives libérales et à l’Europe du traité de Lisbonne, et revenir aux fondamentaux d’une gauche réputée historique.</p>
<p>Mais ce baroudeur de la politique, âgé aujourd’hui de 58 ans et qui a franchi tous les échelons de la politique, d’adjoint au maire à sénateur avant de ne conserver en janvier que son mandat de député européen, veut éviter le piège de la marginalisation. Avant les européennes de 2009, il lance un appel à un regroupement des forces de gauche. Le Parti communiste français, en perte de vitesse, embraye sur la proposition. Jean-Luc Mélenchon et Marie-Georges Buffet peuvent alors constituer le Front de gauche, avec une ossature constituée du jeune Parti de gauche et du vénérable PCF.</p>
<p>Aujourd’hui, la stratégie est claire: pour Mélenchon, le Front de gauche est une force d’appui qui jouera le rassemblement de la gauche au deuxième tour des régionales: <em>«Nulle part, nous ne ferons le jeu de faire gagner la droite»</em>, affirme-t-il à C Politique. Mais en devançant le MoDem, il compte bien obliger les socialistes qui penchaient pour une alliance avec le centre à réviser leur stratégie pour s’allier avec le Front de gauche. Et contribuer ainsi à un retour du centre de gravité du PS vers une gauche plus radicale.</p>
<h3>Comme le PS il y a quarante ans…</h3>
<p>On pourrait penser que Jean-Luc Mélenchon est un ronchon qui rêve. Il s’en défend, lui qui considère que l’alliance de la gauche avec le centre a toujours mené au désastre. En revanche, il rappelle qu’en 1969, lorsque fut créé le PS et qu’il y adhéra, le parti de François Mitterrand ne pouvait lui-même revendiquer que 5% du corps électoral français. Soit quatre à cinq fois moins que le Parti communiste. Douze ans plus tard, après l’alliance PS/PCF autour du programme commun, la gauche revenait au pouvoir. Entre temps, le PS avait pris l’ascendant sur le PCF, qui ne se relèvera pas de sa difficile participation au gouvernement. Un marxiste comme Jean-Luc Mélenchon ne peut imaginer que l’histoire se répète. Mais on peut malgré tout voir des similitudes avec le congrès d’Epinay lorsque François Mitterrand rassembla les forces socialistes sur les cendres de la SFIO pour former le Parti socialiste.</p>
<p>Pour réussir une fusion dont le principal volet est une OPA sur le PCF, Mélenchon a accepté que Pierre Laurent, coordinateur national du PCF et membre du conseil national, mène la liste du Front de gauche en Ile-de-France. Avec une contrepartie probable: le soutien du PCF à la  prochaine présidentielle de 2012. Ce qui serait encore plus simple si Pierre Laurent succédait à Marie-Georges Buffet à la tête du Parti… Le PCF conserve des bases locales dont le Front de gauche ne dispose pas en dehors de cette composante. Elles seraient déterminantes pour le candidat d’une gauche radicale. Et après le recul du Nouveau parti anticapitaliste d’Olivier Besancenot qui s’est détourné du Front de gauche (sauf en Languedoc-Roussillon, Pays de Loire et Limousin où des alliances ont été conclues pour les régionales), prenant le risque de l’isolement  pour ne rien céder au refus de gérer les affaires publiques, il existe bien une trajectoire possible pour Jean-Luc Mélenchon. Surtout s’il parvient, à l’issue des régionales, à détrôner le MoDem dans les alliances que le PS devra conclure.</p>
<h3>Grand écart</h3>
<p>C’est l’objectif… mais il faudra voir malgré tout à l’issue du scrutin ce que pèsera le Front de gauche face à Europe Ecologie (gratifié dans les premières estimations de 12 à 13,5% des voix, soit deux fois plus) et des stratégies des uns et des autres pour se rapprocher ou se tourner le dos.  Car en l’état, entre l’antilibéralisme plutôt figé et taillé à la serpe de Jean-Luc Mélenchon et les idées nouvelles introduites dans le débat par Europe Ecologie, il sera compliqué pour les forces de gauche de se reconstituer autour d’un PS (30% des voix selon les premières estimations) qui ne tourne pas le dos à l’économie de marché et qui conserve des options –notamment dans l’énergie– opposées à celles des écologistes. Mais c’est tout l’art de la politique.</p>
<p><em>Gilles Bridier</em></p>
<p><em>Photo: Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon, le 21 janvier 2010. REUTERS/Gonzalo Fuentes</em></p>
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		<title>Premier tour: tous les résultats région par région</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/3711/premier-tour-tous-les-resultats-region-par-region/</link>
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		<pubDate>Sun, 14 Mar 2010 20:36:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Slate</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>

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Retrouvez tous les résultats:
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<p><em>Photo: REUTERS/Robert Pratta</em></p>
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		<item>
		<title>Ce qu’il faut retenir de ce 1er tour des régionales</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/3549/ce-qu%e2%80%99il-faut-retenir-de-ce-1er-tour-des-regionales/</link>
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		<pubDate>Sun, 14 Mar 2010 18:58:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Johan Hufnagel</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>

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		<description><![CDATA[La défaite de la participation
Tous les ingrédients pour une abstention massive étaient réunis et connus. Les derniers sondages, qui indiquaient que 50% du corps électoral pourrait ne pas se déplacer dans leurs bureaux de vote se sont confirmés; tout comme le long glissement de l’abstention lors des régionales (22,2% en 1986, 31,4% en 1992, 42% [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/sarko480.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3551" title="FRANCE/" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/sarko480.jpg" alt="" width="480" height="320" /></a>La défaite de la participation</h2>
<p>Tous les ingrédients pour une abstention massive étaient réunis et connus. Les derniers sondages, qui indiquaient que 50% du corps électoral pourrait ne pas se déplacer dans leurs bureaux de vote se sont confirmés; tout comme le long glissement de l’abstention lors des régionales (22,2% en 1986, 31,4% en 1992, 42% en 1998, le record; en 2004, première élection post 21 avril 2002, la participation a rebondi et l&#8217;abstention est revenue à 38% et 34% sur les deux tours). Ce chiffre de la participation, <span style="color: #000080;"><strong><span style="color: #000000;">52% selon les estimations de ce dimanche,</span></strong></span> doit largement relativiser la portée des résultats de ce 14 mars 2010.</p>
<p>La région est une entité mal connue. Les électeurs ne savent pas vraiment à quoi elle sert, ni même qui la dirige. Son rôle, bien que très concret et visible pour les habitants (les TER, certains équipements routiers, l’entretien des lycées, la coordination des politiques de soutien économique de la région, des financements culturels, etc.) reste paradoxalement méconnu. Autre handicap, elle est peu ou pas incarnée. Rien à voir avec l’élection d’un maire, d’un député ou du chef de l’Etat.</p>
<p>Peut-on en vouloir aux électeurs qui ont boudé les urnes ce dimanche et qui recommenceront peut-être dimanche prochain? Après tout, <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/919/pourquoi-les-presidents-de-region-ne-sont-pas-des-cumulards/"><strong>la réalité</strong></a>, c’est que les compétences des régions sont plutôt réduites par rapport à celles des départements,<a href="http://regionales2010.slate.fr/article/489/lile-de-de-france-region-impuissante/"><strong> leurs budgets sont aussi beaucoup plus faibles</strong></a> que ceux des départements qui représentent pourtant l’échelon d’en dessous. Et elles seront chamboulées avec la réforme des collectivités territoriales de 2014.</p>
<p>Les politiques rejetteront la faute sur les médias, les médias sur les politiques: la qualité du débat n’a pas aidé les électeurs à s’intéresser au scrutin. Marquée par les «affaires» Soumaré et Frêche, la campagne sur les enjeux régionaux et sur la prochaine réforme territoriale n’a pas eu lieu. Elle ne s’est même pas véritablement déplacée sur le terrain national.</p>
<h2>La claque pour l’UMP</h2>
<p>Les listes de l&#8217;UMP, qui espéraient virer en tête à l’issue de ce premier tour, boivent le bouillon. <strong>Son résultat (26,5% des voix pour la Sofrès, 29% pour Opinion Way)</strong>, est un des plus mauvais —sinon le plus mauvais— jamais obtenu pour la droite, inférieur aux 34,62% enregistrés en juin 2009, aux 34,47% des régionales de 2004 et aux 31,18% de la présidentielle 2007, pourtant les deux plus mauvais résultats enregistrés par la droite. En 2007, Nicolas Sarkozy, plus que son parti, avait largement réussi à mordre sur l’électorat populaire traditionnellement acquis à la gauche, voire au FN. En boudant les urnes, les électeurs de droite, visiblement déçus, ont remis en cause toute la stratégie de l’UMP, tournée vers la présidentielle et privée de réserves de voix au second tour. Pire pour le parti présidentiel, la crise économique mais aussi la tactique de mettre en avant les questions sécuritaire et de l’identité nationale ont favorisé le retour en force du FN.</p>
<p>Il est bien loin le temps où l’UDF, ce parti d’élus, équilibrait les rapports de force locaux. Ce n’est pas la myriade de micro-partis qui entourent l’UMP, (MPF, Nouveau centre, Parti Radical, Gauche moderne, etc.) qui permettra de constituer un appoint en vue des prochaines échéances.</p>
<h2>La revanche socialiste et la question des alliances à gauche</h2>
<p>Pour la première fois depuis 2004, la gauche (PS + Europe Ecologie + Front de gauche) détient un avantage substantiel sur la droite. En 2004, la gauche et les Verts unis avaient obtenu près de 37% des voix, contre 34% au total pour l&#8217;UMP et l&#8217;UDF. Cette fois, le PS et les écologistes présentaient des listes séparées au premier tour. La totalisation de leur voix, ajoutée à celle du Front du gauche, s’approche des 50%.</p>
<p>Pour les socialistes, le résultat de dimanche donne matière à espérer. Le camouflet des européennes (16,5%) est derrière eux: le parti de Martine Aubry retrouve des couleurs et se replace sans contestation possible en première position des mouvements d’opposition. Selon Sofres et Opinion Way,<strong> le PS obtient 30%</strong>. La première secrétaire du parti sort en position de force avec ce score mitterrandien.</p>
<p>Avec un résultat compris entre <strong>12 et 13,5%, Europe Ecologie,</strong> pour la seconde fois de suite après les européennes (16,3%), s’impose sur la scène nationale comme la troisième force du pays et comme un allié de poids —qu’il conviendra de ménager dès ce soir, en vue de la composition des listes pour le second tour, mais aussi pour la présidentielle de 2012.</p>
<p>Cette configuration repose une nouvelle fois la question des alliances à gauche. <strong>Le MoDem de François Bayrou, avec 4% selon les estimations</strong> de la Sofres et d’Opinion Way, n’est plus l’associé incontournable que certains au PS envisageaient il y a encore quelques mois et notamment Ségolène Royal. Troisième homme de la présidentielle 2007, lourdement plombé par la campagne européenne (8,5%), Bayrou divise son parti et son score par deux à chaque nouvelle élection.</p>
<p>Pire pour le centriste, il est devancé par le <strong>Front de gauche (Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon allié au PCF), évalué à 6% des suffrages potentiels</strong>. Trop petit pour gêner le PS mais trop gros pour être laissé sur le bord de la route de 2012, le Front de gauche est la véritable surprise de ce premier tour. Attention tout de même pour la gauche à ne pas se laisser griser. La victoire de 2004 n’avait pas été transformée en 2007.</p>
<h2>Le FN reste une force régionale</h2>
<p>Enorme enjeu pour le FN, et au sein du FN. <strong>Avec ses 11,5% &#8211; 12% (OW, Sofres), le parti de Jean-Marie Le Pen</strong>, pour sa dernière campagne, conserve son pouvoir de nuisance. Il pourrait être présent dans une demi-douzaine voire une dizaine de régions le 21 mars (contre 17 en 2004). Le FN double son résultat des européennes (6,3 %), mais il fait un peu moins bien qu’au premier tour de 2004 (14,7%). L’influence du parti d’extrême droite ne progresse pas.</p>
<p>Le Front national devrait dépasser les 10% des voix nécessaire pour se maintenir en Provence-Alpes-Côte d&#8217;Azur (20% selon la Sofres), en Rhône-Alpes (14%), en Alsace, et  en Languedoc-Roussillon (12% Sofres). Le FN pourrait aussi être en position d&#8217;imposer une triangulaire dans le Nord-Pas-de-Calais, en Picardie, en Champagne-Ardenne, en Lorraine, en Alsace, en Haute-Normandie.</p>
<p>Quel sera le score de Marine Le Pen dans le Nord-Pas-de-Calais? La fille du vieux chef frontiste, promise à lui succéder, veut dépasser l&#8217;UMP. Un tel résultat réglerait définitivement la question de la succession.</p>
<p><strong><em>Johan Hufnagel</em></strong></p>
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		<title>Les élections régionales en direct: Eric Besson «croit» qu&#8217;il n&#8217;a pas fait le jeu du FN</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Mar 2010 12:56:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Glad</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>

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		<description><![CDATA[
22h02: Eric Besson «croit» qu&#8217;il n&#8217;a pas fait le jeu du FN
Eric Besson, ministre de l&#8217;Immigration et de l&#8217;Identité Nationale, dans l&#8217;oeil du cyclone après les bons résultats du FN (donné à 12%), a réagi sur Europe 1 ce soir: «Je ne crois pas avoir joué le jeu du FN».

21h49: Un résultat «désastreux» pour la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/vote4801.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-3223" title="FRANCE" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/vote4801.jpg" alt="" width="480" height="270" /></a></strong></p>
<h3>22h02: Eric Besson «croit» qu&#8217;il n&#8217;a pas fait le jeu du FN</h3>
<p>Eric Besson, ministre de l&#8217;Immigration et de l&#8217;Identité Nationale, dans l&#8217;oeil du cyclone après les bons résultats du FN (donné à 12%), a réagi sur Europe 1 ce soir: «Je ne crois pas avoir joué le jeu du FN».</p>
<div><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="420" height="339" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/xckuew" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="339" src="http://www.dailymotion.com/swf/xckuew" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></div>
<h3>21h49: Un résultat «désastreux» pour la droite, selon Joffrin</h3>
<p>«C&#8217;est désastreux, proprement désastreux» pour la droite, estime Laurent Joffrin, directeur de la rédaction de Libération.</p>
<div><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="420" height="339" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/xckuur" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="339" src="http://www.dailymotion.com/swf/xckuur" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></div>
<div>Une autre éditorialiste politique, Sylvie-Pierre Brossolette, du Point, <a href="http://www.lepoint.fr/elections-regionales-2010/2010-03-14/regionales-analyse-claque-pour-sarkozy-double-peine-pour-l-ump/2136/0/433537"><strong>estime</strong></a> de son côté que «le pari de la marginalisation pris par Nicolas Sarkozy en siphonnant les électeurs frontistes est clairement perdu, du moins pour cette élection-ci».</div>
<h3>21h41: Le retour de la crise politique, selon Valls</h3>
<p>Le socialiste Manuel Valls commente la remontée du FN, créditée de 12% au premier tour: «Nous avons tous les symptômes de la crise politique que nous connaissons depuis des années, qui avait été mis en parenthèse au moment de l&#8217;élection présidentielle de 2007, l&#8217;abstention massive, la remontée du Front national et une angoisse profonde».</p>
<h3>21h36: Résultats définitifs dans 9 départements</h3>
<p>Le site du ministère de l&#8217;Intérieur publie les premiers résultats définitifs dans 9 départements, dont l&#8217;Aisne ou l&#8217;Aveyron. La carte est disponible <a href="http://elections.interieur.gouv.fr/#"><strong>ici</strong></a>.</p>
<h3>21h30: Bérézina au MoDem, sauf en Aquitaine</h3>
<p>Selon des résultats partiels, la liste MoDem de Jean Lassalle en Aquitaine obtiendrait 11,36%. Le député a déjà annoncé qu&#8217;il souhaitait se maintenir au second tour. Une rare éclaircie dans une soirée très sombre pour le parti de François Bayrou crédité de 4% des voix.</p>
<h3>21h10: Jean-Luc Mélenchon dénonce l&#8217;abstention</h3>
<p>Sur le plateau de TF1, Jean-Luc Mélenchon, leaders du Parti de Gauche, a dénoncé l&#8217;abstention sur le plateau de TF1: «Il y a quelque chose qui est un peu désespérant, c&#8217;est qu&#8217;après un tel résultat, on considère que l&#8217;abstention c&#8217;est une case creuse. Non, ce n&#8217;est pas une case creuse, c&#8217;est une case d&#8217;insurrection civique de gens qui disent: &laquo;&nbsp;y&#8217;en a ras le bol&nbsp;&raquo; et ça s&#8217;adresse à tout le monde»</p>
<h3>20h59: François Bayrou n&#8217;a pas «honte» mais déprime</h3>
<p>Un François Bayrou très déçu par les 4% obtenus par le MoDem a lu un discours de défaite: «C&#8217;est un jour triste. C&#8217;est un passage rude, mais ce n&#8217;est pas une honte. Facile ou difficile, peu importe il faut continuer le combat».Corine Lepage, vice-présidente du MoDem, n&#8217;a pas été tendre avec François Bayrou sur le plateau de France 2: «C&#8217;est un résultat catastrophique pour le Modem. Ce n&#8217;est pas la responsabilité du MoDem, ça remet en cause le président du parti et se stratégie»</p>
<h3>20h45: Pour Marine Le Pen, «les Français sont de retour»</h3>
<p>Marine Le Pen, qui a fait 20% en Nord-Pas-de-Calais, déclare que «les Français sont de retour, ils ont encore fait mentir les sondages. Ils ont refusé de manière très claire la bipolarisation forcée.»</p>
<h3>20h30: Martine Aubry pense surtout à rassembler la gauche</h3>
<p>Martine Aubry, grande gagnante de cette soirée, déclare que le PS «a atteint un de ses plus hauts niveaux historiques»: «Ce résultat du premier tour, c&#8217;est d&#8217;abord pour nous des devoirs: celui de rassembler la gauche. Dès ce soir, nous allons y travailler pour confirmer ce résultat au second tour»</p>
<div><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="420" height="339" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/xcku8w" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="339" src="http://www.dailymotion.com/swf/xcku8w" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></div>
<h3>20h25: François Fillon y croit encore</h3>
<p>«Tout reste ouvert parce que les électeurs ne sont la propriété de personne», déclare le Premier ministre dans une conférence de presse à Matignon.</p>
<h3>20h20: Georges Frêche lance déjà une pique à Martine Aubry</h3>
<p>Interrogé sur France 2, le président de la région Languedoc-Roussillon, qui est arrivé largement en tête avec 35,2% des voix (estimation TNS Sofres), s&#8217;en prend à Solférino: «C&#8217;est une victoire des présidents de région et un désaveu cinglant de la direction nationale du PS [...] Je ne voudrais pas que Martine Aubry dise que c&#8217;est grâce à elle, elle n&#8217;y est pour rien». Georges Frêche tend néanmoins à la main à sa concurrente socialiste Hélène Mandroux, arrivée largement derrière avec 7% des voix.</p>
<h3>20h03: Ce qu&#8217;il faut retenir de ce premier tour</h3>
<p>La défaite de la participation, la claque pour l’UMP, la revanche socialiste et la question des alliances à gauche, le FN reste une force régionale: <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/3549/ce-qu%E2%80%99il-faut-retenir-de-ce-1er-tour-des-regionales/"><strong>l&#8217;analyse de Johan Hufnagel</strong></a>, rédacteur en chef de Slate.fr.</p>
<h3>20h: Le PS sort en tête, lourde sanction pour l&#8217;UMP</h3>
<p>Voici les estimations de TNS Sofres Logica:PS: 30%UMP: 26,7%Europe Ecologie: 13,3%FN: 12%Front de gauche: 6,2%Modem: 4%NPA: 2%Lutte Ouvrière: 1,3%</p>
<h3>19h45: L&#8217;abstention au-dessus de 50%</h3>
<p>Il y aurait 52,5% d&#8217;abstention selon TNS Sofres. En 2004, l&#8217;abstention était de 38%. Laurent Wauquiez, porte-parole du gouvernement, parle de d&#8217;une «catastrophique abstention» <strong><a href="http://twitter.com/laurentwauquiez/status/10479964848">sur son Twitter</a></strong>.</p>
<h3>18h52: Gorillaz place ses pubs sur les panneaux électoraux</h3>
<p>Le groupe Gorillaz joue avec le feu en placardant des publicités pour son nouvel album sur les panneaux des candidats à Paris. Une affiche visiblement spécialement conçue pour ces élections. <em>(photo prise place Pigalle sur le panneau du Parti socialiste)</em><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/1.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-3491" title="-1" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/1.jpg" alt="" width="400" /></a></p>
<h3>18h27: Jean-Jacques Bourdin donne les estimations puis les efface</h3>
<p>Le débat fait actuellement rage sur Twitter pour savoir s&#8217;il faut ou non donner les premiers sondages sortis des urnes qui sont publiés sur les sites des médias francophones. Certains journalistes comme Eric Mettout, rédacteur en chef de lexpress.fr, rappellent qu&#8217;il est interdit de publier des résultats avant la fermeture des bureaux à 20h.<a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/Image-1.png"><img class="alignnone size-full wp-image-3417" title="mettout" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/Image-1.png" alt="" width="450" /></a>Jean-Jacques Bourdin, présentateur de la matinale de RMC, avait décidé de donner les estimations en publiant ce tweet: «Déjà des résultats sur les médias étrangers..» suivi d&#8217;un lien vers le site suisse LeTemps.ch. Le tweet a depuis été effacé. Le journaliste a t-il pris peur en sachant que <a href="http://www.lefigaro.fr/elections-regionales-2010/2010/03/11/01034-20100311ARTFIG00547-regionales-et-si-les-resultats-sont-twittes-avant-20-heures-.php"><strong>ce tweet pouvait lui coûter cher</strong></a>?</p>
<h3>17h10: La participation s&#8217;annonce catastrophique</h3>
<p>A 17h, le taux de participation en métropole n&#8217;est que de <strong>39,29%</strong>, contre 49,66% à la même heure en 2004. Soit un différentiel de plus de 10%.Si l&#8217;on fait une règle de trois avec les élections de 2004 qui avaient fini à 60,84% de participation, on obtient le peu glorieux score de <strong>48,14%</strong> de participation ce soir à 20h. Un blogueur du monde.fr avait <a href="http://chriqui.blog.lemonde.fr/2010/03/14/estimation-de-la-participation-53/"><strong>fait le même calcul</strong></a> à 12h et obtenait alors 52,9%.</p>
<h3>16h38: 2004-2010, bis repetita?</h3>
<p>Regardez attentivement — et jusqu&#8217;au bout — ce reportage de France 2 après le second tour des régionales de 2004. Si <a href="http://www.france-info.com/france-regionales-2010-2010-03-12-regionales-le-ps-pour-la-premiere-fois-devant-l-ump-sondage-416210-9-453.html"><strong>les derniers sondages</strong></a> se confirment ce soir, la situation de 2010 ressemblera fortement à celle de 2004: une belle victoire socialiste, un premier secrétaire du parti revigoré et une note discordante, Georges Frêche.<script src="http://www.ina.fr/js/global/controle/ogp_player_embed.js" type="text/javascript"></script><script src="http://www.ina.fr/player/embed/w/320/h/240/id_notice/2524250001032/id_utilisateur/906366/hash/" type="text/javascript"></script></p>
<div style="background-color: #000000; font-family: Arial,Helvetica,Verdana,sans-serif; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: 18px; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; color: #b4d2fe; width: 320px;">retrouver ce média sur <a style="font-weight: bold; color: #b4d2fe;" href="http://www.ina.fr/politique/partis-politiques/video/2524250001032/le-succes-du-parti-socialiste.fr.html" target="_blank">www.ina.fr</a></div>
<h3>16h20: Le mauvais présage de France-Italie</h3>
<p>Après 22 minutes de jeu, la France menait 22 à 0 contre l&#8217;Italie dans le Tournoi des VI Nations en rugby. Un mauvais présage pour l&#8217;UMP, se demande le blogueur <a href="http://twitter.com/koztoujours/"><strong>Koztoujours</strong></a> sur Twitter:<a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/Capture-d’écran-2010-03-14-à-16.20.06.png"><img class="alignnone size-full wp-image-3265" title="Capture d’écran 2010-03-14 à 16.20.06" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/Capture-d’écran-2010-03-14-à-16.20.06.png" alt="" width="404" height="103" /></a></p>
<h3>15h30: La grève à France 3 devrait perturber la soirée électorale</h3>
<p>C&#8217;est une grève qui tombe bien mal pour France Télévisions. La CGT, majoritaire dans l&#8217;entreprise, a déposé un préavis de grève reconductible pour protester contre les propositions de la direction sur la nouvelle  convention  collective. Plusieurs journaux de France 3 ont déjà été perturbés ce dimanche et la CGT annonce que certaines soirées électorales ne seront pas assurées, notamment à Nantes ou en Champagne-Ardenne.</p>
<h3>15h10: Un jeune Marseillais vote pour &#8230; sa carte d&#8217;électeur</h3>
<p>Un jeune électeur du 4e arrondissement de Marseille, visiblement peu expérimenté, a mis sa carte d&#8217;électeur dans l&#8217;enveloppe, <a href="http://www.laprovence.com/actu/region-en-direct/regionalesinsolite-il-glisse-sa-carte-delecteur-dans-lenveloppe"><strong>rapporte La Provence</strong></a>. C&#8217;est l&#8217;assesseur qui s&#8217;est rendu compte de cette grosse bourde en lui demandant sa carte d&#8217;électeur pour voter: le jeune étourdi lui a alors répondu tout naturellement qu&#8217;il l&#8217;avait glissé dans l&#8217;enveloppe avec son bulletin de vote. Rappelons que le vote est anonyme&#8230;</p>
<h3>13h40: Le silence pesant des candidats sur Twitter</h3>
<p>Le code électoral <a href="http://www.intox2007.info/index.php?post/2010/03/13/Code-Electoral"><strong>proscrit</strong></a> à «<em>partir de la veille du scrutin à zéro heure […] de diffuser ou de  faire diffuser par tout moyen de communication au public par voie  électronique tout message ayant le caractère de propagande électorale»</em>. Les sites Internet des candidats ont par conséquent été mis au repos à partir de minuit. Nouveauté cette année: il faut aussi observer le silence sur Twitter. Le sénateur Alain Lambert, qui a renoncé à être tête de liste UMP en Basse-Normandie, est bien le seul à tweeter aujourd&#8217;hui et il s&#8217;en amuse: «Moi, c&#8217;est cool car suis candidat à rien!».<a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/Capture-d’écran-2010-03-14-à-14.06.36.png"><img class="alignnone size-full wp-image-3231" title="Capture d’écran 2010-03-14 à 14.06.36" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/Capture-d’écran-2010-03-14-à-14.06.36.png" alt="" width="400" /></a></p>
<h3>13h10: Nicolas et Carla ont voté</h3>
<p>Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni-Sarkozy ont voté vers 12h45 au lycée Jean de  la Fontaine, dans le XVIe arrondissement de Paris. Si l&#8217;on en croit le Président sur son Facebook, il s&#8217;agit d&#8217;un vrai exploit: «j&#8217;y irai moi-même», déclarait-il vendredi, comme si cela n&#8217;allait pas de soi.<a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/Capture-d’écran-2010-03-14-à-14.24.57.png"><img class="alignnone size-full wp-image-3245" title="Capture d’écran 2010-03-14 à 14.24.57" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/Capture-d’écran-2010-03-14-à-14.24.57.png" alt="" width="500" /></a></p>
<h3><strong>12h50: Ça part mal: l&#8217;abstention en hausse à 12h</strong></h3>
<p>Selon les premiers chiffres de la participation, 16,07% des électeurs s&#8217;étaient déplacés pour voter à 12h, contre 18,48% au premier tour  des régionales de 2004.L&#8217;abstention est en hausse dans la plupart des régions:Ile-de-France: 12,06% (contre 16,44% en 2004)Provence-Alpes-Côte d&#8217;Azur: 17,77% (contre 21,42% en 2004)Languedoc-Roussillon: 17,59% (contre 22,14% en 2004)Midi-Pyrénées: 19,57%  (contre 23,50% en 2004)Lorraine: 14,20% (contre 17,9% en 2004)Picardie: 16,39% (contre 17,63% en 2004)</p>
<div><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="420" height="339" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/xckng2" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="339" src="http://www.dailymotion.com/swf/xckng2" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/swf/xckng2">Début du vote pour les régionales</a></strong><br />
<em>par <a href="http://www.dailymotion.com/BFM">BFM</a></em></div>
<p><em><em><em>Photo: REUTERS/Eric Gaillard</em></em></em></p>
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		<title>Pourquoi l’UMP va gagner ce soir</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Mar 2010 12:44:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ivan Couronne</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[Frédéric Lefebvre]]></category>
		<category><![CDATA[Ile-de-France]]></category>
		<category><![CDATA[Languedoc-Roussillon]]></category>
		<category><![CDATA[UMP]]></category>
		<category><![CDATA[Valérie Pecresse]]></category>
		<category><![CDATA[Xavier Bertrand]]></category>

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		<description><![CDATA[Les 11 «réponses à tout» probables de l&#8217;UMP pour la soirée électorale
 A partir de 20 heures sur les plateaux de télévision, les ministres et dirigeants de l&#8217;UMP vont expliquer aux Français pourquoi ils ont quand même gagné, quels que soient les résultats du vote. Vademecum des «éléments de langage» les plus probables, à ré-écouter [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/pecresse.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3217" title="FRANCE-VOTE/" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/pecresse-e1268570634571.jpg" alt="" width="480" height="318" /></a><strong><em>Les 11 «réponses à tout» probables de l&#8217;UMP pour la soirée électorale</em></strong></p>
<p><strong><em> <span style="font-style: normal; font-weight: normal;">A partir de 20 heures sur les plateaux de télévision, les ministres et dirigeants de l&#8217;UMP vont expliquer aux Français pourquoi ils ont quand même gagné, quels que soient les résultats du vote. Vademecum des «éléments de langage» les plus probables, à ré-écouter en boucle sur toutes les antennes.</span></em></strong></p>
<h2>1. «L&#8217;UMP reste le premier parti de France»</h2>
<p>Si l&#8217;UMP et ses alliés dépassent le Parti socialiste dimanche soir, Xavier Bertrand pourra continuer à proclamer que le Mouvement populaire est le premier de France. C&#8217;est la dernière élection avant 2012, donc l&#8217;argument vaudra pendant les deux prochaines années et la campagne présidentielle. Les sondages de vendredi donnaient certes pour la première fois le PS devant l&#8217;UMP au premier tour, mais l&#8217;écart est trop faible pour être significatif: depuis plusieurs mois, l&#8217;UMP restait logiquement en tête, puisque la liste rassemble le Nouveau Centre et les partis associés de la majorité.</p>
<h2>2. «L&#8217;UMP fait mieux qu&#8217;en 2004 / 2007 / 2009 (au choix)»</h2>
<p>Si l&#8217;UMP est toutefois battue par le PS, le parti trouvera probablement un point de référence favorable dans les élections précédentes. Nicolas Sarkozy avait par exemple obtenu 31,18% des voix au premier tour de 2007: se maintenir à ce niveau prouverait que son socle électoral est solide. En 2004, les listes UMP/UDF étaient à 33,73%, et en 2009 aux européennes, l&#8217;UMP pesait 27,9%. N&#8217;importe quel score supérieur garantirait une «progression.»</p>
<p>A l&#8217;inverse, si Jean-Paul Huchon, tête de liste PS en Ile-de-France, fait moins que ses 32% de 2004, une hypothèse très probable à cause de la concurrence d&#8217;Europe Ecologie, Valérie Pécresse (UMP) ne manquera pas de lui rappeler.</p>
<h2>3. «L&#8217;UMP va gagner en nombre de conseillers régionaux»</h2>
<p>Si les pourcentages ne suffisent pas, Xavier Bertrand espère un rattrapage en nombre d&#8217;élus: «j&#8217;ai le sentiment que nous allons progresser en nombre de conseillers régionaux», a-t-il prédit lundi dernier. Malgré une défaite, la droite pourrait effectivement gagner des sièges grâce à la baisse attendue du Front national. En 2004, le FN s&#8217;était maintenu dans 17 régions (14,7% des voix en moyenne). Cette année, les sondages sont mauvais et présagent des triangulaires avec FN dans une dizaine de régions seulement. Mathématiquement, cette absence profitera aux listes UMP.</p>
<h2>4. «La gauche va maintenant négocier des arrangements secrets en sous main»</h2>
<p>A la question inévitable sur l&#8217;échec de la stratégie d&#8217;union de la droite au premier tour, vous pouvez être certain de la réplique de Xavier Bertrand: les socialistes, eux, vont maintenant s&#8217;enfermer à huis clos et négocier à couteaux tirés, voire frénétiquement, avec les autres partis de gauche pour se répartir des sièges. «Comment expliquer aux électeurs que les socialistes et les Verts, qui ont géré les régions ensemble pendant six ans, ne se présentent pas unis au 1er tour et qu&#8217;entre les deux tours, ils se rassembleront?» a déjà persiflé Bertrand vendredi. En substance, les candidats de gauche se détestent, quand la droite est unie dès le premier tour. Françaises, Français, choisissez la transparence.</p>
<h2>5. «La seule chose qui les unit, c&#8217;est leur anti-sarkozysme»</h2>
<p>L&#8217;argument est répété notamment par Frédéric Lefebvre, pour dénoncer les alliances à gauche entre des partenaires qui ne seraient d&#8217;accord sur rien, sauf le partage du pouvoir. Un grand classique de la gauche plurielle.</p>
<h2>6. «Nicolas Sarkozy, en 2007, n&#8217;avait pas de réserves de voix et il a gagné quand même»</h2>
<p>Quand les journalistes demanderont dans quelles réserves de voix la majorité piochera au second tour, attendez une référence à 2007. «Je me crois revenu en 2007 quand j&#8217;étais porte-parole de Nicolas Sarkozy, j&#8217;entendais: Nicolas Sarkozy, formidable candidat de premier tour, quel dommage, il n&#8217;a plus de réserves au second&#8230; Il est passé de 31 à 53% des voix», a dit Xavier Bertrand. Il oublie que la situation était bien meilleure en 2007: la droite totalisait 45% des suffrages au premier tour (en incluant le FN), contre moins de 40% aujourd&#8217;hui (38,5% chez TNS-Sofrès vendredi). Surtout, de nombreux électeurs de François Bayrou sont, depuis, partis au PS et chez Europe Ecologie.</p>
<h2>7. «Les Français détestent que les commentateurs fassent l&#8217;élection à leur place»</h2>
<p>Déroute annoncée pour le second tour? «Rien n&#8217;est joué, c&#8217;est aux Français de décider, pas à France Inter», a souligné Frédéric Lefebvre vendredi. «C&#8217;est une élection à deux tours», rappelez-vous. Comme à chaque interview et chaque élection, les perdants des sondages vont donc expliquer que ce n&#8217;est pas le microcosme politico-médiatique qui fait les élections, mais les Français. Les références historiques seront revisitées: «En 1998, tout le monde nous disait que la France allait être complètement rose, que le PS allait tout gagner. En 2001, aux municipales, l&#8217;avant-veille du scrutin on nous disait, le PS va tout remporter, mais ça ne s&#8217;est pas passé comme ça», se souvient Xavier Bertrand. C&#8217;est la bonne vieille technique du contradicteur idiot, celui à qui on fait dire n&#8217;importe quoi pour le contredire avec bon sens.</p>
<h2>8. «On nous annonçait une vague rose, c&#8217;est raté!»</h2>
<p>Si la gauche fait moins bien que dans les derniers sondages, surtout en Alsace et en Corse, les deux régions métropolitaines encore à droite, la majorité sauvera la soirée. «Les Français en ont assez d&#8217;entendre Martine Aubry dire qu&#8217;elle veut repeindre toute la France en rose», a annoncé Christian Estrosi. Jamais Martine Aubry n&#8217;avait été autant citée par ses adversaires, qui l&#8217;accusent d&#8217;«arrogance» en proclamant vouloir faire le «grand chelem». C&#8217;est le paradoxe: même si la gauche re-gagne les 20 régions qu&#8217;elle détient, la droite se proclamera victorieuse de n&#8217;avoir pas perdu les deux régions restantes. Et si la gauche perd une région, la victoire sera totale?</p>
<h2>9. «Martine Aubry se fiche des régions, elle prépare 2012»</h2>
<p>Puisque Nicolas Sarkozy, fin janvier sur TF1, annonçait que l&#8217;enjeu de ce scrutin serait strictement régional, l&#8217;UMP va critiquer l&#8217;instrumentalisation des régions par le PS et ses dirigeants. Que dit Bertrand?:</p>
<p>Ce que vise Martine Aubry, c&#8217;est avant tout de préparer les primaires du Parti socialiste pour la présidentielle. Les élections régionales ne sont pas son sujet. D&#8217;ailleurs, le résultat est déjà un enjeu de rivalité, Gérard Collomb a déjà dit que ce ne serait pas la victoire de Martine Aubry. Les couteaux sont en train de s&#8217;aiguiser au Parti socialiste&#8230;».</p>
<p>Feu à volonté également sur les &laquo;&nbsp;régions contre-pouvoirs&nbsp;&raquo; que la gauche voudrait ériger face au gouvernement&#8230; et au détriment des Français.</p>
<h2>10. «L&#8217;abstention arrange les socialistes»</h2>
<p>L&#8217;abstention, bouée de sauvetage rhétorique de l&#8217;UMP. Son mauvais score serait relativisé par une forte abstention, c&#8217;est-à-dire supérieure à 2004 (39%). Et si l&#8217;abstention est forte, c&#8217;est à cause&#8230; des Socialistes. «Les socialistes ont évité de parler du fond pour favoriser l&#8217;abstention», clame Frédéric Lefebvre.</p>
<p>«Tous les rideaux de fumée qui ont été mis en permanence, ce truc ridicule sur Frêche, où on a eu un feuilleton qui a occupé toutes les antennes, pendant des semaines et des semaines, tout ça pour ne pas parler du bilan catastrophique de la région Languedoc-Roussillon&nbsp;&raquo;.</p>
<p>En un mot, le PS aurait manipulé la campagne pour la rendre inintéressante, et donc gagner.</p>
<h2>11. «Les réformes vont continuer»</h2>
<p>Enfin, si vous comptiez sur une inflexion de la politique gouvernementale, voire un remaniement, vous avez tout faux puisque le vote n&#8217;est pas un référendum anti-Sarkozy. Le président lui-même a indiqué au Figaro Magazine que «le scrutin des 14 et 21 mars [était] un scrutin régional : ses conséquences seront donc régionales» &#8211; tout au plus y aura-t-il une pause après la réforme des retraites. Le gouvernement va donc continuer à travailler sereinement: «nous avions pris tant de retard, enfermés dans le politiquement correct et la pensée unique», a embrayé Christian Estrosi vendredi.</p>
<p>Oubliez donc qu&#8217;en 2004, Nicolas Sarkozy avait recommandé le départ du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin pour tenir compte de la défaite de la droite aux régionales.</p>
<p><em><strong>Ivan Couronne</strong></em></p>
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		<title>La Corse, l&#8217;île de côté</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Mar 2010 09:42:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Boggio</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[Corse]]></category>
		<category><![CDATA[crise économique]]></category>
		<category><![CDATA[divers gauche]]></category>
		<category><![CDATA[nationalistes]]></category>
		<category><![CDATA[PS]]></category>
		<category><![CDATA[UMP]]></category>

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		<description><![CDATA[
Des deux régions qui sont restées à la droite, en 2004, la Corse est un peu l’oubliée de cette campagne électorale. Il n’y en a que pour l’autre, l’Alsace.
L’Ile de Beauté attire moins, et pas seulement parce qu’il y neige, cette année. Peu de visites des dirigeants parisiens des grands partis. Peu de reportages télévisés. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/bastia480.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-3115" title="bastia" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/bastia480.jpg" alt="bastia" width="480" height="270" /></a></h2>
<h2>Des deux régions qui sont restées à la droite, en 2004, la Corse est un peu l’oubliée de cette campagne électorale. Il n’y en a que pour l’autre, l’Alsace.</h2>
<p>L’Ile de Beauté attire moins, et pas seulement parce qu’il y neige, cette année. Peu de visites des dirigeants parisiens des grands partis. Peu de reportages télévisés. Il a fallu que <a href="http://www.lemonde.fr/elections-regionales/article/2010/02/02/nicolas-sarkozy-en-corse-pour-remettre-de-l-ordre-dans-la-famille-ump_1299901_1293905.html" target="_blank"><strong>Nicolas Sarkozy se dévoue</strong></a>, au nom de la majorité, qu’il aille en personne, le 2 février, détailler sur place quelques mannes financières à l’adresse de la région, et soutenir le moral de son camp, pour que la Corse n’apparaisse pas tout à fait comme l’un de ces DOM lointains, devenus des inconnus pour les électeurs de l’Hexagone.</p>
<h3>Une gauche à géométrie variable</h3>
<p>Deux sondages, seulement, à quelques semaines de distance, et une cause apparemment entendue: victoire de la gauche annoncée. En Alsace, une perspective identique a fouetté la curiosité nationale (avant, il est vrai qu’<a href="http://regionales2010.slate.fr/article/2633/les-sondages-promettent-une-bataille-tres-serree-en-alsace/"><strong>un autre sondage n’évoque le maintien à droite</strong></a> de cette région). En Corse, la même probabilité de basculement renvoie un peu plus les insulaires à leur solitude hivernale. Calfeutrés «au village» ou dans leurs deux petites capitales, Ajaccio et Bastia, ceux-ci ont tout loisir d’exprimer leur perplexité, loin des oreilles indiscrètes. Car, en 2004, déjà, la gauche était sortie du second tour majoritaire en voix. Plus de 50% des suffrages exprimés. Mais comme le PS, les radicaux de gauche, le PCF, les autonomistes modérés et les nombreux «divers gauche» n’avaient pas su réaliser leur unité électorale avant ce second tour, la droite, mieux rassemblée, avait pu conserver l’exécutif territorial.</p>
<p>La gauche en Corse a toujours présenté trop de particularismes, une géométrie trop variable, malmenée qu’elle est, à l’une de ses extrémités, par des nationalistes versatiles, à l’autre, par des radicaux notabilisés. Elle s’émiette entre les baronnies, les dynasties familiales et des «fiefs» qui seraient jugés microscopiques, ailleurs. En 2004, en plus des «grandes» listes, une demi-douzaine de listes de circonstance ou de dissidence avaient concouru au premier tour, qui ont ensuite compliqué à loisir les alliances possibles.</p>
<p>C’est ce qui explique la prudence des instituts de sondage, pour ces élections-ci. En 2010, l’opposition paraît à première vue moins dispersée. Les écologistes mis à part, traditionnellement sous-représentés dans l’Ile de Beauté, les différentes composantes nationales sont engagées dans ce scrutin. Le Parti socialiste, derrière Paul Giacobbi, député PRG apparenté et président du conseil général de Haute-Corse; les radicaux de gauche d’Emile Zuccarelli, le maire de Bastia; le Front de gauche, avec pour tête de liste Dominique Bucchini, figure historique du PCF dans l’île. Les nationalistes, eux, se  répartissent entre deux listes, Femu a Corsica (modérée) et Corsica Libera, emmenée par Jean-Guy Talamoni.</p>
<p>Ces éclaircissements relatifs n’en ont pas moins contraint les instituts de sondage à évoquer différentes hypothèses, en fonction des principales alliances possibles, au second tour –ce qui n’en exclut pas d’autres, non testées. Pour Opinion Way (Le Figaro, LCI et Corse-Matin), la gauche serait<a href="http://www.opinion-way.com/pdf/barometre_opinionway_fiducial_-_corse.pdf" target="_blank"><strong> victorieuse dans trois cas de figure</strong></a>.</p>
<blockquote><p>1) Le PS avec le PRG et des divers gauche: 32% des suffrages, contre 29% à l’UMP.</p>
<p>2) PS, divers gauche et les autonomistes de Femu a Corsica: 41%, contre 33% à l’UMP, 12% au PRG, 14% au Front de gauche.</p>
<p>3) Toute la gauche unie, mais sans les nationalistes, soit le PS, le PRG, les divers gauche et le Front de gauche: 45%, contre 33% à l’UMP et 22% pour les listes autonomistes.</p></blockquote>
<p>Devant une telle constante de succès, et si le scrutin le confirme, deux groupes, au moins, vont devoir s’interroger sur l’intérêt d’une entente avec un Parti socialiste donné pour plus hégémonique que lors des élections précédentes. Pour des raisons idéologiquement différentes mais politiquement voisines, le Front de gauche et les nationalistes n’ont peut-être pas intérêt à se lier les mains dans l’exécutif territorial. A voir les chiffres des projections, très honorables pour le Front de gauche comme pour les formations nationalistes, une prime est en effet actuellement donnée aux mouvements les plus engagés dans une critique frontale de la situation économique et sociale.</p>
<h3>Impatience économique</h3>
<p>Pendant la crise, la Corse souffre davantage que bien des régions. L’emploi fait défaut, et ses jeunes doivent s’exiler en plus grand nombre. Depuis le début de la décennie, la critique sociale tend à supplanter l’ancestral débat sur le statut identitaire et administratif de l’île. On l’a vu en 2003, lors du référendum sur la réforme des institutions corses, qui a prolongé «le processus de Matignon», sous le gouvernement Jospin. En le rejetant, avec un fort taux de participation, la population insulaire a surtout voulu témoigner de son impatience économique et de ses problèmes de niveau de vie. C’est bien ce qu’a compris le président de la République, lors de son dernier séjour dans l’île. Pour soutenir l’UMP, il n’a pas trouvé mieux que de promettre de nouveaux investissements financiers à des électeurs inquiets. Même s’il l’a fait de manière fort militante, ses adversaires dans l’île diraient: fort électoraliste, la bonne nouvelle a été entendue.</p>
<p><em>Philippe Boggio</em></p>
<p><em>Photo: <a href="http://www.flickr.com/photos/http2007/1460987706/" target="_blank">Bastia </a>/ http2007 via Flickr</em></p>
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		<title>Je ne sais toujours pas pour qui voter</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Mar 2010 18:25:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Quentin Girard</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[abstention]]></category>
		<category><![CDATA[campagne]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Bussereau]]></category>
		<category><![CDATA[Europe Ecologie]]></category>
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		<category><![CDATA[Ségolène Royal]]></category>
		<category><![CDATA[UMP]]></category>

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		<description><![CDATA[
Cette année encore, on s&#8217;inquiète de l&#8217;abstention qui devrait atteindre des records. Cette année encore, on suppose que les indécis, ceux qui choisissent au dernier moment, auront une grand influence sur l&#8217;issue du scrutin. D&#8217;ordinaire, je regarde cela de manière un peu lointaine. Je sais toujours pour qui voter, longtemps à l&#8217;avance. Mais, cette année, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/vote480.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-3107" title="vote" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/vote480.jpg" alt="vote" width="480" height="270" /></a></p>
<p>Cette année encore, on s&#8217;inquiète de <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/961/regionales-les-sondages-annoncent-un-record-dabstention/"><strong>l&#8217;abstention</strong></a> qui devrait atteindre des records. Cette année encore, on suppose que les indécis, ceux qui choisissent au dernier moment, auront une grand influence sur l&#8217;issue du scrutin. D&#8217;ordinaire, je regarde cela de manière un peu lointaine. Je sais toujours pour qui voter, longtemps à l&#8217;avance. Mais, cette année, j&#8217;ai la désagréable impression de me retrouver dans leur situation. A 24h du scrutin, je ne sais toujours pas pour qui voter.</p>
<p>Comme beaucoup d&#8217;étudiants ou de jeunes actifs, je travaille dans une région, <a href="http://regionales2010.slate.fr/rubriques/idf/"><strong>l&#8217;Ile-de-France</strong></a>, et je vote encore dans une autre, le Poitou-Charentes. D&#8217;ordinaire, cela ne pose pas de problème. C&#8217;est l&#8217;occasion de revenir dans le foyer familial, ou d&#8217;affronter avec stoïcisme les commissariats centraux de Paris pour faire une procuration. Au pire, c&#8217;est donc le prix d&#8217;un aller-retour en train. Je n&#8217;ai pas encore pris le soin de me désinscrire de là-bas car je ne savais pas, au départ, combien de temps j&#8217;allais rester en Ile-de-France. Et, surtout, mes premiers émois démocratiques sont intimement liés aux jours d&#8217;élection. J&#8217;aimais, enfant, accompagner mes parents dans l&#8217;isoloir et aller voir, dès 18h, le décompte des voix. Dans un petit village, dans la vieille salle des fêtes de la mairie, les mêmes personnes se retrouvaient toujours là: le maire, le gendarme, les paysans, le médecin et, aux murs, les portraits des présidents remontant jusqu&#8217;à la troisième République. J&#8217;aimais me placer derrière les assesseurs et tordre le cou pour voir, en direct, l&#8217;évolution des résultats et en déduire des tendances nationales si le scrutin n&#8217;était pas local. A chaque fois, cela n&#8217;avait rien à voir, évidemment, mais l&#8217;illusion était agréable (en 2002, Jospin aurait été au deuxième tour chez moi). Revenir voter dans ma région d&#8217;origine, c&#8217;est avoir ce plaisir —madeleine— de revivre ces moments-là.</p>
<p>D&#8217;ordinaire, cet éloignement relatif ne m&#8217;empêche pas de faire mon choix. Là, cette année, c&#8217;est très compliqué et je plains sincèrement les très nombreuses personnes qui sont dans la même situation que moi. La campagne électorale n&#8217;a rien fait pour aider les indécis. L&#8217;impression, quand on est loin, et même quand on est dans sa région, est qu&#8217;<a href="http://regionales2010.slate.fr/article/2557/le-blues-du-commentateur-politique/"><strong>elle n&#8217;a jamais démarré</strong></a>. Déjà, c&#8217;est difficile par principe de se mobiliser pour les régionales. La majorité des budgets étant des dépenses structurelles incontournables, il n&#8217;est pas évident de ne pas se dire que voter pour l&#8217;un ou pour l&#8217;autre ne changera pas grand-chose. L&#8217;action des régions est tellement liée à celle des départements et à celle des collectivités locales que l&#8217;on sait très bien que c&#8217;est une grosse machine qui ne va pas changer en un coup de baguette magique. De plus, dans le contexte de <a href="http://www.slate.fr/cat-4918"><strong>la tempête Xynthia</strong></a>, la campagne a été mise un temps <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/2179/mccain-ump-meme-tactique-meme-echec/"><strong>entre parenthèses</strong></a>.</p>
<p>Ensuite, arrivent les programmes. Quand on travaille, quand on n&#8217;a pas le temps et donc qu&#8217;on les découvre à la dernière minute (je sais, c&#8217;est mal), dur également de différencier les principaux partis. Ils sont tous pour plus d&#8217;emploi, plus de mobilité, plus de formation et <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/2381/que-represente-le-vote-ecolo/"><strong>plus d&#8217;écologie </strong></a>(je caricature mais&#8230;). Je ne rentrerai jamais dans le «droite-gauche, tous pareil» mais il faut admettre que, dans l&#8217;apparence, et vu la compétence décisionnelle des régions qui reste encore relativement limitée, il est bien difficile pour eux de se distinguer.</p>
<p>A ce moment-là, alors qu&#8217;il ne reste plus que 23 heures avant le scrutin, commencent les réflexions irrationnelles, qui sont, malheureusement, si importantes. Les régionales sont une élection locale, on ne devrait donc réfléchir que sur des enjeux locaux, dépassionnés. Regarder les bilans, les budgets, surtout quand on est journaliste et que l&#8217;on écrit de temps en temps sur la politique. Capital sympathie, coupe de cheveux, enjeux nationaux, rumeurs locales, enjeux mondiaux, enjeux internes à chaque parti, voilà ce qui va pourtant dicter mes choix. Prenons les principaux candidats car je n&#8217;ai pas envie de voter pour un parti des extrêmes ou un tout petit parti.</p>
<h3>Dominique Bussereau (UMP)</h3>
<p>Il est ministre (secrétaire d&#8217;Etat aux Transports exactement), <strong><a href="http://www.challenges.fr/diapo/nav/51/les-20-ministres-candidats-aux-regionales.html?idPhoto=383&amp;amp;old=" target="_blank">comme 19 autres qui se présentent aux régionales</a></strong> partout en France. Voter pour lui serait cautionner d&#8217;une certaine manière la politique de Nicolas Sarkozy. Est-ce que j&#8217;en ai envie? Ou plutôt est-ce que je veux rentrer dans la logique traditionnelle de la sanction des élections de mi-mandat? Pourquoi pas. Cela permettrait de faire comme tout le monde. Mais s&#8217;il n&#8217;y avait que ça comme réflexion&#8230; Ce que je sais de <strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dominique_Bussereau" target="_blank">Bussereau</a></strong> c&#8217;est qu&#8217;il est bien implanté localement, un vrai baron. Il est déjà président du conseil général de Charente-Maritime, il a sans doute suffisamment de pouvoir comme ça. D&#8217;un autre côté, s&#8217;il réalise un score trop faible, peut-être se fera-t-il virer lors du prochain remaniement. Et est-ce que j&#8217;ai quelque chose à lui reprocher en tant que ministre des Transports? Non, pas vraiment. <strong><a href="http://www.usinenouvelle.com/article/heuliez-un-scandale-francais.N127353" target="_blank">A la limite l&#8217;affaire Heuliez</a></strong>? Éventuellement, mais c&#8217;est un mic-mac vraiment compliqué. Bon, je ne peux pas être non plus la mère Térésa de tous les ministres en difficulté.</p>
<h3>Europe Ecologie, Front de Gauche, MoDem</h3>
<p>Je place les trois ensemble pour deux raisons toute simples: je ne connais aucun des candidats et je n&#8217;en ai pas vraiment entendu parler ces dernières semaines. Aucun parti ne me repousse non plus. Selon les enjeux et le contexte, je pourrai voter pour un des trois. Mais, après, quel parti ai-je envie d&#8217;avantager?</p>
<p><strong>Le Front de Gauche?</strong> Pour qu&#8217;il s&#8217;allie en position favorable face au PS au deuxième tour? Pourquoi pas. Et la tête de liste, Gisèle Jean se présente comme étant <strong>«<a href="http://www.gisele-jean.fr/" target="_blank">de la génération des combats féministes pour l’avortement et pour la contraception</a>»</strong>. Bon point. Mais, d&#8217;un autre côté, apparemment, les listes ont été constituées dans <strong><a href="http://limousin-poitou-charentes.france3.fr/info/poitou-charentes/elections-regionales-2010/listes-constituees-dans-la-douleur-61188082.html" target="_blank">la douleur</a></strong>, Gisèle Jean <strong><a href="http://www.lemonde.fr/elections-regionales/article_interactif/2010/03/02/poitou-charentes-les-principaux-candidats-en-lice_1313213_1293905_3.html" target="_blank">n&#8217;est même pas dans un parti</a></strong> et très peu d&#8217;informations sont disponibles sur la tête de liste en Charente-Maritime, Yves Letranchant. Gênant.</p>
<p><strong>Europe Ecologie?</strong> Pour qu&#8217;ils s&#8217;allient en position favorable face au PS au deuxième tour. Pourquoi pas. Au moins, leur programme est disponible de manière claire et complète <strong><a href="http://poitou-charentes.regions-europe-ecologie.fr/1389-le-programme/" target="_blank">sur leur site</a></strong>. Et les principaux candidats sont présentés également. Bon point. Après, la tête de liste, Françoise Coutant, est professeur de SVT et j&#8217;ai de très mauvais souvenirs de cette matière. Mais la tête de liste en Charente-Maritime est elle <strong><a href="http://poitou-charentes.regions-europe-ecologie.fr/1388-les-candidats-et-les-listes/marie-paule-jammet/8d318c27c2/" target="_blank">vice-présidente de la Fédération Artisans du Monde</a></strong>, un réseau de distribution associatif et militant de commerce équitable. Un bon point BoBo.</p>
<p><strong>Le MoDem?</strong> Pour que ce parti ne disparaisse pas complètement et que Bayrou puisse être un trouble-fête en 2012? Pourquoi pas. Malheureusement pour lui, le MoDem en Poitou-Charentes a été déchiré par des guerres internes et <strong><a href="http://www.lepoint.fr/actualites/2010-03-11/severe-revers-electoral-annonce-pour-le-modem/1037/0/432548" target="_blank">une partie des troupes a rejoint Ségolène Royal</a></strong>. Donc il n&#8217;est pas très crédible. Pascal Monier, la tête de liste, est un inconnu et <strong><a href="http://www.lemonde.fr/elections-regionales/article_interactif/2010/03/02/poitou-charentes-les-principaux-candidats-en-lice_1313213_1293905_1.html" target="_blank">un novice en politique</a></strong>. Allez, <strong><a href="http://poitoucharentesdemocrate.fr/candidats/" target="_blank">il a une bonne tête</a></strong>. Je dois avouer que pour le MoDem, l&#8217;ultra-local entre dans mes considérations. La tête de liste de Charente-Maritime, <strong><a href="http://poitoucharentesdemocrate.fr/candidats/charentemaritim/" target="_blank">Jean-Noël Debroise</a></strong>, est conseiller municipal dans mon village. Or, en 2008, il a été élu sur une liste qui souhaitait des travaux d’aménagements immobiliers près de la côte, même si je ne sais pas si lui était forcément partisan de ces projets éventuels. Sur des terrains qui sont aujourd&#8217;hui sous l&#8217;eau. Pas de chance.</p>
<h3>Ségolène Royal (PS)</h3>
<p>Ah, Ségolène Royal&#8230; Quand on est de Poitou-Charentes et qu&#8217;on la voit faire la une des journaux, à chaque fois, on s&#8217;inquiète. Qu&#8217;est-ce qu&#8217;elle a encore dit? Qu&#8217;est-ce qu&#8217;elle a encore fait? Comment va-t-on pouvoir la défendre? En 2004, elle devenait à la mode et avait obtenu le meilleur score au premier tour de la gauche. Tout le monde va donc scruter son résultat. Elle est <strong><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/politique/20100311.FAP3497/poitoucharentes_royal_caracole_en_tete_des_sondages.html" target="_blank">favorite et gagnera l&#8217;élection</a></strong>, cela fait peu de doutes. Mais si jamais son score est peu élevé, sa position dans le Parti socialiste en sera encore plus fragilisée. Martine Aubry rêve d&#8217;une Ségolène Royal élue ric-rac qui n&#8217;aurait plus la légitimité pour la contester. Voter pour Ségolène Royal aux élections régionales, c&#8217;est aussi vouloir continuer de la placer dans le jeu national. Ou l&#8217;inverse.</p>
<p>Sur un plan personnel, quand on travaille beaucoup sur Internet et que l&#8217;on voit <strong><a href="../../../../../article/2999/segolene-royal-copie-colle-ses-mentions-legales/">l&#8217;amateurisme de son site campagne</a></strong>, la fracture générationnelle est douloureuse. Sans s&#8217;attarder, car on s&#8217;était déjà suffisamment moqué d&#8217;elle avec Désirs d&#8217;avenir, son site est très mal référencé et, surtout, quand on cherche sur Google, la première adresse qui arrive n&#8217;est pas son adresse URL mais celles des numéros des serveurs. J&#8217;ai mis un peu de temps à comprendre que <strong><a href="http://62.193.219.65/" target="_blank">http://62.193.219.65/</a></strong> était vraiment son site de campagne.</p>
<p>Je sais bien que mon vote, perdu dans la masse, est irrationnel (puisque je pense même à la qualité des sites Internet pour choisir, c&#8217;est dire) et ne sert à rien selon <strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_des_choix_publics" target="_blank">la théorie des choix publics</a></strong> et que donc le plus rationnel serait de de rester chez moi. Mais, que voulez-vous, j&#8217;aime voter et j&#8217;aime penser que cela à une importance. Juste le sentiment que cette fois-ci cela va se jouer à <strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre-feuille-ciseaux" target="_blank">Chifoumi</a></strong>. Pour moi, et pour combien d&#8217;autres? Une impression désagréable.</p>
<p><em>Quentin Girard</em></p>
<p><em>Photo: REUTERS/Eric Gaillard</em></p>
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		<title>Un score historique pour la droite?</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Mar 2010 10:18:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mayeul Lhuillier</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[élections européennes]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Sarkozy]]></category>
		<category><![CDATA[sondages]]></category>
		<category><![CDATA[UMP]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour la droite, les sondages d’intentions de vote se suivent et se ressemblent. Annoncée comme la grande perdante de ces élections régionales de mars prochain, la droite se retrouve aujourd’hui dans une situation délicate. La stratégie d’union dès le premier tour, imposée par le président de la République, montre ses limites. Ainsi, si le score [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour la droite, les sondages d’intentions de vote se suivent et se ressemblent. Annoncée comme la grande perdante de ces élections régionales de mars prochain, la droite se retrouve aujourd’hui dans une situation délicate. La stratégie d’union dès le premier tour, imposée par le président de la République, montre ses limites. Ainsi, si le score de la droite au premier tour pourrait permettre à la majorité de virer en tête dans plusieurs régions, les réserves de voix pour convertir ce résultat en une victoire électorale au soir du second tour semblent minces.</p>
<p>En réalité, ces élections régionales pourraient voir la droite obtenir son plus mauvais résultat depuis le début de la Ve République. Les intentions de vote au niveau national publiées par les instituts de sondage depuis le début de la campagne présentent en effet un résultat compris entre 28% (<a href="http://www.ifop.fr/media/poll/1046-1-study_file.pdf">sondage Ifop – Paris Match du 28/01/2010</a>) et 33% (<a href="http://www.opinion-way.com/pdf/barometre_opinionway_fiducial_des_elections_regionales_v6.pdf">sondage OpinionWay – Fiducial du 21/02/2010</a>) pour l’ensemble des formations de droite. Un score qui serait donc inférieur aux 34,62% enregistrés en juin 2009 et aux 34,47% des élections régionales de 2004, pourtant les deux plus mauvais résultats enregistrés par la droite. Traditionnellement, les commentateurs politiques avaient l’habitude de parler d’un socle minimal d’un tiers des voix pour la droite. Cette théorie est-elle en train de voler en éclat?</p>
<h3>Une sous-estimation du vote de droite par les instituts de sondage?</h3>
<p>Certains, à droite, affirment que les instituts de sondage sous-estiment la droite. En effet, pour les élections européennes de 2009, la droite parlementaire, créditée d’un score entre 31% et 33% dans les derniers sondages publiés, a enregistré un résultat de 34,45%. De même, lors de l’élection présidentielle de 2007, le candidat Sarkozy était généralement crédité d’un score entre 24,5 et 28,5% juste avant le premier tour pour un résultat final de 31,18%. Une sous-estimation –involontaire évidemment–  qui ne suffit toutefois pas à expliquer des intentions de vote historiquement basses.</p>
<h3>A impopularité exceptionnelle,  résultat exceptionnel?</h3>
<p>Avec des niveaux d’impopularité rarement atteints (36% de satisfaction de son action selon <a href="http://www.ifop.fr/media/poll/1081-1-study_file.pdf">le dernier baromètre Ifop/JDD</a>), le Président Sarkozy semble avoir créé une véritable défiance entre l’opinion publique et son gouvernement.  Alors que de nombreuses personnalités de la majorité se présentent devant les électeurs dimanche, le chef de l’Etat a même été sommé par certains de ne pas intervenir dans la campagne, au risque de faire fuir les électeurs.</p>
<p>Cette impopularité reste cependant comparable à celle enregistrée lors de la vague de mai 2009 de ce même baromètre Ifop/JDD. A celle-ci s’ajoute une lassitude du pouvoir en place et de son action qui peut seule expliquer le degré de défiance entre le président actuel et ceux qui l’ont choisi en 2007 pour s’installer à l’Elysée. D’après <a href="http://www.ifop.fr/media/poll/1091-1-study_file.pdf">la dernière intention de vote nationale publiée par l’Ifop pour la Lettre de l’Opinion</a>, sur 100 électeurs de Nicolas Sarkozy en 2007, seuls 72% affirment vouloir voter dimanche pour la liste de la majorité présidentielle. Pire, cette défection des soutiens du chef de l’Etat semble également s’être prolongée depuis les élections européennes et leur score historiquement bas pour la droite parlementaire: 86% des électeurs UMP-Nouveau Centre de 2009 seulement vont continuer à voter pour la majorité. Résultat: dans cette enquête les listes de droite n’obtiennent que 28,5% des intentions de vote, un record.</p>
<p>Exceptionnellement impopulaire depuis exceptionnellement longtemps, le Président est ainsi en passe d’infliger à son camp une défaite historique. Nul doute que ce résultat, qui sera disséqué dans tous ses détails, à moins de deux ans de l’élection présidentielle, risque de fragiliser plus encore le chef de l’Etat au sein de son propre camp.</p>
<p><em>Mayeul L’huillier pour Délits d’Opinion</em></p>
<p><em>Photo de une:<br />
</em></p>
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		<title>Le PS doit enfin remporter une victoire «utile»</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Mar 2010 08:53:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Marie Colombani</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[Martine Aubry]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Sarkozy]]></category>
		<category><![CDATA[PS]]></category>
		<category><![CDATA[UMP]]></category>

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Les régionales vont-elles faire de Martine Aubry la rivale de Nicolas Sarkozy?
Les élections pour le renouvellement des conseils régionaux des 14 et 21 mars marqueront, de la part des Français, tout l&#8217;indique, un vote de protestation. Les enquêtes d’opinion, publiées  au cours des derniers jours montrent même une amplification de cette volonté de protestation. Elle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/aubry-bertrand480.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-3165" title="aubry-bertrand" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/aubry-bertrand480.jpg" alt="aubry-bertrand" width="480" height="270" /></a></h2>
<h2>Les régionales vont-elles faire de Martine Aubry la rivale de Nicolas Sarkozy?</h2>
<p>Les élections pour le renouvellement des conseils régionaux des 14 et 21 mars marqueront, de la part des Français, tout l&#8217;indique, un vote de protestation. Les enquêtes d’opinion, publiées  au cours des derniers jours montrent même une amplification de <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/3099/derniers-sondages-pole-position-pour-la-gauche/"><strong>cette volonté de protestation</strong></a>. Elle devrait se marquer par un succès des oppositions et des difficultés pour le parti majoritaire.</p>
<p>L&#8217;UMP espère toutefois <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/2633/les-sondages-promettent-une-bataille-tres-serree-en-alsace/"><strong>garder l’Alsace</strong></a> qui, avec la Corse, était la seule autre région à avoir été conservée par la droite lors du précédent scrutin de 2004. Il est vrai qu’il est toujours hasardeux d’anticiper sur les résultats d’un vote: les sondages ne sont jamais prédictifs et il arrive qu’ils soient démentis.</p>
<h3>Une non-campagne</h3>
<p>A ce stade, constatons que nous avons assisté à une non-campagne et à une anti-campagne. Non-campagne, car le sujet qui aurait dû faire l’objet d’un débat a été, pour ainsi dire, passé sous silence. Les élus des 14 et 21 mars ne le seront que pour 4 ans, car ils sont appelés à disparaître pour être remplacés par des conseillers territoriaux; à la faveur d<a href="http://www.slate.fr/story/17309/collectivites-locales-sortons-enfin-des-pres-carres"><strong>’une réforme de l’organisation et des compétences territoriales</strong></a>, marquée également par la suppression de la taxe professionnelle. Il y a bien eu, de la part de l’opposition, un procès en recentralisation du territoire instruit à la faveur de la suppression de la taxe professionnelle. Mais pas vraiment de débat sur les futures compétences des régions. C’est dommage.</p>
<p>Comme il est dommage que la campagne électorale ait laissé trop de place à des dérapages de tous ordres et à des attaques personnelles diverses et variées. Qu’il s’agisse des polémiques qui ont entouré les déclarations de <strong><a href="../../../../../article/2455/languedoc-roussillon-georges-freche-sondages/">Georges Frêche</a></strong>, ou bien encore des «vraies fausses» révélations sur <strong><a href="../../../../../article/1739/ali-soumare-episode-3-saison-2-patrick-d-et-alain-m-leur-cavale-a-cavalaire/">Ali Soumaré</a></strong>, candidat PS en Ile-de-France, en passant par les commentaires inélégants adressés à Valérie Pécresse dans cette même région.</p>
<p>Ces sorties de route sont la plupart du temps contre-productives (l’affaire Soumaré s’est largement retournée contre ses initiateurs UMP); elles rabaissent et surtout elles sont stupides car, dans un scrutin où le principal problème est celui de la participation –on s’attend à une abstention record-, les attaques basses sont le plus sûr moyen de démobiliser, voire de décourager, les électeurs de se rendre aux urnes.</p>
<h3>Un scrutin local, un enjeu national</h3>
<p>Comme toujours dans un scrutin régional, l’aspect national est présent. Non pas qu’il y ait eu un thème national qui ait structuré la campagne (cela aurait pu être le cas, par exemple, de la réforme des retraites), mais il y a eu manifestation d’un courant national qui est porteur pour les oppositions, et fortement contraire pour ceux qui se réclament du président de la République. Mais il est clair que, une fois les présidents de régions désignés, nous entrerons dans le temps de la préparation de l’élection présidentielle. Deux questions vont alors se poser. Pour le président de la République: que faire? Pour le Parti socialiste: comment y arriver?</p>
<p>Pour Nicolas Sarkozy, il s’agit d’un moment délicat. Les Français vont observer à la loupe la façon dont il réagira au message qu’ils lui auront adressé. L’a-t-il bien entendu? Comment compte-t-il l’intégrer dans ses préoccupations? Etc… D’entrée, le président a écarté un changement de gouvernement. Pour qu’un changement soit significatif en effet, il faut changer de Premier ministre. Or, la situation actuelle ne le lui permet guère, compte tenu de la popularité de François Fillon et de son rôle de stabilisateur au sein de la droite. Qui plus est, il serait dangereux, pour le président, de faire porter le chapeau d’une défaite au Premier ministre, alors que lui-même se décrit toujours comme étant aux avant-postes.</p>
<p>Nicolas Sarkozy a toutefois donné des indications sur la façon dont il compte organiser le calendrier. L’année 2010 serait donc occupée par deux réformes majeures: la retraite et la justice. Puis à partir de 2011, il promet <a href="http://www.lefigaro.fr/politique/2010/03/12/01002-20100312ARTMAG00549--nicolas-sarkozy-mon-role-est-d-apaiser-pour-pouvoir-reformer-.php" target="_blank"><strong>le calme et l’apaisement</strong></a>. Ce sera alors, à ses yeux, le temps de la mise en valeur des réformes, de leur évaluation, de leur éventuelle correction. Et ce sera surtout, en 2011, l’année de la présidence française du G20, terrain présidentiel par excellence. Nous serons alors engagés dans le compte à rebours nous séparant du scrutin présidentiel sans que soit, à ce stade, résolu le problème de son dispositif politique. Sa doctrine, celle du parti unique de la droite, et s’il le peut évidemment du candidat unique, repose sur la dynamique qui serait créée par un bon score du premier tour. Encore faut-il faire un bon score au premier tour. Et cette dynamique, qui est supposée s’enclencher –on aura un premier terrain d’essai aux régionales-, peut être contrariée par l’absence au second tour de réserves de voix, faute d’alliés.</p>
<h3>Que faire à Solférino?</h3>
<p>Du côté de Solférino, malgré la réalité d’une victoire –si elle se confirme-, les questions touchant aux programmes et aux alliances restent en chantier. Le PS a déjà gagné nombre de scrutins locaux, cantonaux, régionaux sans que aucune de ses victoires ne le conduise à un succès national. Le risque est donc, pour le PS, d’être confronté à une victoire inutile dans la perspective de l’élection présidentielle. Les questions pendantes sont en effet toujours là. Comment donner crédit à un projet présidentiel? Comment aller au-delà des simples mots d’ordre de conservation –«les régions boucliers»- qui ont permis le succès aux régionales, et structurer les propositions d’un candidat à l’élection présidentielle? Quelle place accorder à la gauche de la gauche dans ce programme? Quelle place accorder au credo des écologistes qui, sur certains points stratégiques, peuvent  être éloignés de la doctrine socialiste?</p>
<p>C’est donc toute la question des alliances qui est posée. Et notamment de l’alliance, potentiellement majoritaire en France, des socialistes et des verts. Ces derniers devraient apparaître, au soir des régionales, comme le troisième parti de France. De quel prix, en termes de place et en termes programmatiques feront-ils payer cette alliance aux socialistes? A dire vrai, la seule question qui est vraiment avancée est celle du leadership. Au soir des régionales, si ces élections sont largement victorieuses, <strong><a href="http://www.slate.fr/story/9817/aubry-la-synthese-entre-hollande-et-royal">Martine Aubry</a> </strong>apparaîtra comme «en situation» de briguer pour elle-même la candidature du PS à l’élection présidentielle.</p>
<p><em>Jean-Marie Colombani</em></p>
<p><em>Photo: Martine Aubry et Xavier Bertrand à Lille le 21 février 2010 / REUTERS/Farid Alouache</em></p>
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		<title>Derniers sondages: pole position pour la gauche</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 18:38:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Sternis</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[sondages]]></category>

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		<description><![CDATA[
À 48 heures des résultats du premier tour des élections, les derniers sondages annoncent plus que jamais le déferlement d&#8217;une vague rose sur la France des régions ce dimanche 14 mars. L&#8217;abstention pourrait également être historiquement forte.
Aucun sondage ne pouvant paraître la veille d&#8217;un scrutin, les dernières enquêtes d&#8217;opinion pour le premier tour de ces [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/plongeon480.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-3157" title="plongeon" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/plongeon480.jpg" alt="plongeon" width="480" height="270" /></a></p>
<p><strong>À 48 heures des résultats du premier tour des élections, les derniers sondages annoncent plus que jamais le déferlement d&#8217;une vague rose sur la France des régions ce dimanche 14 mars. L&#8217;abstention pourrait également être historiquement forte.</strong></p>
<p>Aucun sondage ne pouvant paraître la veille d&#8217;un scrutin, les dernières enquêtes d&#8217;opinion pour le premier tour de ces élections régionales ont été publiées ce vendredi 12 mars. Avec des <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/2291/tous-les-sondages-des-regionales/" target="_blank"><strong>conclusions nationales</strong></a> toujours plus favorables à la gauche puisque selon deux sondages différents (réalisés par CSA pour Le Parisien et par TNS sofres pour France TV, Radio France et Le Monde), le <strong><a href="http://www.lexpress.fr/actualite/politique/le-ps-en-tete-au-premier-tour_854742.html" target="_blank">PS devancerait désormais l&#8217;UMP</a></strong> dès le premier tour des élections. Les socialistes obtiennent entre 29.5% et 30% des intentions de votes, contre 27.5% à 29% au parti de la majorité présidentielle. Europe Ecologie s&#8217;impose dans les dernières enquêtes comme la troisième force du pays avec la moyenne nationale de 14% à 15% d&#8217;intentions de votes, devant le FN (8,5% à 9.5%).</p>
<p>Des chiffres nationaux que l&#8217;on retrouve dans les régions, où les socialistes rêvent de faire le grand chelem. Toutes sont annoncées à gauche dans les derniers sondages, à l&#8217;exception d&#8217;une: l&#8217;Alsace, qui était avec la Corse la seule région gagnée par l&#8217;UMP en 2004. Alors que les premières enquêtes laissaient présager <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/1795/sondages-le-ps-en-passe-de-faire-le-grand-chelem/" target="_blank"><strong>un basculement rose</strong></a>, deux dernières études donne<a href="http://regionales2010.slate.fr/article/2633/les-sondages-promettent-une-bataille-tres-serree-en-alsace/" target="_blank"> <strong>l&#8217;espoir à la droite</strong></a> de conserver son bastion.</p>
<p>Si le PS est annoncé vainqueur dans toutes les autres régions, au moins<a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/politique/20100311.FAP3587/regionales_les_regions_susceptibles_de_basculer.html" target="_blank"><strong> six d&#8217;entre elles</strong></a> (<a href="http://www.la-croix.com/Corse-La-droite-menacee/article/2417911/55350" target="_blank"><strong>Corse</strong></a>, <a href="http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/sondage-un-leger-avantage-a-la-gauche-aux-regionales-en-franche-comte-11-03-2010-820146.php" target="_blank"><strong>Franche-Comté</strong></a>, <a href="http://www.humanite.fr/2010-03-10_Politique-_-Social-Economie_En-Champagne-Ardenne-l-union-PS-PCF-en-tete" target="_blank"><strong>Champagne Ardenne</strong></a> et à un degré moindre <a href="http://www.lefigaro.fr/elections-regionales-2010/2010/03/08/01034-20100308ARTFIG00778-centre-en-tete-au-1er-tour-novelli-bien-distance-au-2nd-.php"><strong>Centre</strong></a>, Pays-de-la-Loire et <a href="http://www.france-info.com/france-regionales-2010-2010-03-08-la-gauche-donnee-gagnante-en-basse-et-haute-normandie-414428-9-453.html" target="_blank"><strong>Basse Normandie</strong></a>) demeurent relativement indécises.</p>
<p>Reste le cas particulier du Languedoc-Roussillon où Georges Frêche reste <a href="http://www.lesechos.fr/info/france/020410001446-languedoc-roussillon-freche-reste-favori.htm" target="_blank"><strong>devrait largement s&#8217;imposer</strong></a> selon les derniers sondages, et qui pourrait ainsi priver son ancien parti du grand chelem tant désiré.</p>
<p>Aux côtés de la gauche, l&#8217;autre grande favorite du  scrutin, c&#8217;est&#8230; l&#8217;abstention qui pourrait atteindre un <strong><a href="http://www.lepoint.fr/actualites/2010-03-10/regionales-pres-d-un-francais-sur-deux-n-irait-pas-voter/1037/0/432066" target="_blank">niveau record</a></strong> dès le premier tour. Malgré les appels à la mobilisation citoyenne, la campagne électorale a tout, <a href="http://www.courrierinternational.com/article/2010/03/03/une-election-a-mourir-d-ennui" target="_blank"><strong>sauf passionné les foules. </strong></a>Selon un sondage Ifop pour Lettre d&#8217;Opinion, près d&#8217;un électeur sur deux pourrait bouder les urnes le 14 mars.</p>
<p><em>Photo de une: <a href="http://www.flickr.com/photos/mknightphoto/2294898061/">Knight photo via FlickrCC</a></em></p>
<p><em><strong>À LIRE ÉGALEMENT: <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/2557/le-blues-du-commentateur-politique/">Le blues du commentateur</a>; <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/2455/languedoc-roussillon-georges-freche-sondages/">Au royaume de Frêche, les dissidences sont loi</a></strong><br />
</em></p>
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		<title>La seconde rupture sarkozyste</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 14:30:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Legrand</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>

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Le président annonce une pause dans son interview du Figaro Magazine. «La pause» dans les réformes. Nicolas Sarkozy, le maître du mouvement, de l’action permanente, le théoricien de ce que ses conseillers appelaient la méthode du tapis de bombe des réformes, Nicolas Sarkozy annonce donc une pause. Le lapin Duracell enlevait lui-même ses piles. L’expression [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/play480.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2983" title="play" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/play480.jpg" alt="play-pause" width="480" height="270" /></a></p>
<p>Le président annonce <a href="http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE62B02B20100312" target="_blank"><strong>une pause</strong></a> dans son interview du Figaro Magazine. <em>«La pause»</em> dans les réformes. Nicolas Sarkozy, le maître du mouvement, de l’action permanente, le théoricien de ce que ses conseillers appelaient la méthode du tapis de bombe des réformes, Nicolas Sarkozy annonce donc une pause. Le lapin Duracell enlevait lui-même ses piles. L’expression «pause» dans les réformes avait été aussi employée par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Delors" target="_blank"><strong>Jacques Delors</strong></a>, le ministre de l’Economie et des Finances de François Mitterrand, deux ans après l’arrivée de la gauche au pouvoir. Le mot «pause» avait d’ailleurs –à l’époque– précédé le mot «rigueur» qui était censé requalifier une politique de serrage de vis appelée «austérité», quelques années plus tôt, sous l’ère Raymond Barre à Matignon.</p>
<p>Mais, nous dit le président, de la rigueur, justement, il ne saurait en être question, ni d’augmentation d’impôts. En revanche, le rythme, la vitesse, la promptitude, la réforme sur tous les fronts, ce n’est plus dans le vocabulaire de Nicolas Sarkozy. C’est la nature même du sarkozysme première version, version originelle qui s’achève…au moins dans son expression. Alors, officiellement, la pause n’est pas pour tout de suite, elle est programmée pour le deuxième semestre 2011, afin de laisser souffler le parlement et remettre de l’ordre dans le travail législatif qui en a bien besoin. Et même «délégiférer», dit le président, c&#8217;est-à-dire s’atteler à simplifier le droit.</p>
<h3>Musique moderato</h3>
<p>Avant 2011, pour les réformes qui sont programmées dans les prochains mois (avant la pause), le président est d’une prudence nouvelle là aussi. Il n’a pas cité la réforme de l’instruction très décriée, <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/2967/pourquoi-nicolas-sarkozy-retourne-sa-veste-verte/"><strong>la taxe carbone semble bien en suspens</strong></a> et la réforme des retraites se fera, vraisemblablement sans trop bousculer les fonctionnaires si l’on en juge par ses phrases apaisantes sur le calcul des primes dans les salaires de la fonction publique. Au-delà donc d’un ton sécuritaire, (caméras de surveillance et identité nationale) pour mobiliser un électorat de droite bougon, la musique présidentielle de ce vendredi matin est largement moderato sur le front des réformes économiques et sociales. Quand Nicolas Sarkozy disait, il y a quelques jours: à élections régionales, conséquences régionales… on voit déjà, avec ce changement de rythme annoncé et ce renoncement à la méthode qui faisait la singularité du sarkozysme, que malgré tout, le président anticipe le message des Français.</p>
<p>Le président continue à dire qu’il ne fait pas campagne alors qu’il se rend, au côté des candidats UMP dans les régions tangentes et en donnant cette interview. Le fait qu’il fasse campagne est anormal au regard de son statut, mais est logique au regard de l’évolution de la pratique des institutions par le président depuis son arrivée à l’Elysée. Le président préside et en plus il gouverne. Il se place donc en chef de la majorité, ce qui trouble son image d’impartialité mais ce qui le rend aussi responsable en cas de défaite. Pour contrebalancer cette partialité, Nicolas Sarkozy redit vouloir poursuivre l’ouverture à gauche dans les nominations. Et puis la différence, encore une fois entre l’affirmation et l’action est saillante. Jugez plutôt. Nicolas Sarkozy dit: <em>«Je n&#8217;ai pas donné de consignes de vote et je ne le ferai pas»</em> et plus loin, il dit: <em>«Je souhaite que les électeurs de la majorité participent à ces élections et quand je vois que les candidats de la majorité présidentielle se sont engagés à ne pas augmenter les impôts, je trouve que c’est sage»</em>. En français ça veut dire: votez UMP! Et comme pour justifier cette distorsion, il s’étonne <em>«d’être le seul à ne pas pouvoir expliquer l&#8217;enjeu des élections régionales»</em>. Hé bien oui. Nicolas Sarkozy est le seul à être président de la République.</p>
<p><em>Thomas Legrand</em></p>
<p><em>Photo: Play / <a href="http://www.flickr.com/photos/annieroi/4421442720/" target="_blank">Annie Roi </a>via Flickr</em></p>
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		<title>Petite histoire des petites phrases «racistes»</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/2757/petite-histoire-des-petites-phrases-racistes/</link>
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		<pubDate>Thu, 11 Mar 2010 11:46:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gregoire Fleurot</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[dérapage]]></category>
		<category><![CDATA[Gérard Longuet]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>
		<category><![CDATA[Vidéos]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Parti socialiste a fortement réagi à ce qu&#8217;il considère comme un «dérapage raciste» de la part du patron des sénateurs UMP, Gérard Longuet. En cause, les déclarations de ce dernier qui a expliqué pourquoi il considère que Malek Boutih «n&#8217;est pas le bon personnage» pour succéder à Louis Schweitzer à la présidence de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/longuet1.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-2851" title="longuet1" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/longuet1.jpg" alt="" width="480" height="270" /></a>Le Parti socialiste <strong><a href="http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2010-03-11/reactions-gerard-longuet-accuse-de-derapage-raciste-par-la-gauche/917/0/432287" target="_blank">a fortement réagi</a></strong> à ce qu&#8217;il considère comme un «dérapage raciste» de la part du patron des sénateurs UMP, Gérard Longuet. En cause, <strong><a href="http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2010-03-10/presidence-de-la-halde-longuet-prefere-le-corps-francais-traditionnel/920/0/432166" target="_blank">les déclarations de ce dernier</a></strong> qui a expliqué pourquoi il considère que Malek Boutih <em>«n&#8217;est pas le bon personnage»</em> pour succéder à Louis Schweitzer à la présidence de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l&#8217;égalité (Halde):</p>
<blockquote><p>«La Halde, cela veut dire que c&#8217;est la France qui s&#8217;ouvre aux populations nouvelles. Schweitzer, c&#8217;est parfait ! Un vieux protestant, parfait ! La vieille bourgeoisie protestante, parfait! Il vaut mieux que ce soit le corps français traditionnel qui se sente responsable de l&#8217;accueil de tous nos compatriotes. Si vous voulez, les vieux Bretons et les vieux Lorrains –qui sont d&#8217;ailleurs en général italiens ou marocains– doivent faire l&#8217;effort sur eux-mêmes de s&#8217;ouvrir à l&#8217;extérieur.»</p></blockquote>
<p>Gérard Longuet n&#8217;est pas le premier homme politique français à tenir des propos accusés de racisme. Voici une chronologie non exhaustive des déclarations sur le thème du racisme et de l&#8217;immigration qui ont créé la polémique.<br />
<strong> </strong></p>
<h3>«Les Français innocents», Raymond Barre, Premier ministre, le 3 octobre 1980</h3>
<p><script src="http://www.ina.fr/js/global/controle/ogp_player_embed.js" type="text/javascript"></script><script src="http://www.ina.fr/player/embed/w/320/h/240/id_notice/CAA07017270/id_utilisateur/920571/hash/0bf0e97beabe21006e4c64171fb5c6f0" type="text/javascript"></script></p>
<div style="background-color: #000000; font-family: Arial,Helvetica,Verdana,sans-serif; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: 18px; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; -x-system-font: none; color: #b4d2fe; width: 320px;">retrouver ce média sur <a style="font-weight: bold; color: #b4d2fe;" href="http://www.ina.fr/economie-et-societe/justice-et-faits-divers/video/CAA07017270/reaction-raymond-barre.fr.html" target="_blank">www.ina.fr</a></div>
<p>Quelques heures après <a href="http://www.google.fr/url?sa=t&amp;source=web&amp;ct=res&amp;cd=1&amp;ved=0CAcQFjAA&amp;url=http%3A%2F%2Ffr.wikipedia.org%2Fwiki%2FAttentat_de_la_rue_Copernic&amp;rct=j&amp;q=attentat+de+la+rue+copernic+barre&amp;ei=cbaYS6faM4iz4Qbqw_nXCg&amp;usg=AFQjCNFKwWqgQwNrInEQpOSbojmo4TuB2w&amp;sig2=1RBVEN" target="_blank"><strong>l’attentat de la rue Copernic</strong></a> contre une synagogue qui a fait 4 morts, Raymond Barre réagit en direct à la télévision: «<em>Je rentre de Lyon plein d’indignation à l’égard de cet attentat odieux qui voulait frapper les israélites qui se rendaient à la synagogue et qui a frappé des Français innocents qui traversaient la rue Copernic</em>.» Quelques jours plus tard à l’Assemblée Nationale, il assure à ses «<em>compatriotes juifs</em>» <strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Raymond_Barre" target="_blank">la «<em>sympathie de l&#8217;ensemble de la nation</em>».</a></strong></p>
<h3>«Le bruit et l’odeur», Jacques Chirac, président du RPR et maire de Paris, lors d’un dîner-débat du RPR le 19 juin 1991</h3>
<p><script src="http://www.ina.fr/js/global/controle/ogp_player_embed.js" type="text/javascript"></script><script src="http://www.ina.fr/player/embed/w/320/h/240/id_notice/CAB91027647/id_utilisateur/920571/hash/0bf0e97beabe21006e4c64171fb5c6f0" type="text/javascript"></script></p>
<div style="background-color: #000000; font-family: Arial,Helvetica,Verdana,sans-serif; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: 18px; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; -x-system-font: none; color: #b4d2fe; width: 320px;">retrouver ce média sur <a style="font-weight: bold; color: #b4d2fe;" href="http://www.ina.fr/economie-et-societe/vie-sociale/video/CAB91027647/meeting-cresson-le-pen.fr.html" target="_blank">www.ina.fr</a></div>
<blockquote><p>«Comment voulez-vous que le travailleur français qui habite à la Goutte-d&#8217;or, où je me promenais avec Alain Juppé il y a trois ou quatre jours, qui travaille avec sa femme et qui, ensemble, gagnent environ 15.000 francs, et qui voit sur le palier à côté de son HLM, entassée, une famille avec un père de famille, trois ou quatre épouses, et une vingtaine de gosses, et qui gagne 50.000 francs de prestations sociales, sans naturellement travailler! Si vous ajoutez à cela le bruit et l&#8217;odeur, eh bien le travailleur français sur le palier devient fou.»</p></blockquote>
<p>Quelques jours plus tard, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_bruit_et_l%27odeur_%28discours_de_Jacques_Chirac%29#cite_note-MON-22-06-91-10" target="_blank"><strong>Jacques Chirac revendique d&#8217;avoir renoncé à la langue de bois</strong></a> et d&#8217;avoir<em> «exprimé tout haut ce que beaucoup pensent tout bas»</em>. La phrase, restée célèbre, est devenue pour toute une génération le symbole du racisme des classes dirigeantes françaises. Elle a notamment été reprise dans de <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=nYJOoRSjAfU" target="_blank">nombreuses chansons de rap</a></strong>.</p>
<h3>«Neuf blacks sur onze», Georges Frêche, président de la région Languedoc-Roussillon, le 14 novembre 2006</h3>
<p><script src="http://www.ina.fr/js/global/controle/ogp_player_embed.js" type="text/javascript"></script><script src="http://www.ina.fr/player/embed/w/320/h/240/id_notice/3271063001009/id_utilisateur/920571/hash/0bf0e97beabe21006e4c64171fb5c6f0" type="text/javascript"></script></p>
<div style="background-color: #000000; font-family: Arial,Helvetica,Verdana,sans-serif; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: 18px; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; -x-system-font: none; color: #b4d2fe; width: 320px;">retrouver ce média sur <a style="font-weight: bold; color: #b4d2fe;" href="http://www.ina.fr/economie-et-societe/vie-sociale/video/3271063001009/freche-exclusion-ps.fr.html" target="_blank">www.ina.fr</a></div>
<p>Quelques mois à peine après avoir <strong><a href="http://www.slate.fr/story/16619/freche-antisemitisme-fabius-parti-socialiste">traité les harkis de sous-hommes</a></strong>, Georges Frêche s&#8217;insurge au cours d&#8217;une réunion contre le trop grand nombre de noirs dans l&#8217;équipe de France de football, <strong><a href="http://www.lefigaro.fr/politique/2010/01/28/01002-20100128ARTFIG00442-georges-freche-provocateur-en-serie-.php" target="_blank">selon des propos rapportés par le Midi-Libre:</a></strong></p>
<blockquote><p>«Dans cette équipe, il y a neuf blacks sur onze. La normalité serait qu&#8217;il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais là, s&#8217;il y en a autant, c&#8217;est que les blanc sont nuls (…) J&#8217;ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze blacks. Quand je vois certaines équipes de foot, ça me fait de la peine.»</p></blockquote>
<h3>«Quand il y en a un ça va», Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur, le 5 septembre 2009 à l’université d’été de l’UMP à Seignosse, dans les Landes</h3>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="371" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/xafxrd" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="371" src="http://www.dailymotion.com/swf/xafxrd" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Alors qu&#8217;un jeune homme, militant UMP d&#8217;origine maghrébine, se joint au ministre et à Jean-François Coppé, chef des députés UMP, pour prendre une photo de groupe, Hortefeux déclare «<em>Il ne correspond pas du tout au prototype</em>», ajoutant: «<em>Il en faut toujours un. Quand il y en a un ça va. C&#8217;est quand il y en a beaucoup qu&#8217;il y a des problèmes.</em>»</p>
<h3>«Il n’est pas tout à fait…», Jacques Chirac, ancien président de la République, le 23 novembre 2009 à Bordeaux</h3>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="365" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/xb9i4q" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="365" src="http://www.dailymotion.com/swf/xb9i4q" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Jacques Chirac et le maire de la ville Alain Juppé se baladent sur les bords de la Garonne. Un jeune homme d&#8217;origine maghrébine les approche et leur demande de poser avec eux pour une photo. <strong><a href="http://lci.tf1.fr/infos/jacques-chirac/jacques-chirac-1.html">Jacques Chirac</a></strong> lui demande: <em>«Vous êtes d&#8217;où vous?»</em> Le jeune homme répond <em>«Je suis de Lormont»</em>, «<em>une commune juste à côté de Bordeaux</em>», précise Juppé.</p>
<p>Mais alors que le passant s&#8217;éloigne, et que Jacques Chirac et son ancien Premier ministre poursuivent leur chemin, le premier lance au second en murmurant: <a href="http://www.slate.fr/story/13467/jacques-chirac-derapage-arabe-video"><strong>«<em>A mon avis, il n&#8217;est pas tout à fait né&#8230; natif de&#8230;</em>»</strong>.</a> Ce à quoi Alain Juppé réplique, manifestement gêné: «<em>Il n&#8217;est pas Corrézien&#8230;</em>»</p>
<p>Enfin, mention spéciale à Jean-Marie Le Pen pour l&#8217;ensemble de son œuvre. Ses déclarations à caractère raciste n&#8217;ont pas été inclues dans la chronologie car elles auraient occupé une place trop importante et auraient occulté celles des autres politiques.</p>
<p><em>GF</em></p>
<p><em>Image de Une: Gérard Longuet, REUTERS/Jacky Naegelen</em></p>
<div id="_mcePaste" style="overflow: hidden; position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px;">Il vaut mieux que ce soit le corps français traditionnel qui se sente responsable de l&#8217;accueil de tous nos compatriotes. Si vous voulez, les vieux Bretons et les vieux Lorrains &#8211; qui sont d&#8217;ailleurs en général italiens ou marocains &#8211; doivent faire l&#8217;effort sur eux-mêmes de s&#8217;ouvrir à l&#8217;extérieur.</div>
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		<title>La princesse de clive</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Mar 2010 08:03:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Legrand</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Nicolas Sarkozy]]></category>
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		<description><![CDATA[
Pour sauver ce qui peut l’être, l’UMP doit mobiliser le cœur de son électorat. Et pour ce faire il lui faut «cliver».
Le verbe «cliver» fait florès en politique depuis quelques années. Et ces jours-ci, on est en pleine application de ce concept. À l’origine, le verbe «cliver» est un verbe que connaissent bien les joailliers, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/cleves480.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2725" title="cleves" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/cleves480.jpg" alt="cleves" width="480" height="270" /></a></p>
<p>Pour sauver ce qui peut l’être, l’UMP doit mobiliser le cœur de son électorat. Et pour ce faire il lui faut «cliver».</p>
<p>Le verbe «cliver» fait florès en politique depuis quelques années. Et ces jours-ci, on est en pleine application de ce concept. À l’origine, le verbe «cliver» est un verbe que connaissent bien les joailliers, «cliver» c’est «fendre un diamant, un cristal dans le sens naturel des couches ou suivant les couches lamellaires». En bon français, on ne clive qu’un corps minéral… pas un corps électoral! Et puis le monde de la publicité a donné une autre acception à ce verbe en partant du mot «clivage». Créer ou alimenter un clivage, c’est «cliver». Une bonne publicité pour une marque grand public ne doit pas «cliver» ou être «clivante». C&#8217;est-à-dire qu’elle doit concerner le plus grand nombre et ne pas exclure. Le mot est passé ensuite dans le monde de l’audiovisuel. Les grandes chaînes de télévision ont commencé à bannir les programmes trop «clivants»: les guerres, les polémiques complexes, les remises en cause troublantes. Combien de journalistes de télé ont entendu cette phrase désespérante dans la bouche d’un rédacteur en chef sous la pression de l’audimat! «Pas le Proche-Orient, pas le sida en prime time… coco, c’est clivant.»</p>
<h3>On clive, puis on fédère</h3>
<p>Et les politiques s’y sont mis! Le verbe «cliver» est entré en politique avec l’invasion des communicants en lieu et place de conseillers politiques. La plupart du temps, l’homme ou la femme (attention si je n’écris que «l’homme politique», je clive), donc l’homme ou la femme politique tente de réunir, on dira, en langage com qu’il «fédère». C&#8217;est-à-dire que l’on mettra en avant des thèmes fédérateurs. La lutte contre les accidents de la route, contre le cancer. Et puis, il y a des moments où le politique doit «cliver». Le débat sur l’identité nationale, c’était pour «cliver». François Mitterrand faisait ça très bien (agiter le droit de vote pour les immigrés sans jamais le proposer, par exemple). De l’utilisation de certains débats de société pour «cliver», souligner et accentuer des différences droite-gauche sur des thèmes bien marqués et moins dangereux politiquement que les thèmes économiques et sociaux qui génèrent généralement des revendications sonnantes et trébuchantes et de trop profondes remises en causes.</p>
<p>En choisissant les thèmes «clivants», on espère susciter un réflexe unitaire de son camp et une réaction exagérée de l’autre camp (choisir son champ de bataille c’est déjà faire un pas vers la victoire). Pendant les campagnes électorales, généralement, on commence par cliver, on attaque frontalement l’autre: la gauche dit que la droite détruit la république, la droite dit que la gauche ruine le pays, pour galvaniser le noyau dur de ses troupes. Et puis, à l’approche du scrutin, on fédère, on ouvre, parce que gagner une élection, c’est aussi troubler l’électorat d’en face pour le démobiliser et tenter de dépasser son propre camp. Le fait que les responsables UMP en soient encore à «cliver» (ils le disent eux même) à quatre jours du scrutin prouve leur désarroi. Et c’est justement parce l’UMP est en pleine opération «clivage» que Nicolas Sarkozy, le président de la République (donc de tous les français) n’est pas à sa place quand il fait campagne. Il pourrait, éventuellement, le faire si son camp avait besoin de fédérer.</p>
<p><em>Thomas Legrand</em></p>
<p><em>Photo: Marina Vladi et Jean Marais dans <a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=5029.html">«La princesse de Clèves»,</a> film de Jean Delannoy (1961).</em></p>
<p><strong><em>À LIRE ÉGALEMENT: <a href="http://www.slate.fr/story/sarkozy-princesse-cl%C3%A8ves-nemours">La princesse de Clèves, un livre pour Sarkozy</a></em></strong></p>
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		<title>20 ministres, 98 députés, 31 sénateurs et 21 députés européens candidats</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 16:10:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Glad</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>
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20 ministres, 98 députés, 31 sénateurs et 21 députés européens sont candidats aux régionales, selon les résultats d&#8217;une étude publiée par l&#8217;Ifop. Les chiffres paraissent impressionnants&#8230; mais ils sont en baisse sensible par rapport aux élections de 2004. Lors du précédent scrutin, 19 ministres étaient présents sur les listes (+1) et il y avait 128 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/Rama3.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-2701" title="Rama3" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/Rama3.jpg" alt="" width="480" height="270" /></a></p>
<p>20 ministres, 98 députés, 31 sénateurs et 21 députés européens sont candidats aux régionales, selon les résultats d&#8217;<a href="http://www.ifop.com/?option=com_publication&amp;type=publication&amp;id=163"><strong>une étude publiée par l&#8217;Ifop</strong></a>. Les chiffres paraissent impressionnants&#8230; mais ils sont en baisse sensible par rapport aux élections de 2004. Lors du précédent scrutin, 19 ministres étaient présents sur les listes (+1) et il y avait 128 députés (+30), 50 sénateurs (+19) et 28 députés européens (+7).</p>
<p>Comment expliquer ce moindre désintérêt des parlementaires pour les régionales? L&#8217;Ifop avance diverses hypothèses: «effet de l’hyper-parlement, accroissement du travail législatif ou volonté des partis de favoriser un renouvellement du personnel politique». On peut aussi ajouter que l&#8217;échelon régional et son peu attrayant scrutin de liste <strong><a href="http://regionales2010.slate.fr/article/919/pourquoi-les-presidents-de-region-ne-sont-pas-des-cumulards/">n&#8217;attirent pas les politiques ambitieux</a></strong>.</p>
<h3>4% d&#8217;ouvriers seulement</h3>
<p>L&#8217;étude Ifop s&#8217;intéresse aussi au profil socio-économique des candidats. Sans surprise, les ouvriers reste particulièrement sous-représentés:</p>
<blockquote><p>En termes de profession, les cadres, catégorie la plus présente, accroissent de 2 points leur part parmi les candidats (22%), qui représente déjà plus du double de leur poids dans la société (8%). Les retraités sont également plus présentés (+3 points, 18%) sans atteindre leur poids réel (25%). En revanche, la part des professions intermédiaires chute de 5 points (21%). Surtout, on note le déficit persistant de la présence des ouvriers, qui représentent seulement 4% des candidats, soit 10 points de moins que leur part de la population française de plus de 18 ans.</p></blockquote>
<p>Pour l&#8217;anecdote, l&#8217;Ifop relève que la plus jeune candidate, Coline Quenderff, a 18 ans et émarge sur la liste Écologie Sociale en Alsace. L&#8217;aîné de ces élections est Georges Bodu, 97 ans, candidat de l&#8217;Alliance écologique indépendante en Ile-de-France.</p>
<p><a href="http://www.ifop.com/media/pressdocument/163-1-document_file.pdf"><em>[Télécharger l'étude Ifop en PDF]</em></a></p>
<p><em>Edit: nous avions indiqué dans un premier temps qu&#8217;il y avait 19 ministres candidats sur la base des chiffres de l&#8217;IFOP. Ils sont en fait 20.</em></p>
<p><em>Photo: Rama Yade, candidate en Ile-de-France. Reuters / Charles Platiau</em></p>
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		<title>Le blues du commentateur politique</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Mar 2010 18:09:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Legrand</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>
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Nous entrons dans les derniers jours de campagne… Et croyez-moi, paradoxalement pour un commentateur politique, la situation est proprement «incommentable» (j’invente ce vilain mot pour la circonstance).
D’abord, on croule sous les sondages. Ils nous disent à peu près tous la même chose: le PS devrait faire un bon score, peut-être même dépasser l’UMP, et garder [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/deprime480.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2595" title="deprime" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/deprime480.jpg" alt="deprime" width="480" height="270" /></a></h2>
<h2>Nous entrons dans les derniers jours de campagne… Et croyez-moi, paradoxalement pour un commentateur politique, la situation est proprement «incommentable» (j’invente ce vilain mot pour la circonstance).</h2>
<p>D’abord, on croule sous <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/2291/tous-les-sondages-des-regionales/"><strong>les sondages</strong></a>. Ils nous disent à peu près tous la même chose: le PS devrait faire un bon score, peut-être même dépasser l’UMP, et garder toutes ses régions métropolitaines et récupérer la Corse. L’Alsace devrait <a href="http://www.lalsace.fr/fr/article/2796982,1202/Un-nouveau-sondage-donne-la-droite-gagnante-en-Alsace.html" target="_blank"><strong>rester à l’UMP</strong></a>, qui devrait aussi récupérer la Guyane grâce à un retournement de veste locale. Les <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/2381/que-represente-le-vote-ecolo/"><strong>écologistes</strong></a> stagnent autour de 12-13%, <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/729/mal-au-centre/"><strong>le MoDem</strong></a> et le <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/2075/npa-olivier-besancenot-sondages-traversee-desert/"><strong>NPA</strong></a> ne vont pas bien, le Front de Gauche, lui, semble en position très honorable autour de 6 ou 7% alors que <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/1441/ce-que-peut-esperer-le-front-national/"><strong>le FN</strong></a> (sur lequel on se trompe toujours) serait autour de 8 %.</p>
<p>Peut-être que les sondages se plantent complètement, ou que l’opinion va évoluer pendant ces prochains jours dans un sens ou dans un autre. Peut-être que tout va se passer comme les sondages le prédisent. On ne sait rien, il faut tout simplement l’avouer… Alors, me direz-vous, «ne commentez pas les sondages, commentez la campagne»! Si vous croyez que c’est facile de faire abstraction des sondages et de l’ambiance générale. Ne pas se fier aux sondages, c’est un peu comme ne pas fumer dans une pièce où tout le monde fume, vous respirez forcément de la fumée, vous en prenez forcément plein les poumons! Je suis un «sondageomane» passif (deuxième mot inventé). On se retient donc de tirer des conclusions trop tôt… <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/773/lombre-de-sarkozy-sur-le-scrutin/"><strong>Que doit faire le président</strong></a> de cette cuisante défaite? Martine Aubry est-elle sur orbite pour la présidentielle? Il sera toujours temps de se poser ces questions après s’il y a lieu…</p>
<h3>Quel fond?</h3>
<p>Alors! «Parlez donc du fond, des thèmes de campagne», me direz-vous, excédé par cette démission déprimante de l’éditorialiste! Mais le fond, c’est quoi dans ces élections? Les compétences des régions, ce sont les TER, certains équipements routiers, l’entretien des lycées, une politique de soutien économique de la région, ou plutôt de coordination, des financements culturels et de certains programmes éducatifs. <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/919/pourquoi-les-presidents-de-region-ne-sont-pas-des-cumulards/"><strong>La réalité</strong></a>, c’est que les compétences des régions sont plutôt réduites par rapport à celles des départements,<a href="http://regionales2010.slate.fr/article/489/lile-de-de-france-region-impuissante/"><strong> leurs budgets sont aussi beaucoup plus faibles</strong></a> que ceux des départements qui représentent pourtant l’échelon d’en dessous.</p>
<p>L’idée développée par certains (notamment les socialistes, et notamment <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/1665/royal-campagne-personnel-poitou-charentes/"><strong>Ségolène Royal</strong></a>) selon laquelle la région est un laboratoire pour la politique nationale est totalement surfaite, tant les responsabilités et le volume des sommes en jeu n’ont rien à voir avec la gestion d’un Etat. Demandez à un Français d’où il est, il vous répondra par le nom de sa ville si elle est importante, sinon par le nom du département, rarement par celui d’une région, sauf peut-être les Bretons et les Corses.</p>
<p>Donc ces élections sont une forme de référendum national sur l’atmosphère politique ambiante, légèrement teintée du contexte local, dans certaines régions présidées par de fortes personnalités comme Georges Frêche et Ségolène Royal. Ces derniers jours sont donc particulièrement pénibles parce que c’est le moment où chaque camp va tenter de mobiliser son électorat par les réflexes politiques grégaires. Ça concerne surtout l’UMP si l’on en croit toujours ces satanés sondages (vous voyez!). Pour ce faire, il leur faut dire des choses comme, je cite Xavier Bertrand, <em>«la gauche, c’est les impôts et l’insécurité»</em>. Il faut «cliver». Ce mot issu du marketing est à la mode en politique depuis quelques années. Au premier tour, on clive pour mobiliser son camp. Donc, là, l’UMP clive… Et quand un parti clive, en général, ça ne vole pas haut. C’est le bons sens version veillée des chaumières, c’est, pour Nicolas Sarkozy, devant des agriculteurs excédés, cette phrase en contradiction complète avec la politique prônée jusqu’à la semaine dernière:<em> «L’environnement, ça commence à bien faire.»</em> Jusqu’au 14 mars, ça va cliver dur, il ne faudra pas trop faire attention, tout ce qui sera dit ne correspondra à rien d’autre qu’à des mots pour flatter l’électeur de base, lui dire que s’il ne veut pas voter «pour», il pourrait au moins voter «contre»… «Incommentable», je vous dis.</p>
<p><em>Thomas Legrand</em></p>
<p><em>Image de une : <a href="http://www.flickr.com/photos/ericalbee/4260785936/" target="_blank">The Storyline. (1/365)</a>/Emergency Photography /Flickr</em></p>
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		<title>L&#8217;UMP, l&#8217;Union pour une Machine à Perdre</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Mar 2010 18:55:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ariane Istrati</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[François Bayrou]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Sarkozy]]></category>
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		<description><![CDATA[La défaite aux régionales n’est pas encore actée pour la droite que déjà ses dirigeants s’interrogent: et si la tactique du parti unique n’était, en fait, qu’une énorme erreur? La question se pose dans les couloirs de l’Assemblée nationale comme aux tables des ministres. Les leaders UMP font un constat simple: malgré des scores très [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/umplipdub1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2545" title="umplipdub" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/umplipdub1.jpg" alt="" width="482" height="270" /></a>La défaite aux régionales n’est pas encore actée pour la droite que déjà ses dirigeants s’interrogent: et si la tactique du parti unique n’était, en fait, qu’une énorme erreur? La question se pose dans les couloirs de l’Assemblée nationale comme aux tables des ministres. Les leaders UMP font un constat simple: malgré des scores très honorables (autour de 30% selon les sondages), leur parti serait incapable de gagner dans le cadre d’un scrutin à deux tours. Ayant fait le vide autour de lui et repoussé François Bayrou dans le camp de la gauche, le parti majoritaire ne dispose d’aucune réserve de voix pour passer la barre des 50%. Un sacré handicap face à un Parti socialiste qui, à jeu égal, peut, lui, compter sur les reports des suffrages d’Europe Ecologie ou des petites listes de gauche. Une perspective pas très réjouissante pour la droite en vue de la présidentielle de 2012.</p>
<p>Petit retour en arrière, à une époque où deux partis, le RPR et l’UDF, se partageaient l’électorat de droite. C’était il y a huit ans; une éternité. Lassé des doubles candidatures et des batailles fratricides (Chirac-Giscard, Barre-Chirac, Chirac-Balladur), les stratèges gaullistes eurent l’idée du parti unique. Le but: en finir une bonne fois pour toute avec les divisions et les bagarres d’ego à droite. A la manœuvre: Jérôme Monod, le conseiller de Jacques Chirac et Alain Juppé, son ancien Premier ministre.</p>
<p>A l’époque déjà, le scénario faisait de nombreux sceptiques et notamment un certain… Nicolas Sarkozy. Malgré les réticences, la Chiraquie impose le parti unique au lendemain de la victoire de Jacques Chirac contre Jean-Marie Le Pen en 2002. Alain Juppé reçoit alors le soutien indispensable et providentiel de Philippe Douste-Blazy, bras droit de François Bayrou qui embarque avec lui des cohortes de députés UDF au nom de l’unité. Bayrou hurle à la trahison et refuse la fusion avec l’UMP faisant vivre sa petite boutique qu’il transformera ensuite en Modem.</p>
<p>L’ UMP semble alors indestructible: toute la droite (sauf quelques irréductibles centristes) y est rassemblée. Elle devient rapidement le premier parti politique de France en nombre de militants. Hostile à sa création, Nicolas Sarkozy voit très vite l’intérêt qu’il peut tirer d’une telle organisation pour conquérir le pouvoir. En 2004, il met la main sur le mouvement et le transforme en machine de guerre (augmentation du nombre d’adhérents, conventions thématiques pour marteler ce qui deviendront des slogans de campagne…etc). Lorsqu’il l’emporte en 2007, les commentateurs saluent sa dextérité à faire l’union alors que Ségolène Royal n’est jamais parvenue à fédérer l’ensemble de sa famille.</p>
<p>L’UMP est désormais considérée comme un élément majeur de la victoire. Rien n’est moins sûr aujourd’hui. A y regarder de près, Nicolas Sarkozy doit surtout son succès à son énergie au service d’un projet de rupture (à une dimension personnelle donc) et à son habileté à attirer les voix du FN par un discours sécuritaire et démagogique (dimension stratégique). Aujourd’hui, la majorité n’en est plus là. La «magie» Sarkozy est bien loin et les sympathisants frontistes sont retournés à leurs premières amours ou bien se réfugient dans l’abstention.</p>
<p>Considérée comme une aubaine hier, l’UMP s’est transformé en piège dès lors qu’il n’a pas pu se trouver d’alliés. La myriade de micro-partis qui l’entourent (Nouveau centre d’Hervé Morin, Parti Radical de Jean-Louis Borloo et autres Gauche moderne de Jean-Marie Bockel) est trop faible pour constituer un appoint. Pire, ces petites formations mettent le bazar dans la majorité comme lors de la constitution des listes pour les régionales où à force de faire de la place à telle ou telle, les UMP pur jus se sont plaint d’être relégués au rôle de figurants. Si le mauvais score de l’UMP prévu dimanche prochain par les sondages se confirme, ceux qui dénoncent tout bas la stratégie de l’union pourraient bien sortir du bois. En s’appuyant sur une équation simple: 30% ne fait pas 50%!</p>
<p>Ariane Istrati</p>
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		<title>McCain-UMP: même tactique, même échec?</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Mar 2010 13:45:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ariane Istrati</dc:creator>
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La phrase est passée inaperçue, au troisième paragraphe d’un communiqué envoyé par l’UMP le 1er mars, au lendemain de la tempête meurtrière. Après avoir exprimé son «émotion», ses «condoléances» et félicité, comme il se doit, le gouvernement pour sa «mobilisation et sa réactivité exemplaires», le parti du Président annonce son souhait que la campagne électorale [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/mccain-sarkozy480.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2199" title="mccain-sarkozy" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/mccain-sarkozy480.jpg" alt="mccain-sarkozy" width="480" height="270" /></a></p>
<p>La phrase est passée inaperçue, au troisième paragraphe d’un communiqué envoyé par l’UMP le 1<sup>er</sup> mars, <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/1781/suspension-de-la-campagne-dans-les-regions-touchees-par-xynthia/"><strong>au lendemain de la tempête meurtrière</strong></a>. Après avoir exprimé son <em>«émotion»</em>, ses <em>«condoléances»</em> et félicité, comme il se doit, le gouvernement pour sa <em>«mobilisation et sa réactivité exemplaires»</em>, le parti du Président annonce son souhait que la campagne électorale soit <a href="http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/01/01011-20100301FILWWW00495-tempete-campagne-ump-suspendue.php" target="_blank"><strong><em>«interrompue»</em></strong></a> dans cette région. On pourrait saluer la dignité d’une telle décision si elle n’en rappelait pas une autre, il y a un an et demi aux Etats-Unis. Le dernier candidat à avoir arrêté sa campagne est le républicain McCain, combattant malheureux de Barak Obama. Une stratégie qui ne lui a pas porté chance et qui ressemble, par de nombreux aspects à la décision prise par l’UMP cette semaine pour l’ouest de la France.</p>
<h3>Le sang-froid vs. l&#8217;affolement</h3>
<p>Souvenons-nous: début septembre 2008, le cyclone Gustav menace de s’abattre sur les Etats-Unis encore traumatisés par Katrina qui ravagea la Nouvelle-Orléans. Voulant se démarquer de George Bush qui avait perdu de nombreux soutiens à cause de sa gestion catastrophique de la crise, McCain annonce immédiatement la mise entre parenthèses de la convention républicaine organisée à Saint-Paul, Minneapolis. Pas question, se dit-il, de se faire photographier au milieu des flonflons et des paillettes si Gustav ravage tout sur son passage.</p>
<p>Il décide donc de transformer la convention en une sorte de téléthon (les discours sont annulés) pendant que lui-même abandonne ses troupes pour se faire filmer dans le Mississipi. Il croit alors faire un bon coup en abandonnant la politique «politicienne» pour jouer sur le registre du compassionnel. Mais voilà qu’il récidive quelques semaines plus tard. Cette fois, c’est la crise à Wall Street qui lui fournit l’excuse pour se défiler. Il annonce qu’<a href="http://www.lefigaro.fr/elections-americaines-2008/2008/09/24/01017-20080924ARTFIG00714-crise-financiere-mccain-suspend-sa-campagne-.php" target="_blank"><strong>il <em>«suspend»</em> sa campagne</strong></a> et demande que le premier débat présidentiel télévisé soit reporté. Son explication tient en quelques mots: il veut retourner à Washington, <em>«mettre la politique de côté»</em> et organiser l’union nationale face à la crise. Se faisant, il veut apparaître comme un leader responsable, mais son attitude est perçue totalement différemment par la presse et l’opinion: il donne l’image d’un homme incapable de faire deux choses à la fois, qui s’affole facilement pendant qu’Obama affiche un sang-froid à toute épreuve. Pire pour McCain, les éditorialistes se demandent si sa décision de stopper sa campagne n’est pas un signe de lâcheté. Les sondages d’alors montrent en effet que le candidat démocrate est porté par la crise (53% contre 43% à McCain).</p>
<h3>Stratégie de perdants</h3>
<p>Et c’est là qu’on revient à la campagne des régionales française. Pour l’UMP, les carottes semblent bien cuites. C’est donc la panique rue de la Boétie. Au siège du parti, on envisage très sérieusement un scénario catastrophe d’une France complètement rose. A l’heure où l’UMP sort son communiqué qui annonce subrepticement qu’il suspend sa campagne dans l’ouest, un sondage CSA pour Le Parisien donne, pour la première fois, le Parti socialiste devant l’UMP (<a href="http://www.leparisien.fr/politique/regionales-l-ombre-de-l-abstention-01-03-2010-831880.php" target="_blank"><strong>30 contre 29%</strong></a>).</p>
<p>Dans les régions de l’ouest précisément, la droite n’a aucune chance de l’emporter. <em>«Dans le cas de McCain comme dans celui de l’UMP il s’agit de la même chose: une stratégie de perdants</em>, note Christian Salmon, l’auteur de <a href="http://www.amazon.fr/Storytelling-machine-fabriquer-histoires-formater/dp/2707149551" target="_blank"><em>Storytelling</em></a>. <em>Cette façon de dire “pouce” montre une fébrilité de candidats qui savent qu’ils vont perdre et qui se jettent sur n’importe quel élément d’actualité pour essayer de rebondir.»</em> Le problème, c’est que cette tactique a peu de chance de marcher. Et risque de se révéler n’être qu’un réflexe de loosers.</p>
<p><em>Ariane Istrati</em></p>
<p><em>Photo de une: John McCain et Nicolas Sarkozy le 21 mars 2008. REUTERS/Philippe Wojazer</em></p>
<p><em><strong>À LIRE ÉGALEMENT: <a href="http://www.slate.fr/story/18147/xynthia-le-systeme-dalerte-est-defaillant">Comment améliorer un système d&#8217;alerte défaillant</a>; <a href="http://www.slate.fr/story/18119/tempete-logements-zones-inondables-maires-responsabilites">Toujours plus de logements en zone inondable</a>; <a href="http://www.slate.fr/story/18053/tempete-mort-ile-de-re-aiguillon-inondations-responsabilites-polemique">Deux morts sur l&#8217;île de Ré, 26 à l&#8217;Aiguillon, pourquoi?</a>; <a href="http://www.slate.fr/story/18157/nicolas-sarkozy-voulait-rendre-constructible-des-zones-inondables">Vu sur Dailymotion: Quand Sarkozy voulait rendre constructibles les zones inondables</a></strong><br />
</em></p>
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		<title>Que représente le vote écolo?</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Mar 2010 11:28:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cécile Chalancon</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
		<category><![CDATA[Europe Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Julien Dray]]></category>
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La France verdit, mais l’électorat écolo n’est pas fidèle. C’est l’un des enseignements d’un sondage Terra Eco-OpinionWay. Selon cette enquête, 42% des Français ont au moins une fois dans leur vie voté écolo, mais ils ne sont qu’1% à avoir toujours donné leur voix aux candidats écologistes. Cette volatilité, qui avait notamment été constatée en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/paquerette480.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2383" title="paquerette" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/paquerette480.jpg" alt="paquerette" width="480" height="270" /></a></p>
<p>La France verdit, mais l’électorat écolo n’est pas fidèle. C’est l’un des enseignements d’un sondage <strong><a href="http://www.terra-economica.info/42-des-Francais-ont-deja-vote,8961.html" target="_blank">Terra Eco-OpinionWay</a></strong>. Selon cette enquête, 42% des Français ont au moins une fois dans leur vie voté écolo, mais ils ne sont qu’1% à avoir toujours donné leur voix aux candidats écologistes. Cette volatilité, qui avait notamment été constatée en 2002 lors de l’échec de Jospin au premier tour de la présidentielle, est souvent soulignée par les politologues. Pour les régionales à venir, 11% des électeurs qui s’apprêtent à voter vert le feront pour la première fois.</p>
<p>L’autre enseignement du sondage concerne les personnalités qui «incarnent le mieux la pensée écologiste». En tête, pas de politiques, mais des personnes issues des médias : Nicolas Hulot (41%) et Yann Arthus-Bertrand (33%). Un résultat qui apportera de l’eau <strong><a href="http://www.lexpress.fr/actualite/politique/ushuaia-sur-tf1-a-la-veille-des-elections-dray-proteste_853208.html" target="_blank">au moulin de Julien Dray</a></strong>, qui a lancé une nouvelle polémique en fin de semaine. «Comme par hasard, TF1 -chaîne proche du pouvoir- programme un numéro spécial de Ushuaïa Nature à la veille du premier tour. Pour faire voter écolo, il n&#8217;y a pas mieux. C&#8217;est le même coup qu&#8217;avec le film <em>Home</em>, diffusé avant les européennes», déclare le socialiste à L’Express. Avant le scrutin européen, France2 avait diffusé le documentaire Home, réalisé par Yann Arthus-Bertrand. De nombreuses voix s’étaient élevées pour dire que <strong><a href="http://www.slate.fr/story/6317/je-ne-peux-pas-voter-jai-regarde-la-tele">ce passage télé avait fortement aidé les listes Europe Ecologie</a></strong>, qui avaient fait un très bon score. Cette fois-ci, il s’agit donc d’une émission de Nicolas Hulot. La première chaîne se défend d’avoir choisi le 13 mars à dessein. TF1 souligne également que «l&#8217;émisson d&#8217;Ushuaïa parlera d&#8217;Islande et non pas de la France».</p>
<p>Sans grande surprise, le premier politique cité comme représentant le mieux les valeurs écologistes est Daniel Cohn-Bendit (21%), suivi de José Bové (13%), Jean-Louis Borloo (9%) et Ségolène Royal (2%).</p>
<p><em>Image de une : Pâquerettes / <a href="http://www.flickr.com/photos/pierrelardinois/3539491006/" target="_blank">plardino</a> via FlickrCC</em></p>
<p><strong><em>À LIRE ÉGALEMENT SUR SLATE: <a href="http://www.slate.fr/story/6317/je-ne-peux-pas-voter-jai-regarde-la-tele">Je ne peux pas voter, j’ai regardé la télé</a></em></strong></p>
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		<title>Les vidéos des régionales laissent les politiques à poil</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Mar 2010 14:11:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Glad</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[buzz]]></category>
		<category><![CDATA[campagne]]></category>
		<category><![CDATA[communication]]></category>
		<category><![CDATA[Europe Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Hervé Novelli]]></category>
		<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[UMP]]></category>
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Il y a plus ennuyeux que la campagne des régionales: les vidéos de la campagne des régionales. Se perdre dans les profondeurs de YouTube et de Dailymotion en cette période électorale est une expérience singulière qui rappelle la grande époque des vidéos d&#8217;entreprises et autres messages à caractère informatif.
Une grande partie des vidéos consiste en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/Image-8.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-2277" title="video regionales" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/Image-8.jpg" alt="" width="480" height="270" /></a></p>
<p>Il y a plus ennuyeux que la campagne des régionales: les vidéos de la campagne des régionales. Se perdre dans les profondeurs de YouTube et de Dailymotion en cette période électorale est une expérience singulière qui rappelle la grande époque des vidéos d&#8217;entreprises et autres <a href="http://www.messageacaractereinformatif.com/"><strong>messages à caractère informatif</strong></a>.</p>
<p>Une grande partie des vidéos consiste en une interview en plan fixe des têtes de liste ou de leurs colistiers. Sachant qu&#8217;<a href="http://www.dailymotion.com/video/xbwiwt_voeux-2010-itw-d-eric-besson_news"><strong>une interview d&#8217;une personnalité comme Eric Besson</strong></a> sur le compte de l&#8217;UMP culmine à 48 vues, on ne s&#8217;étonnera pas qu&#8217;<a href="http://www.youtube.com/user/campagnejb#p/u/7/9-flpDHQw3M"><strong>une interview d&#8217;un inconnu</strong></a> comme Pierre Mammoser, 7e sur la liste PS dans le Bas-Rhin, n&#8217;ait été vue que par 3 personnes.</p>
<p>Les rares vidéos qui ont marché dans cette campagne l&#8217;ont souvent été aux dépens des candidats. Ainsi une vidéo du MoDem Ile-de-France superbement ringarde et intitulée «<a href="http://www.dailymotion.com/video/xccy1r_la-r%E9gion-te-laisse-%E0-poil_news"><strong>La région te laisse à poil</strong></a>» culmine à 17.000 vues<em> (photo de l&#8217;article)</em>. Dans la même catégorie «bad buzz», Hervé Novelli, tête de liste UMP dans la région Centre, a eu la mauvaise idée de filmer ses colistiers sur un fond blanc, ce qui a donné des idées aux militants du «LOL», l&#8217;humour Internet.</p>
<p>Résultat: une parodie hilarante qui ridiculise Paulette Picard, tête de liste dans l&#8217;Indre&#8230; et un succès d&#8217;audience inattendu pour <a href="http://www.youtube.com/watch?v=9DGVPwIPgdg&amp;feature=player_embedded"><strong>la vidéo originale</strong></a>, 12.376 vues. Alors que <a href="http://www.youtube.com/watch?v=F3fZtdxS0V8"><strong>sa colistière Murielle Cheradame</strong></a> reste à 9 vues.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="300" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://blip.tv/play/AYG_70oC" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="300" src="http://blip.tv/play/AYG_70oC" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>(Même Europe Écologie y est allé de <a href="http://www.dailymotion.com/video/xcgczh_l-effet-de-l-amour-l-alimentation-b_fun"><strong>sa petite parodie</strong></a>)</p>
<p>Sans tomber dans de tels abîmes, ces vidéos des candidats aux régionales restent souvent bloquées en-dessous des 100 vues. Rien de très grave a priori: c&#8217;est le destin de toute vidéo communautaire qui ne passe pas dans la grande moulinette du «buzz». Le problème, c&#8217;est que ces séquences politiques sont le plus souvent tournées par des professionnels et coûtent une somme non négligeable.</p>
<p>A titre d&#8217;exemple, Hervé Novelli annonce un budget de 30 à 40.000 € pour l&#8217;ensemble des vidéos de sa campagne, selon les chiffres que s&#8217;est procuré Slate. La liste Europe-Ecologie dans le Nord-Pas-de-Calais a dépensé de son côté 20.205 € pour <a href="http://www.dailymotion.com/EuropeEcologie_NPDC/1"><strong>le tournage de 9 reportages vidéos</strong></a> par le réalisateur Pierre Wolf, auteur du <a href="http://www.dailymotion.com/video/x992du_election-europ%C3%A9enne-lipdub-europe-%C3%A9_music"><strong>lipdub du parti</strong></a> pendant les européennes. Pour l&#8217;instant, la chaîne Dailymotion de la liste affiche 3.600 vues*; l&#8217;objectif initial fixé par l&#8217;équipe de campagne est de 6.000 vues, ce qui est un objectif raisonnable d&#8217;ici au second tour. Si l&#8217;objectif est atteint, chaque visionnage d&#8217;une vidéo aura coûté 3,37 € à Europe-Ecologie.</p>
<p>Est-ce bien raisonnable? <em>«C&#8217;est vrai, il y a très peu de gens qui tombent dessus par hasard sur Dailymotion,</em> reconnaît Priscilla Cassez, responsable web de la campagne. <em>Mais nous le voyons plus comme un outil de campagne sur le terrain: quand les militants organisent des réunions en appartement pour détailler notre programme, ils se servent de ces vidéos comme d&#8217;un support.»</em></p>
<h3>Le mirage Obama</h3>
<p>Une vision réaliste qui tranche avec celle de beaucoup d&#8217;équipes de campagne encore hypnotisées par l&#8217;effet Obama et ce mirage de l&#8217;Internet faiseur de roi. <em>«Nous avons filmé les colistiers de Jacques Bigot pour qu&#8217;ils aient aussi une visibilité, </em>explique-t-on dans l&#8217;équipe de campagne du candidat PS en Alsace. <em>Le but est de toucher grâce à Internet un public différent.»</em> Avec une moyenne de 40 vues par vidéo sur <a href="http://www.youtube.com/user/campagnejb#p/u"><strong>la chaîne YouTube</strong></a>, on peut sérieusement douter de l&#8217;effet escompté.</p>
<p>Comment expliquer ce fiasco? Le format des élections l&#8217;explique en partie: lors de la présidentielle, les grands partis peuvent réfléchir avec des moyens conséquents à une politique intelligente sur les plateformes vidéos; dans ces élections régionales, chaque équipe de campagne se débrouille tout seul et ne peut viser qu&#8217;un public limité à sa région.</p>
<p>Mais le problème est plus général: <em>«Les politiques n&#8217;ont pas une présence pérenne sur le web, donc ils ne sont pas reconnus comme des émetteurs»</em>, avance Rémi Douine, fondateur de <a href="http://insights.themetricsfactory.com/"><strong>The Metrics Factory</strong></a>, agence spécialisée dans la mesure d&#8217;audience sur les plateformes vidéos et les réseaux sociaux. Les candidats aux régionales, qui ont subitement ouvert il y a quelques semaines une chaîne Dailymotion qui se refermera après la campagne, partent avec un net handicap. Jean-Marie Le Pen, tête de liste en Paca, atteint les 7.000 vues sur son «<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xcd6yc_emissions-fn-le-journal-de-bord-de_news">journal de bord</a></strong>» car il a réussi à l&#8217;imposer comme un rendez-vous bien avant le début de la campagne.</p>
<p>A quelques rares exceptions (dont <a href="http://www.dailymotion.com/video/xbvao6_nos-r%C3%A9gions-contre-les-d%C3%A9serts-m%C3%A9di_news" target="_blank"><strong>ce spot</strong></a> assez réussi du PS), les vidéos des régionales n&#8217;ont pas pour vocation de créer le «buzz» par elles-même. Tout repose donc sur la promotion qui en est faite; sans quoi elles disparaissent dans les tréfonds de YouTube ou de Dailymotion. <em>«Les politiques font encore de la com&#8217; web à l&#8217;ancienne en mettant du contenu sans se soucier de la promotion de ce contenu. Cela fait longtemps que les marques ont compris qu&#8217;une vidéo virale ne marchait que si elle était associée à l&#8217;achat d&#8217;espaces publicitaires et à une logique d&#8217;influence (envoi de la vidéo aux journalistes et aux blogueurs)»</em>, explique Rémi Douine.</p>
<h3>Solution miracle: l&#8217;achat de pub?</h3>
<p>Pour bien saisir l&#8217;importance de la promotion d&#8217;une vidéo, comparons ces deux spots identiques pour le site seloger.com: <a href="http://www.youtube.com/watch?v=46AppNeJeUI"><strong>le premier</strong></a>, sans aucune pub, reste bloqué à 16 vues; <a href="http://www.youtube.com/watch?v=ChEHOMWnE0Y"><strong>le second</strong></a>, qui bénéficie d&#8217;<a href="http://i.imgur.com/BBpjj.png"><strong>achat d&#8217;espace</strong></a>, est à 20.261 vues. Eurêka! Il suffirait donc d&#8217;acheter de la visibilité en page d&#8217;accueil de Dailymotion ou de YouTube pour qu&#8217;une vidéo politique cartonne! Mais pas de chance, c&#8217;est proscrit par <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006353105&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070239"><strong>l’article L. 52–1 du Code électoral</strong></a> qui interdit toute publicité dans les médias ou sur Internet pendant les 3 mois précédant un scrutin.</p>
<p>La publicité étant interdite, reste donc l&#8217;«influence»: essayer de disséminer la vidéo un peu partout sur le web. Là encore, il y a une grosse difficulté: les journalistes web, enclins lors de la présidentielle 2007 à reprendre dans leurs articles les vidéos «buzz» apparues anonymement sur la Toile comme la fameuse vidéo de <a href="http://www.dailymotion.com/video/xm4ph_profs-s%C3%A9gol%C3%A8ne-en-off_school"><strong>Ségolène Royal et les enseignants</strong></a>, rechignent à reprendre les vidéos des candidats aux régionales, notamment parce qu&#8217;elles sont ouvertement partisanes. Les seuls supports de reprise des vidéos outre les sites de campagne sont donc les blogs, Facebook et Twitter des militants&#8230; qui ne sont lus que par des militants.</p>
<p>Oubliez Obama. La vérité des vidéos des régionales, c&#8217;est qu&#8217;elles ne servent qu&#8217;à mobiliser les militants. Et encore!</p>
<p><em>Vincent Glad</em></p>
<p><em>* 400 DVD distribués gratuitement ont également été édités avec ces vidéos.</em></p>
<p><em><strong>À LIRE ÉGALEMENT: <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/1813/cruelle-camera-2-0/" target="_self">Cruelle caméra 2.0</a></strong><br />
</em></p>
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		<title>Tous les sondages des régionales</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Mar 2010 13:02:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Sternis</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[carte]]></category>
		<category><![CDATA[sondages]]></category>

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		<description><![CDATA[
A une semaine du premier tour des élections régionales, les sondages se multiplient pour évaluer les chances de chaque parti. Si certaines régions, médiatiques ou agitées par des polémiques (comme l&#8217;Ile-de-France ou le Languedoc-Roussillon) ont vu de nombreux instituts de sondage s&#8217;intéresser à leur élection, sept autres n&#8217;ont pas encore été étudiées. Voici la carte [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/carte.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2305" title="carte-sondages" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/carte.jpg" alt="carte-sondages" width="480" height="270" /></a></p>
<p>A une semaine du premier tour des élections régionales, les sondages se multiplient pour évaluer les chances de chaque parti. Si certaines régions, médiatiques ou agitées par des polémiques (comme <strong><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/politique/20100227.FAP1129/regionales_la_liste_huchon_lemporterait_en_idf_selon_un.html" target="_blank">l&#8217;Ile-de-France</a></strong> ou le <strong><a href="http://www.europe1.fr/Regionales-2010/Sondage-Freche-vainqueur-dans-tous-les-cas-E1-145230/" target="_blank">Languedoc-Roussillon</a></strong>) ont vu de nombreux instituts de sondage s&#8217;intéresser à leur élection, sept autres n&#8217;ont pas encore été étudiées. Voici la carte des sondages de la France métropolitaine.</p>
<iframe class="" src="http://maps.google.fr/maps/ms?hl=fr&amp;ie=UTF8&amp;msa=0&amp;msid=109557994866471486670.000480fae52387b8451e0&amp;source=embed&amp;t=h&amp;ll=46.860191,2.680664&amp;spn=17.13576,46.538086&amp;output=embed" style="width: 480px; height: 460px; " frameborder="0" scrolling="" onload="scro11me(this)"></iframe><script type="text/javascript">function scro11me(f){f.contentWindow.scrollTo(0,0); }</script>
<p><small>Afficher <a style="color: #0000ff; text-align: left;" href="http://maps.google.fr/maps/ms?hl=fr&amp;ie=UTF8&amp;msa=0&amp;msid=109557994866471486670.000480fae52387b8451e0&amp;ll=46.709736,1.801758&amp;spn=9.741047,14.414063&amp;t=h&amp;source=embed">Les sondages des régionales </a> sur une carte plus grande</small></p>
<p>Des tendances nationales se dessinent, avec <strong><a href="http://www.lexpress.fr/actualite/politique/la-gauche-en-tete-des-sondages-pour-les-regionales_853096.html" target="_blank">un large avantage aux socialistes</a></strong> qui rêvent désormais de faire un grand chelem, emportant au passage les deux seules régions laissées au parti de la majorité présidentielle en 2004: la Corse et l&#8217;Alsace. Deux bémols tout de même. D&#8217;abord, l&#8217;UMP arrive souvent en tête des premiers tours dans les enquêtes. Surtout, les sondages ne font pas l&#8217;élection. Le verdict viendra des urnes.</p>
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		<title>Rififi à Palavas: 22 UMP débarqués</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/2211/rififi-a-palavas-22-ump-debarques/</link>
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		<pubDate>Thu, 04 Mar 2010 16:08:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marion Solletty</dc:creator>
				<category><![CDATA[Languedoc-Roussillon]]></category>
		<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Jeanjean]]></category>
		<category><![CDATA[dissidents]]></category>
		<category><![CDATA[exclusion]]></category>
		<category><![CDATA[François Fillon]]></category>
		<category><![CDATA[Georges Frêche]]></category>
		<category><![CDATA[Raymond Couderc]]></category>
		<category><![CDATA[UMP]]></category>
		<category><![CDATA[Xavier Bertrand]]></category>

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		<description><![CDATA[
La région Languedoc-Roussillon est décidément un casse-tête pour les directions des partis. Après l&#8217;exclusion de 58 adhérents acquis à la cause de Georges Frêche par le PS, c&#8217;est au tour de l&#8217;UMP de suspendre 22 candidats dissidents aux élections régionales. Ceux-ci se présentent sur la liste dissidente de Christian Jeanjean,  face à la liste [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/palavas-bateau480.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-2225" title="palavas bateau480" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/palavas-bateau480.jpg" alt="" width="480" height="269" /></a></p>
<p>La région Languedoc-Roussillon est décidément un casse-tête pour les directions des partis. Après l&#8217;exclusion de 58 adhérents acquis à la cause de Georges Frêche par le PS, c&#8217;est au tour de l&#8217;UMP de <a href="http://www.midilibre.com/articles/2010/03/03/A-la-Une-Les-collistiers-de-Christian-Jeanjean-officiellement-suspendus-de-l-UMP-1133697.php5" target="_blank"><strong>suspendre 22 candidats dissidents</strong></a> aux élections régionales. Ceux-ci se présentent sur la liste dissidente de Christian Jeanjean,  face à la liste officielle de Raymond Couderc. Annoncée samedi, la suspension a été officiellement prononcée mercredi.</p>
<p>Xavier Bertrand, le patron du parti de la majorité, leur a envoyé un courriel les informant de leur suspension. <a href="http://www.midilibre.com/articles/2010/02/27/A-la-Une-Les-colistiers-UMP-de-Jeanjean-exclus-par-Xavier-Bertrand-1128807.php5" target="_blank"><strong>Le secrétaire général de l’UMP, y écrit</strong></a> : «<em>En cette période électorale, je suis donc conduit à engager une procédure pour vous suspendre de l’UMP, conformément à l’article 34 de nos statuts</em>.» Jeudi, <a href="http://www.midilibre.com/articles/2010/03/04/A-la-Une-Fillon-vient-soutenir-Couderc-a-Nimes-1134978.php5" target="_blank"><strong>François Fillon est venu soutenir Raymond Couderc</strong></a>, le candidat officiel.</p>
<h3>Jeanjean, mauvais perdant?</h3>
<p>Christian Jeanjean, le maire de Palavas-les Flots et candidat à l&#8217;investiture UMP, était <a href="http://www.leparisien.fr/flash-actualite-politique/regionales-en-languedoc-roussillon-22-candidats-dissidents-suspendus-de-l-ump-03-03-2010-834661.php" target="_blank"><strong>arrivé troisième des primaires</strong></a> avec 21,5% des voix, contre 35% pour Raymond Couderc. Mais Jeanjean conteste le résultat du vote et a saisi le tribunal de grande instance de Paris.  Il a donc choisi de déposer sa propre liste&#8230; En utilisant tout de même l&#8217;étiquette UMP, ce qui augmente le courroux du parti. Une tentative de réconciliation entre les deux listes a échoué cet été.</p>
<p>A l&#8217;annonce de la suspension, Christian Jeanjean a expliqué dans un communiqué que cette décision «<em>est sans conséquence négative pour les militants concernés; ce sont en effet des militants responsables, adhérents depuis longtemps à notre famille et soutenant avec conviction les valeurs de notre droite républicaine héritée du Général De Gaulle.</em>» A l&#8217;issue des élections régionales, le bureau politique de l&#8217;UMP statuera sur leur sort: exclusion temporaire (entre un et trois ans) ou exclusion définitive.</p>
<p><em>Marion Solletty</em></p>
<p><em>Image de une: Palavas par <a href="http://www.flickr.com/photos/robven/1212261373/" target="_blank">robylab</a> via Flickr</em></p>
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		<title>Les chevaliers blogueurs du MoDem provoquent Bayrou en duel</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Mar 2010 10:06:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marion Solletty</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[blogosphère]]></category>
		<category><![CDATA[François Bayrou]]></category>
		<category><![CDATA[MoDem]]></category>
		<category><![CDATA[web]]></category>

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		<description><![CDATA[
Deux blogs anonymes sèment la terreur dans la campagne du MoDem en balançant sans relâche des infos ou rumeurs pour déstabiliser François Bayrou. Le symptôme d&#8217;un parti qui souffre dans ces élections régionales.
«Il ne reste qu&#8217;une semaine avant les régionales. Une semaine à peine  pour informer tout le monde du risque de voter pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/2928969767_272d10a963_b.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-2167" title="chevalier" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/2928969767_272d10a963_b.jpg" alt="" width="480" height="270" /></a></p>
<h3>Deux blogs anonymes sèment la terreur dans la campagne du MoDem en balançant sans relâche des infos ou rumeurs pour déstabiliser François Bayrou. Le symptôme d&#8217;un parti qui souffre dans ces élections régionales.</h3>
<p><em>«Il ne reste qu&#8217;une semaine avant les régionales. Une semaine à peine  pour informer tout le monde du risque de voter pour le MoDem.»</em> Sur le  blog du <strong><a href="http://chevallierorange.wordpress.com/" target="_blank">Chevalier Orange</a></strong>, on se croirait presque en situation d&#8217;urgence  sanitaire. Ce blogueur très soucieux de son anonymat se présente comme  un <strong><a href="http://chevallierorange.wordpress.com/about/" target="_blank">ancien du MoDem</a></strong> visiblement déçu de l&#8217;expérience&#8230; Et il n&#8217;est pas le seul à avoir créé  un blog –le sien est né en novembre 2009– uniquement consacré à la  critique du parti de François Bayrou. <strong><a href="http://www.echosetrumeurs.fr/" target="_blank">Echos et Rumeurs</a></strong> annonce ainsi la couleur: <em>«Tout ce que  vous avez toujours voulu savoir sur le MoDem et qu&#8217;on vous a toujours  caché.»</em> Le site a même créé une carte sur laquelle sont répertoriés tous  <strong><a href="http://maps.google.fr/maps/ms?ie=UTF8&amp;hl=fr&amp;oe=UTF8&amp;msa=0&amp;msid=111697202665925899914.00047f5803ca8cf301d1d&amp;ll=46.950262,1.889648&amp;spn=9.000866,13.183594&amp;z=5&amp;source=embed" target="_blank">les «couacs» du parti centriste</a></strong>.</p>
<h3>Des blogueurs aux fers affûtés</h3>
<p>Très virulent à  l&#8217;encontre du parti de François Bayrou, présenté comme  une <em>«secte»</em>, le chevalier raille quotidiennement la campagne de son ancienne formation, et semble tenir ses informations de l&#8217;intérieur, à l&#8217;exemple de cette <strong><a href="http://chevallierorange.wordpress.com/2010/03/04/allo-modem-info-service-neuneu-a-lappareil-que-puis-je-faire-pour-vous/" target="_blank">proposition</a></strong> faite pour attirer l&#8217;attention du journal Le Figaro. Ses billets assassins décrivent un parti dirigé de  manière autocratique, comme l&#8217;illustrerait <em><strong>«</strong><a href="http://chevallierorange.wordpress.com/2010/02/27/la-vraie-histoire-de-lentre-deux-tours/" target="_blank"><strong>la  vraie histoire de l&#8217;entre-deux tours</strong></a>»</em>. <em>«Science-fiction»</em>, réplique le MoDem. Le directeur de la communication  avoue s&#8217;être posé  la question de l&#8217;identité mystérieuse du blogueur <em>«par curiosité»</em>, mais  réfute ses critiques. <em>«Aujourd&#8217;hui les statuts du  MoDem sont les plus démocratiques qui  soient. Par exemple en cas  d&#8217;exclusion, les personnes ont droit à une  audition contradictoire. Ce  n&#8217;est pas vraiment comme ça qu&#8217;a fait  Martine Aubry avec Frêche!»</em></p>
<p>Au MoDem, on sous-entend que rien ne prouve l&#8217;appartenance présente ou  passée de ces contributeurs au mouvement –après tout, il pourrait bien  s&#8217;agir d&#8217;attaques déguisées d&#8217;adversaires politiques. Mais cette agitation  de la blogosphère «orange amère» ne redore pas l&#8217;image d&#8217;un <a href="http://lorraine-champagne-ardenne.france3.fr/info/champagne-ardenne/Sondage-national-:-la-gauche-majoritaire-60808824.html" target="_blank"><strong>parti en  chute dans les sondages</strong></a>. Elle s&#8217;accompagne  de désordres internes bien malvenus: <a href="http://www.modemdeputeaux.fr/" target="_blank"><strong>Modemdeputeaux.fr</strong></a>, alias <em>«le &#8216;on&#8217; et  le &#8216;off&#8217; du MoDem»</em> ne se prive d&#8217;ailleurs pas de  commenter ceux des Hauts-de-Seine, dont les garnisons orange <a href="http://regionalesidf.fr/2010/02/24/le-modem-92-continue-de-seffriter/" target="_blank"><strong>se  déchirent</strong></a> depuis des mois.</p>
<p>Plus gênant, des coups sont  également portés par des blogueurs amis: <a href="http://ffunivers.blogspot.com/2009/12/refuser-dolium-pour-eviter-la.html" target="_blank"><strong>Orange pressé</strong></a> a ainsi vivement critiqué la nomination d&#8217;Alain Dolium, peu connu des  militants locaux, comme tête de liste d&#8217;Ile-de-France. D&#8217;autres  militants, peu sensibles à <a href="http://chevallierorange.wordpress.com/2009/12/18/les-blogueurs-ont-recu-des-consignes/" target="_blank"><strong>la  rencontre «inter-blogueurs»</strong></a> organisée par le candidat en décembre, ont <a href="http://lemodemenmaurienne.hautetfort.com/archive/2009/12/18/chapitre.html" target="_blank"><strong>fait de même</strong></a>. Après le départ de plusieurs partisans-blogueurs qui<strong> <a href="http://www.ginisty.com/Pourquoi-je-ne-voterai-pas-pour-Alain-Dolium_a303.html" target="_blank">relaient les critiques</a></strong>, l&#8217;hémorragie venue du web menace.</p>
<h3>Le blog, caractéristique génétique du Modem?</h3>
<p>Crise  du mouvement? Question d&#8217;<em>«ADN»</em> répond le MoDem, pour qui cette agitation  bloguistique tient à l&#8217;essence même du parti. <em>«On a un socle de  militants qui sont très attachés à la libre expression. [...] Il y a  toujours eu une blogosphère très active. C&#8217;est dans notre ADN.» </em>Il est vrai que le parti compte dans ses rangs des blogueurs très actifs, comme <a href="http://puteaux.typepad.com/" target="_blank"><strong>Christophe Grébert</strong></a>, 6e sur la liste des Hauts-de-Seine, parti en croisade contre la municipalité UMP de Puteaux via son blog, ou encore<strong> <a href="http://heresie.hautetfort.com/" target="_blank">l&#8217;Hérétique</a></strong>. (Anti et pro-MoDem s&#8217;accordent au moins sur leurs  préférences lexicales).</p>
<p><em>«Ce n&#8217;est jamais agréable d&#8217;entendre des choses  désagréables, mais c&#8217;est sain et heureux que ce type de blogs puissent  exister. Les blogs sont un outil d&#8217;expression citoyenne.»</em> La  communication du parti se veut philosophe et ouverte au débat. <em>«Nous  laissons par exemple ouverts tous les articles de notre site de campagne  officiel aux commentaires. Regardez les autres partis! C&#8217;est  significatif.»</em> Pourtant, certains de ses membres apprécient peu les  coups de lance des croisés du web. Jacky Majda, candidat sur la liste parisienne et moqué dans un billet, a<strong> <a href="http://jackymajda.canalblog.com/" target="_blank">annoncé qu&#8217;il portait plainte contre le chevalier orange</a></strong>&#8230; sur son  blog. La réplique n&#8217;a pas tardé, l&#8217;auteur criant à <em>«<a href="http://chevallierorange.wordpress.com/2010/02/25/je-suis-fait-le-modem-dile-de-france-censure-la-blogosphere/" target="_blank"><strong>la censure de la  blogosphère</strong></a>»</em> par le MoDem Ile-de-France, qui nie toute concertation avec Jacky Majda.</p>
<p>Enfin, fait curieux, la solidarité ne semble pas de mise dans les rangs des   blogueurs dissidents: Echos et Rumeurs a tenté ainsi  de  <strong><a href="http://www.echosetrumeurs.fr/post/2010/03/03/Christophe-Ginisty-flingue-pour-de-bon-preuves-profiling-analyses-semantiques-mobile" target="_blank">démasquer</a></strong> son homologue empanaché. Les démons divisionnaires du MoDem les poursuivraient-ils?</p>
<p><em>Marion Solletty</em></p>
<p><em>Photo: Flickr/CC licence by/<a href="http://www.flickr.com/photos/vizzzual-dot-com/2928969767/sizes/l/">vizzzual-dot-com</a><br />
</em></p>
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		<title>Mal au centre</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/729/mal-au-centre/</link>
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		<pubDate>Wed, 03 Mar 2010 18:14:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Legrand</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[François Bayrou]]></category>
		<category><![CDATA[MoDem]]></category>

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		<description><![CDATA[Un éventuel «ratage» aux régionales ne serait pas fatal pour le MoDem et son chef, puisque la stratégie de François Bayrou est présidentielle.
Le MoDem et les centristes vont mal, si l’on en croit les sondages. On les crédite de 4 ou 5%. Pendant la campagne des européennes, le parti de François Bayrou avait déjà de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/02/bayrou480.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-731" title="bayrou" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/02/bayrou480.jpg" alt="bayrou" width="481" height="270" /></a>Un éventuel «ratage» aux régionales ne serait pas fatal pour le MoDem et son chef, puisque la stratégie de François Bayrou est présidentielle.</h2>
<p>Le MoDem et les centristes vont mal, si l’on en croit les sondages. On les crédite de 4 ou 5%. Pendant la campagne des européennes, le parti de François Bayrou avait déjà de mauvais sondages. Le chef centriste avait hurlé à la conspiration des puissants, on allait voir ce qu’on allait voir et… on a vu le soir du scrutin: le MoDem avait fait encore moins que les sondages… les puissants l’avaient surestimé. Il ne pouvait rien arriver de pire pour une victime autoproclamée.</p>
<p>Toujours est-il qu’en ce moment, dans cette période de retour des socialistes, le MoDem se fait grignoter sur sa gauche. Et sur sa droite le rôle du <strong><a href="http://www.lefigaro.fr/politique/2010/02/17/01002-20100217ARTFIG00544-popularite-villepin-creuse-l-ecart-sur-sarkozy-.php" target="_blank">râleur antisarkozyste résistant-gaullo-républicain-centriste </a></strong>est occupé avec fracas depuis quelques semaines par Dominique de Villepin.</p>
<p>Il y a eu aussi, pendant la période de composition des listes du MoDem pour les régionales, les fameuses <strong><a href="http://www.lefigaro.fr/editos/2010/01/25/01031-20100125ARTFIG00372-pourquoi-je-rejoins-valerie-pecresse-.php" target="_blank">«bisbilles internes»</a></strong>: ce terme que l’on utilise pour les grands partis classiques a un peu banalisé l’image du MoDem. Eux aussi ils ont des «bisbilles internes»… eh bien oui! Le charme de ce nouveau parti, branché sur la société civile, hors des circuits et des réflexes habituels, composé de gens sympathiques avec des pulls oranges, le charme s’estompe si, eux aussi, ils ont des «bisbilles internes», c’est bien la peine!</p>
<h3>Cabine téléphonique</h3>
<p>Quand les centristes ont des problèmes, généralement le commentaire politique est assez balisé: il est convenu de se moquer, de reprendre le mot d’Edgar Faure selon lequel le micro-parti centriste peut se réunir dans une cabine téléphonique. Et il est aussi convenu d’affirmer, en bon connaisseur de la chose politique, que: attention, n’enterrez pas un homme politique trop vite! François Bayrou n’est pas mort! On ne meurt jamais en politique: François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy ont tous connu leur passage à vide, leur splendide isolement, leur traversée du désert (sauf qu&#8217;eux n’étaient pas centristes). Mais non, mais non, François Bayrou n’est pas mort… dit la chanson habituelle que je ne poursuivrai pas. Pourtant il y en a, dans l’histoire récente des centristes promis à un bel avenir, évident et programmé qui n’ont jamais su réussir à concrétiser l’évidence. Jean-Jacques Servan-Schreiber, Jean Lecanuet, Raymond Barre sont les plus illustres exemples de ratage de la stratégie centriste.</p>
<p>On ne peut tout de même pas encore parler de «ratage» de la stratégie centriste de François Bayrou.</p>
<h3>Logique mais inutile</h3>
<p>C’est trop tôt, et puis un éventuel «ratage» aux régionales ne serait pas fatal pour le MoDem et son chef, puisque la stratégie de François Bayrou est présidentielle. En réalité, le centrisme dans la Ve République est une situation invivable. C’est une idée intellectuellement logique, mais institutionnellement inutile… Intellectuellement logique parce que notre système politique, basé autour du président de la République, suggère que le président est central, tourné vers le rassemblement puisqu’il doit réunir plus de 50% de la population. Une attitude logiquement compatible avec le centre. Inutile parce que pour l’instant les rassembleurs ne viennent jamais du centre. Ils ont toujours rassemblé en commençant par leurs troupes, de droite ou de gauche. D’ailleurs, François Bayrou a sans doute intégré cette situation invivable puisque, bien que toujours officiellement centriste, il n’est plus du tout au milieu de l’échiquier politique, mais dans l’opposition claire et nette. Le problème actuel de François Bayrou est le suivant: son succès vient de ses dénonciations de l’hyperprésidence sarkozyste. Pour être fort, François Bayrou doit se débattre entre un Sarkozy fort et un PS faible. Or, c’est exactement le contraire qui domine la vie politique en ce moment!&#8230; et ça a peu de chance de changer d’ici au 14 mars.</p>
<p><em>Thomas Legrand</em></p>
<p><em>Image de une: François Bayrou, le 13 janvier 2010 à Paris. REUTERS/Benoit Tessier</em></p>
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		<title>Sondages: le PS en passe de faire le grand chelem</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/1795/sondages-le-ps-en-passe-de-faire-le-grand-chelem/</link>
		<comments>http://regionales2010.slate.fr/article/1795/sondages-le-ps-en-passe-de-faire-le-grand-chelem/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 18:44:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Sternis</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>

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		<description><![CDATA[ 
La Corse et l&#8217;Alsace, seules régions détenues par l&#8217;UMP, seraient en passe de devenir socialistes aux prochaines régionales selon deux sondages parus lundi 1er mars. De quoi donner au PS l&#8217;occasion de rêver à un grand chelem électoral.
Et si la France des régions devenait uniformément rose? Ce qui n&#8217;était encore  qu&#8217;un ambitieux objectif formulé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<p><strong><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/carte-electeur480new.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1905" title="FRANCE-ELECTION/" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/carte-electeur480new.jpg" alt="" width="480" height="270" /></a>La Corse et l&#8217;Alsace, seules régions détenues par l&#8217;UMP, seraient en passe de devenir socialistes aux prochaines régionales selon deux sondages parus lundi 1er mars. De quoi donner au PS l&#8217;occasion</strong><strong> de rêver à un grand chelem électoral.</strong></p>
<p>Et si la France des régions devenait uniformément rose? Ce qui n&#8217;était encore  qu&#8217;un <strong><a href="http://www.lavoixdunord.fr/France_Monde/actualite/Secteur_France_Monde/2010/01/18/article_le-grand-chelem-est-possible-maintient-m.shtml">ambitieux objectif</a></strong> formulé par Martine Aubry il y a seulement un mois semble devenir possible. Les deux derniers bastions régionaux de l&#8217;UMP, la Corse et l&#8217;Alsace, pourraient en effet devenir socialistes d&#8217;ici le mois prochain.</p>
<p>Alors que la tendance nationale donne un rapport de force toujours <strong><a href="http://www.lefigaro.fr/politique/2010/02/28/01002-20100228ARTFIG00227-regionales-la-tendance-toujours-favorable-a-la-gauche-.php">favorable à la gauche</a></strong>, l&#8217;Île de Beauté <strong><a href="http://abonnes.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-41820386@7-37,0.html">devrait également devenir rose</a></strong> selon un sondage Opinion Way pour Le Figaro, LCI, RTL et Corse Matin. Et ce, quelque soit le cas de figure du second tour. Un basculement que pourrait connaître l&#8217;<a href="http://www.leparisien.fr/politique/regionales-meme-l-alsace-pourrait-passer-a-gauche-01-03-2010-831877.php"><strong>Alsace</strong></a> d&#8217;après un sondage CSA également publié ce matin par Le Parisien. Les listes d&#8217;unions menées par le PS obtiendraient 46% des voix au second tour contre 41% à celles de l&#8217;UMP dans le contexte vraisemblable d&#8217;une «triangulaire» imposée par le Front National. Même si le second tour se réduisait à un duel entre l&#8217;UMP et la gauche, cette dernière glanerait 55% des voix.</p>
<p>Avec ces deux conquêtes éventuelles, le PS voit se rapprocher la perspective de faire un sans faute. Mais il faudra aussi arriver à conserver les régions déjà conquises. Au moins quatre d&#8217;entre elles semblent encore à portée de vote de l&#8217;UMP: la Champagne-Ardennes, la Franche-Comté, la Basse Normandie et le <strong><a href="http://www.latribune.fr/depeches/associated-press/regionales-l-ump-place-ses-espoirs-dans-la-region-centre.html">Centre</a></strong>.</p>
<p>Reste enfin le cas épineux du Languedoc-Roussillon. Le président sortant, Georges Frêche y est <strong><a href="http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2010-02-09/sondage-freche-regne-en-maitre-en-languedoc-roussillon/917/0/422066">donné gagnant</a></strong> dans tous les cas de figures, notamment devant la candidate du PS, Hélène Mandroux. Celui qui était encore un élu socialiste il y a trois ans (avant <a href="http://www.sport.fr/football/Le-derapage-de-Georges-Freche-75572.shtm"><strong>son dérapage sur les joueurs de l&#8217;équipe de France</strong></a>) pourrait donc bien priver son ancien parti d&#8217;atteindre son spectaculaire objectif.</p>
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