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	<title>Slate.fr régionales 2010 &#187; Languedoc-Roussillon</title>
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	<description>Les régionales 2010 avec Slate.fr et MSN</description>
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		<title>Entretien avec Paul Alliès: «Frêche n’est plus à gauche»</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Mar 2010 12:40:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emmanuel Valette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Languedoc-Roussillon]]></category>
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Porte-parole d’Hélène Mandroux et numéro deux de la liste PS en Languedoc-Roussillon, Paul Alliès ne mâche pas ses mots à l’endroit de Georges Frêche qu’il accuse de faire de «l’antipolitique».
Les deux derniers sondages locaux (Ifop pour Midi Libre et Opinionway pour l’Agglo-Rieuse) créditent la liste PS conduite par Hélène Mandroux de respectivement 12% et 8% [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/freche480.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-3143" title="FRANCE/" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/freche480.jpg" alt="" width="480" height="270" /></a></p>
<p>Porte-parole d’Hélène Mandroux et numéro deux de la liste PS en Languedoc-Roussillon, Paul Alliès ne mâche pas ses mots à l’endroit de Georges Frêche qu’il accuse de faire de <em>«l’antipolitique</em>».</p>
<p>Les deux derniers sondages locaux (Ifop pour Midi Libre et Opinionway pour l’Agglo-Rieuse) créditent la liste PS conduite par Hélène Mandroux de respectivement 12% et 8% des intentions de vote au premier tour, contre 32% et 35% pour la liste Divers Gauche de Georges Frêche. Un fossé considérable que Paul Alliès, Proche d’Arnaud Montebourg et professeur d’histoire politique, justifie par l’ancrage politique de plus en plus à droite du président sortant de la région.</p>
<p><strong>Etes-vous inquiet de l’évolution des sondages depuis un mois qui créditent votre liste de 6% à 12% des intentions de votes au premier tour? Comment expliquer ce grand écart d’un sondage à l’autre?</strong></p>
<p><strong>Paul Alliès: </strong>Notre liste n’arrête pas de monter et de descendre dans les sondages, cela traduit un état d’inquiétude de l’électorat socialiste qui a de quoi s’interroger quand on voit l’évolution de Georges Frêche qui lui fait perdre ses repères. Ce n’est pas banal dans l’histoire du PS que de voir des secrétaires fédéraux exclus du parti à un mois des élections. Nous assumons localement cette situation.</p>
<p><strong>Arnaud Montebourg a déclaré mercredi que Georges Frêche était le <em>«deuxième candidat de la droite»</em>, êtes-vous d’accord avec lui?</strong></p>
<p>Oui, il a absolument raison. Les déclarations de Frêche le prouvent, puisqu’il se réjouit d’avoir des voix en nombre du Front national et de l’UMP, il se réjouit d’être bientôt élu (le 21 mars) contre tous les partis… S’il se situe à gauche en disant ça, il faut me l’expliquer! Depuis trois semaines, il y a des éléments nouveaux dans sa campagne électorale: non seulement sa dépolitisation mais aussi le fait qu&#8217;il se glorifie que son électorat soit issu de la droite et de l’extrême droite.</p>
<p><strong>Mais n’est-il pas «normal» qu’un candidat cherche à recueillir des voix au-delà de son propre camp politique?</strong></p>
<p>A trois jours d’un scrutin, quand un candidat envoie une profession  de foi où il n’y a pas un seul mot de politique, on est droit de s’interroger sur son ancrage à gauche. 72% des électeurs du FN disent voter pour Frêche au second tour si France Jamet (candidate FN) n’est plus en lice. Ces indications montrent bien une évidence: Frêche n’est plus à gauche. De fait, il penche de plus en plus à droite, d’ailleurs il estime lui-même que Sarkozy et lui se ressemblent comme deux gouttes d’eau.</p>
<p><strong>Georges Frêche joue beaucoup sur l’antagonisme Paris-province pour toucher de nouveaux électeurs. Comment l’analysez-vous en tant que Languedocien (Paul Alliès est né à Pézenas, dans l’Hérault, NDLR)? </strong></p>
<p>Quand Georges Frêche dit: <em>«Nous avons ressuscité un certain irrédentisme languedocien»,</em> (Midi Libre 11 mars), qu’est-ce que ça signifie? Qu’il renoue avec la tradition <em>félibriste</em> de l’Action française? C’est une vision qui flatte l’histoire politique de la région qui est à l’extrême droite. Georges Frêche utilise la vieille tradition en Languedoc-Roussillon qui consiste à opposer le bas contre le haut, la province contre Paris, le peuple contre les élites et ainsi de suite… C’est ce qu’on appelle du populisme au sens historique du terme: mobiliser le peuple pour faire de l’antipolitique. Renouer avec cette histoire-là est gravissime! Pour ma part, j’ai toujours été un militant de la région, sans jamais céder un pouce de terrain à cette idéologie qui n’est rien de moins qu’un micronationalisme réactionnaire.</p>
<p><strong>Comment expliquez-vous que Georges Frêche jouisse encore d’une si grande popularité dans la région?</strong></p>
<p>C’est d’abord un président sortant qui joue sur tous les registres en prétendant qu’il est à la fois la gauche et la droite. Et il est évident, je le répète, qu’il va prendre beaucoup de voix à la droite. Les listes UMP et FN ont pour l’instant des prévisions bien inférieures à leur niveau national mais aussi à leur niveau traditionnel dans la région (respectivement 21,5% et 8% des voix selon dernier sondage Midi Libre NDLR).</p>
<p>Mais il est aussi et surtout celui qui est au pouvoir  depuis trente-sept ans (député de l’Hérault dès 1973 et maire de Montpellier de 1977 à 2004, aujourd’hui président du conseil régional et de l’agglomération de Montpellier NDLR). Il a créé un système de pouvoir qui repose sur le clientélisme vis-à-vis des élus locaux et des associations, l’intimidation et la violence vis-à-vis de ceux qui lui résistent… Des choses qui ne sont pas originales en politique mais qui sont poussées à l’extrême en Languedoc-Roussillon! Il y a  ici une concentration des pouvoirs expliquant qu’un tas de personnes, de groupes, d’intérêts, d’associations, d’élus (…) sont enchaînés à Georges Frêche. C’est un système très puissant qui ne repose pas que sur une seule personne. Cela défierait totalement les lois de la sociologie et de l’histoire électorale si Georges Frêche devenait soudainement minoritaire même en perdant l’étiquette du PS!</p>
<p><strong>Justement, parmi les partisans frêchistes, il y a aussi de nombreux militants PS et quand Martine Aubry depuis la rue de Solférino, leur ordonne de se désolidariser de Georges Frêche, 59 d’entre eux ne le font pas et préfèrent se faire exclure du parti</strong>; <strong>c’est quand même un acte fort, non?</strong></p>
<p>Comment ils ne le font pas? Et Mandroux (maire de Montpellier) et André Vézinhet (président du conseil général de l’Hérault)…? Ce n’est quand même pas rien. On a assez reproché au PS dans les derniers mois de ne pas avoir réglé le cas Frêche! Aujourd’hui c’est fait, le PS a pris ses responsabilités et a exclu Georges Frêche et ses soutiens le 23 février dernier.</p>
<p><strong>Mais cette décision n’a-t-elle pas été prise trop tard?</strong></p>
<p>Si, bien sûr que si, mais en ce qui me concerne, cela fait trois mois que je me bats pour clarifier les choses. Et quand un événement historique arrive, on ne discute pour savoir s’il arrive trop tard ou trop tôt et on réagit au plus vite par rapport à cet événement. Il est arrivé et le PS a bien réagi. Maintenant, ce qui m’intéresse aujourd’hui, ce sont les électeurs de gauche et pas les électeurs de droite.</p>
<p><em>Propos recueillis par Emmanuel Valette</em></p>
<p><em>Photo: Georges Frêche / REUTERS/Jean-Paul Pelissier</em></p>
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		<title>Au royaume de Frêche, les dissidences sont loi</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Mar 2010 14:54:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emmanuel Valette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Languedoc-Roussillon]]></category>
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Samedi 6 mars, une librairie du centre commercial Odysseum, à Montpellier. La file d’attente paraît sans fin, un flot continu de sympathisants l’alimente tout l’après-midi. A son extrémité,  Georges Frêche trône dans un fauteuil, souriant. Stylo à la main, il dédicace à tour de bras son dernier ouvrage, Trêve de balivernes. Odysseum, c’est un immense [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/region-montpellier480.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2457" title="region-montpellier" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/region-montpellier480.jpg" alt="region-montpellier" width="480" height="270" /></a></p>
<p>Samedi 6 mars, une librairie du centre commercial Odysseum, à Montpellier. La file d’attente paraît sans fin, un flot continu de sympathisants l’alimente tout l’après-midi. A son extrémité,  Georges Frêche trône dans un fauteuil, souriant. Stylo à la main, il dédicace à tour de bras son dernier ouvrage, <a href="http://www.amazon.fr/Tr%C3%A8ve-balivernes-Pour-finir-lhypocrisie/dp/2350871436" target="_blank"><em>Trêve de balivernes</em></a>. Odysseum, c’est un immense complexe à l’américaine à l’est de la ville, avec cinéma, patinoire, aquarium, planétarium, galeries marchandes, parkings et chantiers interminables que le président  de l’agglomération et du conseil régional a créé de toute pièce. Dans son obsession de développement, le bâtisseur infatigable rêve encore de <strong><a href="http://www.secteurpublic.fr/public/article/la-ville-de-montpellier-cultive-l-excellence-de-son-amenagement.html?id=27225&amp;rub=8283&amp;C5=130" target="_blank">relier Montpellier à la mer</a></strong>. Pour l’heure, à une semaine du premier tour, Big Georges<em> </em>est serein, sûr de son fait, presque imperturbable. Loin du battage médiatique qui, un mois auparavant, plaçait le Languedoc-Roussillon sous les feux des projecteurs nationaux, la campagne électorale a perdu en vigueur. L’affaire de la tête <strong><em><a href="../../../../../article/65/georges-freche-la-polemique-de-trop/">«pas très catholique» de Laurent Fabius</a></em></strong> est retombée. Cet après-midi là, l’agrégé de droit romain ressert pourtant la fameuse réplique à un homme d’origine maghrébine venu faire signer son livre dans un éclat de rire partagé. De sa voix sourde, il donne du <em>«la plus belle</em>» aux femmes, du <em>«chef»</em> aux hommes. <em>«Monsieur le Président»</em> a un mot ou une anecdote pour chacun. Il donne l’impression de connaître personnellement la majorité de l’assistance. Trente ans de règne sans partage ont laissé des traces. <em>«C’est vrai»,</em> confirme Patrick Vignal, l’un de ses soutiens à la mairie, pourtant dirigée par la dissidente (mais candidate officielle du PS) Hélène Mandroux. <em>«Ici, il est chez lui, il a réussi à fédérer les gens.» «Il est très aimé ici», </em>ajoute un garde du corps tout sourire. On l’avait remarqué, merci.</p>
<h3>Gagnant à tous les coups dans les sondages</h3>
<p>Celui que le quotidien britannique The Indepent a baptisé <strong><em><a href="http://www.independent.co.uk/news/world/europe/georges-fr234che-the-le-pen-of-the-left-1909939.html" target="_blank">«the Le Pen of the Left»</a></em></strong> peut dormir tranquille. Le dernier sondage Midi Libre/Ifop paru dimanche <strong><a href="http://www.midilibre.com/articles/2010/03/06/A-la-Une-Freche-Mandroux-et-Couderc-la-guerre-des-trois-1137815.php5" target="_blank">conforte sa position en tête</a></strong> avec 32% d’intentions de vote au premier tour. Loin, très loin devant ses rivaux, de gauche comme de droite. Le sénateur maire UMP de Béziers, Raymond Couderc, plafonne à 21,5 % tandis que la maire socialiste de Montpellier Hélène Mandroux, Jean-Louis Roumégas (qui conduit la liste Europe-Ecologie), et René Revol (NPA, Front de gauche, PCF) se disputent la troisième place avec respectivement 12%, 11% et 8% des intentions de vote. Au second tour, une fusion des listes PS et Europe-Ecologie n’obtiendrait que 32% des suffrages alors que le regroupement des listes de droite ne totaliserait qu’un modeste 28%. Contre 40 % pour les listes divers gauche de Frêche que tous les sondages successifs depuis le début de la campagne donne gagnant dans tous les cas de figure.</p>
<p>Plombée par la mauvaise passe actuelle du gouvernement, éclipsée par l’«affaire» Frêche et ses conséquences au PS, la droite locale reste inaudible. Pire, rarement le rapport de force droite-gauche lui aura été aussi défavorable, de l’ordre de 35% contre 65% en considérant l’ensemble des listes. La tête de liste UMP doit en outre composer avec <strong><a href="../../../../../article/2211/rififi-a-palavas-22-ump-debarques/">la dissidence de Christian Jeanjean</a></strong>, maire de Palavas-les-Flots qui conduit sa propre liste divers droite, même si son impact apparaît marginal, (3% des intentions de vote). En dépit du soutien appuyé de François Fillon mardi dernier lors d’un meeting à Nîmes, le maire de Béziers décroche dans les sondages et fustige son adversaire, <em>«envahisseur de médias» </em>qui lui laisse bien peu d’espace.</p>
<h3>Mandroux, l’héritière se rebelle</h3>
<p>Le PS n’est guère mieux loti. Avec 12% des intentions de vote au premier tour, Hélène Mandroux n’est même pas certaine de prendre part à la seconde manche. La cote de la maire de Montpellier progresse néanmoins constamment dans les sondages après un départ catastrophique, à la fin du mois de janvier, tout juste mandatée par une Martine Aubry outrée des propos de Frêche à l’endroit de Laurent Fabius. Le passage du maire de Paris, Bertrand Delanoë à Montpellier mardi dernier aurait redonné du cœur à l’ouvrage aux troupes socialistes diminuées par la position de banni, voire de martyre du PS, que Georges Frêche endosse à merveille, jouant qui plus est le jeu de l’antagonisme Paris-province. Ancienne adjointe de Frêche à la ville de Montpellier, l’héritière Mandroux s’est rebellée sur le tard contre celui qui l’avait installée à la mairie en avril 2004 et avec qui elle a travaillé pendant plus de trente ans. Plusieurs fois raillée par son père politique la traitant tantôt de <em>«potiche»</em>, tantôt de <em>«conne»,</em> elle a accepté l’invitation de Martine Aubry de conduire la liste socialiste avec d’autant plus de conviction. Aujourd’hui, elle fustige un <em>«dictateur dans les idées»</em>… Entre ces deux-là, la lutte est désormais à couteaux tirés. Georgess Frêche l’invite à quitter la mairie de Montpellier en cas de défaite aux régionales. Hélène Mandroux lui répond qu’elle la laissera volontiers, mais uniquement en cas de victoire pour s’installer à la région et ainsi détrôner le vieux lion.</p>
<h3>Pas de débat d’idées</h3>
<p>Dissidences, polémiques et querelles de personnes auront eu raison d’un véritable débat d’idées au cours de cette campagne électorale. Seule Europe-Ecologie par la voix de sa tête de liste, Jean-Louis Roumégas, s’évertue à attaquer systématiquement le <em>«bilan catastrophique» </em>de Georges Frêche tant sur le plan écologique qu’économique. <em>«Le Languedoc-Roussillon est toujours la dernière région de France en terme de PIB par habitant, c’est ça la victoire du règne mégalomaniaque de Georges Frêche?»,</em> a-t-il lancé lors d’un récent meeting à Montpellier.</p>
<p>Et si <a href="http://www.midilibre.com/articles/2010/03/01/A-LA-UNE-Les-tenors-des-grans-partis-defilent-dans-la-region-pour-soutenir-leurs-poulains-1131336.php5" target="_blank"><strong>les ténors politiques nationaux de tous bords</strong></a> se sont succédés pour soutenir les candidats anti-frêchistes, Georges Frêche a quant à lui reçut très peu de soutien en dehors de sa région, à l’exception de celui de son vieil ami, <strong><a href="../../../../../article/879/laxe-royal-au-service-de-freche/">Gérard Colomb</a></strong>, maire de Lyon. Son agenda de campagne est resté l’un des moins chargé en comparaison de ceux des autres candidats qui courent les marchés et multiplient les meetings. Frêche n’a pas bataillé sur le front des idées, il n’en a pas eu besoin. Il peut remercier Martine Aubry venue soutenir Hélène Mandroux lundi 8 mars, pour la journée de la femme. De la rue de Solférino à Paris, la secrétaire nationale du PS a battu campagne pour lui, bien involontairement. Le banni du PS peut attendre paisiblement le 14 mars, assis dans son fauteuil, enchaînant dédicaces et dérapages verbaux.</p>
<p><em>Emmanuel Valette</em><br />
<em>Image de une: Hôtel de région de Montpellier / <a href="http://www.flickr.com/photos/wolfgangstaudt/" target="_blank">Wolfgang Staudt</a> via FlickrCC</em></p>
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		<title>Rififi à Palavas: 22 UMP débarqués</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Mar 2010 16:08:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marion Solletty</dc:creator>
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La région Languedoc-Roussillon est décidément un casse-tête pour les directions des partis. Après l&#8217;exclusion de 58 adhérents acquis à la cause de Georges Frêche par le PS, c&#8217;est au tour de l&#8217;UMP de suspendre 22 candidats dissidents aux élections régionales. Ceux-ci se présentent sur la liste dissidente de Christian Jeanjean,  face à la liste [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/palavas-bateau480.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-2225" title="palavas bateau480" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/palavas-bateau480.jpg" alt="" width="480" height="269" /></a></p>
<p>La région Languedoc-Roussillon est décidément un casse-tête pour les directions des partis. Après l&#8217;exclusion de 58 adhérents acquis à la cause de Georges Frêche par le PS, c&#8217;est au tour de l&#8217;UMP de <a href="http://www.midilibre.com/articles/2010/03/03/A-la-Une-Les-collistiers-de-Christian-Jeanjean-officiellement-suspendus-de-l-UMP-1133697.php5" target="_blank"><strong>suspendre 22 candidats dissidents</strong></a> aux élections régionales. Ceux-ci se présentent sur la liste dissidente de Christian Jeanjean,  face à la liste officielle de Raymond Couderc. Annoncée samedi, la suspension a été officiellement prononcée mercredi.</p>
<p>Xavier Bertrand, le patron du parti de la majorité, leur a envoyé un courriel les informant de leur suspension. <a href="http://www.midilibre.com/articles/2010/02/27/A-la-Une-Les-colistiers-UMP-de-Jeanjean-exclus-par-Xavier-Bertrand-1128807.php5" target="_blank"><strong>Le secrétaire général de l’UMP, y écrit</strong></a> : «<em>En cette période électorale, je suis donc conduit à engager une procédure pour vous suspendre de l’UMP, conformément à l’article 34 de nos statuts</em>.» Jeudi, <a href="http://www.midilibre.com/articles/2010/03/04/A-la-Une-Fillon-vient-soutenir-Couderc-a-Nimes-1134978.php5" target="_blank"><strong>François Fillon est venu soutenir Raymond Couderc</strong></a>, le candidat officiel.</p>
<h3>Jeanjean, mauvais perdant?</h3>
<p>Christian Jeanjean, le maire de Palavas-les Flots et candidat à l&#8217;investiture UMP, était <a href="http://www.leparisien.fr/flash-actualite-politique/regionales-en-languedoc-roussillon-22-candidats-dissidents-suspendus-de-l-ump-03-03-2010-834661.php" target="_blank"><strong>arrivé troisième des primaires</strong></a> avec 21,5% des voix, contre 35% pour Raymond Couderc. Mais Jeanjean conteste le résultat du vote et a saisi le tribunal de grande instance de Paris.  Il a donc choisi de déposer sa propre liste&#8230; En utilisant tout de même l&#8217;étiquette UMP, ce qui augmente le courroux du parti. Une tentative de réconciliation entre les deux listes a échoué cet été.</p>
<p>A l&#8217;annonce de la suspension, Christian Jeanjean a expliqué dans un communiqué que cette décision «<em>est sans conséquence négative pour les militants concernés; ce sont en effet des militants responsables, adhérents depuis longtemps à notre famille et soutenant avec conviction les valeurs de notre droite républicaine héritée du Général De Gaulle.</em>» A l&#8217;issue des élections régionales, le bureau politique de l&#8217;UMP statuera sur leur sort: exclusion temporaire (entre un et trois ans) ou exclusion définitive.</p>
<p><em>Marion Solletty</em></p>
<p><em>Image de une: Palavas par <a href="http://www.flickr.com/photos/robven/1212261373/" target="_blank">robylab</a> via Flickr</em></p>
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