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	<title>Slate.fr régionales 2010 &#187; Alsace</title>
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	<description>Les régionales 2010 avec Slate.fr et MSN</description>
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		<title>L’Alsace, terre d’ancrage à droite</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Mar 2010 16:26:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pol Meyer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Alsace]]></category>
		<category><![CDATA[Colmar]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Bigot]]></category>
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La blague a fait le tour de Twitter :

L’Alsace est bien à droite, et n’entend pas changer d’alignement pour de futiles histoires comme un ras-le-bol du sarkozysme ou la défense des derniers grands hamsters. L’ancrage chrétien-démocrate de l’Alsace remonte quasiment jusqu’aux fonts baptismaux de cette région, aux grandes heures de l’humanisme rhénan, lorsque les villes alsaciennes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/richert480.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5537" title="Philippe Richert" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/richert480.jpg" alt="Philippe Richert" width="480" height="270" /></a></p>
<p>La blague a fait le tour de Twitter :</p>
<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/alsace.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5539" title="alsace" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/alsace.jpg" alt="alsace" width="480" height="256" /></a></p>
<p>L’Alsace est bien à droite, et n’entend pas changer d’alignement pour de futiles histoires comme un ras-le-bol du sarkozysme ou la défense des derniers grands hamsters. L’ancrage chrétien-démocrate de l’Alsace remonte quasiment jusqu’aux fonts baptismaux de cette région, aux grandes heures de l’humanisme rhénan, lorsque les villes alsaciennes étaient gérées par des conseils de corporations qui gouvernaient à base de compromis face aux poussées des couronnes impériales et françaises. En Alsace, on n’aime pas les révolutions et écarter l’éventualité d’un «10 mai 1981 alsacien» si un socialiste devait accéder à la tête de la région a probablement poussé plus d’un centriste alsacien vers les urnes dimanche.</p>
<p>Les sondages prédisaient Philippe Richert (UMP) et Jacques Bigot (PS) quasiment à égalité, le premier est arrivé dimanche soir avec sept points d’avance sur le second (46,16% contre 39,27%, et 14,57% pour le FN). Et pan sur la prédiction. C’est peu dire qu’en Alsace, les sondages annonçant une victoire de la gauche, ou des écologistes, avaient été reçus avec beaucoup de circonspection. Jacques Bigot a beau être un catholique bon teint, calé au centre-gauche depuis des décennies, il n’a pas réussi à mobiliser au-delà de l’électorat progressiste existant, il n’a convaincu qu’à la marge ces électeurs centristes exaspérés par le centralisme et les feux follets de la politique de Nicolas Sarkozy.</p>
<p>Néanmoins, la gauche progresse. Dans les villes, les scores de Jacques Bigot sont éloquents. <strong><a href="http://elections.dna.fr/regionales_2010/2eme-tour/communes/commune-418830.php" target="_blank">A Strasbourg</a></strong>, où se trouve la seule circonscription alsacienne capable de trouver suffisamment d’électeurs de gauche pour envoyer à Paris un député socialiste, Jacques Bigot est en tête avec 54,23% des voix (contre 37,91% pour l’UMP). Un résultat qui rassure le président de la Communauté urbaine qu’il est et Roland Ries, le maire PS de Strasbourg, car la capitale alsacienne n’est pas, et de loin, un bastion de la gauche. A <strong><a href="http://elections.dna.fr/regionales_2010/2eme-tour/communes/commune-430892.php" target="_blank">Mulhouse, les résultats</a></strong> sont encore plus cinglants contre l’UMP et son allié local, Jean-Marie Bockel: 44,15% contre 38,8%. Le maire de Mulhouse, qui a réussi à conserver sa mairie de justesse en 2008 malgré son ralliement à l’UMP avec son groupuscule Gauche Moderne, a entendu le message et devra trouver une autre stratégie pour rester maire en 2014. Mais le <strong><a href="http://elections.dna.fr/regionales_2010/2eme-tour/communes/commune-428792.php" target="_blank">résultat le plus étonnant est sans doute celui de Colmar</a></strong> où Jacques Bigot obtient 42,41%, soit une centaine de voix de moins que Philippe Richert dans une ville qui n’est pas précisément un foyer de gauchistes. En 2008, les trois listes arrivées en tête des élections municipales à Colmar étaient de droite et au deuxième tour, les colmariens avaient dû choisir entre deux listes de droite&#8230;</p>
<p>Du coup, les hommes politiques alsaciens ont parlé dimanche soir d’un clivage croissant entre deux Alsace, l’une urbaine et progressiste et l’autre, rurale et conservatrice. Peut-être cette sociologie électorale existe, mais ce serait une erreur d’oublier le poids des traditions ou celui des enjeux actuels: les communes rurales du Kochersberg ont voté massivement pour Jacques Bigot, par opposition à la construction d’une autoroute de contournement de Strasbourg qui passerait par leurs champs.</p>
<p><em>Pol Meyer, à Strasbourg</em></p>
<p><em>Photo: Philippe Richert, le 18 mars 2010. REUTERS/Vincent Kessler</em></p>
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		<title>Le Conseil d’Etat enflamme la campagne sans le faire exprès</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Mar 2010 10:57:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pol Meyer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Alsace]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil d'Etat]]></category>
		<category><![CDATA[GCO]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Bigot]]></category>
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		<description><![CDATA[
A quatre jours d’un scrutin très serré (un sondage CSA-Le Figaro publié jeudi 17 mars prédit une égalité des deux listes à 43,5%), une décision du Conseil d’Etat rendue publique le 17 mars a complètement réorienté la campagne alsacienne. Rendue contre les recommandations de son rapporteur public, la décision du Conseil d’Etat déboute les opposants [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/traffic480.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4621" title="traffic" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/traffic480.jpg" alt="traffic" width="480" height="270" /></a></p>
<p>A quatre jours d’un scrutin très serré (un sondage CSA-Le Figaro publié jeudi 17 mars prédit une égalité des deux listes à 43,5%), une <strong><a href="http://regionales2010.slate.fr/article/4595/conseil-etat-gco/">décision du Conseil d’Etat</a> </strong>rendue publique le 17 mars a complètement réorienté la campagne alsacienne. Rendue contre les recommandations de son rapporteur public, la décision du Conseil d’Etat déboute les opposants du Grand contournement ouest de Strasbourg (GCO) qui demandaient l’annulation de la déclaration d’utilité publique.</p>
<p>Déclarée d&#8217;utilité publique le 23 janvier 2008 après une gestation de plus de dix ans, l’autoroute de 24 kilomètres doit relier deux tronçons de l&#8217;A35, dans le but de désengorger Strasbourg. Mais pour ses opposants (lire leur <strong><a href="http://www.alsacenature.org/images/stories/Presse/communique/07-cp_dup_conseil_defav.pdf">communiqué</a></strong>), le GCO, qui sera payant, ne désengorgera rien du tout et surtout, opérera une saignée bétonnière au beau milieu du Kochersberg, un territoire naturel encore préservé en Alsace et un réservoir de terres arables jalousement défendu par les agriculteurs des environs.</p>
<p>Le hic, c’est que le Kochersberg est également une terre d’élection de l’UMP: en 2007, le député Yves Bur a été élu au premier tour avec 57% des voix. Mais Philippe Richert, tête de liste UMP aux élections régionales, s’est déclaré favorable au GCO. Peut-il faire autrement alors que François Fillon a érigé le projet en chantier prioritaire de la relance par l’Etat? Sans doute n’imaginait-il pas que le scrutin soit aussi serré. Aujourd’hui, il est contraint à <strong><a href="http://www.coveritlive.com/index2.php/option=com_altcaster/task=viewaltcast/altcast_code=bddf0b08f0/height=700/width=400">louvoyer</a> (<a href="http://www.dailymotion.com/video/xcma2i_philippe-richert-au-debat-dna-elect_news">voir la vidéo des DNA</a>)</strong> et à promettre la concertation, une attitude qu’il s’est plu à critiquer chez son concurrent, le socialiste Jacques Bigot qui s’est toujours déclaré opposé au contournement.</p>
<h3>«Peau de banane»</h3>
<p>Justin Vogel, maire UMP de Truchtersheim, village en plein Kochersberg, et 7<sup>e</sup> sur la liste de Philippe Richert, se serait bien passé de cette irruption du Conseil d’Etat dans la campagne: <em>«Je suis dans l’embarras, là. Après dix ans de procédure, le Conseil d’Etat aurait pu attendre quelques jours quand même! Désormais, toute la campagne va se transformer en référendum pour ou contre le GCO. C’est une peau de banane qu’on nous a lancée. Du coup, je passe mon temps à rappeler qu’il ne s’agit que d’une déclaration d’utilité publique et qu’aucune décision n’a encore été prise. Philippe Richert m’a assuré qu’une table ronde sera organisée avec tout le monde avant que le conseil régional ne s’engage en faveur du GCO.»</em></p>
<p><em>«Depuis ce matin, je reçois des appels de personnes en pleurs,</em> explique Dominique Hoeffel, maire centriste d’Handschuheim, autre patelin du Kochersberg et 4<sup>e</sup> sur la liste de Jacques Bigot. <em>Il s’agit d’une autoroute en pleine campagne, juste à côté du parc du château de Kolbsheim… Je pense que cette décision, très étonnante, ne sert aucun camp car certains dans le Bas-Rhin sont favorables au GCO. Mais il est certain que ça va mobiliser des électeurs dans notre secteur.»</em></p>
<p>Bourde du Conseil d’Etat? Téléguidage à haut-risque de la décision? Au Conseil d’Etat, on plaide l’incompréhension: <em>«Je suis surprise que l’on s’étonne de la date de publication»,</em> explique Isabelle Schwartz, chargée de la communication de la juridiction. <em>«Nous rendons 10.000 décisions par an, vous savez…» </em></p>
<p><em>Pol Meyer, à Strasbourg</em></p>
<p><em>Photo: <a href="http://www.flickr.com/photos/titicat/3599071739/" target="_blank">Traffic Jam</a> par titicat via Flickr <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/deed.fr" target="_blank">licence by</a></em></p>
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		<title>L&#8217;Alsace moins verte que prévu</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Mar 2010 11:12:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pol Meyer</dc:creator>
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Philippe Richert est bien placé pour garder l’Alsace à droite.
Au soir du premier tour des élections régionales, Philippe Richert, à la tête de liste de droite appelée «majorité alsacienne», peut s’estimer satisfait. Avec 34,94%, il a réussi à égaler le score réalisé Adrien Zeller pour l’UMP en 2004 et ce malgré un contexte national très [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/vote4802.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-4037" title="FRANCE" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/vote4802.jpg" alt="" width="480" height="270" /></a></h2>
<h2>Philippe Richert est bien placé pour garder l’Alsace à droite.</h2>
<p>Au soir du premier tour des élections régionales, Philippe Richert, à la tête de liste de droite appelée «majorité alsacienne», peut s’estimer satisfait. Avec 34,94%, il a réussi à égaler le score réalisé Adrien Zeller pour l’UMP en 2004 et ce malgré un contexte national très difficile pour la droite. La poussée écologiste n’est pas venue: au lieu des 20% qu’ils visaient et qui étaient parfois prédits par les instituts de sondage, Jacques Fernique et ses colistiers d’Europe Ecologie n’ont recueilli que 15,60% des voix. Ce score confirme néanmoins l’ancrage de l’écologie politique en Alsace autour de ce score, ce qui en fait la troisième force politique régionale.</p>
<p>Car la deuxième force reste la gauche. Jacques Bigot réalise 18,97%, soit un point de moins qu’en 2004, mais sans les Verts qui s’étaient alors alliés avec lui dès le premier tour. Sans surprise, le candidat socialiste s’est réjoui de son résultat dimanche soir devant les caméras, arguant qu’il s’agissait d’une progression pour la gauche.</p>
<p>Les candidats écologistes et socialistes ont confirmé leur union au deuxième tour comme prévu, mais l’enthousiasme n’y était pas. Bien sûr, Jacques Fernique était déçu car il visait la tête de liste mais surtout, Jacques Bigot et Jacques Fernique ont fait leurs comptes: à eux deux, ils totalisent à peu près 35% des voix. Loin des 44 ou 45% nécessaires pour battre Philippe Richert au deuxième tour. Malgré une abstention record (56,64%), malgré l’exaspération des Alsaciens de droite vis-à-vis de Nicolas Sarkozy, bien réelle et ressentie sur le terrain par les colistiers de Philippe Richert qui les ont appelés à <em>«régler leurs comptes avec Nicolas Sarkozy en 2012 seulement»,</em> le score de l’UMP n’a pas faibli et devrait se situer autour de 45% le 21 mars. La liste PS-Verts peut-elle compter sur un apport de voix? Même en comptant sur une participation des électeurs d’extrême gauche et sur un report favorable à la gauche des électeurs du MoDem, cela ne ferait que 8 et 10%&#8230; Par conséquent, même si elle n’en a jamais été aussi proche, la gauche a besoin d’une mobilisation exceptionnelle de son électorat au second tour pour l’emporter.</p>
<p>En 2004, le FN avait réalisé 22% au deuxième tour. Cette année, après un score supérieur aux prévisions (13,49%), il devrait avoisiner 17% au soir du 21 mars s’il profite des électeurs d’Alsace d’Abord (4,98%). Mais il ne sera pas en mesure de gêner Philippe Richert. Patrick Binder, tête de liste du FN en Alsace, a beau appeler les électeurs de droite fâchés contre l’UMP à voter pour lui, un report des voix dans ce sens est quasi-nul à chaque élection.</p>
<p><em>Pol Meyer</em></p>
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		<title>Les sondages promettent une bataille très serrée en Alsace</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 10:16:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pol Meyer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Alsace]]></category>
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		<description><![CDATA[Le dernier sondage, Opinion Way pour Le Figaro-LCI, publié le 8 mars, crédite la liste de Philippe Richert (UMP) de 45% d’intentions de vote au deuxième tour de l’élection régionale en Alsace, contre 44% pour une gauche unie avec les écologistes et conduite par Jacques Bigot (PS), et dans l’hypothèse d’une triangulaire avec le FN [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/sumo480.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-2663" title="sumo480" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/sumo480.jpg" alt="" width="480" height="271" /></a>Le dernier sondage, <a href="http://www.lefigaro.fr/politique/2010/03/07/01002-20100307ARTFIG00209-alsace-l-ump-reprend-la-tete-dans-les-sondages-.php">Opinion Way pour Le Figaro-LCI</a>, publié le 8 mars, crédite la liste de Philippe Richert (UMP) de 45% d’intentions de vote au deuxième tour de l’élection régionale en Alsace, contre 44% pour une gauche unie avec les écologistes et conduite par Jacques Bigot (PS), et dans l’hypothèse d’une triangulaire avec le FN à 11%.</p>
<p>Après le sondage des <a href="http://elections.dna.fr/regionales_2010/campagne/20100306_DNA003219.php">Dernières Nouvelles d’Alsace (DNA), publié samedi</a> et qui lui aussi donnait Philippe Richert gagnant dans tous les cas de figure, c’est un brutal rappel au réalisme pour les listes de gauche et écologistes, qui s’étaient vues un temps prédire leur victoire dans cette région ancrée à droite. Le 3 février, un <a href="http://www.parismatch.com/Actu-Match/Politique/Actu/Sondage-L-Alsace-voit-Vert-aux-elections-regionales-165403/">sondage Ifop pour L’Alsace et Paris-Match</a> avait provoqué un coup de tonnerre en annonçant la victoire de l’écologiste Jacques Fernique (Verts), une possibilité jamais envisagée auparavant. Un autre sondage, <a href="http://www.leparisien.fr/abo-politique/meme-l-alsace-pourrait-passer-a-gauche-01-03-2010-831877.php">publié le 1<sup>er</sup> mars par Le Parisien</a>, avait donné Jacques Bigot gagnant au second tour avec dix points d’avance sur Philippe Richert.</p>
<p>Mais plusieurs paramètres ont modifié la donne politique en Alsace. D’abord, le brutal décès du président du conseil régional, Adrien Zeller, a laissé orphelins les chrétiens-démocrates alsaciens. Bien qu’affilié à l’UMP, Adrien Zeller était un centriste et un régionaliste, n’hésitant pas à bousculer les ministères parisiens, qu’il présentait comme trop lents ou trop loin selon les cas et selon les dossiers. Une attitude bien vue des Alsaciens, qui aiment se sentir particulièrement boudés par Paris.</p>
<h3>Le poids du centre</h3>
<p>Ensuite, <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/155/comment-waechter-s%E2%80%99est-retrouve-avec-les-verts/"><strong>le rassemblement surprise des écologistes</strong></a> a créé une nouvelle force majeure dans une région qui a fait naître l’écologie politique en France. L’addition des scores d’Europe Ecologie et du Mouvement écologique indépendant (MEI) d’Antoine Waechter fait miroiter aux écologistes un score autour de 20% des voix… Ce qui est confirmé par les différents sondages qui placent les écologistes entre 15 et 21% des votes au premier tour. <em>«On sait que l’ancrage des Verts se situe autour des 12 – 13%,</em> précise Jacques Fernique. <em>Donc obtenir 20% grâce au rassemblement avec le MEI, c’était notre objectif pour gagner, dès le début de la campagne.»</em> Surtout, ce score place Europe Ecologie au coude à coude avec le PS, crédité de 17 à 19% des voix au premier tour. Si c’est le cas, ce serait une bonne nouvelle pour le vote socialiste puisqu’en 2004, Jacques Bigot, tête de liste PS, avait déjà obtenu 20% des voix au premier tour, mais sous une étiquette PS et Verts confondus. Cette fois, Jacques Fernique a préféré partir seul et si le principe d’une fusion avec Jacques Bigot est entendu pour le deuxième tour, la question de la tête de liste par contre n’est pas réglée. Lorsqu’ils se sont rencontrés pour en discuter, il était évident pour Jacques Bigot qu’il serait en tête. Les séries de chiffres publiés jusqu’aujourd’hui ont obligé l’un et l’autre à revoir cette position.<em> «Si la gauche prend de l’ampleur en Alsace, elle le doit à un rejet de l’UMP par les électeurs centristes,</em> pense Alfred Wahl, professeur émérite d’histoire politique. <em>Ils peuvent se retrouver chez Bigot, qui est un catholique de gauche, donc pas très éloigné d’un chrétien-démocrate, ou chez les écologistes qui ont créé en Alsace une sorte de nouveau centrisme.» </em></p>
<p>D’où l’obsession chez Philippe Richert de présenter Europe Ecologie comme une liste d’extrême-gauche: <em>«Nous sommes pour la croissance, </em>dit-il,<em> eux pour la décroissance.»</em> Bien que confortée par les deux derniers sondages, la tête de liste de l’UMP doit mener une campagne plus difficile que prévue, pour gagner le centre d’une part, mais également pour reconquérir un électorat de droite en partie démobilisé par la politique de Nicolas Sarkozy. Philippe Richert, en tout cas, ne se repose pas sur le résultat du sondage des DNA, prédisant 41% des votes pour l’UMP au premier tour. <em>«Adrien Zeller lui-même avait fait 34% en 2004, </em>relativise Philippe Richert, <em>et sans liste centriste concurrente&#8230; A l’UMP à Paris, ils pensent qu’on ne peut pas faire pire qu’en 2004, mais je les ai prévenus: on peut perdre l’Alsace. Quant aux derniers sondages, ils prédisent certes notre victoire, mais dans un mouchoir de poche. Rien n’est joué et j’en étais convaincu dès le début. On verra bien au soir du premier tour…»</em></p>
<h3>Un vote qui sera utile<em><br />
</em></h3>
<p>Car finalement, c’est le score du Front national qui pourrait bien être la clé du scrutin. Les sondages voient la liste conduite par Patrick Binder obtenir entre 9 et 11%, soit en net recul par rapport à 2004, où les frontistes avaient obtenu 18,5% au premier tour et 22% au second. <em>«Les estimations des scores de l’extrême-droite et des régionalistes d’Alsace d’abord sont une surprise pour moi,</em> analyse Richard Kleinschmager, professeur de géographie politique à Strasbourg. <em>Une baisse de douze points par rapport à 2004, c’est beaucoup, même si l’UMP a réussi à aspirer une partie des voix frontistes. Les instituts ont peut-être sous-estimé le vote FN.» </em></p>
<p>Pour garder la région à l’UMP, Philippe Richert doit donc juguler l’extrême-droite et si possible l’empêcher d’obtenir les 10% nécessaires à son maintien au second tour. Mais sans chasser sur ses thèmes de campagne, ce qui lui ferait perdre à coup sûr l’électorat démocrate-chrétien dont il a besoin pour obtenir au premier tour un score supérieur à l’addition des voix d’Europe Ecologie et du PS. Les sondages peuvent varier, leurs méthodes sujettes à caution, il est tout de même assez clair qu’en Alsace le 14 mars, aller voter sera utile, quel que soit son camp.</p>
<p><em>Pol Meyer, à Strasbourg</em></p>
<p><em>Image de Une: une compétition de sumo à Lausanne, Denis Balibouse / Reuters</em></p>
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		<title>Corinne Lepage passerait-elle de l&#8217;orange au vert?</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Mar 2010 17:23:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Glad</dc:creator>
				<category><![CDATA[Alsace]]></category>
		<category><![CDATA[Corinne Lepage]]></category>
		<category><![CDATA[Europe Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[François Bayrou]]></category>
		<category><![CDATA[MoDem]]></category>
		<category><![CDATA[Yann Wehrling]]></category>

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		<description><![CDATA[
Les difficultés s&#8217;accumulent pour le MoDem. Outre des sondages décevants et une blogosphère qui se déchaîne, le parti de François Bayrou doit affronter les états d&#8217;âme de Corinne Lepage, vice-présidente du parti, qui a été soutenir Europe-Ecologie lors d&#8217;un meeting national à Strasbourg lundi 8 mars. Ironie de l&#8217;histoire, la tête de liste Modem en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/Image-4.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2623" title="Image-4" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/Image-4.jpg" alt="corinne lepage" width="480" height="270" /></a></p>
<p>Les difficultés s&#8217;accumulent pour le MoDem. Outre <a href="http://www.lesechos.fr/info/france/020403258631-le-modem-en-tres-mauvaise-posture.htm"><strong>des sondages décevants</strong></a> et <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/2117/les-chevaliers-blogueurs-du-modem-provoquent-bayrou-en-duel/"><strong>une blogosphère qui se déchaîne</strong></a>, le parti de François Bayrou doit affronter les états d&#8217;âme de Corinne Lepage, vice-présidente du parti, qui a été soutenir Europe-Ecologie <a href="http://www.lemonde.fr/elections-regionales/article/2010/03/09/a-strasbourg-daniel-cohn-bendit-appelle-les-ecologistes-a-preparer-2012_1316569_1293905.html"><strong>lors d&#8217;un meeting national à Strasbourg</strong></a> lundi 8 mars. Ironie de l&#8217;histoire, la tête de liste Modem en Alsace est Yann Wehrling&#8230; ancien numéro 1 des Verts.</p>
<p>La vice-présidente du Modem a justifié sa venue dans <a href="http://www.liberation.fr/politiques/0101623200-en-alsace-je-suis-avec-europe-ecologie"><strong>une interview à Libération</strong></a>:</p>
<blockquote><p>L’Alsace est la seule région dans laquelle une nouvelle voie, ni de droite ni de gauche, peut gagner. Je la défends depuis de longues années. C’était la raison pour laquelle je suis entrée au MoDem: créer ce que François Bayrou appelle la troisième voie. J’observe que le seul endroit où elle est en capacité de passer, c’est en Alsace avec la liste Europe Ecologie.</p></blockquote>
<p>Ce soutien de Corinne Lepage n&#8217;a pas plu aux militants MoDem alsaciens. <a href="http://www.lejdd.fr/Politique/Elections-regionales-2010/Actualite/Modem-Lepage-en-partance-177870/"><strong>Selon le JDD.fr</strong></a>, ils ont saisi la Commission conciliation et de contrôle (CCC) du parti: <em>«Ils sont très troublés et très peinés de voir que la vice-présidente même du parti ne soutient pas les listes officiellement investies. Il ne peut pas y avoir deux poids, deux mesures. Il ne peut pas y avoir des prises de positions à géométrie variable»</em>, explique François-Xavier de Peretti, le président de la commission. <em>«Il y a des gestes qui ne sont pas loyaux»</em>, a estimé de son côté François Bayrou, qui a cofondé le MoDem avec Corinne Lepage.</p>
<p>Cette dernière reste pour l&#8217;instant flou sur son avenir. Si elle ne déclare pas vouloir quitter le MoDem, qu&#8217;elle boude depuis les dernières européennes, elle reconnaît son intérêt pour Europe-Ecologie: <em>«Je ne sais pas ce que fera Europe Ecologie après les régionales. Ce dont je suis certaine, c’est que la nouvelle voie est celle qui rapproche l’écologie de la démocratie. J’ai l’intention de travailler dans cette direction-là»</em>, déclare-t-elle dans Libération.</p>
<p><em>Crédit photo: Campagne des municipales 2008, <a href=" http://www.corinnelepage.eu/">site officiel de Corinne Lepage</a></em></p>
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		<title>Cruelle caméra 2.0</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Mar 2010 14:28:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pol Meyer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Alsace]]></category>
		<category><![CDATA[Europe Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[FN]]></category>
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Pour un homme politique, ce qu’il y a de fantastique avec le web, c’est d’enfin pouvoir s’adresser directement aux citoyens, sans montage, sans filtre… Pour les citoyens, ce qu’il y a de fantastique avec le web, c’est d’enfin pouvoir apprécier leurs candidats au naturel, avec leurs tics et leurs défauts de langage… Car l’exercice est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/videos.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1831" title="videos" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/videos.jpg" alt="" width="480" height="270" /></a></p>
<p>Pour un homme politique, ce qu’il y a de fantastique avec le web, c’est d’enfin pouvoir s’adresser directement aux citoyens, sans montage, sans filtre… Pour les citoyens, ce qu’il y a de fantastique avec le web, c’est d’enfin pouvoir apprécier leurs candidats au naturel, avec leurs tics et leurs défauts de langage… Car l’exercice est périlleux et certains travers ne sont pas sans rappeler les <strong><a href="http://www.slate.fr/story/16849/chomage-buzz-emploi-recrutement-mirage-entreprise">errements des CV vidéo</a></strong>. Petit tour de la production audiovisuelle des politiques alsaciens.</p>
<p>Sur le <strong><a href="http://www.philipperichert2010.fr/">site de campagne de l’UMP</a></strong>, dont le cadreur semble avoir développé une passion pour les murs et <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=ueAA4dI581s">les coins vides et blanchâtres</a></strong>, les consignes données aux colistiers ont visiblement été de rappeler l’action passée au côté d’Adrien Zeller (l’ancien président du conseil régional décédé en août 2009), et de se présenter en égrenant l’ensemble des mandats en cours, passés et autres engagements sur le mode «plus il y en a, mieux c’est». Le champion, c’est Jean-Marie Belliard, maire de Sierentz, président de la communauté de communes, conseiller régional sortant et dirigeant d’entreprise qui réussit le tour de force de se présenter et de s’inscrire dans la suite d’Adrien Zeller en 30 secondes, car il n’a pas que ça à faire, Jean-Marie&#8230;</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="295" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/pozA0iOhWUY&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="295" src="http://www.youtube.com/v/pozA0iOhWUY&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Chrysante Camilo était peut-être tout aussi pressée d’en finir mais, <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=-ULaUW6rfXo">tétanisée par la caméra</a></strong>, elle a eu besoin de plus de temps pour réaliser le même contrat. On apprend également grâce aux vidéos que Catherine Zuber est une femme <strong><em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=oaXXNbOIXcY&amp;feature=player_embedded">«fidèle, honnête et travailleuse»</a></em></strong> au cas où quelqu’un en douterait, et on peut constater que le Pr Jacques Marescaux a de très nombreuses photos dans son bureau, mais <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=oaXXNbOIXcY&amp;feature=player_embedded">que la plus grande, c’est la sienne</a></strong>. Quant à Nathalie Roos, «présidente-Europe des marchés multi-catégories du groupe Mars», elle se présente, énergique souriante et ouverte, comme si elle devait <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=JxPGCa3emIw">convaincre des investisseurs</a></strong>. Nejla Yasmiz-Brandalise n’a pas cette aisance, ce qui ne l’empêche pas de <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=atDF6Az445Y">parler de la <em>«passion d’Alsace»</em></a></strong> mais avec une emphase, disons, contenue.</p>
<p>Justin Vogel, lui, n’est pas très à l’aise <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=cljKNZBgUqo#t">en français</a></strong>, mais chargé au sein de l’exécutif sortant de l’Office de la langue et de la culture alsacienne, il s’en sort mieux <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=cljKNZBgUqo#t=1m10s">dès qu’il passe à l’alsacien</a></strong>, bien qu’il ait encore des progrès à faire, en <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=JWU7wKt6uQo">comparaison avec François Loos</a></strong>, ancien ministre de l’Industrie et vice-président sortant du conseil régional. A noter que Jacques Cattin est capable de dire Voegtlinshoffen en une seule fois, en prononçant toutes les consonnes, <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=8fNjk_Qv6gQ">et sans lâcher la barre</a></strong>!</p>
<p>Sur le <strong><a href="http://www.jacques-bigot.com/mediatheque.html">site de la liste du socialiste Jacques Bigot</a></strong>, les candidats se présentent moins, mais s’expriment sur les thèmes qu’ils seraient probablement chargés de traiter en cas de victoire. Les prises de vue sont un peu plus soignées que celles du site de l’UMP, et réalisées en studio. Cependant, les discours sont toujours aussi écrits et compassés, signe évident du fossé entre la vidéo, le dialogue direct et les habitudes de la majorité des colistiers. Ainsi, la centriste Dominique Hoeffel, pourtant avocate, a bien du mal à faire passer l’enthousiasme de son engagement au côté des socialistes.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="295" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/TbsInV9kA1s&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="295" src="http://www.youtube.com/v/TbsInV9kA1s&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Mais elle s’en sort mieux par exemple qu’Alain Fontanel, capable de <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=udSYLPkzb_4">parler des transports comme s’il s’agissait d’une oraison funèbre</a></strong>.</p>
<p>A leur décharge, il faut reconnaître que cet environnement blanc immaculé fige encore plus les attitudes. Dans les vidéos de l’équipe Bigot, tout le monde ou presque est pétrifié. Il faut tout l’art théâtral de Claude Centlivre,<strong> <a href="http://www.youtube.com/watch?v=nmVnaZMfrqo">capable de mimer le Piémont des Vosges</a></strong>, pour s’évader un peu (mais qu’est-ce que c’est les <strong><em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=nmVnaZMfrqo#t=34s">«différences cotes»</a></em></strong>?)… A noter également, la belle performance de Pierre Mammosser: 4’49 d’un discours économique <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=1njxLnarjNI">tonique et gestuellement appuyé</a></strong>, peut-être le seul à l’aise face à la caméra.</p>
<p>La liste alsacienne d’Europe Ecologie ne propose pas de vidéos centrées sur ses colistiers, mais des <strong><a href="http://www.dailymotion.com/EuropeEcologieAlsace">montages issus de divers meetings</a></strong>. Du coup, les menus travers que nous nous sommes plu à pointer ici sont moins présents. Sur le site du MoDem, c’est encore plus pauvre en vidéo, seuls Yann Wehrling et Odile Ulrich-Mallet, têtes de liste alsaciennes, y sont présentés sur le mode <strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xbif6n_re-gionales-2010-pr%C3%A9sentation-yann_news">d’une interview assez classique</a></strong>. Quant à Patrick Binder, tête de liste du Front national, il propose des «<strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Stammtisch">stammtisch</a></strong>» vidéos («Binder TV»), avec générique rock, <strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xbecvz_l-identit%C3%A9-alsacienne-2009_news">gravures d’Alsaciennes en tenues traditionnelles et décor boisé</a></strong>, et des cadrages de profil étonnants (allez jusqu’à 50s).</p>
<p><em>Pol Meyer, à Strasbourg</em></p>
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		<title>Wehrling «prêt à tout» au second tour&#8230; Bayrou à presque tout</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Feb 2010 09:38:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pol Meyer</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Colmar]]></category>
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		<description><![CDATA[Terre de centrisme politique, l’Alsace a longtemps été gouvernée au centre-droit. En campagne à Colmar et Strasbourg le 22 février, François Bayrou en a donc profité pour réexpliquer à quelques journalistes que le vrai centrisme, c’est lui, avec Yann Wehrling et Odile Ulrich-Mallet, les têtes de listes bas-rhinoises et haut-rhinoises du MoDem. «J’ai été le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/02/wehrling-bayrou480.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1249" title="wehrling-bayrou" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/02/wehrling-bayrou480.jpg" alt="wehrling-bayrou" width="480" height="271" /></a>Terre de centrisme politique, l’Alsace a longtemps été gouvernée au centre-droit. En campagne à Colmar et Strasbourg le 22 février, François Bayrou en a donc profité pour réexpliquer à quelques journalistes que le vrai centrisme, c’est lui, avec Yann Wehrling et Odile Ulrich-Mallet, <strong><a href="http://alsacedemocrate.fr/" target="_blank">les têtes de listes bas-rhinoises et haut-rhinoises du MoDem</a></strong>. «J’ai été le collaborateur et l’ami de <strong><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Pierre_Pflimlin" target="_blank">Pierre Pfimlin</a></strong>», a rappelé François Bayrou, invoquant l’une des rares figures alsaciennes ayant décroché une notoriété nationale, avant d’accuser l’UMP d’avoir «dévoyé» le centrisme alsacien. «La seule formation qui n’a jamais manqué au centre, c’est la nôtre.»</p>
<p>Peut-être, mais pour le MoDem, l’objectif de ces élections régionales est surtout de peser au deuxième tour dans le but de «constituer des majorités nouvelles» selon le mot de François Bayrou, c&#8217;est-à-dire arracher les 5% des voix nécessaires pour fusionner avec une autre liste. Mais laquelle? Pour François Bayrou, ce ne sera pas l’UMP, formation avec laquelle il ne voit pas de <a href="http://www.dna.fr/local/region/20100223_DNA000668.html" target="_blank"><strong>«probabilité d’alliance»</strong></a>. Mais alors: le PS, Europe Ecologie? Tout juste s’est-il borné à préciser que les «sollicitations» n’avaient pas manqué en Alsace et qu’une «coordination nationale» aurait lieu au soir du premier tour.</p>
<p>Une coordination qui risque de poser quelques soucis à Yann Wehrling, tête de liste du MoDem en Alsace. Car l’ancien porte-parole national des Verts ne voit aucun problème à s’allier avec l’UMP, comme avec le PS ou même Europe Ecologie. «Je suis prêt à tout, a expliqué lundi soir Yann Wehrling. C’est le programme qui déterminera les alliances. Je considère les têtes de listes du PS, de l’UMP et d’Europe Ecologie comme des personnes avec lesquelles je peux discuter.»</p>
<p>De toute façon, la coordination n’est pas le point fort du MoDem. Corinne Lepage, dont le <strong><a href="http://www.cap21.net/" target="_blank">mouvement écologiste Cap21</a></strong> figure parmi les composantes du MoDem, viendra en Alsace le 8 mars. Mais pour soutenir la liste Europe Ecologie.</p>
<p><em>Pol Meyer<br />
</em></p>
<p><em>Image de une: Yann Wehrling et François Bayrou / <a href="http://www.flickr.com/photos/regionsdemocrates2010/4296349820/" target="_blank">Régions démocrates 2010 </a>via Flickr CC</em></p>
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		<title>Le livre noir de l&#8217;Alsace</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/807/le-livre-noir-de-lalsace-2/</link>
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		<pubDate>Fri, 19 Feb 2010 09:47:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ivan Couronne</dc:creator>
				<category><![CDATA[Alsace]]></category>
		<category><![CDATA[livre noir]]></category>
		<category><![CDATA[Roger Karoutchi]]></category>
		<category><![CDATA[UMP]]></category>

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		<description><![CDATA[ 
On peut écrire des livres noirs sur tout le monde. La clause de compétence générale n&#8217;arrange rien.
Roger Karoutchi a présenté le 19 novembre sa quatrième édition du Livre noir des régions socialistes, un florilège des augmentations d&#8217;impôts et des gabegies supposées des 20 conseils régionaux contrôlés par la gauche. Les deux régions épargnées sont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<h2><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/02/cigogne4802.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-811" title="White stork on nest by sunset" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/02/cigogne4802.jpg" alt="White stork on nest by sunset" width="480" height="270" /></a>On peut écrire des livres noirs sur tout le monde. La clause de compétence générale n&#8217;arrange rien.</h2>
<p>Roger Karoutchi a présenté le 19 novembre sa quatrième édition du <strong><a href="http://www.lexpress.fr/region/karoutchi-et-bertrand-accablent-la-gestion-des-regions-socialistes_829800.html" target="_blank">Livre noir des régions socialistes</a></strong>, un florilège des augmentations d&#8217;impôts et des gabegies supposées des 20 conseils régionaux contrôlés par la gauche. Les deux régions épargnées sont tenues par l&#8217;UMP: la Corse, dont les compétences diffèrent des autres, et l&#8217;Alsace.</p>
<p>Numéro un de l&#8217;augmentation des impôts! On ne pourrait rêver meilleure accroche pour railler le livre noir de l&#8217;UMP. Et c&#8217;est la direction générale des collectivités locales <strong><a href="http://www.dgcl.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/statistiques/fiscalite_locale/regions/la_fiscalite_regiona_1/view" target="_blank">qui le dit</a></strong>: l&#8217;Alsace a subi la plus forte augmentation des prélèvements régionaux en 2009: +10,7% par rapport à 2008, pire que l&#8217;Ile-de-France, pire que les 20 autres régions, le double de la moyenne nationale (+5,4%)! L&#8217;une des deux seules régions contrôlées par l&#8217;UMP serait donc aussi dépensière que les régions socialistes.</p>
<p>Xavier Bertrand, secrétaire général de l&#8217;UMP, <a href="http://www.lemouvementpopulaire.fr/actualites/Regions-la-ravageuse-et-desastreuse-gestion-des-presidents-socialistes-192.html" target="_blank"><strong>tonnait</strong></a> le 19 novembre que les «dépenses de fonctionnement, de communication, les dépenses somptuaires ont été la priorité des socialistes» dans les régions. Et des Alsaciens? En 2009, les dépenses de fonctionnement ont cru de <strong><a href="http://www.region-alsace.eu/medias/publications/publications-generales/rapports-annuels/Rapport-annuel-2008.pdf" target="_blank">18 millions d&#8217;euros</a></strong> (+3,6%) alors que les dépenses d&#8217;investissement ont baissé de 17 millions € (-5,4%). La catégorie des «dépenses somptuaires» n&#8217;est pas détaillée. Mais Jacques Bigot, président de l&#8217;intergroupe PS/Verts au conseil régional d’Alsace, m&#8217;affirme que les dépenses de communication ont augmenté de 16% dans la dernière mandature.</p>
<p>La taxe professionnelle, principale recette des régions, n&#8217;est pas en reste: depuis 2004, son taux a augmenté de 25% en Alsace, passant de 2,04 à 2,50 en 2009. Depuis 1993, il a doublé. Sans compter que la base d&#8217;imposition, l&#8217;assiette, est «beaucoup plus forte» qu&#8217;ailleurs: si le taux reste modéré, les recettes sont donc plus grosses. «Les critiques de l&#8217;UMP contre les régions de gauche se retrouvent de la même manière en Alsace», ajoute Jacques Bigot. «Ici, les taux des trois taxes régionales ont augmenté de 23% depuis 2004.»</p>
<p>La dette? Elle atteignait 317 euros par habitant au 1er janvier 2009: la 3e place après le Nord Pas-de-Calais et l&#8217;Auvergne (hors Corse et outre-mer). L&#8217;endettement total y représente désormais 1 an de dépenses de fonctionnement. Depuis 2001, il a augmenté —«explosé», dirait Xavier Bertrand— de 326%.</p>
<p>La parole à Roger Karoutchi, le père du Livre noir: «En 1998 en Ile-de-France, on subventionnait 80 associations, aujourd&#8217;hui 3.000. Je ne doute pas que d&#8217;un coup d&#8217;un seul il y ait autant d&#8217;associations passionnantes, fascinantes à financer&#8230; la région donne deux fois plus d&#8217;argent aux associations qu&#8217;aux transports publics.» En Alsace, 1.183 associations (<a href="http://www.region-alsace.eu/medias/guide_des_aides/publication-subventions/subventions-associations-2008.pdf" target="_blank"><strong>liste en pdf</strong></a>) étaient subventionnées en 2008, pour un total de 65 millions d&#8217;euros. Presque autant que les dépenses de travaux dans les lycées cette année-là (70M).</p>
<p>On continue?</p>
<h3>Le florilège des subventions</h3>
<p>Le Front National alsacien s&#8217;est collé à la partie subventions, dans un «<a href="http://www.frontnational.com/?p=3653" target="_blank"><strong>Livre noir</strong></a>» diffusé fin janvier. Comme prévu, les perles abondent. En Ile-de-France, l&#8217;UMP avait <a href="http://media.lemouvementpopulaire.fr/8FB346BE033EEAB698DE4B8E66CFF3DB/df1/livre-noir-bd2.pdf"><strong>distingué</strong></a> un programme «d’étude des mécanismes du déclin du moineau» (25.000€), un «programme de recherche sur les dangers liés à l’expansion des populations de tortues à tempes rouges en Ile-de-France» (32.900€) et une thèse à 64.800€ sur «la nécrophilie au XIXe siècle».</p>
<p>En Alsace, même topo. Le FN a par exemple recensé la création du golf d&#8217;Ammerschwir (677.497€ depuis 1990), une mission de délégués régionaux en Chine pendant les Jeux olympiques (160.000€) ou encore l&#8217;achat d&#8217;une lampe «Paons» pour un musée du cru (29.500€). Saupoudrage et gabegie, dénonçait l&#8217;UMP ailleurs&#8230; et dénonce le FN ici.</p>
<p>La gauche critique mollement la «politique de guichet ouvert» dans la distribution des subventions. «Il manque une ligne claire, il n&#8217;y a pas de stratégie de soutien à l&#8217;emploi», explique Jacques Bigot.</p>
<p>«J&#8217;ai assisté à des séances de marchandage entre marchands de tapis, c&#8217;est 1.000 euros par-ci, 1.000 euros par-là&#8230; Tous les élus ont la boulimie des dépenses!», s&#8217;étrangle plus méchamment dans son téléphone Patrick Binder, chef des élus FN au conseil régional.</p>
<p>Alors, où en est le livre noir des régions UMP ?</p>
<h3>Bonne guerre</h3>
<p>Accuser les exécutifs régionaux de gâcher l&#8217;argent du contribuable est une rengaine incontournable. Des partis opposés ont des priorités différentes. Pas étonnant que le FN se scandalise aussi que la région subventionne la construction de la grande mosquée de Strasbourg ou le dialogue islamo-chrétien.</p>
<p>Tout est aussi une affaire de présentation. J&#8217;ai un peu triché sur les chiffres, par exemple. Bien sûr, ils sont exacts. Mais en modifiant l&#8217;échelle de temps, en donnant ou non le classement des régions pour tel ou tel critère, ou en se contentant d&#8217;un pourcentage sans indiquer les euros, le scénario change sensiblement. Il y a toujours un point de référence avantageux, ne serait-ce que parce qu&#8217;on trouve toujours une région qui fait pire.</p>
<p>La preuve? En exploitant les mêmes sources incontestables, le scénario suivant est nettement plus favorable à l&#8217;UMP:</p>
<p>- le taux de la taxe professionnelle en Alsace est l&#8217;un des plus faibles de France (19e sur 22).</p>
<p>- depuis 2003, les impôts directs ont baissé de 21 millions d&#8217;euros.</p>
<p>- la taxe sur le foncier non bâti, l&#8217;une des trois taxes régionales, a certes vu son taux augmenter de 24% (de 7,45% en 2004 à 9,22% en 2009); mais les recettes de cette taxe ne représentaient que 327.000 euros en 2009, soit 0,2% des recettes fiscales.</p>
<p>- les impôts régionaux, au final, ont augmenté de seulement 11,50 euros par an et par habitant dans la dernière mandature (70,50 euros en 2008).</p>
<h3>Compétence générale</h3>
<p>La seule vérité intangible est que toutes les collectivités locales, communes, départements, régions, dépensent de plus en plus. Financées par les impôts (<a href="http://www.dgcl.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/statistiques/fiscalite_locale/bis_70___la_fiscalit/view" target="_blank"><strong>+8% de prélèvements en 2009</strong></a>) ou l&#8217;endettement, les dépenses croissent et les domaines d&#8217;intervention se multiplient.</p>
<p>L&#8217;Etat a contribué à cette inflation: en transférant des responsabilités (les personnels techniques dans les lycées par exemple) ou en faisant cofinancer certaines infrastructures par les collectivités locales (le TGV Est n&#8217;est payé qu&#8217;à moitié par l&#8217;Etat), leurs dépenses gonflent mécaniquement. Le gouvernement et les législateurs sont les co-auteurs du Livre noir.</p>
<p>Les régions, comme les autres échelons de la décentralisation, disposent en outre de <a href="http://www.reformedescollectiviteslocales.fr/les_travaux/?lang=fr&amp;mode=doc_travail&amp;id=42" target="_blank"><strong>la clause de compétence générale</strong></a>, qui leur permet d&#8217;intervenir partout tant qu&#8217;un «intérêt public local» existe. En décembre, la cour administrative d&#8217;appel de Paris a même <a href="http://www.cites-unies-france.org/spip.php?article963" target="_blank"><strong>conclu</strong></a> que le financement par l&#8217;Ile-de-France d’un projet d’équipement de deux écoles en système énergétique éolien au Nicaragua était légal, rejetant ainsi une plainte du Front national. Soulagement général dans les directions de la «coopération décentralisée», les services régionaux qui sponsorisent des projets de développement à l&#8217;étranger: la jurisprudence reconnaît la légalité de leurs actions, et assure leur pérennité.</p>
<p>Les conseils régionaux sont donc, par exemple, libres de financer la reconstruction de lycées en Haïti après le tremblement de terre. Tous ont voté ou s&#8217;apprêtent à voter des dons, selon l&#8217;Association des régions de France. A l&#8217;unanimité, l&#8217;Ile-de-France a déjà<strong> </strong><a href="http://www.iledefrance.fr/lactualite/international/international/un-million-deuros-pour-soutenir-la-reconstruction-dhaiti/" target="_blank"><strong>envoyé 1 million d&#8217;euros</strong></a>. Certains considéreront que ce n&#8217;est pas sa mission.</p>
<p>Consolation pour les auteurs de livres noirs de toute obédience: avec la suppression de la taxe professionnelle (depuis le 1er janvier) et des taxes foncières (en 2011), les régions ne pourront plus ajuster qu&#8217;une maigre partie de leurs taxes (celles sur les cartes grises et sur les produits pétroliers, la TIPP). Le reste sera levé par l&#8217;Etat et redistribué aux régions. Les élus alsaciens ne seront plus maîtres que de 14% de leurs recettes fiscales.</p>
<p>Surtout, le gouvernement envisage dans sa réforme territoriale de supprimer la clause de compétence générale pour les départements et régions. Un coup dur pour le Nicaragua&#8230; et Roger Karoutchi, bientôt privé de sa cible favorite.</p>
<p><em>Ivan Couronne</em></p>
<p><em>Image de une: <a href="http://www.flickr.com/photos/horiavarlan/4269195548/" target="_blank">White stork on nest by sunset</a></em><em>/Horia Varlan via FlickrCC</em></p>
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		<title>En Alsace, tout le monde a sa chance</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/163/en-alsace-tout-le-monde-a-sa-chance/</link>
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		<pubDate>Mon, 15 Feb 2010 11:08:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pol Meyer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Alsace]]></category>
		<category><![CDATA[Adrien Zeller]]></category>
		<category><![CDATA[Antoine Waechter]]></category>
		<category><![CDATA[centrisme]]></category>
		<category><![CDATA[Europe Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Bigot]]></category>
		<category><![CDATA[Patrick Binder]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Richert]]></category>

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		<description><![CDATA[Le décès de l’emblématique et consensuel Adrien Zeller remet en question une élection qui aurait dû voir la droite conserver la région.
Avec une impressionnante régularité, le conseil régional d’Alsace est resté à droite depuis sa création en 1972. Même en 2004, l’Alsace a été la seule région métropolitaine restée à droite. Adrien Zeller, personnification du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/02/strasbourg480.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-577" title="strasbourg480" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/02/strasbourg480.jpg" alt="strasbour" width="480" height="270" /></a>Le décès de l’emblématique et consensuel Adrien Zeller remet en question une élection qui aurait dû voir la droite conserver la région.</h2>
<p>Avec une impressionnante régularité, le conseil régional d’Alsace est resté à droite depuis sa création en 1972. Même en 2004, l’Alsace a été la seule région métropolitaine <strong><a href="http://www2.presse.ac-versailles.fr/Pedago/20040329_Unes/20040329_20_minutes_MAR.pdf" target="_blank">restée à droite</a></strong>. Adrien Zeller, personnification du centrisme alsacien, était aux commandes depuis 1996 et paraissait indéboulonnable. Son brutal décès en août 2009 a tout remis en question.</p>
<p>En témoigne la parution début février d’un sondage Ifop / Paris Match* dont le résultat a surpris tout le monde en Alsace: <strong><a href="http://www.parismatch.com/Actu-Match/Politique/Actu/Sondage-L-Alsace-voit-Vert-aux-elections-regionales-165403/" target="_blank">Europe Ecologie pourrait arriver deuxième</a></strong> (avec 21% des voix) derrière l’UMP (34%) au premier tour des élections régionales et, dans le cas d’une fusion avec le PS et d’une triangulaire avec le FN au second tour, pourrait même remporter la région!</p>
<h3>Cultiver la singularité</h3>
<p>Ce sondage confirme l’ancrage du vote écologiste dans le paysage politique alsacien. En juin 2009, la liste Europe Ecologie pour le grand est de la France, conduite alors par l’Alsacienne Sandrine Bélier (<a href="http://www.slate.fr/source/sandrine-belier" target="_blank">chroniqueuse chez slate</a>), était déjà parvenue à ravir aux socialistes la deuxième place. Pour Jacques Fernique, tête de liste d’Europe Ecologie pour ces élections régionales, l’enjeu de la campagne est donc de crédibiliser les écologistes aux yeux des Alsaciens et de prouver qu’ils sont en capacité de gouverner la région. Il leur faudra par exemple clarifier leur position sur l’extension du TGV Est: certains Verts y sont opposés alors qu’une majorité d’Alsaciens y sont attachés.</p>
<p>Pour Philippe Richert, le candidat de l’UMP au côté duquel figurent presque tous les sortants de l’équipe d’Adrien Zeller, l’enjeu est bien évidemment de ne pas perdre ce bastion chrétien-démocrate qu’est l’Alsace. Mais Philippe Richert, qui a été président du conseil général du Bas-Rhin pendant 10 ans, ancien de l’UDF comme Adrien Zeller, n’est pas aussi consensuel que l’était l’ancien président du conseil régional. Il est surtout perçu comme étant plus docile vis-à-vis de Paris, ce qui est un handicap pour présider une région qui a toujours aimé cultiver sa singularité. Pour clairement indiquer aux électeurs que voter Richert, c’est voter Zeller, Philippe Richert est allé jusqu’à demander à la veuve d’Adrien Zeller d’être présente sur sa liste, et ce malgré l’absence de tout engagement politique antérieur.</p>
<p>Quant au socialiste Jacques Bigot, conseiller régional sortant mais surtout nouveau président de la communauté urbaine de Strasbourg, il se murmure qu’il ne s’est jamais préparé sérieusement à remporter cette élection et aimerait bien que <a href="http://www.dna.fr/articles/201002/01/assez-du-grand-chelem,mulhouse,000000270.php" target="_blank"><strong>Martine Aubry arrête de parler</strong></a> de «grand chelem» socialiste le 21 mars. Partisan d’une alliance dès le premier tour avec les Verts, Jacques Bigot va pourtant devoir réserver quelques flèches contre eux. Car si le principe d’une liste commune au second tour est acquis, les socialistes aimeraient garder les Verts comme supplétifs et non subir l’inverse.</p>
<h3>Balle au centre</h3>
<p>Comme d’habitude en Alsace, tout va se décider au centre. Raison pour laquelle toutes les listes majeures intègrent des personnalités connues soit pour leurs engagements apolitiques, soit pour leurs positionnements centristes. La liste UMP affiche notamment François Loos, radical et ancien ministre, la liste PS exhibe Dominique Hoeffel, fille de l&#8217;ancien ministre UDF Daniel Hoeffel et la liste d’Europe Ecologie compte, c’est une première, Antoine Waechter et d’autres membres du Mouvement écologiste indépendant (MEI), réputé moins marqué à gauche que les Verts.</p>
<p>Seule formation à l’écart de cette course au centre, le Front national conduit par Patrick Binder dont le score pourrait osciller entre 10 et 15% des voix au premier tour. S’il se maintient au deuxième tour, Patrick Binder assèchera les réserves de voix de l’UMP.</p>
<p><em>Pol Meyer, à Strasbourg</em></p>
<p><em>Image de une: Strasbourg / </em><a href="http://www.flickr.com/photos/franciscoantunes/1225053143/" target="_blank"><em>Fr Antunes</em></a><em> via Flickr CC</em></p>
<p>* en partenariat avec Public Sénat, réalisé du 28 au 30 janvier sur un échantillon de 803 électeurs représentatifs de la population alsacienne âgée de 18 ans et plus.</p>
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		<title>Comment Waechter s’est retrouvé avec les Verts</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Feb 2010 10:33:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pol Meyer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Alsace]]></category>
		<category><![CDATA[Les Personnalités]]></category>
		<category><![CDATA[Antoine Waechter]]></category>
		<category><![CDATA[Cécile Duflot]]></category>
		<category><![CDATA[Europe Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Fernique]]></category>
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		<category><![CDATA[Verts]]></category>

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		<description><![CDATA[C’était la réconciliation que les écolos alsaciens n’osaient même plus attendre.
Vendredi 8 septembre 2009, quelques personnes se retrouvent dans le plus grand secret dans une salle du conseil régional d’Alsace à Strasbourg. Jacques Fernique, alors conseiller régional des Verts et actuelle tête de liste écologiste aux élections régionales, rencontre Antoine Waechter et quatre de ses [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/02/waechter480.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-573" title="waechter" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/02/waechter480.jpg" alt="waechter" width="480" height="270" /></a>C’était la réconciliation que les écolos alsaciens n’osaient même plus attendre.</h2>
<p>Vendredi 8 septembre 2009, quelques personnes se retrouvent dans le plus grand secret dans une salle du conseil régional d’Alsace à Strasbourg. Jacques Fernique, alors conseiller régional des Verts et actuelle tête de liste écologiste aux élections régionales, rencontre Antoine Waechter et quatre de ses proches du Mouvement écologiste indépendant (MEI).</p>
<p>Pour que cette rencontre ait pu avoir lieu, il aura fallu toute la détermination d’une palette de militants écologistes historiques, du genre de ceux qui se sont battus contre la construction de la centrale de Fessenheim en 1974 et qui ont fondé l’écologie militante et politique en Alsace. Car entre les Verts et le MEI, on s’apprécie comme dans les grandes familles, de loin. Les rancunes sont tenaces.</p>
<h3>L’alliance, contre toute attente</h3>
<p>A tel point que Françoise Werckmann, du MEI et l’une des artisans de ce rapprochement, a dû solliciter le père d’un ami personnel d’un conseiller municipal Vert pour que ce dernier accepte de lui répondre au téléphone! «Pour lui, étant MEI, j’étais presque le diable, se souvient Françoise Werckmann. On a parlé plus d’une heure au téléphone, puis on s’est retrouvés dans un café où, après des échanges un peu froids au début, on s’est rendus compte qu’on était tous des écolos finalement.» Quant à Antoine Waechter, il a été approché par des écologistes historiques non-Verts, des élus de terrain tels que Dany Dietmann ou François Tacquard, restés à l’écart des querelles de chapelles pendant 30 ans et qui ont accepté de rejoindre Europe Ecologie à la suite de l’<a href="http://alsace.djamilasonzogni.eu/?p=16">appel lancé par les Verts Alsace en juillet</a>, après le succès des élections européennes.</p>
<p>Pour Jacques Fernique comme pour Antoine Waechter, la réunion du 8 septembre ne pouvait cependant déboucher que sur un constat de désaccord. Les différences entre les deux formations sont profondes, notamment l’ancrage à gauche des Verts, cause du départ d’Antoine Waechter en 1994. Et le président du MEI venait d’envoyer une lettre à Cécile Duflot dans laquelle il réclamait en cas d’alliance «7 ou 8 têtes de liste sur 22», des exigences que les Verts avaient trouvées gonflées… Cependant, à la surprise générale, les participants à cette réunion font le constat que ce qui les rapproche est plus important que ce qui les divise.</p>
<p>«On n’a pas perdu de temps à ressasser de vieilles histoires, se rappelle Jacques Fernique. On était d’accord sur le projet écologiste que nous voulions porter pour la région et sur le partage des places de la liste.» Et surtout, Antoine Waechter accepte qu’une alliance au second tour ne peut se faire qu’à gauche et ne réclame pas la tête de liste. «Ni droite ni gauche n’a jamais été une posture tactique, précise aujourd’hui Antoine Waechter. Il s’agissait à l’époque d’établir que l’identité écologiste se distingue de la droite et de la gauche et que les compatibilités doivent se discuter à chaque occasion, en fonction du rapport de force électoral.»</p>
<h3>Des rancunes tenaces</h3>
<p>Proposé à l’assemblée générale des Verts le dimanche suivant, le principe du partenariat avec le MEI est accepté à une large majorité par les militants. Quelques voix discordantes se font entendre cependant, comme celle de Jean-Marie Brom, du réseau Sortir du Nucléaire, qui pointe «si nos alliés ne sont nos alliés que par leur potentiel de nuisance, ce ne sont pas vraiment nos alliés». Visés, les 7% qu’a réalisé le MEI aux élections européennes et qui ont coûté son siège d’eurodéputé au Vert Jacques Muller. Mais «au nom de la politique», Jean-Marie Brom, qui a été président pour le Bas-Rhin d’Ecologie et survie en 1978, la première association écologiste créée par Antoine Waechter, accepte de taire ses réticences. Mais il prévient: «S’il m’emmerde sur l’énergie éolienne, je lui rentre dedans, allié ou pas!», en référence à la participation d’Antoine Waechter à des manifestations d’opposants à l’installation d’éoliennes.</p>
<p>Le bouillonnant Manuel Santiago, lui, n’a pas pu se taire. Figure de l’aile gauche des Verts strasbourgeois, il avait déjà mal vécu la timidité des élus Verts face aux rigueurs policières du sommet de l’Otan à Strasbourg en avril 2009. Les places laissées au MEI sur des positions éligibles le reléguaient loin derrière, il a claqué la porte et se présente en mars à la tête d’une liste «<a href="http://alsace-ecologiedecroissance.org/">écologiste, solidaire et décroissante</a>».</p>
<h3>Où sont les jeunes?</h3>
<p>C’est le drame de la liste alsacienne d’Europe Ecologie. Si réconcilier des écolos historiques qui se boudaient depuis plus de 30 ans est une réussite incontestable, Jacques Fernique a peut-être délaissé les plus jeunes de son parti: les Verts sont minoritaires sur la liste, mais les grisonnants sont largement majoritaires.</p>
<p>Pour Antoine Waechter, Jacques Fernique, Françoise Werckmann, Dany Dietmann et d’autres, cette liste est «quelque chose de formidable» et la preuve d’une «nouvelle maturité de l’écologie politique». Elle rassemble à nouveau Andrée Buchmann et Antoine Waechter qui ont été les premiers conseillers régionaux écologistes en 1986. Si Europe Ecologie remporte la région, ce qui serait une première depuis la création des conseils régionaux en 1972, <a href="http://www.parismatch.com/Actu-Match/Politique/Actu/Sondage-L-Alsace-voit-Vert-aux-elections-regionales-165403/">comme un sondage permet de le supposer</a>, on verra si cette maturité est capable de résister à l’épreuve de l’exécutif.</p>
<p><em>Pol Meyer, à Strasbourg</em></p>
<p><em>Image de une: Antoine Waechter en janvier 2007. REUTERS/Benoit Tessier</em></p>
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		<title>Yann Wehrling veut débattre, mais sans journaliste</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Feb 2010 10:09:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pol Meyer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Alsace]]></category>
		<category><![CDATA[MoDem]]></category>
		<category><![CDATA[Yann Wehrling]]></category>

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		<description><![CDATA[Le chef de file MoDem alsacien a invité Jacques Bigot, Philippe Richert et Jacques Fernique à une «causerie entre deux candidats».
La tête de liste du MoDem, Yann Wehrling, veut «du débat, du fond, de la politique concrète». Foin de politique spectacle et de petites phrases, il veut qu’à l’occasion de la campagne pour les élections [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/02/werhling480.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-569" title="werhling480" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/02/werhling480.jpg" alt="werhling" width="480" height="270" /></a>Le chef de file MoDem alsacien a invité Jacques Bigot, Philippe Richert et Jacques Fernique à une «causerie entre deux candidats».</h2>
<p>La tête de liste du MoDem, <strong><a href="http://ywehrling.blogspot.com/" target="_blank">Yann Wehrling</a></strong>, veut «du débat, du fond, de la politique concrète». Foin de politique spectacle et de petites phrases, il veut qu’à l’occasion de la campagne pour les élections régionales, «on échange sur les idées, pour que les électeurs puissent connaître quelles sont les convergences et les divergences qui existent entre nous».</p>
<p>«Nous», c&#8217;est-à-dire lui-même et les trois candidats que Yann Wehrling juge «en capacité d’accéder aux responsabilités». <strong><a href="http://electionsregionales.com/jacques-bigot/" target="_blank">Jacques Bigot </a></strong>(PS), <strong><a href="http://www.philipperichert2010.fr/" target="_blank">Philippe Richert </a></strong>(UMP) et <strong><a href="http://www.lesverts-conseilregionalalsace.org/jacques_fernique.htm" target="_blank">Jacques Fernique</a></strong> (EE) ont donc reçu une «invitation à débattre». Confortablement posé au centre de l’échiquier politique, Yann Wehrling n’a rien à dire aux autres: «Je n’aime pas l’extrême droite, et l’extrême gauche nous crache constamment dessus.» Ceci dit, aucun parmi les invités n’a encore formellement répondu.</p>
<p>Ces débats se dérouleraient devant une caméra, mais sans public ni journaliste. Sans public «pour éviter les effets de manche» et sans journaliste, «pour sortir de la logique médiatique». «Je vois ces débats comme une causerie entre deux candidats, précise Yann Werhling. Chacun aura lu le programme de l’autre préalablement et nous pourrons alors nous confronter, sur les idées.» Un rêve d’homme politique en somme, mais est-ce un rêve de citoyen? Yann Wehrling prévoit que ces débats dureront deux heures. «Nous transmettrons l’intégralité du débat à l’autre partie, précise-t-il. Ensuite, chacun en publiera les extraits qu’il juge utile sur son site de campagne.»</p>
<p><em>Pol Meyer, à Strasbourg</em></p>
<p><em>Image de une: Yann Wehrling / <a href="http://commons.wikimedia.org/wiki/User:Legermi" target="_blank">legermi </a>via Wikimedia Commons</em></p>
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