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	<title>Slate.fr régionales 2010</title>
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	<description>Les régionales 2010 avec Slate.fr et MSN</description>
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		<title>«La route est encore longue pour la gauche»</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Mar 2010 11:07:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Délits d'Opinion</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>

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		<description><![CDATA[
Après les élections  régionales, Délits d&#8217;Opinion a  rencontré Bruno Cautrès, chercheur CNRS au Cevipof, afin d&#8217;en savoir  plus sur les enseignements à tirer de ce scrutin et de ses résultats.
Délits d&#8217;Opinion: Dans certaines villes comme Sarcelles, la  gauche est arrivée en tête du second tour avec moins de 10% du corps [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/duflot-aubry-buffet-480.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5663" title="duflot-aubry-buffet-REUTERS/Philippe Wojazer" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/duflot-aubry-buffet-480.jpg" alt="REUTERS/Philippe Wojazer" width="480" height="321" /></a></p>
<p><em>Après les élections  régionales, <strong><a href="http://www.delitsdopinion.com/">Délits d&#8217;Opinion</a></strong> a  rencontré Bruno Cautrès, chercheur CNRS au <a href="http://www.cevipof.com/" target="_blank">Cevipof</a>, afin d&#8217;en savoir  plus sur les enseignements à tirer de ce scrutin et de ses résultats.</em></p>
<p><strong>Délits d&#8217;Opinion: Dans certaines villes comme Sarcelles, la  gauche est arrivée en tête du second tour avec moins de 10% du corps  électoral, celui-ci représentant à peine 30% de la population de la  ville: dans quelles mesures l&#8217;abstention remet-elle en cause la victoire  de la gauche à ses élections?</strong></p>
<p><strong>Bruno Cautres:</strong> Les niveaux d&#8217;abstention constatés au  premier comme au second tour (malgré un recul significatif lors du  second tour) posent question à l&#8217;ensemble des formations politiques.  Lorsque l&#8217;on rapporte les suffrages obtenus, dans d&#8217;autres élections  récentes, hormis la présidentielle de 2007 qui avait fortement mobilisé,  aux électeurs inscrits, on peut effectivement se poser des questions  sur le niveau de soutien réel obtenu par telle ou telle formation  politique. Mais cela concerne tout le monde. L&#8217;abstention ne remet  néanmoins pas en cause la victoire de la gauche qui s&#8217;est clairement  dessinée. Elle pose des questions, notamment vis-à-vis des niveaux  d&#8217;abstention dans certains quartiers.</p>
<p><strong>Le PS a longtemps semblé divisé, mais s&#8217;impose dans presque  toutes les régions: ce succès donne-t-il à Martine Aubry une dynamique  suffisante pour s&#8217;imposer dans l&#8217;opinion et dans son parti?</strong></p>
<p>Il est clair que ces élections régionales marquent un tournant:  Martine Aubry ancre davantage son leadership sur le PS et la gauche, et  <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/5483/gauche-la-fin-de-la-surenchere-sociale/" target="_blank"><strong>une dynamique d&#8217;union entre PS, Europe-Ecologie et le Front de Gauche</strong></a> commence à s&#8217;affirmer. Néanmoins, la route est encore longue pour la  gauche, pour le PS et pour celui ou celle qui sera son candidat en 2012.</p>
<p><strong>Les Verts et le Front de Gauche (FG) constituent de nouveaux  alliés de poids: quelles marges de manœuvres existe-t-il pour un  rassemblement? Comment la gauche peut-elle trouver un discours commun?</strong></p>
<p>La gauche avait plusieurs problèmes depuis le 21 avril 2002 et  notamment réussir à faire cohabiter ses différentes composantes avec  efficacité au moment de l&#8217;élection présidentielle. L&#8217;élection  présidentielle de 2007 avait démontré qu&#8217;avec une moins forte dispersion  de candidatures et une candidate populaire dans l&#8217;opinion, le PS  pouvait à nouveau disputer fortement à la droite le poste de président  de la République. Mais restaient toujours en suspens deux autres  problèmes: avec quels alliés et sur quel programme? Les régionales de  2010 soldent l&#8217;hypothèque MoDem. Sauf retournement stratégique des uns  et /ou des autres, désormais l&#8217;alliance politique avec le MoDem ne  paraît plus autant peser sur les débats internes et la stratégie du PS.  Il y a fort à parier que le candidat PS à l&#8217;élection présidentielle  lancera néanmoins un appel à un vaste rassemblement d&#8217;électeurs  «démocrates» au sens large. Le Front de Gauche, comme aux élections  européennes, réussit à s&#8217;ancrer dans le paysage politique français et  ressource l&#8217;aile gauche de l&#8217;alliance, dont le PS a tant besoin pour  conquérir l&#8217;Elysée. Quant aux écologistes, ils sortent assez nettement,  avec le PS, grands gagnants de ces élections: ils constituent la  troisième force politique française. Les marges de manœuvre existent  toujours en politique, il est très rare d&#8217;en être dépourvu car tous les  acteurs ont à un moment donné un intérêt commun à gagner ensemble. La  période qui s&#8217;ouvre va être tout à fait intéressante à suivre:  l&#8217;organisation des écologistes, la date et les modalités de la primaire à  gauche, autant d&#8217;éléments qui peuvent, suivant ce qui s&#8217;y passera,  prolonger la dynamique victorieuse.</p>
<p><strong>Comment interpréter l&#8217;effondrement du NPA?</strong></p>
<p><a href="http://regionales2010.slate.fr/article/3755/front-de-gauche-l%e2%80%99opa-de-melenchon-sur-le-pcf/"><strong>L&#8217;émergence du Front de Gauche</strong></a> a sans doute enrayé les projets du NPA  et d&#8217;Olivier Besancenot. Jean-Luc Mélenchon dispose à la fois d&#8217;une  forte posture de gauche aux yeux de l&#8217;opinion et d&#8217;une expérience  gouvernementale. Sa rupture avec le PS, l&#8217;alliance du Parti de Gauche et  du PCF au sein du Front de Gauche lui a permis de gagner sur les deux  tableaux: fort ancrage à gauche (critique vis-à-vis de la gauche qui  gouverne) et acceptation, même sous conditions et critique,  d&#8217;éventuelles alliances avec la gauche de gouvernement. Cette dynamique a  donc clairement repoussé le NPA dans un coin plus étroit et plus  difficile de la vie politique.</p>
<p><strong>Quel avenir pour François Bayrou? Pour le MoDem? Pour le  centre en politique?</strong></p>
<p>François Bayrou a toujours le même projet politique et n&#8217;en changera  sans doute pas: il défend l&#8217;hypothèse, qui n&#8217;est pas sans fondement, que  l&#8217;élection présidentielle est le verrou qui tient tout. Sa «révolution  orange», à savoir la fin du système où tout ce qu&#8217;un camp gagne, l&#8217;autre  le perd, repose sur un pari stratégique: se qualifier pour le second  tour de l&#8217;élection présidentielle et à ce moment-là faire la différence.  La sociologie de son électorat est nettement plus composite et le MoDem  a été le réceptacle de flux électoraux variés: anciens électeurs  centristes, de gauche, écologistes ou de droite modérée mais non séduits  par Nicolas Sarkozy. C&#8217;est aussi l&#8217;une des raisons pour lesquelles il  lui est difficile de fixer et de fidéliser cet électorat. Cela ne veut  pas dire que le centrisme n&#8217;existe pas ou plus et que les élections  régionales de 2010 signent la fin du projet politique du MoDem.  Néanmoins, le MoDem comme organisation connaît une forte crise interne  et les difficultés à boucler les listes dans certaines régions  témoignaient déjà de ces difficultés. Le départ de Corine Lepage des  instances de la présidence du MoDem en sont un autre indicateur.</p>
<p><strong>La droite a atteint un niveau historiquement bas: quelles en  sont les principales raisons?</strong></p>
<p>Les élections régionales jouent comme des élections «intermédiaires»:  elles tendent à favoriser l&#8217;expression des mécontentements et une  partie de l&#8217;électorat met à profit cette occasion pour envoyer des  messages au pouvoir en place. A cette toile de fond s&#8217;est ajouté le  contexte de crise économique, de doutes et d&#8217;incertitudes qui viennent  avec. L&#8217;impopularité du chef de l&#8217;Etat, y compris depuis quelques mois  dans des segments habituellement acquis (professions libérales,  indépendants, personnes âgées), la non-campagne électorale, ont favorisé  l&#8217;envoi d&#8217;un message au chef de l&#8217;Etat et au gouvernement. De nombreux  ministres n&#8217;ont pas réussi à enclencher une dynamique dans leurs  régions.</p>
<p><strong>Cette défaite de la droite façon Sarkozy laisse-t-elle de la  place pour une autre droite? Quel espace politique existe-t-il pour  Dominique de Villepin qui a annoncé ce jeudi la création d&#8217;un nouveau  mouvement?</strong></p>
<p>Il est très difficile de répondre. Incontestablement, la question de  la diversité à l&#8217;intérieur de la droite devient pour elle une question  importante. Mais chaque élection a sa propre logique: rien ne dit,  aujourd&#8217;hui, que la diversité des candidatures jouerait en 2012 dans un  sens mobilisateur pour la droite (comme pour la gauche d&#8217;ailleurs).  C&#8217;est davantage les politiques conduites et leurs résultats auxquels les  électeurs font attention. Dominique de Villepin a su capitaliser un peu  dans l&#8217;opinion à travers le procès de «l&#8217;affaire Clearstream». Il  faudra surtout voir quel projet il présente, et sur quels thèmes il  voudra marquer sa différence. Une fois connus ces importants paramètres,  nous pourrons voir de quelle marge de manœuvre il dispose. Cela  dépendra aussi de l&#8217;évolution de la popularité des deux têtes de  l&#8217;exécutif à ce moment-là, en particulier au sein de l&#8217;électorat de  droite. Pour le moment, le point faible de Dominique de Villepin reste  la rareté de ses relais au sein de l&#8217;UMP et de ses élus. Son ancrage  territorial est une autre inconnue, même s&#8217;il peut réussir à percer un  peu dans l&#8217;opinion au nom de sa différence et de son statut d&#8217;ancien  Premier ministre.</p>
<p><strong>Pensez-vous vraisemblable de voir l&#8217;UMP s&#8217;allier avec un FN  plus «light», incarné par Marine Le Pen et de voir cette dernière  intégrer un gouvernement de droite, constituant ainsi l&#8217;aile dure de ce  gouvernement, à l&#8217;instar d&#8217;un Charles Pasqua?</strong></p>
<p>Il s&#8217;agit pour le moment de scénarios de politique-fiction. Ce n&#8217;est  sans doute pas au moment où le FN semble retrouver une partie de son  espace perdu qu&#8217;il s&#8217;engagera dans un tournant à 180 degrés de sa  stratégie. Dans ses déclarations, Marine Le Pen continue de fustiger ce  qu&#8217;elle appelle «l&#8217;UMPS». Idéologiquement, les électorats de la droite  modérée de gouvernement et de l&#8217;extrême droite connaissent d&#8217;importantes  différences: les valeurs politiques de l&#8217;électorat d&#8217;extrême droite (ce  que mes collègues Gérard Grunberg et Etienne Schweisguth dénomment  «l&#8217;anti-universalisme», qui est un mélange de valeurs autoritaires,  xénophobes et anti-égalitaires) font une différence de fond avec  l&#8217;électorat de droite classique, sensible aux thèmes économiques du  «trop d&#8217;Etat» mais également beaucoup plus sensibles aux valeurs de  l&#8217;universalisme que l&#8217;électorat de l&#8217;extrême droite.</p>
<p><strong>En conclusion, quelles vont être, selon vous, les principales  conséquences politiques de cette défaite, en particulier sur le rythme  des réformes, sur la façon de communiquer ou les stratégies d&#8217;alliances?</strong></p>
<p>Ces régionales auront d&#8217;importantes conséquences, au-delà du  mini-remaniement: les stratégies des acteurs vont évoluer tant à gauche  qu&#8217;à droite. Sans aucun doute, on peut s&#8217;attendre à des conséquences sur  le rythme et le style de l&#8217;action du président de la République.  Premier exemple, <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/2967/pourquoi-nicolas-sarkozy-retourne-sa-veste-verte/"><strong>la fin annoncée de la «taxe carbone»</strong></a>.</p>
<p><em>Propos recueillis par Olivier Vandelle</em></p>
<p><em>Photo: Cécile Duflot, Martine Aubry et Marie-George Buffet, le 18 mars 2010. REUTERS/Philippe Wojazer</em></p>
<p style="text-align: center;"><em><a href="http://www.delitsdopinion.com/" target="_blank"><span class="highslide"><img class="aligncenter size-full wp-image-1577" title="delit-dopinion" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/02/delits2.jpg" alt="delit-dopinion" width="490" height="204" /></span></a><br />
</em></p>
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		<title>Gauche: la fin de la surenchère sociale?</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/5483/gauche-la-fin-de-la-surenchere-sociale/</link>
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		<pubDate>Wed, 24 Mar 2010 06:35:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Legrand</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[Daniel Cohn-Bendit]]></category>
		<category><![CDATA[Europe Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Front de Gauche]]></category>
		<category><![CDATA[Martine Aubry]]></category>
		<category><![CDATA[PS]]></category>

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		<description><![CDATA[
La construction d’une gauche moderne se joue, à l’intérieur du PS, à l’intérieur d’Europe Ecologie et ça se joue dans le rapport de ces deux formations politiques.
Bon, à l’intérieur du PS, on l’a déjà décrit par le menu, il y a la question du leadership, Martine Aubry est renforcée par ce succès, Ségolène Royal a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/aubry-duflot480.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5615" title="FRANCE/" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/aubry-duflot480.jpg" alt="" width="480" height="319" /></a></h2>
<h2><em>La construction d’une gauche moderne se joue, à l’intérieur du PS, à l’intérieur d’Europe Ecologie et ça se joue dans le rapport de ces deux formations politiques.</em></h2>
<p>Bon, à l’intérieur du PS, on l’a déjà décrit par le menu, il y a la question du leadership, Martine Aubry est renforcée par ce succès, Ségolène Royal a réussi un très beau score dans sa région. On connaît l’équation, le projet des primaires. Ce peut être très simple ou très conflictuel, on verra, ce n’est pas, a priori, ce qu’il y a de plus exaltant dans la vie politique de la gauche de ces prochains mois.</p>
<p>En revanche, du côté des écologistes, il va se passer des choses, sans doute plus explosives, destructrices ou créatrices. Daniel Cohn-Bendit a lancé son <strong><a href="http://www.mediapart.fr/club/blog/patrice-louis/220308/22-mars-1968-l-enregistrement" target="_blank">nouvel</a></strong> <strong><a href="http://www.liberation.fr/politiques/0101625905-inventons-ensemble-une-cooperative-politique" target="_blank">appel du 22 mars</a></strong> lundi matin dans Libération. C’est du Cohn-Bendit pur jus, à la fois enthousiasmant et nébuleux, visionnaire, ouvert et légèrement foutraque. «Dany le vert» veut pérenniser Europe-Ecologie, en faire une sorte de coopérative politique, donner à l’écologie politique une nouvelle organisation dont les contours sont encore assez flous mais qui ne devrait pas ressembler à un parti politique classique. Les verts, c&#8217;est-à-dire le parti politique classique, incarnerait l’enfance et l’immaturité de l’écologie politique qu’il faudrait dépasser. Pour l’instant, vous le voyez ce n’est pas limpide, mais cet appel et d’autres appels qui vont suivre dans les prochains jours –notamment des parlementaires écologistes– vont dans ce sens, avec, en toile de fond, l’idée de peser fortement dans les négociations à venir avec le Parti socialiste et incarner la modernité face à lui pour participer à l’élaboration d’une plateforme de gouvernement. Alors vous l’avez compris, cette idée suggère que les écologistes finissent, avant 2012, par s’allier avec les socialistes pour ne présenter qu’un candidat incarnant ce que Martine Aubry a appelé déjà la <strong><a href="http://elections.lavoixdunord.fr/Regionales/_2010/France/2010/03/18/article_martine-aubry-invente-la-gauche-solidair.shtml">«gauche solidaire».</a></strong></p>
<p>Ce qui nous amène à la question des <strong><a href="../../../../../article/4663/ps-europe-ecologie-alliances-presidentielle-2012/">rapports entre les écologistes et le PS</a>. </strong></p>
<p>Le poids des écologistes est parfait pour les socialistes: assez fort pour composer (avec les 6% du Front de Gauche) une opposition hyperpuissante, pas assez fort pour trop prétendre au sein de cette opposition. Et surtout, pour la première fois, le principal partenaire du Parti socialiste n’est pas plus à gauche que lui, pas moins non plus, ce n’est pas vraiment définissable, mais ce qui est sûr c’est que les écologistes, contrairement au PCF du vingtième siècle, ne pousseront pas le PS à une surenchère sociale, à un toujours plus. Les écologistes (et Europe Ecologie, plus que les verts) offrent au PS, en quelque sorte, une radicalité «pas chère». Les caisses sont vides, il faudra faire des choix dans les promesses pour 2012 et c’est plus facile de faire le tri sélectif (des promesses) avec des écologistes qu’avec une aile gauche puissante et revendicatrice. En revanche il y a le nucléaire et la définition de la croissance. Voilà des sujets de clivage, des sujets de fonds, potentiellement conflictuels, qui ne pourront pas se résoudre entre deux tours d’une élection présidentielle. Voilà pourquoi l’initiative de Daniel Cohn-Bendit, même si elle reste un peu évasive, est une bonne nouvelle pour le PS.</p>
<p><em>Thomas Legrand</em></p>
<p><em>Photo:Le 18 mars 2010 à Paris. REUTERS/Philippe Wojazer</em></p>
<p><strong><em>À LIRE ÉGALEMENT: <a href="../../../../../article/4663/ps-europe-ecologie-alliances-presidentielle-2012/">Jusqu’où le rose et le vert peuvent-ils s’accorder?</a></em></strong></p>
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		<title>Un remaniement à usage interne</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/5619/un-remaniement-a-usage-interne/</link>
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		<pubDate>Tue, 23 Mar 2010 14:10:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ariane Istrati</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[François Fillon]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Sarkozy]]></category>
		<category><![CDATA[remaniement]]></category>

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Nicolas Sarkozy et son secrétaire général Claude Guéant avaient prévenu: pas de remaniement de grande ampleur au lendemain des régionales. C’est dire s’ils ont respecté leurs plans. 
Ni la sévère claque face à la gauche, ni la remontée du Front national ne les ont convaincus de mettre en place une nouvelle stratégie. On prend les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/sarko-fillon-shake480.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5627" title="FRANCE/" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/sarko-fillon-shake480.jpg" alt="" width="480" height="320" /></a></h2>
<h2><em>Nicolas Sarkozy et son secrétaire général Claude Guéant avaient prévenu: pas de remaniement de grande ampleur au lendemain des régionales. C’est dire s’ils ont respecté leurs plans. </em></h2>
<p>Ni <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/5017/ce-quil-faut-retenir-du-second-tour/"><strong>la sévère claque face à la gauche</strong></a>, ni la remontée du Front national ne les ont convaincus de mettre en place une nouvelle stratégie. <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/5579/exit-darcos-et-hirsch-entree-de-baroin-et-tron/"><strong>On prend les mêmes et on recommence</strong></a>, pourrait être le nouveau slogan de l’équipe au pouvoir. Car qui peut croire que l’entrée de François Baroin, ancien ministre des DOM-TOM sous Chirac en remplacement d’Eric Woerth au Budget changera quoi que ce soit à la politique gouvernementale? Ce mini-remaniement n’a qu’un seul but: tenter de calmer le feu qui couve au sein de la majorité. Les villepinistes menacent de <a href="http://fr.news.yahoo.com/4/20100322/tts-france-villepin-parti-ca02f96.html" target="_blank"><strong>créer un parti</strong></a> en vue de 2012?</p>
<p>Et voilà qu’un des leurs, Georges Tron, entre au gouvernement au poste de secrétaire d’Etat en charge de la fonction publique. Les centristes à l’instar de Pierre Méhaignerie plaident pour <a href="http://www.leparisien.fr/economie/bouclier-fiscal-mehaignerie-revient-a-la-charge-17-03-2009-446000.php" target="_blank"><strong>une remise en cause du bouclier fiscal</strong></a> et pour une plus grande solidarité dans la crise? Marc-Philippe Daubresse, centriste du Nord et proche de Jean-Louis Borloo, est nommé ministre de la Jeunesse et des solidarités actives. Enfin les chiraquiens regroupés autour de François Baroin critiquent la plupart des réformes du gouvernement et Nicolas Sarkozy tente d’étouffer la grogne en neutralisant le jeune Baroin au Budget. A noter d’ailleurs que Georges Tron et François Baroin juraient encore il y a quelques jours que jamais, au grand jamais, ils ne se laisseraient «acheter» par le pouvoir sarkozyste.</p>
<p>Mais un fauteuil au gouvernement fût-ce un strapontin, se refuse rarement. Au delà de l’anecdote, on peut douter que l’arrivée de ces trois personnes influe en quoi que ce soit sur la politique menée. Que peut faire, par exemple, un Baroin coincé au Budget pour imposer que soit stoppé le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux qu’il appelait de ses vœux? Eric Woerth, promu au Travail (et à la Solidarité et la Fonction Publique), fera-t-il différemment que Xavier Darcos en matière de retraites? On peut en douter.</p>
<h3>Divergences</h3>
<p>Les observateurs les plus attentifs auront noté le double emploi du mot «solidarité» dans les intitulés des postes attribués. Il ne s’agit guère d’un hasard. L’Elysée sait bien que la désaffection à son encontre est liée à sa gestion de la crise économique. De nombreux Français se sentent abandonnés par l’équipe en place et l’ont sanctionnée pour avoir donné l’impression de défendre les seuls plus riches. Le chef de l’Etat veut donc leur envoyer un signal: c’est avec plus de «solidarité» qu’il entend continuer à traiter la crise.</p>
<p>Mais il serait illusoire de sa part de penser que l’usage de ce seul mot pourrait suffire à rassurer les électeurs sur ses intentions. Sur les autres inquiétudes exprimées par son électorat à l’occasion des régionales, il n’apporte pas plus de réponses. Ainsi, l’ouverture tant décriée à droite, est maintenue: Bernard Kouchner et Fadela Amara conservent leurs postes quand le plus apprécié par la droite, Martin Hirsch, prend la porte. A la décharge de Nicolas Sarkozy, il semblerait que c’est ce dernier qui ait décidé de quitter un navire qui prend l’eau de toute part. (Martin Hirsch <a href="http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/03/23/martin-hirsch-il-y-avait-un-climat-dans-lequel-je-ne-me-sentais-pas-a-l-aise_1323042_823448.html" target="_blank"><strong>explique</strong></a> dans une interview au Monde qu&#8217;<em>«il y avait un climat [celui du débat sur l'identité nationale] dans lequel [il] ne se sentai[t] pas à l&#8217;aise»</em>.)</p>
<p>Ce petit changement d’équipe ne servira donc probablement à rien. Seul un changement de politique pourrait calmer la colère au sein de la droite et le chef de l’Etat ne semble pas s’y résoudre. D’autant plus qu’au sein de l’UMP les avis divergent sur les remèdes à apporter. Entre les partisans d’une accélération des réformes et ceux qui réclament une «pause» à cor et à cris, il y a un monde. Et Nicolas Sarkozy ne veut visiblement pas trancher. Le remaniement, à usage uniquement interne, n’est lisible que pour les docteurs ès UMP, spécialistes des équilibres entre les différentes sensibilités qui composent le parti. Pour l’immense majorité des autres, il n’a aucun sens. Si ce n’est leur confirmer que le Président n’a pas voulu tirer les leçons du scrutin.</p>
<p><em>Ariane Istrati</em></p>
<p><em>Photo: Le 22 mars 2010. REUTERS/Philippe Wojazer</em></p>
<p><em><strong>À LIRE ÉGALEMENT: <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/5365/le-casse-tete-par-jean-marie-colombani/">Le casse-tête</a>, par Jean-Marie Colombani, <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/5017/ce-quil-faut-retenir-du-second-tour/">Ce qu&#8217;il  faut retenir du second tour</a></strong></em></p>
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		<title>Pourquoi Nicolas Sarkozy retourne sa veste verte (MàJ)</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Mar 2010 13:30:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ariane Istrati</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
		<category><![CDATA[grenelle de l'environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Sarkozy]]></category>
		<category><![CDATA[salon de l'agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[taxe carbone]]></category>

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		<description><![CDATA[Mise à jour 23 mars 2010: Le Premier ministre aurait annoncé aux députés UMP lors d&#8217;une réunion du groupe à huis clos ce mardi 23 mars l&#8217;abandon de la taxe carbone. François Fillon aurait expliqué qu&#8217;elle devait se faire au niveau européen pour «ne pas plomber la compétitivité» des entreprises françaises, selon plusieurs participants à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/ariculture4801.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2971" title="FRANCE/" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/ariculture4801.jpg" alt="" width="480" height="270" /></a><em><strong>Mise à jour 23 mars 2010:</strong> Le Premier ministre aurait annoncé aux députés UMP lors d&#8217;<a href="http://www.slate.fr/story/19027/les-doleances-des-deputes-ump"><strong>une réunion du groupe à huis clos</strong></a> ce mardi 23 mars l&#8217;abandon de la taxe carbone. François Fillon aurait <a href="http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hTJLSOIB9kb73mThSmTPM0Lpt17g" target="_blank"><strong>expliqué</strong></a> qu&#8217;elle devait se faire au niveau européen pour «ne pas plomber la compétitivité» des entreprises françaises, selon plusieurs participants à la réunion. En cela, il reprend le raisonnement déjà exposé par Nicolas Sarkozy. </em></p>
<p><em>Nous republions l&#8217;article sur Nicolas Sarkozy et l&#8217;engagement écolo paru le 12 mars. </em></p>
<p style="text-align: center;"><strong>***</strong></p>
<p>La phrase est sortie toute seule: les questions d’environnement, <strong><em><a href="http://www.france-info.com/france-politique-2010-03-06-sarkozy-annonce-des-mesures-de-soutien-a-l-agriculture-413962-9-10.html">«ça commence à bien faire!»</a></em></strong>. Nicolas Sarkozy a fait cette sortie le 6 mars, lors d’une table ronde avec les syndicats agricoles au cours de sa visite au salon de l’agriculture. Comme quelqu’un qui en a gros sur la patate, qui se demande si tous ces efforts faits en faveur de la planète ne finissent pas à lui coûter cher politiquement parlant.</p>
<p>Ces quelques mots ont mis le feu à la mouvance écolo: le chef de l’Etat allait-il remettre en cause les mesures du Grenelle de l’Environnement dans le domaine de l’agriculture? A-t-il voulu, par cette saillie, faire un clin d’œil sans conséquences à une profession exaspérée par les normes de plus en plus contraignantes auxquelles elle a affaire? Le ministre de l’Environnement, Jean-Louis Borloo, s’est chargé, dès le lendemain, de faire retomber la polémique <strong><a href="http://fr.news.yahoo.com/3/20100307/tpl-agriculture-environnement-sarkozy-bo-cfb2994.html">en jurant</a></strong>:</p>
<blockquote><p>«Nicolas Sarkozy ne nous a jamais lâché sur aucun sujet. C’est même toujours lui qui nous a poussé à aller plus loin. (…) Je n’ai absolument aucun doute. Il n’y a pas un chef de l’Etat qui a depuis deux ans et demi mené une politique de soutien à ce ministère aussi importante.»</p></blockquote>
<p>Pas faux, mais peut-être plus pour longtemps. Converti très tardivement à l’écologie (pendant la campagne présidentielle et sous la pression de Nicolas Hulot), le président de la République a multiplié les chantiers: Grenelle 1 et 2, engagement en faveur de l’interdiction du thon rouge, investissement personnel important pour faire aboutir le processus de Copenhague avec l’échec que l’on connaît.</p>
<p>Et tout ça pour quoi? Il n’a pas ménagé sa peine et ne se trouve guère récompensé aujourd’hui. Un des premiers à l’avoir alerté fut le ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, qui l’a mis en garde contre un risque réel et dangereux de se mettre à dos les agriculteurs et les pêcheurs, des professions traditionnellement acquises à la droite et qui s’estiment sacrifiées en raison des nouvelles considérations écologiques. Bruno Le Maire a obtenu de l’Elysée la mise en place d’un groupe de travail sur une nouvelle méthode d’analyse des mesures environnementales en agriculture. Un arbitrage en faveur du ministre de l’Agriculture et pris contre le ministre d’Etat Jean-Louis Borloo.</p>
<p>Dimanche, ce dernier a d’ailleurs dû concéder que <em>«dans ce secteur d’activité qui est en crise, qui est en difficulté, il n’est pas interdit de regarder tel ou tel problème particulier»</em>. En clair: s’autoriser à s’asseoir sur certains engagements environnementaux pour calmer la colère du monde paysan. Dernière déclaration en date, <strong><a href="http://www.slate.fr/cat-2125">la taxe carbone</a></strong>. Cela avait été un de ses projets-phare, <strong><a href="http://www.slate.fr/story/15109/taxe-carbone-methode-sarkozy-censuree">retoqué</a></strong> en fin d&#8217;année par le Conseil constitutionnel. Dans une <strong><a href="http://www.lefigaro.fr/politique/2010/03/11/01002-20100311ARTFIG00638-sarkozy-pas-de-remaniement-avant-la-reforme-des-retraites-.php" target="_blank">interview</a></strong> au Figaro Magazine, le président assure que celle-ci verra bien le jour, mais après une concertation nationale et européenne. Ce qui risque fort de repousser de facto sa mise en oeuvre.</p>
<p>Quand il estime que «ça commence à bien faire», Nicolas Sarkozy dit tout haut ce que beaucoup à droite pensent tout bas. Les députés des circonscriptions rurales se font le relais de la colère agricole. Mais surtout, beaucoup constatent, dans les cercles proches du pouvoir, que l’environnement <em>«ne rapporte rien à la droite»</em>, selon les mots d’un dirigeant UMP. Vouloir sauver la planète, c’est bien gentil mais encore faut-il que ça ramène les voix, jugent certains dans la majorité. Or, la conversion de Nicolas Sarkozy ne lui a apporté aucun bénéfice. Les élections européennes ont vu s’envoler les listes d’Europe Ecologie clairement arrimées au camp de la gauche. Une tendance qui devrait (dans une moindre mesure, certes) se confirmer lors des régionales.</p>
<p>Nicolas Sarkozy aime gagner. Et si son tournant écolo ne paie pas, il pourrait bien s’exonérer de certaines de ses promesses. Sans aucun état d’âme.</p>
<p><em>Ariane Istrati</em></p>
<p><em>Photo: le 6mars 2010. Au salon de l’Agriculture. REUTERS/Remy de la Mauviniere/Pool</em></p>
<p><em><strong>À LIRE ÉGALEMENT: <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/2381/que-represente-le-vote-ecolo/">Que représente le vote écolo?</a></strong><br />
</em></p>
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		<title>PS: une victoire sonnante et trébuchante</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/5569/ps-une-victoire-sonnante-et-trebuchante/</link>
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		<pubDate>Tue, 23 Mar 2010 08:32:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ariane Istrati</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>

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		<description><![CDATA[
Quelle est savoureuse cette victoire pour le Parti socialiste! Pas seulement parce qu’elle donne la gauche largement majoritaire dans le pays, pas seulement parce qu’elle ouvre des perspectives alléchantes pour la présidentielle de 2012 mais également pour une raison plus prosaïque: elle lui permet de garder un train de vie tout à fait confortable.
Selon un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/psargent.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5575" title="FRANCE-POLITICS" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/psargent.jpg" alt="" width="480" height="319" /></a></p>
<p>Quelle est savoureuse cette victoire pour le Parti socialiste! Pas seulement parce qu’elle donne la gauche largement majoritaire dans le pays, pas seulement parce qu’elle ouvre des perspectives alléchantes pour la présidentielle de 2012 mais également pour une raison plus prosaïque: elle lui permet de garder un train de vie tout à fait confortable.</p>
<p>Selon un député PS, 800 socialistes vivent en partie des subsides des régions. Les <a href="http://www.parti-socialiste.fr/le-ps/le-ps-comment-ca-marche/la-federation">secrétaires fédéraux</a> de la France entière et les cadres du parti sont tous élus dans les conseils régionaux. Ils bénéficient à ce titre <strong><a href="http://www.dgcl.interieur.gouv.fr/sections/les_collectivites_te/vie_democratique_loc/elus_locaux/statut_de_l_elu/circulaire_du_9_octo3687/downloadFile/file/circulaire_du_9.10.2008.pdf?nocache=1225797154.61" target="_blank">des indemnités prévues par la loi</a></strong>. Rien de bien mirobolant, entre 1.500 euros et 2.600 euros selon la taille de l’Assemblée mais de belles sommes tout de même pour ces élus qui, pour la plupart, exercent une profession par ailleurs. Le plus doté d’entre eux, le président du Conseil régional perçoit 5.354 euros et un vice-président entre 2.000 et 3.600 selon les régions.</p>
<p>Les membres des commissions permanentes ont droit à un petit bonus. Pendant <span style="text-decoration: line-through;">six</span> quatre ans, la majorité de l’encadrement du PS est donc assurée de recevoir une manne de l’institution régionale ainsi que de nombreux autres avantages: chauffeurs pour les plus hauts gradés, services de secrétariats…etc. «Cela permet incontestablement de faire tourner le parti», note le même député qui explique ainsi que «lors des élections régionales les socialistes sont toujours très unis car l’enjeu est d’importance pour eux».</p>
<p>Il ne s’agit évidemment pas de dénoncer un quelconque scandale, les élus Français ne sont pas particulièrement bien payés au regard du travail qu’ils accomplissent, mais de noter un fait. Les émoluments de ces élus permettent de tenir des permanences, d’organiser des réunions publiques ou des tractages, bref de maintenir opérationnel le Parti socialiste. Une nécessité pour un parti de gouvernement qui prétend concourir pour l’Elysée. Etant dans l’opposition, le PS perçoit en effet beaucoup moins d’argent public que son adversaire l’UMP (12 millions d’euros contre 34 millions).</p>
<p>Pour garder une activité dans tous les cantons, il doit compter sur la générosité de ses membres. Car le PS fonctionne selon une règle très peu appliquée à droite: ses élus reversent une partie de leurs indemnités à leur parti. Les contributions des élus socialistes représentent ainsi plus de 22% des recettes totales du PS alors que celles des UMP ne représentent que 3%.</p>
<p><em><strong>Ariane Istrati</strong></em></p>
<p><em>Photo: Meeting de Jean-Paul Huchon, le 11 mars 2010, à Paris. REUTERS/Jacky Naegelen</em></p>
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		<title>Exit Darcos et Hirsch, entrée de Baroin et Tron</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/5579/exit-darcos-et-hirsch-entree-de-baroin-et-tron/</link>
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		<pubDate>Mon, 22 Mar 2010 18:41:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Johan Hufnagel</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>

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		<description><![CDATA[Au lendemain de la sévère défaite de la majorité présidentielle aux élections régionales, François Fillon a très légèrement modifié la composition de son gouvernement. Après une journée de discussions — et de rumeurs, c’est par communiqué que la présidence a annoncé des changements. Comme Claude Guéant l’avait dit dans La Croix samedi, le remaniement —le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/fillon4801.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5581" title="FRANCE-VOTE/" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/fillon4801.jpg" alt="" width="480" height="319" /></a>Au lendemain de <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/5017/ce-quil-faut-retenir-du-second-tour/"><strong>la sévère défaite de la majorité présidentielle</strong></a> aux élections régionales, François Fillon a très légèrement modifié la composition de son gouvernement. Après une journée de discussions — et de rumeurs, c’est par communiqué que la présidence a annoncé des changements. Comme Claude Guéant l’avait dit dans La Croix samedi, le remaniement —<strong><a href="http://www.lefigaro.fr/politique/2009/06/24/01002-20090624ARTFIG00593-remaniement-fillon-iii-iv-ou-v-.php" target="_blank">le 4, 5e ou 6e du Premier ministre</a></strong>— est sinon «technique» du moins limité. Les changements tiennent en six lignes:</p>
<p><strong>- Deux départs</strong></p>
<p><a href="http://regionales2010.slate.fr/article/3305/les-resultats-en-aquitaine/"><strong>Xavier Darcos</strong></a>, ministre du Travail, qui devait piloter la réforme des retraites, fait les frais de sa lourde défaite aux régionales en Aquitaine.</p>
<p>Martin Hirsch, haut commissaire aux solidarités actives et personnalité emblématique d’ouverture, quitte aussi le gouvernement pour prendre le poste de président de l&#8217;Agence du service civique. Selon Reuters, c&#8217;est lui qui aurait demandé à quitter son poste.</p>
<p><strong>- Trois arrivées</strong></p>
<p>François Baroin, chiraquien pur jus, faisait partie de ceux qui ont tapé le plus fort sur l’ouverture (<em>«Il faut arrêter cette politique d&#8217;ouverture. Les gens n&#8217;ont pas voté Sarkozy pour avoir des gens de gauche à tous les postes»</em>, le 18 mars 2010.) Il devient ministre du Budget et de la Réforme.</p>
<p>Georges Tron, symbole de l’ouverture aux villepinistes, devient secrétaire d&#8217;Etat à la Fonction publique&#8230;</p>
<p>Le député UMP du Nord Marc-Philippe Daubresse est lui nommé ministre de la Jeunesse et des solidarités actives, à la place de Hirsch, donc.</p>
<p><strong>- Un transfert</strong></p>
<p>Celui d’Eric Woerth, qui passe du Budget au Travail et à la Fonction publique.</p>
<p>Le départ des autres ministres d&#8217;ouverture, comme <strong><a href="http://www.mediapart.fr/journal/france/190310/l-elysee-affolement-et-scenarios-de-remaniement" target="_blank">Eric Besson ou Fadela Amara, Mitterrand et Kouchner</a></strong>, ne s&#8217;est pas fait. Pour Reuters, <strong><a href="http://fr.news.yahoo.com/4/20100322/tts-france-gouvernement-remaniement-ca02f96.html" target="_blank">Nicolas Sarkozy et François Fillon n&#8217;étaient pas d&#8217;accord sur l&#8217;ampleur à donner à ce remaniement</a></strong>. Le Premier ministre souhaitait davantage de mouvement, le chef de l&#8217;Etat préférait le limiter pour ne pas «grille une cartouche».</p>
<p><em>JH</em></p>
<p><em>Photo: A l&#8217;Elysée, le 22 mars 2010. REUTERS/Philippe Wojazer</em></p>
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		<title>Portrait-robot du président de région</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/5455/portrait-robot-du-president-de-region/</link>
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		<pubDate>Mon, 22 Mar 2010 16:48:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gregoire Fleurot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Personnalités]]></category>
		<category><![CDATA[présidents]]></category>
		<category><![CDATA[représentativité]]></category>
		<category><![CDATA[résultats]]></category>
		<category><![CDATA[second tour]]></category>
		<category><![CDATA[statistiques]]></category>

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		<description><![CDATA[
Les élections régionales ont livré leur verdict, on connaît désormais les noms de ceux qui devraient diriger les 22 régions de France métropolitaine. A quoi ressemble le portrait robot de ces élus?
Avant de commencer, notons que 20 des 22 présidents de région ont été réélus dimanche 21 mars, et que par conséquent le portrait robot [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/vauzelle480.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-5533" title="vauzelle480" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/vauzelle480.jpg" alt="" width="480" height="270" /></a></p>
<p>Les élections régionales ont livré leur verdict, on connaît désormais les noms de ceux qui devraient diriger les 22 régions de France métropolitaine. A quoi ressemble le portrait robot de ces élus?</p>
<p>Avant de commencer, notons que 20 des 22 présidents de région ont été réélus dimanche 21 mars, et que par conséquent le portrait robot du président de 2010 n’est pas très éloigné de celui de 2004, date du dernier scrutin, même si quatre ont changé en cours de mandat entre 2004 et 2010 (pour cause de décès ou autres). Autre précision, Paul Giacobbi, chef de liste de l’union de gauche qui s’est imposée en Corse, <strong><a href="http://www.lefigaro.fr/politique/2010/03/22/01002-20100322ARTFIG00487-corse-l-ile-a-vote-a-gauche-.php" target="_blank">ne dispose pas d’une majorité absolue et devra attendre l’élection du président du conseil</a></strong> jeudi 25 mars pour être assuré de sa victoire.</p>
<h3>Le président de région est (très) vieux</h3>
<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/age.jpg"><img class="size-medium wp-image-5465 alignleft" title="age" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/age-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a>Le président de région a en moyenne 62,8 ans, soit bien au dessus de la <strong><a href="http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&amp;ref_id=NATnon02147" target="_blank">moyenne d’âge des Français qui est de 40 ans</a>, <span style="font-weight: normal;">voire des </span><a href="http://www.linternaute.com/actualite/politique/assemblee-nationale/portrait-robot-nouvelle-assemblee/2-age-moyen-deputes.shtml" target="_blank">députés</a> </strong>(55 ans). Pour être gentils, on dira que cet écart s’explique par le fait qu’il <strong><a href="http://www.elections-president.fr/regionales-2010/candidat-regionales/" target="_blank">faut avoir 18 ans pour être candidat à ce poste</a></strong>. François Bonneau (Centre) est le plus jeune président de région (56 ans), talonné de quelques jours pas Ségolène Royal (56 ans également). Le doyen des 22 élus est Martin Malvy (Midi-Pyrénées) du haut de ses 75 ans.</p>
<h3>Le président de région est un homme</h3>
<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/sexe2.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5491" title="sexe" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/sexe2-300x232.jpg" alt="" width="300" height="232" /></a>Les listes ont peut-être été mises au point dans le souci d’une plus grande diversité, cela ne se retrouve pas chez les têtes de listes gagnants: on compte seulement deux femmes parmi nos 22 présidents de région, Ségolène Royal et Marie-Guite Dufay (Franche-Comté), soit seulement 9%. La représentation des femmes à la tête des régions est encore pire que celle du Sénat, qui n’est pourtant pas un exemple de représentativité avec <strong><a href="http://www.senat.fr/senateurs/elections/2008/senatoriales2008/d/liste_des_femmes_senateurs_composition_par_sexe_senat.pdf" target="_blank">21,9% de femmes</a></strong>, et qu’à l’Assemblée nationale avec 18,5%.</p>
<h3>Le président de région a fait beaucoup d’études, il est professeur ou avocat</h3>
<p>Sept de nos présidents ont fait Sciences-Po, tous à Paris sauf Jean-Jack Queyranne, qui est resté fidèle à sa région et a fait l’IEP de Lyon. Parmi eux, deux seulement ont continué la voie royale de la haute administration française en passant par l’ENA, Ségolène Royal et Jean-Paul Huchon. Neuf présidents ont travaillé dans l’éducation, que ce soit en tant qu’instituteur, professeur, principal de collège ou encore conseiller d’orientation. Comme souvent dans chez les élus, beaucoup ont étudié le droit ou ont pratiqué le métier d’avocat. Heureusement, François Patriat (Bourgogne) offre un peu d’originalité avec sa <strong><a href="http://www.senat.fr/senfic/patriat_francois08061x.html" target="_blank">formation de vétérinaire.</a></strong> Mauvais élève de la classe, Claude Gewerc (Picardie) n&#8217;a «que» <strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Gewerc#cite_note-lexpress-0" target="_blank">le bac et une première année d&#8217;étude supérieure en publicité.</a><a href="http://www.senat.fr/senfic/patriat_francois08061x.html" target="_blank"><br />
</a></strong></p>
<h3>Le président de région entame son deuxième mandat</h3>
<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/anciennete.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5479" title="anciennete" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/anciennete-300x194.jpg" alt="" width="300" height="194" /></a>Comme nous l’évoquions en introduction, la très grande majorité des présidents sont réélus. En moyenne, ils sont en poste depuis 6,4 ans. Le président de région type a été élu pour la première fois lors des dernières régionales en 2004 , et va donc entamer son deuxième mandat (ils sont dix dans ce ca là).</p>
<h3>Le président de région n’est pas né dans la région qu’il représente</h3>
<p>Seulement 8 présidents sont nés dans la région qu’ils représentent. La palme de l’éloignement revient à Ségolène Royal, née à Dakar. Claude Gewerc (Picardie) est l&#8217;autre président à être né à l&#8217;étranger: <strong><a href="http://www.lexpress.fr/actualite/politique/claude-gewerc_490137.html" target="_blank">il est né dans un camp de transit à Bergen-Belsen</a></strong>, en Allemagne, au sortir de la guerre. Si la région qui a vu naître le plus de présidents est sans surprise l’Ile-de-France, centralisation oblige, avec quatre représentants, le Centre est un vivier plus improbable avec trois natifs. <strong><a href="http://www.google.fr/url?sa=t&amp;source=web&amp;ct=res&amp;cd=6&amp;ved=0CCQQFjAF&amp;url=http%3A%2F%2Ffr.wikipedia.org%2Fwiki%2FR%25C3%25A9gion_Centre&amp;rct=j&amp;q=region+centre&amp;ei=F3SnS4b4NqD20wSe_aHNAQ&amp;usg=AFQjCNF59WfvKWVN_txadhoOvghPEsg6QQ&amp;sig2=cnIC7BgHGI0BGftQK6lfQw" target="_blank">Comme le dit le slogan de la région</a></strong>, «Dans le Centre, c’est vous le centre».</p>
<h3>Le président de région est blanc</h3>
<p>Cette catégorie est illégale, les statistiques ethniques étant interdites en France. Pourtant, pas besoin de graphique ici: on ne retrouve aucun représentant des minorités «visibles» à la tête des 22 régions françaises. Le candidat noir du MoDem en Ile-de-France Alain Dolium, qui n’a recueilli que 3,98% des votes au premier tour, <strong><a href="../../../../../article/4205/grosse-colere-dalain-dolium-sil-a-fait-4-cest-de-la-faute-des-medias/" target="_blank">avait mis son échec sur le compte des médias</a></strong>, leur reprochant notamment de l’avoir enfermé dans les habits d’un «Obama français». Médias, partis, électeurs&#8230; qui est coupable? Quoiqu’il en soit, le constat est là: la France n’est toujours pas prête à confier une région métropolitaine à une «personne de couleur». Pour le président de la République, on repassera.</p>
<p><em>Grégoire Fleurot</em></p>
<p><em>Image de Une: Michel Vauzelle après sa victoire en PACA, 21 mars 2010, REUTERS/Jean-Paul Pelissier</em></p>
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		<title>Séisme à la Défense: les Hauts-de-Seine passent à gauche</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Mar 2010 16:26:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme Lefilliâtre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ile de France]]></category>
		<category><![CDATA[epad]]></category>
		<category><![CDATA[Hauts-de-Seine]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Sarkozy]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Paul Huchon]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Sarkozy]]></category>
		<category><![CDATA[Patrick Devedjian]]></category>

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		<description><![CDATA[
Tout  fout le camp. S&#8217;il ne fallait retenir qu&#8217;une seule preuve de la raclée  prise par l&#8217;UMP dimanche, ce serait la conversion électorale du 92. Le  fief historique de la droite (et de Nicolas Sarkozy) a voté à gauche.
Il  s&#8217;en est fallu de peu, mais le résultat est là. Jean-Paul Huchon [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/defense480.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5551" title="la-defense" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/defense480.jpg" alt="la-defense" width="480" height="360" /></a></h2>
<h2><em>Tout  fout le camp. S&#8217;il ne fallait retenir qu&#8217;une seule preuve de la raclée  prise par l&#8217;UMP dimanche, ce serait la conversion électorale du 92. Le  fief historique de la droite (et de Nicolas Sarkozy) a voté à gauche.</em></h2>
<p>Il  s&#8217;en est fallu de peu, mais le <strong><a title="résultat" href="http://elections.interieur.gouv.fr/011/092/092.html">résultat</a></strong> est là. Jean-Paul Huchon (PS-EE-FG)  recueille 51,06% des suffrages, contre 48,94% pour Valérie Pécresse  (UMP-NC) dans le département des Hauts-de-Seine. 9.244 voix d&#8217;avance,  qui font tache au pays des Balkany, Santini, Devedjian, Lefebvre,  Karoutchi, Pasqua, Sarkozy fils&#8230; et Sarkozy père, qui en a été un élu  de 1977 à 2007. C&#8217;est un peu comme si le PS se faisait devancer en  Seine-Saint-Denis par l&#8217;UMP. Un truc inimaginable. La dernière fois que  les Hauts-de-Seine s&#8217;étaient couvertes de rose, c&#8217;était en <strong><a title="1981" href="http://cdsp.sciences-po.fr/AE.php">1981</a></strong>:  51% des Alto-Séquanais avaient alors préféré Mitterrand à Giscard pour  offrir la France à la gauche. Un signe précurseur de 2012?</p>
<p>Gonflé,  le président du conseil général, Patrick Devedjian, <strong><a title="ça n'étonne pas" href="http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/la-gauche-a-gagne-son-pari-22-03-2010-858077.php">a cherché à minimiser</a></strong> la  défaite: <em>«Le résultat n’est pas surprenant si l’on se souvient qu’en  2004, nous étions minoritaires avec 47, 88% contre 7,56% pour le FN et  44,96% pour Jean-Paul Huchon.»</em> Soit le ministre de la Relance n&#8217;est  pas très rigoureux lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de calcul mental (et c&#8217;est  inquiétant vu ses fonctions gouvernementales), soit il est politiquement  de très mauvaise foi. On penche pour la seconde option. Certes, d&#8217;un  point de vue strictement logique, l&#8217;UMP était minoritaire en 2004 parce  qu&#8217;elle n&#8217;avait pas la majorité absolue. Mais le bon sens suppose de  reconnaître que la droite était quand même d&#8217;autant plus dominatrice par  rapport à la gauche que les électeurs FN sont généralement peu enclins à  voter pour le PS quand le Front national n&#8217;est pas qualifié au second  tour.</p>
<p>Ce que Patrick Devedjian cherche ainsi à masquer, c&#8217;est le  recul incontestable de la droite dans ce département qui lui semblait  définitivement acquis il y a encore peu de temps. Symbole de la déroute  de l&#8217;UMP, Antony, la ville dont le ministre de la Relance fut maire de  1983 à 2008: Jean-Paul Huchon y finit en tête avec <strong><a title="53,6%" href="http://www.leparisien.fr/resultats/elections-regionales-2010-antony-92160.php">53,6%</a></strong> des votes. Idem à  Issy-les-Moulineaux, l&#8217;imprenable cité d&#8217;André Santini (NC), tête de  liste départementale de la droite lors de ces régionales: le PS arrive  premier avec <strong><a title="52,5%" href="http://www.leparisien.fr/resultats/elections-regionales-2010-issy-les-moulineaux-92130.php">52,5%</a></strong> des suffrages. <strong><a title="Chaville" href="http://www.leparisien.fr/resultats/elections-regionales-2010-chaville-92370.php">Chaville</a></strong>, <strong><a title="Châtillon" href="http://www.leparisien.fr/resultats/elections-regionales-2010-chatillon-92320.php">Châtillon</a></strong> ou encore <strong><a title="Châtenay-Malabry" href="http://www.leparisien.fr/resultats/elections-regionales-2010-chatenay-malabry-92290.php">Châtenay-Malabry</a></strong>, autant de  villes dirigées par l&#8217;UMP, connaissent pareil retournement. La gauche  perce également dans les municipalités conduites par le Nouveau Centre, à  <strong><a title="Meudon" href="http://www.leparisien.fr/resultats/elections-regionales-2010-meudon-92190.php">Meudon</a></strong> ou <strong><a title="Bourg-la-Reine" href="http://www.leparisien.fr/resultats/elections-regionales-2010-bourg-la-reine-92340.php">Bourg-la-Reine</a></strong> par exemple, et  confirme ses places fortes: <strong><a title="Genneviliers" href="http://www.leparisien.fr/resultats/elections-regionales-2010-gennevilliers-92230.php">Genneviliers</a></strong>, <strong><a title="Clichy" href="http://www.leparisien.fr/resultats/elections-regionales-2010-clichy-92110.php">Clichy</a></strong>, <strong><a title="Nanterre" href="http://www.leparisien.fr/resultats/elections-regionales-2010-nanterre-92000.php">Nanterre</a></strong>, etc.</p>
<h3>Epad, retour de  manivelle</h3>
<p>A gauche, on voit dans le résultat de dimanche la dernière  tendance d&#8217;un mouvement de fond: le 92 bascule peu à peu à gauche, comme  l&#8217;a montré le changement de majorité municipale à Colombes et Asnières  en 2008. Pour <strong><a title="Philippe Kaltenbach" href="http://www.philippekaltenbach.com/2010/03/victoire-historique-de-la-gauche-dans-le-92.html">Philippe Kaltenbach</a></strong>,  maire de Clamart (passée en gauche en 2001) et candidat du PS dans le 92  au premier tour, <em>«ce résultat vient sanctionner le  clan UMP des Hauts-de-Seine. C’est le rejet de l’affairisme et des  pratiques népotiques dans notre département».</em> Pour  Kaltenbach, le coup de grâce à la droite alto-séquanaise a été donné par  Nicolas Sarkozy lui-même, quand il a voulu <strong><a title="offrir" href="http://www.lefigaro.fr/politique/2009/10/22/01002-20091022ARTFIG00674-jean-sarkozy-renonce-a-la-presidence-de-la-defense-.php">offrir</a></strong> la présidence de l&#8217;Epad à son  fils. Lors des <strong><a title="élections européennes" href="http://cdsp.sciences-po.fr/AE.php">élections européennes</a></strong>, en juin  dernier, la droite dominait encore le 92, en rassemblant 39% des  suffrages, contre 37% pour la gauche. Le rapport de force a donc changé  en quelques mois. Un intervalle marqué par<strong> <a title="l'affaire de l'Epad" href="http://www.slate.fr/story/12013/epad-la-victoire-du-prince-jean-la-defaite-de-la-cour">l&#8217;affaire de l&#8217;Epad</a></strong>.</p>
<p>Dans  les villes sur lesquelles s&#8217;érige le quartier de la Défense, on  constate que la droite est en recul. C&#8217;est le cas à Puteaux, où Valérie  Pécresse fait <strong><a title="51,2%" href="http://www.leparisien.fr/resultats/elections-regionales-2010-puteaux-92800.php">51,2%</a></strong> quand la droite, représentées aux  municipales de 2008 par Joëlle Ceccaldi-Raynaud (alors élue maire, et  présidente de l&#8217;Epad depuis que Jean Sarkozy a renoncé) et son père  Charles, obtenaient près de <strong><a title="61%" href="http://cdsp.sciences-po.fr/Vil_AfficheElec.php">61%</a></strong>. Une chute vertigineuse de 10 points, qui <strong><a title="réjouit" href="http://www.monputeaux.com/2010/03/second-tour-election-regionale.html">réjouit</a></strong> le trublion centriste de la  ville, Christophe Grébert. Même chose à Courbevoie: en 2008, les  candidats UMP et divers droite affichaient un résultat cumulé de <a title="59%" href="http://cdsp.sciences-po.fr/Vil_AfficheElec.php">59%</a>, et Jacques Kossowski était élu dès le premier tour.  Dimanche, la candidate UMP aux régionales n&#8217;a réuni que 54,1% des  suffrages dans la commune. La perte est cette fois de l&#8217;ordre de 5  points.</p>
<p>L&#8217;UMP conserve tout de même quelques bastions, qui lui  assurent une bonne tenue électorale dans le 92: Neuilly-sur-Seine  (83,3%), Boulogne-Billancourt (62%) et Levallois-Perret (60,2%). Sauf  que là encore, la <a title="baisse électorale" href="http://cdsp.sciences-po.fr/Vil_AfficheElec.php">b<strong>aisse électorale</strong></a> est frappante par  rapport à 2008: -2 points à Neuilly et Levallois, -11 points à  Boulogne.</p>
<p>Autant de mauvais résultats qui devraient faire bouger  un peu plus l&#8217;UMP des Hauts-de-Seine, déchiré depuis deux ans entre les  pro-Jean Sarkozy et les pro-Devedjian. A coup sûr, les premiers ne vont  pas hésiter à mettre cette chute électorale au passif du président du  conseil général. Mais les seconds vont répliquer en invoquant la  désastreuse affaire de l&#8217;Epad. On n&#8217;a pas fini de se planter des  couteaux dans le dos dans le 92.</p>
<p><em>Jérôme Lefilliâtre, rédacteur  en chef de <a title="Megalopolis" href="http://www.megalopolismag.com/">Megalopolis</a>.<br />
Le premier numéro de </em><em>Megalopolis  est en kiosque depuis le 15 février.</em><br />
<em>Photo: <a href="http://www.flickr.com/photos/laurenmanning/2730433109/" target="_blank">La Défense sunset</a>/laurenatclemson via FlickrCC <a href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/deed.fr" target="_blank">License by</a></em></p>
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		<title>L’Alsace, terre d’ancrage à droite</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Mar 2010 16:26:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pol Meyer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Alsace]]></category>
		<category><![CDATA[Colmar]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Bigot]]></category>
		<category><![CDATA[mulhouse]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Richert]]></category>
		<category><![CDATA[Strasbourg]]></category>

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La blague a fait le tour de Twitter :

L’Alsace est bien à droite, et n’entend pas changer d’alignement pour de futiles histoires comme un ras-le-bol du sarkozysme ou la défense des derniers grands hamsters. L’ancrage chrétien-démocrate de l’Alsace remonte quasiment jusqu’aux fonts baptismaux de cette région, aux grandes heures de l’humanisme rhénan, lorsque les villes alsaciennes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/richert480.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5537" title="Philippe Richert" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/richert480.jpg" alt="Philippe Richert" width="480" height="270" /></a></p>
<p>La blague a fait le tour de Twitter :</p>
<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/alsace.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5539" title="alsace" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/alsace.jpg" alt="alsace" width="480" height="256" /></a></p>
<p>L’Alsace est bien à droite, et n’entend pas changer d’alignement pour de futiles histoires comme un ras-le-bol du sarkozysme ou la défense des derniers grands hamsters. L’ancrage chrétien-démocrate de l’Alsace remonte quasiment jusqu’aux fonts baptismaux de cette région, aux grandes heures de l’humanisme rhénan, lorsque les villes alsaciennes étaient gérées par des conseils de corporations qui gouvernaient à base de compromis face aux poussées des couronnes impériales et françaises. En Alsace, on n’aime pas les révolutions et écarter l’éventualité d’un «10 mai 1981 alsacien» si un socialiste devait accéder à la tête de la région a probablement poussé plus d’un centriste alsacien vers les urnes dimanche.</p>
<p>Les sondages prédisaient Philippe Richert (UMP) et Jacques Bigot (PS) quasiment à égalité, le premier est arrivé dimanche soir avec sept points d’avance sur le second (46,16% contre 39,27%, et 14,57% pour le FN). Et pan sur la prédiction. C’est peu dire qu’en Alsace, les sondages annonçant une victoire de la gauche, ou des écologistes, avaient été reçus avec beaucoup de circonspection. Jacques Bigot a beau être un catholique bon teint, calé au centre-gauche depuis des décennies, il n’a pas réussi à mobiliser au-delà de l’électorat progressiste existant, il n’a convaincu qu’à la marge ces électeurs centristes exaspérés par le centralisme et les feux follets de la politique de Nicolas Sarkozy.</p>
<p>Néanmoins, la gauche progresse. Dans les villes, les scores de Jacques Bigot sont éloquents. <strong><a href="http://elections.dna.fr/regionales_2010/2eme-tour/communes/commune-418830.php" target="_blank">A Strasbourg</a></strong>, où se trouve la seule circonscription alsacienne capable de trouver suffisamment d’électeurs de gauche pour envoyer à Paris un député socialiste, Jacques Bigot est en tête avec 54,23% des voix (contre 37,91% pour l’UMP). Un résultat qui rassure le président de la Communauté urbaine qu’il est et Roland Ries, le maire PS de Strasbourg, car la capitale alsacienne n’est pas, et de loin, un bastion de la gauche. A <strong><a href="http://elections.dna.fr/regionales_2010/2eme-tour/communes/commune-430892.php" target="_blank">Mulhouse, les résultats</a></strong> sont encore plus cinglants contre l’UMP et son allié local, Jean-Marie Bockel: 44,15% contre 38,8%. Le maire de Mulhouse, qui a réussi à conserver sa mairie de justesse en 2008 malgré son ralliement à l’UMP avec son groupuscule Gauche Moderne, a entendu le message et devra trouver une autre stratégie pour rester maire en 2014. Mais le <strong><a href="http://elections.dna.fr/regionales_2010/2eme-tour/communes/commune-428792.php" target="_blank">résultat le plus étonnant est sans doute celui de Colmar</a></strong> où Jacques Bigot obtient 42,41%, soit une centaine de voix de moins que Philippe Richert dans une ville qui n’est pas précisément un foyer de gauchistes. En 2008, les trois listes arrivées en tête des élections municipales à Colmar étaient de droite et au deuxième tour, les colmariens avaient dû choisir entre deux listes de droite&#8230;</p>
<p>Du coup, les hommes politiques alsaciens ont parlé dimanche soir d’un clivage croissant entre deux Alsace, l’une urbaine et progressiste et l’autre, rurale et conservatrice. Peut-être cette sociologie électorale existe, mais ce serait une erreur d’oublier le poids des traditions ou celui des enjeux actuels: les communes rurales du Kochersberg ont voté massivement pour Jacques Bigot, par opposition à la construction d’une autoroute de contournement de Strasbourg qui passerait par leurs champs.</p>
<p><em>Pol Meyer, à Strasbourg</em></p>
<p><em>Photo: Philippe Richert, le 18 mars 2010. REUTERS/Vincent Kessler</em></p>
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		<title>L&#8217;UMP joue au perroquet</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Mar 2010 14:30:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Glad</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vidéos]]></category>

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		<description><![CDATA[Les soirées d&#8217;élection sont toujours cruelles pour les perdants. Dimanche 21 mars, les pontes de l&#8217;UMP ont tous récité la même leçon — les fameux «éléments de langage» — comme le remarque LePost.fr dans un montage malicieux.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les soirées d&#8217;élection sont toujours cruelles pour les perdants. Dimanche 21 mars, les pontes de l&#8217;UMP ont tous récité la même leçon — les fameux «éléments de langage» — comme <a href="http://tv.lepost.fr/2010/03/22/1999270_discours-de-l-ump-aux-regionales-il-n-y-aurait-pas-de-l-echo.html" target="_blank"><strong>le remarque LePost.fr</strong></a> dans un montage malicieux.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>A gauche, le casting prime sur le scénario</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/5433/a-gauche-le-casting-prime-sur-le-scenario/</link>
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		<pubDate>Mon, 22 Mar 2010 13:24:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David Carzon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Personnalités]]></category>

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		<description><![CDATA[
Dans un précédent article sur la résurgence d’une nouvelle forme de gauche plurielle, un lecteur, mos0132, s’étonnait de lire des «articles sur des politiciens sans parler de leur programme». Remarque pertinente, mais ce n’est pas si étonnant. Dans toutes leurs déclarations, les grands vainqueurs de ces élections régionales promettent la main sur le cœur que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/buffetaubryduflot480.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5441" title="FRANCE/" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/buffetaubryduflot480.jpg" alt="" width="480" height="318" /></a></p>
<p>Dans un précédent article sur la résurgence d’une nouvelle forme de gauche plurielle, <strong><a href="http://regionales2010.slate.fr/article/3979/ps-ee-un-mariage-de-regions-pour-commencer/comment-page-1/#comment-1055">un lecteur, mos0132, s’étonnait de lire des «articles sur des politiciens sans parler de leur programme»</a></strong>. Remarque pertinente, mais ce n’est pas si étonnant. Dans toutes leurs déclarations, les grands vainqueurs de ces élections régionales promettent la main sur le cœur que ce sera le programme d’abord. Un pieux mensonge: on sait bien que c’est le casting qui primera sur le scénario. Passage en revue, au lendemain des régionales, des candidats aux premiers rôles qui détermineront le déroulement des événements.</p>
<h2>Martine Aubry taille patronne</h2>
<p>C’est évidemment la grande gagnante de ce scrutin. Elle a pris un parti en lambeau, déchiré par les querelles internes pour recréer sur les vestiges de la gauche plurielle époque Jospin, ce qu’elle appelle elle, une «gauche solidaire» réunissant socialistes, écologistes et une partie de la gauche radicale (celle qui accepte de gouverner dans le cadre d’alliances). Relookée, plus affable avec les journalistes, entourée d’une jeune garde plus en phase avec la société, elle veut montrer qu’elle est à l’aise dans le costume de la patronne.</p>
<p>Sa victoire d’aujourd’hui doit lui rappeler que la vague rose de 2004 n’avait pas permis à François Hollande de se tailler un destin national. Mais il y a une différence entre les deux premiers secrétaires: Hollande gérait ses propres ambitions au sein d’un PS à tendance hégémonique quand Aubry a déjà ouvert les portes de son parti à un possible rassemblement des forces de gauche pour 2012. Et elle vient de démontrer qu’elle pouvait initier et mener jusqu’au bout cette union d’un nouveau genre.</p>
<p>Au soir du second tour, c’est un discours de chef de l’opposition que la patronne du PS a prononcé: «Ce résultat prépare l’avenir et c’est un rejet d’une politique injuste. Les Français attendent une gauche de projet. C’est un encouragement et une exigence, nous y mettrons toute notre énergie, je m’y engage».</p>
<p>Quel est le calendrier pour le PS ? D’abord une convention sur le projet en mai, puis une autre pour savoir comment le parti déterminera son candidat. Deux options: soit socialistes, écologistes et autres partenaires vont à la bataille en ordre dispersé; soit tous parviennent à s’entendre pour de vastes primaires à gauche. Charge à celui désigné de porter le projet commun beaucoup mieux que Ségolène Royal ne l’avait fait en 2007.</p>
<p>A ce chapitre, il y a une autre chose qui différencie François Hollande de Martine Aubry à la tête du PS. Le premier a toujours attendu que les événements tournent en sa faveur pour annoncer en candidat du PS à l’élection présidentielle. Martine Aubry, elle, n’attendra pas. Au PS, certains assurent que sa décision est déjà prise et qu’elle annoncera en juin qu’elle se présentera aux primaires qui se dérouleront en 2011.</p>
<h2>Ségolène Royal déjà en campagne pour 2012</h2>
<p>La Dame du Poitou est de retour et ceux qui ont profité de sa relative discrétion ces dernières semaines vont morfler. Comme pour le soir du premier tour, Ségolène Royal a voulu griller la politesse à tout le monde pour être la première à faire sa déclaration télévisée. Déclaration de portée nationale durant laquelle elle a utilisé la même expression que Martine Aubry: «Je m’engage». Et d’ajouter un peu tard que «cette victoire n’est pas celle d’un camp». Traduire : surtout pas celui d’Aubry.</p>
<p>Confortée par sa réélection avec un score écrasant de près de 61%, voilà donc Ségolène Royal de retour aux affaires et elle compte bien s’appuyer, comme pour la présidentielle 2007, sur sa région pour s’imposer à nouveau au sein du parti. Comme l’indiquait dimanche soir Christophe Barbier, le patron de l’Express, certains de ses proches comme Jean-Louis Bianco, jugeait que leur icône a «le charisme, le coffre, les tripes». C’est clair, la campagne présidentielle pour 2012 a commencé.</p>
<p>Mais ce sera encore plus dur cette fois à plusieurs titres:</p>
<ol>
<li>en tant que première secrétaire du parti, Martine Aubry sera une adversaire d’une autre trempe que François Hollande;</li>
<li>l’ombre de DSK, toujours le candidat PS préféré dans les sondages, se fait de plus en plus pesante et ses relais en France, notamment dans les médias, sont en train de s’organiser;</li>
<li>en cas de primaires étendues à l’ensemble de la gauche, elle qui a prôné l’alliance avec le MoDem et rejeté la taxe carbone ne sera pas la mieux armée à l’heure du retour de la gauche plurielle;</li>
<li>les électeurs socialistes se souviennent qu’elle n’est pas non plus la plus douée pour porter un programme auquel elle n’adhère pas complètement. Beaucoup d’élément qui laissent à penser que Ségolène Royal pourrait être tentée d’y aller seule, hors du PS.</li>
</ol>
<h2>Cécile Duflot sur une vague d&#8217;ambition</h2>
<p>Sa gouaille et sa jeunesse en font une des nouvelles figures de la classe politique très appréciées des plateaux de télé, mais aussi des électeurs. Présente auprès de Dominique Voynet durant la présidentielle pour les Verts de 2007, Cécile Duflot n’a vraiment explosé que dans le cadre de cette Europe Ecologie, façonnée et tirée vers le haut par Daniel Cohn-Bendit. Un rassemblement qu’elle voit comme «une boule de neige qui grandit» au fur et à mesure qu’elle avance.</p>
<p>Si Cécile Duflot pense qu’il faut avancer encore et faire croître Europe Ecologie, elle estime que la question d’organisation est seconde et qu’il y a nécessité de travailler le projet. En cela, elle diffère quelque peu de «Dany» qui veut avant tout créer une grande force politique pour rassembler toutes les forces de l’opposition. Lui s’est déjà dit prêt à s’allier avec le PS dans la cadre de grandes primaires à gauche, qui garantiraient à défaut d’un candidat écologiste à la présidentielle, au moins une quarantaine de députés. C’est le sens de son <a href="http://europeecologie22mars.org/" target="_blank"><strong>appel du 22 mars</strong></a> qui peut être autant un atout qu’une faiblesse pour la nouvelle meneuse écologiste.</p>
<p>Soit Cécile Duflot décide de suivre Daniel Cohn-Bendit dans cette démarche, soit elle décide de capitaliser sur son bon score des régionales et elle voudra se présenter à la présidentielle 2012 au nom des Verts. Avec le risque qu’à vouloir se compter, ceux d’une seule main ne suffisent. Les Verts en ont déjà fait la douloureuse expérience. Lundi matin, Cécile Duflot ne rejetait pas la proposition de Daniel Cohn-Bendit, mais elle la trouvait floue. Les vieux démons ne sont pas loin: ce flou a souvent été la ligne de conduite des Verts.</p>
<h2>Marie-George Buffet, une place sur la photo</h2>
<p>Marie-George Buffet revient de loin et elle est trop tout: trop contente du recul de Besancenot dans la guerre de la gauche radicale, trop satisfaite d’avoir participé à la victoire de la gauche aux régionales, trop heureuse de pouvoir peut-être compter parmi les forces qui vont faire l’élection 2012. Tout cela était concentré dans ses déclarations de dimanche soir: «Cette victoire, c’est celle de toute la gauche, c’est la victoire de tous à gauche. Le Front de gauche a contribué à ce résultat. Il constitue sans conteste une des trois forces qui, ensemble, ont permis le succès.»</p>
<p>Bref, elle a l’impression d’être dans le bon train et personne ne la fera descendre en marche. Même si elle peut avoir la désagréable impression qu’entre les deux tours, c’est juste pour la photo qu’on lui a demandé d’accompagner Martine Aubry et Cécile Duflot dans un bar parisien. En effet, comme l’expliquait dans Libération le socialiste Jean-Christophe Cambadélis, <strong><a href="http://www.liberation.fr/politiques/0101625649-rose-et-vert-parfums-d-une-nouvelle-gauche" target="_blank">«on passe de l’axe PS-PCF ouvert aux Verts à l’axe PS-écologistes ouvert au PCF»</a></strong>.</p>
<p>Problème supplémentaire, elle a le même ticket de voyage que l’ancien socialiste Jean-Luc Mélenchon qui est beaucoup moins porté sur les alliances que sa collègue du Front de Gauche et qui lui, sera tenté de descendre en marche. Il a déjà pris ses distances avec certains socialistes sur le dossier des retraites. Sans compter qu&#8217;a priori, elle devrait quitter la tête du PCF avant l&#8217;été.</p>
<h2>François Hollande</h2>
<p>Il pensait pouvoir être le candidat qui s’impose quand il était à la tête du PS. Il pense désormais pouvoir le devenir maintenant qu’il ne l’est plus. Un tour de passe-passe loin d’être gagné. Seule certitude entre les deux tours des régionales: le nouveau François Hollande, relooké des pieds à la tête, a décidé de mettre la pédale douce sur la gomina dans les cheveux. Celui qui a déjà laissé entendre qu’il serait candidat aux primaires socialistes de 2012, se contente de suivre le tempo imposé par Martine Aubry.</p>
<p>Sur les plateaux télé, il affirme haut et fort les ambitions socialistes: «Nous sommes là pour être au gouvernement, pour accéder à la présidence de la République». Il ne manque pas grand-chose pour que le «Nous» se transforme en «Je». Mais du coup, si lui y va, d’autres n’hésiteront pas non à franchir le pas. Au risque de se retrouver avec une foire d’empoigne de candidats qui empêcherait de dégager un leader fort.</p>
<p><em><strong>David Carzon</strong></em></p>
<p><em>Photo: De gauche à droite: Marie-George Buffet, Martine Aubry et Cécile Duflot, le 18 mars 2010. REUTERS/Philippe Wojazer</em></p>
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		<title>Le FN gâche le triplé de Vauzelle</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/5435/paca-le-fn-gache-le-triple-de-vauzelle/</link>
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		<pubDate>Mon, 22 Mar 2010 13:22:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Armelle Muraour</dc:creator>
				<category><![CDATA[PACA]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Estrosi]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Marie Le Pen]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Vauzelle]]></category>
		<category><![CDATA[Thierry Mariani]]></category>

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Avec 44,1% des voix au second tour, le président socialiste sortant entame un troisième mandat, marqué par un recul de la droite et un regain historique du Front national.
Sans surprise mais sans panache. Dimanche soir, Michel Vauzelle a largement devancé son challenger UMP Thierry Mariani (33,02%). Dans l&#8217;ambiance très tranquille de son QG marseillais, place [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/lepen-marion480.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5439" title="lepen" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/lepen-marion480.jpg" alt="lepen" width="480" height="328" /></a></h2>
<h2><em>Avec 44,1% des voix au second tour, le président socialiste sortant entame un troisième mandat, marqué par un recul de la droite et un regain historique du Front national.</em></h2>
<p>Sans surprise mais sans panache. Dimanche soir, Michel Vauzelle a largement devancé son challenger UMP Thierry Mariani (33,02%). Dans l&#8217;ambiance très tranquille de son QG marseillais, place du 4-septembre, il n&#8217;a pas versé dans le triomphalisme, laissant la ferveur au Stade-Vélodrome, <strong><a href="http://www.eurosport.fr/football/ligue-1/2009-2010/deschamps-tres-fier_sto2263275/story.shtml">où l&#8217;OM a battu Lyon</a></strong>. Dominateur à Marseille ou Avignon, Vauzelle ne pavoise pas. Pendant quatre ans, l&#8217;ancien Garde des sceaux de Mitterrand sait qu&#8217;il devra se coltiner un FN puissant, qui a confirmé sa très grande forme avec 22,87% des suffrages.</p>
<h3>Un score socialiste moins élevé qu&#8217;en 2004</h3>
<p>Sur les 123 sièges du conseil régional, l’Alliance de l’olivier (PS-Front de gauche-Europe écologie) en remporte 72, soit un de moins qu’en 2004, l’UMP reste stable avec 30 élus et le FN en comptera 21, contre 11 actuellement. Au terme d’une campagne centrée sur la «résistance» à la politique du président Sarkozy, Michel Vauzelle réalise toutefois un score moins élevé qu’en 2004 (45,17%), malgré le report de voix de ses alliés d’entre deux tours, le Front de gauche (6,1% des voix) et Europe Ecologie (10,9% des suffrages). Le total théorique lui assurait 42,83% des suffrages. Avec 44,1% des voix, Michel Vauzelle n’a toutefois pas conquis les abstentionnistes, malgré un sursaut de quatre points de la participation en Paca (52,21%).</p>
<p>Qu’importe. <em>«C&#8217;est toute la France des régions qui a dit non à la politique de Sarkozy, non à la destruction des libertés publiques et de la sécurité</em>, s’est félicité Michel Vauzelle. <em>La Provence n&#8217;est pas la propriété de la droite, mais une région de gauche.» </em>Ne lui parlez pas de contre-performance par rapport à 2004. <em>«Si le Front national n’avait pas, à cause de la droite, fait un score aussi préoccupant, nous aurions obtenu une plus large majorité»</em>, affirme Michel Vauzelle, qui fera de l’emploi et du logement ses priorités. De son côté, <strong><a href="../../../../../article/2641/laurence-vichnievsky-se-verrait-bien-aux-affaires/">Laurence Vichnievsky</a></strong>, tête de liste Europe Écologie au premier tour appelle à «l’humilité»: <em>«L&#8217;essentiel a été préservé grâce à notre rassemblement, il faut rester humble devant un taux d&#8217;abstention trop fort et un taux pour le FN trop fort également»</em>, a commenté la magistrate, pour qui la région devra <em>«être très attentive à ces gestes de désespérance»</em>.</p>
<h3>Le Pen guest star du conseil régional</h3>
<p>Ironie du sort, vendredi, c’est le leader frontiste <strong><a href="../../../../../article/2937/le-pen-la-der-des-der/">Jean-Marie Le Pen</a></strong>, élu le plus âgé (81 ans), qui conduira la séance d’investiture comme le veut la tradition. Et si Vauzelle rempile, le Front national est bien le vrai gagnant de ces élections régionales. Son score du premier tour (20,3%) avait étonné. Celui du second (22,8%), supérieur aux 21% obtenus en 2004 par Guy Macary, interroge alors que le parti avait été donné moribond après la présidentielle. Le probable report des voix issues de la Ligue du sud de Jacques Bompard (2, 69% au premier tour), n’explique pas tout. Jean-Marie Le Pen y voit <em>«l’effondrement du sarkozysme»</em>.</p>
<p>Il est flagrant en Paca. <em>«J’ai perdu et je l’assume»</em>, expliquait dimanche soir très tard Thierry Mariani, qui a mis un temps fou à <strong><a href="http://remileroux.wordpress.com/2010/03/21/le-2nd-tour-des-elections-regionales-en-paca-en-direct-sur-fini-parti/">commenter publiquement sa défaite</a></strong>. Nommé en urgence après le retrait du maire de Toulon Hubert Falco, le député UMP du Vaucluse, qui a fait campagne notamment sur la sécurité, n’aura pas réussi à mordre sur les terres du Front national, ni à convaincre un électorat de droite déboussolé. <em>«Sur les marchés, les gens s’interrogeaient sur l’ouverture. Peut-être fallait-il expliquer les réformes qui se sont succédées depuis deux ans et demi»</em>, concède Thierry Mariani, pour qui <em>«le contexte national fait que la France n’était pas prête à entendre»</em> un message de mobilisation. Arrivé en tête au premier tour avec 26,6% de voix, il réalise le même score que le député Renaud Muselier en 2004, soit 33,8% des voix. Il se console en faisant les comptes. <em>«Le PS baisse, le FN monte et nous, on reste stable.»</em></p>
<h3>Estrosi battu dans son fief</h3>
<p>Renaud Muselier voit dans le fort score du FN la marque d’une «exaspération» de l’électorat de droite: <em>«Les gens se posent de vraies questions sur l’avenir du pays. Il y a un doute sur notre lisibilité. Nous sommes à mi-mandat. Il nous reste deux ans pour agir.»</em> Reste que certains résultats sonnent comme une alerte. A Nice (Alpes-Maritimes), fief du ministre de l’Industrie Christian Estrosi, la gauche dame le pion à l’UMP avec 39,12% des voix contre 36,32% pour le parti présidentiel. <em>«Ces mauvais résultats pour la majorité présidentielle appellent tous ses responsables et ses élus à de nouvelles initiatives en faveur des priorités réaffirmées par les Français, l&#8217;emploi et la sécurité notamment»</em>, estime le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin. Bref, une vraie remise en question.</p>
<p><em>Armelle Muraour</em></p>
<p><em>Photo: Jean-Marie Le Pen embrassé par sa petite fille Marion (à dr.) et une fan, le 21 mars 2010 à Nice. REUTERS/Eric Gaillard</em></p>
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		<title>En Rhône-Alpes, l&#8217;arc-en-ciel annonce des orages</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/5419/en-rhone-alpes-larc-en-ciel-annonce-des-orages/</link>
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		<pubDate>Mon, 22 Mar 2010 10:50:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Catherine Auch-Roy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rhône-Alpes]]></category>
		<category><![CDATA[Bruno Gollnisch]]></category>
		<category><![CDATA[Europe Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Françoise Grossetête]]></category>
		<category><![CDATA[Front de Gauche]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Jack Queyranne]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Meirieu]]></category>
		<category><![CDATA[PS]]></category>

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La coalition de gauche rose-verte-rouge, menée par le PS, avec le président sortant Jean-Jack Queyranne, Europe Ecologie derrière Philippe Meirieu et le Front de Gauche avec Elisa Martin, a emporté la victoire ce dimanche soir par 50,2% contre Françoise Grossetête pour l’UMP (35%) et Bruno Gollnisch pour le Front national (14,8%). Un résultat peu surprenant. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/queyranne480.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5421" title="Jean-Jack Queyranne" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/queyranne480.jpg" alt="Jean-Jack Queyranne" width="480" height="270" /></a></p>
<p>La coalition de gauche rose-verte-rouge, menée par le PS, avec le président sortant Jean-Jack Queyranne, Europe Ecologie derrière Philippe Meirieu et le Front de Gauche avec Elisa Martin, <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/3441/les-resultats-en-rhone-alpes/"><strong>a emporté la victoire</strong></a> ce dimanche soir par 50,2% contre Françoise Grossetête pour l’UMP (35%) et Bruno Gollnisch pour le Front national (14,8%). Un résultat peu surprenant. Mais un résultat décevant. On avait prédit une victoire confortable. Victoire il y a eu. Pour ce qui est du confort…</p>
<p>D’abord les chiffres. Avec 50,2%, la gauche ne semble avoir bénéficié ni d’un apport de voix significatifs par rapport au premier tour, ni de l’augmentation du taux de participation. Peut-être faut-il y voir la conséquence d’un <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/4227/verts-ps-tractations-rhone-alpes/"><strong>entre deux tours désastreux</strong></a> où le programme d’union promis mardi a été reporté de jour en jour pour finalement être diffusé auprès des médias vendredi soir tard, à peine 36h avant le début du scrutin. Difficile d’obtenir l’adhésion des troupes lorsque l’on tarde à exprimer clairement à son électorat les engagements communs. Peut-être faut-il y voir aussi, de manière plus générale, une difficulté de la part du PS à mobiliser son électorat populaire. Difficulté qui se traduit notamment dans l’est lyonnais, où le Front national atteint souvent la barre des 20%. Quoiqu’il en soit, le président Queyranne, s’il est quasiment assuré de retrouver son fauteuil, risque néanmoins de le trouver peu confortable. En 2004, mis face à l’obligation de composer avec le groupe des verts, il expliquait avec une assurance tranquille: <em>«Ils doivent faire l’apprentissage de la responsabilité c’est à dire passer d’une culture de la protestation à une culture de la gestion.»</em> En 2010, c’est à nouveau de responsabilité dont il parle, mais cette fois, sa déclaration, à l’annonce des résultats, avant même les félicitations et remerciements d’usage, traduit une inquiétude: <em>«Nous sommes obligés de réussir ensemble et les chicayas et petites histoires ne doivent pas nous faire reculer.»</em></p>
<h3>Le risque de l&#8217;impasse mexicaine</h3>
<p>Il est certain que si l’assemblée se dessine telle que cela a été annoncé cette semaine, il perd le confort de la mandature précédente. Avec 8 vice-présidences pour le PS et 6 pour Europe Ecologie, la balance établit un équilibre des forces qui devra pousser la région à mener une politique environnementale encore plus marquée. Et à ce sujet, les points de désaccords sont nombreux. On peut temporiser du côté du nucléaire avec l’EPR en précisant que la région n’est pas décisionnaire, idem des Jeux olympiques à Annecy en 2018, la décision ne relève pas de la volonté rhônalpine. Concernant la stratégie locale, ça s’annonce plus compliqué. Europe Ecologie refuse catégoriquement l’aide à l’implantation des grandes entreprises étrangères et aux entreprises locales qui exportent. Un coup dur porté à la politique menée par Jean-Jack Queyranne en direction de l’international sous l’impulsion de l’organisme Erai (Entreprises Rhône Alpes International), un bébé qui lui tient à cœur, qu’il a fait grandir, implanté dans 16 pays et dont la mission est d’accompagner le développement des entreprises locales exportatrices et d’accueillir les étrangères. Le rayonnement international n’est pas pour la région un credo d’opérette, il en est la marque existentielle, la condition sine qua non pour s’inscrire dans la dynamique européenne, au même titre que la Catalogne, la Lombardie ou le Bade-Wurtemberg. Autre sujet épineux, les nanotechnologies. S’agissant de prises de positions idéologiques différentes sur les sciences du vivant, ce pourrait être un débat intéressant. S’agissant de gouvernance, Rhône-Alpes est l’une des régions les plus engagées dans le développement des pôles de compétitivité, dont les fameux Minatec et Biopole, centres dédiés aux nano et biotech, uniques au monde et financés en partie par les collectivités territoriales. Philippe Meirieu balaye la question économique en arguant que le développement des activités environnementales est créateur d’emploi… Vraiment, la posture n’est pas confortable et augure une dangereuse et cruelle impasse mexicaine.</p>
<p>Les discussions promettent donc d’être tendues au cours des quatre années qui viennent. L’arbitrage viendra sans doute de l’opposition, un UMP qui avec un score de 35% a gagné 9 points par rapport au 26,39 du premier tour, limitant la débâcle à un simple échec, et un Front national qui avec 14,8% a légèrement augmenté son score du 1er tour. Françoise Grossetête, fidèle au curieux tempo déniant de sa majorité, réagit aux résultats en gagnante: <em>«Nous sommes la seule liste qui a progressé largement entre les deux tours alors qu’on nous disait sans réserve de voix.»</em> Quant à Jean-Jack Queyranne: <em>«Il est élu grâce au Front national et sans progression des voix de gauche!»</em></p>
<p>Le FN, un pion? Plutôt un joker, devrait-on dire. Selon la manière dont on joue la partie, il fait gagner la gauche et perdre la droite qui néanmoins pourrait gagner avec ses voix… Ce dimanche soir et les jours d’avant, on n’a guère entendu parler des TER, des Jeux olympiques, de la gare TGV de Allan, de l’EPR ou de l’implication de la région dans les pôles de compétitivité. On a en revanche longuement glosé sur les interventions du chef de l’Etat, le débat sur l’identité nationale, la crise économique, le chômage, les retraites et le bilan du gouvernement. Si vraiment la stratégie vise la case 2012, comment jouer le pion? A priori, miser sur l’ouverture à gauche n’a pas été la bonne tactique.</p>
<p><em>Catherine Auch-Roy</em></p>
<p><em>Photo:Jean-Jack Queyranne, le 14 mars 2010 à Bron. REUTERS/Robert Pratta</em></p>
<p><em><strong>À LIRE ÉGALEMENT: <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/4663/ps-europe-ecologie-alliances-presidentielle-2012/">Jusqu&#8217;où le rose et le vert peuvent-ils s&#8217;accorder?</a></strong><br />
</em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>La gauche ne perd pas le Nord, mais&#8230;</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/5407/la-gauche-ne-perd-pas-le-nord-mais/</link>
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		<pubDate>Mon, 22 Mar 2010 10:13:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Francis Dudzinski</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Daniel Percheron]]></category>
		<category><![CDATA[Marine Le Pen]]></category>
		<category><![CDATA[Valérie Létard]]></category>

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La liste PS-Front de gauche-EE gagne sans éclat. L’UMP-Nouveau Centre secoué, le FN confirme.
 «Il n’y a pas eu une dynamique à gauche au second tour», reconnaît Daniel Percheron, PS et président sortant. La liste PS-Front de Gauche-Ecologiste atteint 51,89% de voix. Ce qui est  exactement similaire au score obtenu en 2004, mais un peu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/mlepen4802.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5411" title="marine-lepen" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/mlepen4802.jpg" alt="marine-lepen" width="480" height="270" /></a></h2>
<h2>La liste PS-Front de gauche-EE gagne sans éclat. L’UMP-Nouveau Centre secoué, le FN confirme.</h2>
<p><em> «Il n’y a pas eu une dynamique à gauche au second tour»</em>, reconnaît Daniel Percheron, PS et président sortant. La liste PS-Front de Gauche-Ecologiste atteint <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/3385/les-resultats-en-nord-pas-de-calais/"><strong>51,89% de voix</strong></a>. Ce qui est  exactement similaire au score obtenu en 2004, mais un peu plus faible que le total des pourcentages obtenus au premier tour par le cumul des listes de gauche, front de gauche-écologistes et extrême gauche (54,72%). Avec ses 25,91% des voix, Valérie Létard parvient à atteindre son objectif de devancer le Front national, et même de grappiller quelque 6 points de plus par rapport au premier tour (mais en perdant près de 3 points par rapport à 2004). Indéniable vainqueur, le FN a obtenu 22,20% des voix, ce qui est 3 points de plus qu’en 2004 et surtout 4 points supplémentaires par rapport au premier tour. Avec un tel score, le FN se permet de devancer l’UMP-Nouveau Centre dans le département du Pas de Calais avec 24,38% des voix (contre 22,63% pour Valérie Letard). Cela signifie que le FN confirme des scores puissants dans la plupart des villes de l’ex-bassin minier et l’ex-sidérurgique de Lens, Douai, Denain, Trith-St-Léger ou Haumont,  avec des pointes à 28% des suffrages, devançant très largement alors l’UMP-Nouveau Centre. A Henin-Beaumont, Marine Le Pen atteint 44,23%, contre 45,28% pour la liste PS-Front-de Gauche-EE ( soit seulement 138 voix d’écart). Le FN s’impose également à la deuxième place dans deux des trois grandes villes du littoral: Calais et Boulogne-sur-mer. Par contre, dans les grandes villes, l’UMP devance le plus souvent le FN. <em>«Ce vote de désespérance interpelle tous les élus démocratiques. Il s’explique par une raison majeure: le chômage. La crise a considérablement accentué une situation sociale déjà très préoccupante. Nous devons agir et très vite. C’est une catastrophe. Chaque point de plus dans la courbe du chômage, c’est un point de plus pour l’extrême droite»</em>, lance Alain Boquet, leader du Front de Gauche.</p>
<p>Au-delà du résultat en pourcentage, il apparaît qu’une fois encore les abstentionnistes ont été très nombreux (50,81% d’abstentions contre 55,47% au premier tour). Le résultat est que toutes les 3 listes du second tour ont perdu des voix par rapport à 2004. Si le PS affiche un pourcentage stable, par contre il perd 180.000 voix. L’UMP-Nouveau Centre perd 134.000 voix. Et, petite surprise, le FN a lui aussi perdu 35.000 voix.</p>
<p>Restent deux points en suspens. Le premier est lié à  la répartition en sièges au conseil régional. Selon des premières projections, la majorité sortante PS-Front de Gauche-EE obtiendrait le même nombre de sièges, soit 73 sur un total de 113. Mais un doute subsiste: socialistes et écologistes vont-ils obtenir à eux seuls la majorité absolue des sièges? Cela devrait se jouer à un siège par rapport au Front de Gauche. Et cela compte, car le mouvement d’Alain Boquet a décidé de soutenir la majorité, mais sans participer, une fois encore, à l’exécutif, voire sans voter le budget si nécessaire. Enfin, second point: du côté de l’UMP, la surprise est venue du maire de Steenvoorde, Jean-Pierre Bataille, qui a déclaré à la Voix du Nord que son mouvement allait réclamer <strong><a href="http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Hazebrouck/actualite/Secteur_Hazebrouck/2010/03/22/article_jean-pierre-bataille-et-pascale-pavy-gar.shtml">la présidence de la commission des finances</a> </strong>du conseil régional. Résultat, vendredi après-midi, lors de l’élection, à bulletin secret, du bureau de l’exécutif.</p>
<p><em>Francis Dudzinski, à Lille.</em></p>
<p><em>Photo: Reuters<br />
</em></p>
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		<item>
		<title>La leçon politique de Georges Frêche</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Mar 2010 09:10:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emmanuel Valette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Personnalités]]></category>

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		<description><![CDATA[Sans surprise, c’est donc le sortant qui garde les clés de l’hôtel de la région Languedoc-Roussillon et réussit par la même son bras de fer avec la première secrétaire du PS qui avait lancé en vain Hélène Mandroux contre lui au premier tour. Même si la victoire de Georges Frêche est moins franche que les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/freche4802.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5391" title="FRANCE-VOTE/" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/freche4802.jpg" alt="" width="480" height="297" /></a>Sans surprise, c’est donc le sortant qui garde les clés de l’hôtel de la région Languedoc-Roussillon et réussit par la même son bras de fer avec la première secrétaire du PS qui avait lancé en vain Hélène Mandroux contre lui au premier tour. Même si la victoire de Georges Frêche est moins franche que les derniers sondages ne le prédisaient — en la plaçant parfois très proche de la barre des 60 %, elle reste incontestable. Avec 54 % des suffrages, Frêche fait bien mieux qu’en 2004 (51,5 %) alors qu’il dirigeait pourtant une large coalition de gauche (PS, PCF, Verts, PRG et MDC). Au conseil régional, sa liste gagne un siège et reste largement majoritaire avec 44 élus alors que l’UMP en perd trois (13 sièges) et que le FN en gagne deux (10 sièges).</p>
<p>Raymond Couderc est le grand perdant de ce second tour. Avec 26,5 % des suffrages, le maire UMP de Béziers est loin du score de son prédécesseur Jacques Blanc, alors président sortant, qui totalisait 33,1% des voix dans un contexte très nettement défavorable à la droite. Troisième de cette triangulaire, France Jamet (FN) constitue la vraie surprise de ces élections. Celle qui a rassemblé 20 % des électeurs sur son nom améliore considérablement son score par rapport au premier tour (12,7%). La candidate frontiste fait bien mieux que son père Alain Jamet il y a six ans (15,7%) et réalise la meilleure performance du parti d’extrême droite dans l’histoire des élections régionales en Languedoc-Roussillon.</p>
<p><strong>Les voix UMP siphonnées par Frêche et le FN</strong></p>
<p>Georges Frêche comme France Jamet auraient ainsi tous les deux «siphonné» les voix des électeurs traditionnels de la droite dans un contexte de forte abstention (47 % contre 30,4 % en 2004). Il semble bien qu’une partie des voix des déçus de l’UMP et du gouvernement actuel se soit reportée tant sur les listes fréchistes que frontistes. Un résultat qui valide la stratégie clairement affichée par Georges Frêche avant le premier tour, lui qui se vantait de bénéficier de soutiens nombreux de la droite, transcendant ainsi les clivages gauche-droite.</p>
<p>C’est d’ailleurs en suivant cette logique que le vainqueur a d’abord réagi dimanche soir :</p>
<blockquote><p><em>«J’observerai d’abord une minute de silence pour les partis politiques tels qu’on les a connus au XXe siècle. Ce soir, ce sont eux les grands perdants de l’élection au vu de l’abstention». (…)  J’appelle à faire de la politique autrement en France. Les Français n’ont plus confiance dans les partis, ni de gauche, ni de droite.</em></p></blockquote>
<p>Dans sa petite leçon de science politique, le professeur Frêche n’a pas non plus manqué de railler Martine Aubry :</p>
<blockquote><p><em>Elle n’est pour rien dans le résultat de ces élections, et je dirais même qu’elle fait moins bien que François Hollande en 2004</em></p></blockquote>
<p><em> </em></p>
<p>Et le sortant de noter que Ségolène Royal obtenait le meilleur score (61 %) de la gauche dans la seule région (Poitou-Charentes) où la première secrétaire du PS ne s’était pas rendue. <em>« Martine Aubry ou rien, c’est pareil »</em> a ironisé un Georges Frêche vengeur en remarquant que sa venue en Alsace n’avait pas empêché la droite de conserver la région.</p>
<p><strong>Plébiscite à Montpellier</strong></p>
<p>De son côté, Raymond Couderc a justifié sa défaite en déplorant <em>«qu’on n’ait jamais réussi à parler du fond avant la dernière semaine de campagne, puisque le guignol fréchiste a entretenu l’actualité  pendant des semaines». </em>La candidate FN France Jamet s’est pour sa part posée en <em>«deuxième ou troisième force de la région», </em>se réjouissant d’avoir réussi à <em>« sensibiliser un nouvel électorat aussi bien de gauche que de droite »</em> et promettant de défendre prochainement au conseil régional <em>« l’agriculture, la viticulture et d’abord les compatriotes français ».</em></p>
<p><em> </em></p>
<p>C’est dans les départements de l’Aude, de la Lozère et de l’Hérault que Georges Frêche réalise ses meilleurs résultats. Le candidat sortant a fait le plein dans les secteurs ruraux en crise, chez les viticulteurs et les agriculteurs, mais aussi à Montpellier où sa liste réalise le score record de 65,62% des voix. Un véritable plébiscite dans la capitale régionale pourtant dirigée par Hélène Mandroux, investie officiellement par le PS à la fin du mois de janvier. Fort d’une légitimité renouvelée, Georges Frêche n’a pas exclu une pure et simple <em>« dissolution du conseil municipal de Montpellier »</em> qui placerait ainsi Hélène Mandroux vers la sortie.</p>
<p>Le FN a quant à lui prospéré dans le Gard mais aussi dans les Pyrénées-Orientales (22 % à Perpignan), et dans plusieurs villes du littoral languedocien comme dans la station balnéaire de Palavas-les-Flots où il totalise pas moins de 34 % des suffrages.</p>
<p><strong><em>Emmanuel Valette (à Montpellier)</em></strong></p>
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		<item>
		<title>Le casse-tête</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 22:52:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Marie Colombani</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>

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		<description><![CDATA[PAR JEAN-MARIE COLOMBANI &#8211; Ce qui frappe au soir du scrutin, c’est la multitude des questions soulevées dans la perspective de l’élection présidentielle; et surtout, la difficulté d’y apporter des réponses satisfaisantes. A gauche, mais aussi et surtout dans le camp présidentiel.
La première chose qu’il faut regarder, lorsque les Français votent, c’est évidemment le rapport [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/fillon480.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5369" title="FRANCE-VOTE/" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/fillon480.jpg" alt="" width="480" height="318" /></a>PAR JEAN-MARIE COLOMBANI &#8211; Ce qui frappe au soir du scrutin, c’est la multitude des questions soulevées dans la perspective de l’élection présidentielle; et surtout, la difficulté d’y apporter des réponses satisfaisantes. A gauche, mais aussi et surtout dans le camp présidentiel.</em></strong></p>
<p>La première chose qu’il faut regarder, lorsque les Français votent, c’est évidemment le rapport de forces. De ce point de vue, les résultats du second tour des élections régionales confirment le vieil adage selon lequel un second tour se lit toujours dans les résultats du premier tour. Confirmation donc d’un rapport de forces nettement favorable à la gauche et nettement en défaveur du parti du Président. 54 % contre 36%: c’est un écart de 18 points qu’il faut rapprocher de l’écart constaté également en faveur de la gauche en 2004, qui était de 13 points (50% contre 37%). Pour ceux qui seraient encore tentés de nier la réalité du message de mécontentement adressé par les Français (qui ne se sont guère manifestés dimanche soir car les «éléments de langage» diffusés à droite consistaient, au contraire, à reconnaître la défaite), constatons qu’un tel écart entre la droite et la gauche est inédit dans un scrutin local; et qu’il s’approche de l’élan qui avait accompagné, en 1981 aux élections législatives, la victoire de François Mitterrand.</p>
<p><strong>Pas de cohabitation pour se refaire</strong></p>
<p>Mais, malgré cette réalité tangible et spectaculaire, ce qui frappe surtout au soir du scrutin, c’est la multitude des questions soulevées dans la perspective de l’élection présidentielle; et surtout, la difficulté d’y apporter des réponses satisfaisantes. Les représentants de chaque camp semblaient d’ailleurs s’accorder sur ce point, puisque, à gauche, Martine Aubry a évité tout triomphalisme tandis que Daniel Cohn-Bendit et François Hollande n’hésitaient pas à affirmer: «les difficultés commencent». A droite, où Jean-François Copé a appelé à un «retour aux fondamentaux», chacun y est allé de l’exposé de sa recette.</p>
<p>En tête, il y a le précédent de 2004. Une lourde défaite de la droite et, trois ans plus tard, en 2007, la victoire avec Nicolas Sarkozy. Rassurant pour le parti présidentiel. Mais, aussitôt, les contradictions surgissent. Car si la droite s’est bien succédée à elle-même, Nicolas Sarkozy <span style="text-decoration: line-through;">le président sortant, Jacques Chirac, n’était pas rééligible </span> a tout de même été élu sur le thème de la rupture. Or, comment ce dernier pourrait-il rompre aujourd’hui avec le sarkozisme? En outre, à l’inverse de ses prédécesseurs, François Mitterrand en 1986 et Jacques Chirac en 1997, il n’a pas devant lui des années de cohabitation pour se refaire une santé.</p>
<p>On s’en souvient: la cohabitation a été l’arme absolue de François Mitterrand comme de Jacques Chirac pour revenir, après une défaite l’un et l’autre quasiment acquise à mi mandat. Difficulté supplémentaire: Nicolas Sarkozy se place toujours beaucoup plus en première ligne que ses prédécesseurs n’avaient coutume de le faire.</p>
<p><strong>Le discours sobre de Fillon</strong></p>
<p>Question: un rôle plus grand de François Fillon, qui a été omniprésent dans l’entre deux tours pourrait-il faire office de substitut à une cohabitation? Cela supposerait une part plus grande laissée au Premier ministre dans l’action quotidienne et un président recentré sur le domaine présidentiel, à savoir les grands axes stratégiques, et non plus le détail, et bien sûr l’action extérieure, donc le premier rôle face à la crise internationale. A ce stade, rien n’indique que Nicolas Sarkozy veuille prendre ce chemin. Même si tout laisse penser qu’il l’envisagerait volontiers s’il devait être réélu.</p>
<p>François Fillon donc. Son discours dimanche soir était exemplaire: sobre sur la forme et clair sur le fond. Même s’il s’est contenté d’évoquer le succès des listes de gauche et non le succès de la gauche, ce qui lui a permis de balancer son propos entre la reconnaissance de la défaite, ou plutôt des défaites locales, et la nécessité, comme il l’a dit, «de garder le cap fixé par les élections nationales».</p>
<p>Ce cap, on le sait, c’est celui des réformes auxquelles Nicolas Sarkozy veut attacher son nom. L’ordre du jour des semaines qui viennent appellera d’ailleurs la mise sur pieds de celle des retraites. Ce sujet complexe risque, dans le contexte actuel, de prendre un tour symbolique qui peut desservir le consensus qu’il serait nécessaire de trouver entre la droite et la gauche et entre les partis de gouvernement et les syndicats.</p>
<p><strong>Contradiction</strong></p>
<p>Mais surtout le Premier ministre a énoncé la nécessité de poursuivre trois objectifs qui, à eux seuls, dessinent un programme de gouvernement pour les deux années qui viennent: rétablir la compétitivité de l’économie française, assurer le financement des retraites et réduire les déficits. Le premier et le troisième objectifs sont évidemment  la clé d’une politique qui pourrait nous rapprocher des disciplines allemandes (à un moment où celles-ci sont contestées par Christine Lagarde). En tous cas, François Fillon ne tient en aucune façon un discours démagogique et de facilité; et la traduction concrète de son propos, si elle devait être décidée, serait de nature à nous rapprocher de quelque chose qui ressemblerait à un programme d’austérité. Rigueur, austérité: horreur, malheur! On sait à quel point ces mots sont interdits dans le langage gouvernemental, par le président de la République. Au-delà des mots, la question est de savoir dans quel sens Nicolas Sarkozy arbitrera.</p>
<p>Et la contradiction devant laquelle se trouve le président de la République est, il est vrai, particulièrement difficile à dénouer. Sa réponse sera des plus difficiles à calibrer. Car, d’un côté une majorité franche du pays manifeste son mécontentement, ses craintes devant le chômage, les difficultés de la vie quotidienne, la peur pour les couches moyennes de connaître la pauvreté; et, face à cela, la demande d’être protégée. Etant entendu que, si les Français ont bien en tête l’insécurité, c’est davantage aujourd’hui l’insécurité sociale qui les préoccupent et face à laquelle ils demandent au président d’agir.</p>
<p><strong>Equation complexe</strong></p>
<p>Mais, d’un autre côté, une autre partie du pays, celle qui se réclame de la droite, s’inquiète davantage du retour de l’état, de l’augmentation qu’elle juge extravagante des déficits; cette France-là, au fond, ne comprend pas la gestion sociale de la crise et demande le retour à la fois de l’orthodoxie et au mot d’ordre du «travailler plus». Mais alors, comment gérer la crise alors même que les développements de celle-ci ont commandé partout des déficits et des politiques sociales destinées à éviter la récession et à atténuer les effets sociaux les plus visibles de la tourmente que nous traversons? On voit donc que l’équation présidentielle va au-delà de ce que le Premier ministre a pu énoncer, d’autant plus sereinement qu’il ne sera pas le plus exposé.</p>
<p>Une part de cette difficulté se marque sans doute, pour la droite, dans le regain au deuxième tour du Front national.  Car le parti de Jean-Marie et Marine Le Pen a connu, entre les deux tours là où il était présent (12 triangulaires au lieu des 17 de l’année 2004), une progression inédite. Il est heureux, de ce point de vue, qu’Eric Besson ait esquissé une autocritique, tant on peut considérer que le débat sur l’identité nationale a pu contribuer à relancer un FN qui paraissait en bout de course. Passons enfin sur la palme de l’humour qui revient incontestablement à George Frêche qui s’est payé le luxe d’annoncer la mort des partis politiques en se présentant lui même comme le symbole d’un renouveau (sic) et comme l’artisan d’une politique  dite « autrement » (sic). Quant à la gauche et à ses difficultés annoncées par Daniel Cohn-Bendit, il sera bien temps d’en parler lorsqu’elles surgiront!</p>
<p><em><strong>Jean-Marie Colombani</strong></em></p>
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		<title>Haute Normandie: une claque pour Bruno Le Maire</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 22:20:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Tesquet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Haute Normandie]]></category>
		<category><![CDATA[résultats]]></category>

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		<description><![CDATA[Résultats du second tour (estimation AFP)

Alain Le Vern (PS-EE) &#8211; 55,1%
Bruno Le Maire (UMP) &#8211; 30,7%
Nicolas Bay (FN) &#8211; 14,2%
Participation: 51%
Alain Le Vern va entamer son troisième mandat à la tête de la région. Pris au piège dans une triangulaire avec le FN, le ministre de l&#8217;Agriculture Bruno Le Maire n&#8217;a pas réussi à redresser [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Résultats du second tour (estimation AFP)<br />
</strong></p>
<p>Alain Le Vern (PS-EE) &#8211; 55,1%<br />
Bruno Le Maire (UMP) &#8211; 30,7%<br />
Nicolas Bay (FN) &#8211; 14,2%</p>
<p>Participation: 51%</p>
<p>Alain Le Vern va entamer son troisième mandat à la tête de la région. Pris au piège dans une triangulaire avec le FN, le ministre de l&#8217;Agriculture Bruno Le Maire n&#8217;a pas réussi à redresser la barre lors du second tour. <strong><a href="http://www.lepoint.fr/elections-regionales-2010/2010-03-21/second-tour-regionales-haute-normandie-bruno-le-maire-sechement-battu/2136/0/436012">Il devrait toutefois rester au gouvernement</a></strong>.</p>
<p><strong>Résultats du premier tour 2010</strong></p>
<p>Alain Le Vern (PS) &#8211; 34,9%<br />
Bruno Le Maire (UMP) &#8211; 25%<br />
Nicolas Bay (FN) &#8211; 11,8%<br />
Claude Taleb (EE) &#8211; 9,1%<br />
Sébastien Jumel (Front de Gauche) &#8211; 8,4%<br />
Danielle Jeanne (MoDem) &#8211; 2,88%<br />
Christine Poupin (NPA) &#8211; 2,56%<br />
Brigitte Brière (DLR) -1,79%<br />
Carl Lang (EXD) &#8211; 1,46%<br />
Bernard Frau (ECO) &#8211; 1,13%<br />
Gisèle Lapeyre (LO) &#8211; 0,99%</p>
<p>Dans une triangulaire avec le FN, la liste PS part <a href="http://www.latribune.fr/actualites/politique/20100314trib000487154/les-socialistes-virent-en-tete-en-basse-normandie.html" target="_blank"><strong>largement favorite</strong></a>. Avant même le report des voix d&#8217;Europe-Ecologie et du Front de Gauche (17,5%), elle compte déjà 10 points d&#8217;avance sur la liste UMP du ministre de l&#8217;Agriculture, Bruno Le Maire.</p>
<p><strong>Participation 2004:</strong></p>
<p>1 220 008 inscrits</p>
<p>800 278 votants</p>
<p>419 730 abstentions (34,40%)</p>
<p><strong>Président sortant:</strong> Alain Le Vern (PS)</p>
<p><strong>Répartition des sièges:</strong><br />
Intergroupe PS/PCF/PRG/Les Verts, 36 sièges<br />
UMP, 8 sièges<br />
FN, 6 sièges<br />
UDF, 5 sièges<br />
<strong><br />
Deuxième tour 2004:</strong><br />
Alain Le Vern (PS) &#8211; 52,70%<br />
Antoine Rufenacht (UMP) &#8211; 32,72%<br />
Dominique Chaboche (FN) &#8211; 14,58%<strong><br />
</strong></p>
<p>Largement en tête dans les sondages, à la barre de la région depuis 1998, le socialiste Alain Le Vern devrait être réélu sans trop de difficultés face au ministre de l&#8217;Agriculture Bruno Le Maire. Si l&#8217;on se fie aux sondages, les bons scores d&#8217;Europe-Ecologie (9%) et du Front de Gauche (8%) au premier tour devraient assurer une réserve de voix suffisante pour la gauche.</p>
<p><a id="qist" title="Paris-Normandie" href="http://www.paris-normandie.fr/index.php/cms/27/Recherche?type=recherche&amp;value=region2010" target="_blank">Paris-Normandie</a><br />
<a id="m7di" title="France 3 Normandie" href="http://normandie.france3.fr/" target="_blank">France 3 Normandie</a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Centre: Novelli au tapis</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/3367/les-resultats-dans-le-centre/</link>
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		<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 22:20:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gregoire Fleurot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Centre]]></category>
		<category><![CDATA[résultats]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://regionales2010.slate.fr/?p=3367</guid>
		<description><![CDATA[Résultats du second tour (estimation Ministère de l&#8217;Intérieur)

François Bonneau (PS) &#8211; 49,22%
Hervé Novelli (UMP) &#8211; 36,66%
Philippe Loiseau (FN) &#8211; 14,12%
Participation: 52,56%
Malgré sa chaîne Freebox  Novelli TV, qui ne respectait pas vraiment le temps de parole, le secrétaire d&#8217;Etat au Commerce est battu, même s&#8217;il s&#8217;est dit «plutôt content» de son score.
Résultats du premier tour 2010
Hervé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Résultats du second tour (estimation Ministère de l&#8217;Intérieur)<br />
</strong></p>
<p>François Bonneau (PS) &#8211; 49,22%<br />
Hervé Novelli (UMP) &#8211; 36,66%<br />
Philippe Loiseau (FN) &#8211; 14,12%</p>
<p>Participation: 52,56%</p>
<p>Malgré sa <strong><a href="http://regionales2010.slate.fr/article/1977/novelli-tv-la-chaine-freebox-qui-herisse-le-csa/" target="_blank">chaîne Freebox  Novelli TV</a></strong>, qui ne respectait pas vraiment le temps de parole, le secrétaire d&#8217;Etat au Commerce est battu, même s&#8217;il s&#8217;est dit <strong><a href="http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2010-03-21/region-centre-herve-novelli-ump-reconnait-sa-defaite-face-au-ps/920/0/436018">«plutôt content» de son score.</a></strong></p>
<p><strong>Résultats du premier tour 2010</strong></p>
<p>Hervé Novelli (UMP) &#8211; 29,02%<br />
François Bonneau (PS) &#8211; 28,22%<br />
Jean Delavergne (EE) &#8211; 11,66%<br />
Philippe Loiseau (FN) &#8211; 11,21%<br />
Marie-France Beaufils (FDG) &#8211; 7,53%<br />
Marc Fesneau (MoDem) &#8211; 5,08%<br />
Jean Verdon (EXD) &#8211; 3,55%<br />
Michel Lasserre (NPA) &#8211; 2,60%<br />
Farida Megdoud (LO) &#8211; 1,13%</p>
<p>Pour Hervé Novelli, un des meilleurs espoirs de la droite aux régionales,<strong><a href="http://www.lepoint.fr/elections-regionales-2010/2010-03-14/estimation-regionales-dans-le-centre-le-desarroi-de-herve-novelli-la-gauche/2136/0/433513" target="_blank"> c&#8217;est le pire des scénarios</a></strong>: une triangulaire avec le Front national. «Cette région, elle est perdue, ce soir» a déclaré le candidat UMP.</p>
<p><strong>Participation en 2004</strong></p>
<p>1706 704 inscrits</p>
<p>1 111 728 votants</p>
<p>594 976 abstentions (34,86%)<br />
<strong><br />
Président sortant:</strong> François Bonneau (PS)<br />
<strong><br />
Répartition des sièges: </strong><br />
PS, 24 sièges<br />
PCF, 14 sièges<br />
UMP, 13 sièges<br />
FN, 9 sièges<br />
MoDem, 8 sièges<br />
Les Verts, 8 sièges<br />
PRG, 2 sièges<br />
NC, 1 siège<br />
<strong><br />
Deuxième tour 2004:</strong><br />
Michel Sapin (PS &#8211; PCF &#8211; PRG &#8211; MRC) &#8211; 49,15% (DEMISSION EN 2007 &#8211; CUMUL DES MANDATS)<br />
Serge Vinçon (UMP &#8211; MPF &#8211; UDF) &#8211; 34,39%<br />
Jean Verdon (FN) &#8211; 16,46%<br />
<strong><br />
</strong></p>
<p>Solidement ancré à gauche depuis 10 ans, le Centre ne devrait pas changer de bord à l&#8217;issue du vote, malgré les ambitions affichées de la majorité. Les derniers sondages ne laissent guère d&#8217;espoirs au secrétaire d&#8217;Etat Novelli, qui pourrait de toute façon voir sa victoire invalidée après l&#8217;imbroglio de sa web-TV (qui viole le temps de parole du CSA).</p>
<p><a title="La République du Centre" href="http://www.larep.com/regionales_2010.html" target="_blank">La République du Centre</a><br />
<a title="Reportage de La Matine de Canal+" href="http://carolineroux.blog.canalplus.fr/archive/2010/03/01/regionales-2010-region-centre.html" target="_blank">Reportage de La Matinale de Canal+</a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Basse-Normandie: la région reste à gauche sans surprise</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/3327/les-resultats-en-basse-normandie/</link>
		<comments>http://regionales2010.slate.fr/article/3327/les-resultats-en-basse-normandie/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 22:20:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gregoire Fleurot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Basse-Normandie]]></category>
		<category><![CDATA[résultats]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://regionales2010.slate.fr/?p=3327</guid>
		<description><![CDATA[Résultats du second tour (estimation Ministère de l&#8217;Intérieur)

Laurent Beauvais (PS-EE) &#8211; 56,51%
Jean-François Le Grand (UMP) &#8211; 43,49%
Participation: 51,6%
Pas de surprise: loin devant au 1er tour, et dans les sondages, la gauche bat l&#8217;UMP-Nouveau Centre.  Le PS pouvait difficilement ne pas conserver la région, fort de son alliance avec Europe Ecologie au second tour.
Résultats du premier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Résultats du second tour (estimation Ministère de l&#8217;Intérieur)<br />
</strong></p>
<p>Laurent Beauvais (PS-EE) &#8211; 56,51%<br />
Jean-François Le Grand (UMP) &#8211; 43,49%</p>
<p>Participation: 51,6%</p>
<p>Pas de surprise: loin devant au 1er tour, et dans les sondages, <strong><a href="http://www.lepost.fr/article/2010/03/21/1998252_basse-normandie-sans-surprise-la-gauche-garde-la-region.html">la gauche bat l&#8217;UMP-Nouveau Centre</a></strong>.  Le PS pouvait difficilement ne pas conserver la région, fort de son alliance avec Europe Ecologie au second tour.</p>
<p><strong>Résultats du premier tour 2010<br />
</strong></p>
<p>Laurent Beauvais (PS) &#8211; 32,55%<br />
Jean-François Le Grand (UMP) &#8211; 27,69%<br />
François Dufour (EE) &#8211; 12,01%<br />
Rodolphe Thomas (MoDem) &#8211; 8,90%<br />
Valérie Dupont (FN) &#8211; 8,70%<br />
Christine Coulon (NPA) &#8211; 4,99%<br />
Fernand Le Rachinel (EXD) &#8211; 3,71%<br />
Pierre Casevitz (LO) &#8211; 1,45%</p>
<p>La gauche a renforcé ses positions par rapport au premier tour de 2004. Même si &#8216;écart avec l&#8217;UMP n&#8217;est pas immense, le PS a fait un pas de plus <a href="http://www.ouest-france.fr/elections/elections-regionales-2010-basse-normandie_-La-Basse-Normandie-place-la-gauche-en-tete_44821-1297162_actu.Htm" target="_blank"><strong>vers une victoire au second tour</strong></a>.</p>
<p><strong>Participation 2004:</strong></p>
<p>1 030 773 inscrits</p>
<p>669 371 votants</p>
<p>361 402 abstentions (35,06%)<br />
<strong><br />
Président sortant:</strong> Laurent Beauvais (PS)<br />
<strong><br />
Répartition des sièges: </strong></p>
<p>PS, 15 sièges<br />
UMP, 14 sièges<br />
FN, 5 sièges<br />
PCF, 4 sièges<br />
Les Verts, 4 sièges<br />
PRG, 3 sièges<br />
Non-inscrits, 2<br />
<strong><br />
Deuxième tour 2004:</strong><br />
Philippe Duron (PS) &#8211; 46,22% (DEMISSION EN 2008 &#8211; CUMUL DES MANDATS)<br />
René Garrec (UMP) &#8211; 40,01%<br />
Fernand Le Rachinel (FN) &#8211; 13,78%</p>
<p>Les sites pour suivre la Basse-Normandie:</p>
<p><a title="Alain Lambert sur Twitter" href="http://twitter.com/AlainLambert" target="_blank">Alain Lambert sur Twitter</a><br />
<a title="Ouest-France" href="http://www.ouest-france.fr/elections/elections-regionales-2010.php" target="_blank">Ouest-France</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://regionales2010.slate.fr/article/3327/les-resultats-en-basse-normandie/feed/</wfw:commentRss>
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		</item>
		<item>
		<title>En Ile-de-France: trois échecs et un succès</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/5331/en-ile-de-france-trois-echecs-et-un-succes/</link>
		<comments>http://regionales2010.slate.fr/article/5331/en-ile-de-france-trois-echecs-et-un-succes/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 21:47:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Quentin Girard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ile de France]]></category>

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		<description><![CDATA[Une bataille électorale est belle et passionnante quand il y a débats, suspens, incertitudes, mobilisations. Là, pendant la campagne et au moment du vote, il n’y a rien eu de tout cela. Jean-Paul Huchon, pour la troisième fois consécutive, allié au Front de Gauche et à Europe Ecologie, remporte la région Ile-de-France avec 57% des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/huchon.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5335" title="FRANCE-VOTE/" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/huchon.jpg" alt="" width="480" height="270" /></a>Une bataille électorale est belle et passionnante quand il y a débats, suspens, incertitudes, mobilisations. Là, pendant la campagne et au moment du vote, il n’y a rien eu de tout cela. Jean-Paul Huchon, pour la troisième fois consécutive, allié au Front de Gauche et à Europe Ecologie, remporte la région Ile-de-France avec 57% des voix, contre 43% pour la liste UMP de Valérie Pécresse selon TNS Soffres/Logica. L’écart est plus important qu’en 2004 où Huchon avait obtenu<strong> <a id="zl3g" title="40,72 des voix" href="http://cdsp.sciences-po.fr/AE.php">49,16% des voix</a></strong> devant Jean-François Copé (40,72%) et le FN (10,11%).</p>
<p>Avec 57% des voix, Jean-Paul Huchon est dans la moyenne nationale des résultats des socialistes et fait 8 points de mieux qu&#8217;en 2004 (même si avec une abstention plus forte, il n&#8217;a pas forcément obtenu beaucoup plus de voix). Toutefois, il est légèrement en-dessous des résultats des régions où il n&#8217;y avait pas de triangulaire ou de quadrangulaire, qui tournent plutôt autour de 59%.</p>
<p>Grâce à l’absence de l’extrême droite au second tour, Valérie Pécresse fait donc mieux que le maire de Meaux, mais moins bien que le total des voix de droite de 2004. Le verre de sa défaite est donc à moitié plein ou à moitié vide. Elle a en tout cas été qualifiée «d&#8217;honorable» par la plupart des candidats UMP.</p>
<p><strong>Echec de la mobilisation</strong></p>
<p>Pour ce second tour, la participation serait <strong><a id="c2zt" title="en augmentation" href="http://www.leparisien.fr/flash-actualite-politique/la-liste-huchon-ps-obtient-56-a-57-des-voix-en-ile-de-france-21-03-2010-857681.php">en augmentation</a></strong>: 47% (inférieure à la moyenne nationale, 53%), alors qu&#8217;au premier tour les candidats en lice n’avaient attiré que<strong> <a id="fqx0" title="43,89 % des électeurs" href="http://elections.interieur.gouv.fr/011/011.html">43,89 % des électeurs</a></strong>, en en faisant une des régions où l’on avait le moins voté. L’abstention reste plus importante qu’en 2004, plus forte que la moyenne nationale et est élevée dans certains départements, notamment en Seine-Saint-Denis. La mise en avant de candidats issus de la diversité n’a pas permis de ramener aux urnes une grosse partie d’un électorat traditionnellement démobilisée. Patrick Braouezec (Front de Gauche) a regretté <em>«l&#8217;abstention encore plus forte dans les quartiers populaires»</em> et a stigmatisé <em>«un vote sanction contre les institutions»</em>.</p>
<p><strong>Echec des débats</strong></p>
<p>• L’UMP a tenté d’attaquer la gauche sur le casier judiciaire d’Ali Soumaré: grave échec. La polémique a fait flop et s’est même retournée contre ses instigateurs.</p>
<p>• L’insécurité dans les transports était le cheval de bataille de Valérie Pécresse. Là où elle pensait pouvoir mettre en défaut Jean-Paul Huchon avec <strong><a id="svp2" title="un budget en baisse" href="http://regionales2010.slate.fr/article/2921/idfle-budget-securite-de-la-region-en-baisse-depuis-2004/">un budget en baisse</a></strong>, la ritournelle n’a pas pris, ou pas assez.</p>
<p>• Le Grand Paris devait être <strong><a id="abur" title="le grand projet qui mobiliserait les Franciliens" href="http://regionales2010.slate.fr/article/2149/le-grand-paris-selon-sarkozy/">le grand projet qui mobiliserait les Franciliens</a></strong>. C’était la carte gagnante que Nicolas Sarkozy avait «offerte» à sa ministre Valérie Pécresse. Confus, peu transparent, sur un trop long terme, les Franciliens n’y comprennent encore rien. Jean-Paul Huchon, très opposé à ce projet, <em>«a espéré que le gouvernement tiendra compte de ces résultats dans le dossier du Grand Paris qui sera examiné le 7 avril à l&#8217;Assemblée nationale»</em>. Pour le reste, les propositions transports n’étaient pas d’une très grande originalité. Selon le PS, elles étaient même toutes déjà <strong><a id="r_4m" title="en cours de création" href="http://www.parti-socialiste.fr/articles/100-des-nouvelles-lignes-et-raccordements-promis-par-val-rie-p-cresse-sont-d-j-r-alis-s-ou-">en cours de création</a></strong>.</p>
<p><strong>Echec des ministres</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Valérie Pécresse, Chantal Jouanno, Rama Yade et Nathalie Kosciusko-Morizet, la carte jeune et populaire du gouvernement —Jean-Paul Huchon aime à les appeler les Spice Girls— n&#8217;a pas mieux fonctionné que les quinze autres ministres qui se présentaient aux régionales. Le coup est sévère surtout pour la ministre de l&#8217;Enseignement supérieur. Celle qui avait largement battu Roger Karoutchi lors des primaires de la droite n’a pas su mobiliser son électorat. Elle n&#8217;a pas été aidée par les notables politiques locaux, peu solidaires (quand ils ne lui ont pas tout simplement mis des bâtons dans les roues). Elle qui se voyait présidente de région, comme un tremplin vers un destin national de premier plan, doit donc repenser ses ambitions. Conservera-t-elle son poste ministériel en cas de remaniement? Elle devrait en tout cas devenir <strong><a id="nwzb" title="présidente du groupe UMP au Conseil Régional" href="http://www.leparisien.fr/flash-actualite-politique/idf-karoutchi-ne-briguera-pas-la-presidence-du-groupe-ump-si-pecresse-perd-19-03-2010-855445.php">présidente du groupe UMP au conseil régional</a> </strong>de l&#8217;Ile-de-France à la place de Roger Karoutchi, son adversaire. <em>«Rendez-vous dans 4 ans»</em>, a-t-elle déclaré à la fin de son discours.</p>
<p><strong>Le succès de l&#8217;alliance Parti socialiste &#8211; Europe Ecologie &#8211; Front de gauche</strong></p>
<p>Incontestablement, l&#8217;entre deux tours était un test avec des verts qui n&#8217;avaient jamais eu un score aussi élevé au premier tour. Malgré de réelles différences dans les programmes, les trois listes ont réussi à s&#8217;allier sans heurts, le PS acceptant même de réfléchir à la mise en place de la proposition phare d&#8217;Europe Ecologie, <strong>l</strong><a id="rp7z" title="e Pass Navigo au prix unique de 65 euros." href="http://regionales2010.slate.fr/article/4471/idftarification-unique-le-ps-change-davis/"><strong>e Pass Navigo au prix unique de 65 euros</strong>.</a> <em>«La victoire de la gauche et des écologistes est sans appel,</em> a déclaré Jean-Paul Huchon dimanche soir. <em>Nul ne peut en contester la dimension. Ce jour, les Franciliens ont voté pour une vision solidaire de leur région. C’est la victoire de l’Ile-de-France reconnue dans ses compétences et sa capacité d’action. C’est la victoire d’une gauche rassemblée sans artifice, sincère dans son union comme dans son ambition pour notre région.»</em> Pour Cécile Duflot, <em>«il faut qu&#8217;on avance encore. La force d&#8217;Europe Ecologie c&#8217;est d&#8217;être une boule de neige qui roule en permanence et qui grossit»</em>. En Ile-de-France, la prochaine étape de la boule de neige passe par l&#8217;obtention de postes de vice-présidents stratégiques au conseil régional.</p>
<p><strong><em>Quentin Girard</em></strong></p>
<p><em>Photo: Reuters</em><strong><em><br />
</em></strong></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Pays de la Loire: le PS bat l&#8217;UMP avec 56,4% des suffrages</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/3313/les-resultats-en-pays-de-la-loire/</link>
		<comments>http://regionales2010.slate.fr/article/3313/les-resultats-en-pays-de-la-loire/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 20:50:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Sternis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Pays de la Loire]]></category>
		<category><![CDATA[résultats]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://regionales2010.slate.fr/?p=3313</guid>
		<description><![CDATA[Les résultats du second tour (ministère de l&#8217;Intérieur)

Jacques Auxiette (PS &#8211; EE) &#8211; 56,4%
Christophe Béchu (UMP) &#8211; 43,6%
Participation: 51,78%
Conformément aux estimations des sondages, Jacques Auxiette conserve la tête de la région. Il bat son rival UMP avec une avance de 13,6 points, dans un second tour moins serré qu&#8217;en 2004.
Résultats du premier tour 2010

Jacques Auxiette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les résultats du second tour (ministère de l&#8217;Intérieur)<br />
</strong></p>
<p>Jacques Auxiette (PS &#8211; EE) &#8211; 56,4%<br />
Christophe Béchu (UMP) &#8211; 43,6%</p>
<p>Participation: 51,78%</p>
<p>Conformément aux estimations des sondages, Jacques Auxiette conserve la tête de la région. Il bat son rival UMP avec une avance de 13,6 points, dans un second tour moins serré qu&#8217;en 2004.</p>
<p><strong>Résultats du premier tour 2010<br />
</strong></p>
<p>Jacques Auxiette (PS)- 34,36%<br />
Christophe Béchu (UMP)- 32,78%<br />
Jean-Philippe Magnen (EE)- 13.64%<br />
Brigitte Neveux (FN)- 7.05%<br />
Marc Gicquel (FDG-NPA)- 5%<br />
Patricia Gallerneau (MoDem)- 4,57%<br />
Eddy Le Beller (LO)- 1,60%<br />
Jacky Flippot (REG)- 0,99%</p>
<p>Le président sortant, le socialiste Jacques Auxiette devance son concurrent de l&#8217;UMP de trois points dès le premier tour. Une légère avance qui <a href="http://www.lepoint.fr/elections-regionales-2010/2010-03-14/pays-de-la-loire-bechu-aura-du-mal-a-venger-fillon/2136/0/433540" target="_blank"><strong>devrait se creuser</strong></a> au second tour en faveur de la gauche, puisqu&#8217;Europe Ecologie (13,64%) s&#8217;est imposée comme la troisième force de la région.</p>
<p><strong>Participations en 2004</strong></p>
<p>2 396 096 inscrits</p>
<p>1 529 261 votants</p>
<p>866 835 abstentions<br />
<strong> </strong></p>
<p><strong>Président sortant:</strong> Jacques Auxiette (PS)<br />
<strong></strong></p>
<p><strong>Répartition des sièges: </strong><br />
PS/PRG, 39 sièges<br />
UMP, 26 sièges<br />
Les Verts, 13 sièges<br />
PCF, 8 sièges<br />
UDF, 7 sièges<br />
<strong></strong></p>
<p><strong>Deuxième tour 2004: </strong><br />
Jacques Auxiette (PS/PCF/Les Verts/PRG) &#8211; 52,35%<br />
François Fillon (UMP/UDF) &#8211; 47,65%<br />
<strong></strong></p>
<p>Acquise contre toute attente par le PS en 2004, la région est bien partie pour rester entre les mains socialistes. Le président sortant, Jacques Auxiette, devrait pouvoir compter sur les voix d&#8217;Europe Ecologie, crédité de 14% des intentions de vote au premier tour. Dans le même temps, le FN ne serait pas en mesure de créer une triangulaire (7,5%).</p>
<p><a id="gfk0" title="Ouest-France" href="http://www.ouest-france.fr/elections/elections-regionales-2010.php" target="_blank">Ouest-France</a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>PACA: Le PS l&#8217;emporte, le FN au dessus des 20%</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/3435/les-resultats-en-provence-alpes-cotes-dazur/</link>
		<comments>http://regionales2010.slate.fr/article/3435/les-resultats-en-provence-alpes-cotes-dazur/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 20:50:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Sternis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[PACA]]></category>
		<category><![CDATA[résultats]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://regionales2010.slate.fr/?p=3435</guid>
		<description><![CDATA[Les résultats du second tour (ministère de l&#8217;Intérieur)

Michel Vauzelle (PS &#8211; EE) &#8211; 44,1%
Thierry Mariani (UMP) &#8211; 33%
Jean-Marie Le Pen (FN) &#8211; 22,9%
Participation: 52,21%
Michel Vauzelle est réélu président de la région pour la deuxième fois. Ce second tour offre un résultat quasiment similaire à celui de 2004, puisque le PS perd un point, tandis que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les résultats du second tour (ministère de l&#8217;Intérieur)<br />
</strong></p>
<p>Michel Vauzelle (PS &#8211; EE) &#8211; 44,1%<br />
Thierry Mariani (UMP) &#8211; 33%<br />
Jean-Marie Le Pen (FN) &#8211; 22,9%</p>
<p>Participation: 52,21%</p>
<p>Michel Vauzelle est réélu président de la région pour la deuxième fois. Ce second tour offre un résultat quasiment similaire à celui de 2004, puisque le PS perd un point, tandis que le FN progresse de 1,5 point et que l&#8217;UMP se stabilise.</p>
<p><strong>Résultats du premier tour 2010</strong></p>
<p>Thierry Mariani (UMP)- 26,6%</p>
<p>Michel Vauzelle (PS)- 25,8%</p>
<p>Jean-Marie Le Pen (FN)- 20,29%</p>
<p>Laurence Vichnievsky (EE)-10,92%</p>
<p>Jean-Marc Coppola (Front de gauche)- 6.11%</p>
<p>Jacques Bompard (Ligue du Sud)- 3%</p>
<p>Catherine Levraud (MoDem)- 2,51%</p>
<p>Patrice Miran (Alliance écologiste indépendante)- 2,33%</p>
<p>Pierre Godard (NPA)- 2,11%</p>
<p>Isabelle Bonnet (LO)- 0.62%</p>
<p>Les sondages avaient annoncé un premier tour serré entre l&#8217;UMP et le PS, les urnes ont confirmé ces estimations. Les deux partis sont au plus proche, ce qui devrait permettre à Michel Vauzelle d&#8217;être réélu au second tour. Mais<a href="http://www.lexpress.fr/region/provence-alpes-cote-d-azur/le-pen-cree-la-surprise-en-paca_855129.html" target="_blank"> la sensation de ce premier tour</a> vient du score élevé de Jean-Marie Le Pen (Front national) qui dépasse les 20% de votes. Derrière, Laurence Vichnievsky (Europe Ecologie) réalise un score honorable (10%), bien meilleur qu&#8217;en 2004 (2.5%) mais en dessous de la moyenne nationale de son parti.</p>
<p><strong>Participation en 2004</strong></p>
<p>3 072 753 inscrits</p>
<p>2 012 941 votants</p>
<p>1 059 812 abstentions (34,49%)<br />
<strong> </strong></p>
<p><strong>Président sortant:</strong> Michel Vauzelle (PS)<br />
<strong> </strong></p>
<p><strong>Répartition des sièges:</strong><br />
PS/PRG/MRC, 44 sièges<br />
UMP/NC, 31 sièges<br />
PCF, 21 sièges<br />
FN, 17 sièges<br />
Les Verts, 8 sièges<br />
Non-inscrits (MPF), 2 sièges<br />
<strong> </strong></p>
<p><strong>Deuxième tour 2004:</strong><br />
Michel Vauzelle (PS), 45,17%<br />
Renaud Muselier (UMP), 33,82%<br />
Guy Macary (FN), 21%<br />
<strong></strong></p>
<p>Dans la troisème région de France, le PS devrait être en mesure de conserver la présidence. Michel Vauzelle, le président sortant, jouit d&#8217;une meilleure côte de popularité que le député UMP Thierry Mariani (selon une étude TNS Sofres, 29% des Provençaux et Azuréens ne le connaissent pas), et le FN devrait cannibaliser les voix de la majorité.</p>
<p><a title="La Provence" href="http://www.laprovence.com/" target="_blank">La Provence</a><br />
<a title="Blog Nice Matin" href="http://blognicematin.typepad.com/lebuzzdesregionales/" target="_blank">Le blog régionales de Nice-Matin</a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Picardie: le PS l&#8217;emporte facilement</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/3341/les-resultats-en-picardie/</link>
		<comments>http://regionales2010.slate.fr/article/3341/les-resultats-en-picardie/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 20:50:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Sternis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Picardie]]></category>
		<category><![CDATA[résultats]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://regionales2010.slate.fr/?p=3341</guid>
		<description><![CDATA[Les résultats du second tour (ministère de l&#8217;Intérieur)
Claude Gewerc (PS &#8211; EE) &#8211; 48,3%
Caroline Cayeux (UMP) &#8211; 32,4%
Michel Guiniot (FN) &#8211; 19,3%
Participation: 51,16%
Comme dans la très grande majorité des régions socialistes, Claude Gewerc est réélu confortablement. L&#8217;élu PS augmente son score de 3 points par rapport à 2004, tandis que l&#8217;UMP régresse et que le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les résultats du second tour (ministère de l&#8217;Intérieur)</strong></p>
<p>Claude Gewerc (PS &#8211; EE) &#8211; 48,3%<br />
Caroline Cayeux (UMP) &#8211; 32,4%<br />
Michel Guiniot (FN) &#8211; 19,3%</p>
<p>Participation: 51,16%</p>
<p>Comme dans la très grande majorité des régions socialistes, Claude Gewerc est réélu confortablement. L&#8217;élu PS augmente son score de 3 points par rapport à 2004, tandis que l&#8217;UMP régresse et que le FN se maintient.</p>
<p><strong>Résultats du 1er tour 2010</strong></p>
<p>Claude Gewerc (PS): 26,64%<br />
Caroline Cayeux (UMP): 25,94%<br />
Michel Guiniot (FN): 15,81%<br />
Christophe Porquier (EE): 9,98%<br />
Maxime Gremetz (DVGauche): 6,21%<br />
Thierry Aury (FDG)- 5,35%<br />
France Mathieu (MoDem)- 3,74%<br />
Sylvain Desbureaux (NPA)- 3%<br />
Thomas Joly (EXD)- 2,02%<br />
Roland Szpirko (LO)- 1,32%</p>
<p>Participation: 45,57%</p>
<p>Le socialiste Claude Gewerc arrive en tête du premier tour, mais avec une mince avance sur la candidate UMP, Caroline Cayeux. Le second tour devrait donné lieu à <a href="http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/15/97001-20100315FILWWW00024-picardie-une-triangulaire-ps-ump-fn.php" target="_blank"><strong>une triangulaire</strong></a> puisque le candidat FN a réalisé un bon score (15%). Une configuration qui laisse peu de chance de victoire à l&#8217;UMP.</p>
<p><strong>Participations en 2004</strong></p>
<p>1 270 000 inscrits</p>
<p>864 747 votants</p>
<p>414 253 abstentions (32,39%)<br />
<strong></strong></p>
<p><strong>Président sortant:</strong> Claude Gewerc (PS)<br />
<strong></strong></p>
<p><strong>Répartition des sièges: </strong><br />
PS, 18 sièges<br />
UMP, 12 sièges<br />
PCF, 8 sièges<br />
Les Verts/PRG, 6 sièges<br />
Non-inscrits, 5 sièges<br />
FN, 4 sièges<br />
Dissidents FN, 4 sièges<br />
<strong></strong></p>
<p><strong>Deuxième tour 2004: </strong><br />
Claude Gewerc (PS/PCF/PRG/Les Verts) &#8211; 45,58%<br />
Gilles de Robien (UDF/UMP) &#8211; 35,76%<br />
Michel Guiniot (FN) &#8211; 18,66%<br />
<strong></strong></p>
<p>Malgré des sondages favorables pour le second tour, le PS pourrait être menacé par l&#8217;UMP. La droite mène la danse dans les études du premier tour, avec 29% d&#8217;intentions de votes (contre 23% au PS et 14% à Europe Ecologie. Dans ces conditions, le score du Front National, et une éventuelle triangulaire, pourraient conditionner l&#8217;issue du scrutin.</p>
<p><a id="urcm" title="Le Courrier Picard" href="http://www.courrier-picard.fr/courrier/Elections-regionales-2010" target="_blank">Le Courrier Picard</a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Poitou-Charentes: Ségolène Royal l&#8217;emporte haut la main</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/3351/les-resultats-en-poitou-charentes/</link>
		<comments>http://regionales2010.slate.fr/article/3351/les-resultats-en-poitou-charentes/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 20:50:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Sternis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Poitou-Charente]]></category>
		<category><![CDATA[résultats]]></category>

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		<description><![CDATA[Les résultats du second tour (ministère de l&#8217;Intérieur)

Ségolène Royal (PS &#8211; EE) &#8211; 60,6%
Dominique Bussereau (UMP) &#8211; 39,4%
Participation: 53,49%
Le second tour a finalement tourné au plébiscite en faveur de Ségolène Royal, qui repousse son adversaire de la majorité à 22 points. Face aux caméras de France 2, l&#8217;élue socialiste a évoqué &#171;&#160;un vote d&#8217;espérance&#160;&#187;.
Résultats du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les résultats du second tour (ministère de l&#8217;Intérieur)<br />
</strong></p>
<p>Ségolène Royal (PS &#8211; EE) &#8211; 60,6%<br />
Dominique Bussereau (UMP) &#8211; 39,4%</p>
<p>Participation: 53,49%</p>
<p>Le second tour a finalement tourné au plébiscite en faveur de Ségolène Royal, qui repousse son adversaire de la majorité à 22 points. Face aux caméras de France 2, l&#8217;élue socialiste a évoqué &laquo;&nbsp;un vote d&#8217;espérance&nbsp;&raquo;.</p>
<p><strong>Résultats du premier tour 2010</strong></p>
<p>Ségolène Royal (PS)- 38,98%<br />
Dominique Bussereau (UMP)- 29.46%<br />
Françoise Coutant (EE)- 11.92%<br />
Marc de Lacoste-Lareymondie (FN)- 7.72%<br />
Gisèle Jean (Front de gauche)- 4.66%<br />
Pascal Monier (MoDem)- 4.34%<br />
Myriam Rossignol (NPA)- 1.85%<br />
Ludovic Gaillard (LO)- 1.04%</p>
<p>Dans son fief, Ségolène Royal est arrivé largement en tête de ce premier tour, laissant <a href="http://www.lexpress.fr/region/poitou-charentes/grand-succes-pour-segolene-royal-en-poitou-charentes_855119.html" target="_blank"><strong>peu de place au suspense pour le second</strong></a>. La socialiste voit dans ce résultat un &laquo;&nbsp;<em>vote d&#8217;adhésion au bilan</em>&nbsp;&raquo; des présidents de régions socialistes et &laquo;&nbsp;<em>un vote de sanction</em>&nbsp;&raquo; contre la politique de Nicolas Sarkozy.</p>
<p><strong>Participation en 2004</strong></p>
<p>1 230 361 inscrits</p>
<p>841 714 votants</p>
<p>388 647 abstentions (31,59%)<br />
<strong></strong></p>
<p><strong>Président sortant:</strong> Ségolène Royal (PS)<br />
<strong></strong></p>
<p><strong>Répartition des sièges:</strong><br />
PS, 20 sièges<br />
UMP-UDF, 9 sièges<br />
Les Verts, 7 sièges<br />
PCF, 6 sièges<br />
Non-inscrits, 6 sièges<br />
FN, 3 sièges<br />
PRG, 2 sièges<br />
DVG, 2 sièges<br />
<strong></strong></p>
<p><strong>Deuxième tour 2004:</strong><br />
Ségolène Royal (PS), 55,10%<br />
Elisabeth Morin (UMP), 36,20%<br />
J. Romée Charbonneau (FN), 8,70%<br />
<strong></strong></p>
<p>Malgré la candidature de Dominique Bussereau, secrétaire d&#8217;Etat aux transports, la majorité ne devrait pas être capable de chaparder le fief de Ségolène Royal, confortablement élue en 2004. La tête de liste socialiste devrait même être en tête au soir du premier tour.</p>
<p><a title="Charente Libre" href="http://www.charentelibre.com/" target="_blank">Charente Libre</a><br />
<a title="Sud-Ouest" href="http://www.sudouest.com/accueil/actualite/elections-regionales-2010-aquitaine-poitou-charentes-midi-pyrenees.html" target="_blank">Sud Ouest</a><br />
﻿</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Languedoc-Roussillon: Frêche reconduit à la tête de la région</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/3349/les-resultats-en-languedoc-roussillon/</link>
		<comments>http://regionales2010.slate.fr/article/3349/les-resultats-en-languedoc-roussillon/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 20:50:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Tesquet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Languedoc-Roussillon]]></category>
		<category><![CDATA[résultats]]></category>

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		<description><![CDATA[Les résultats du second tour (ministère de l&#8217;Intérieur)

Georges Frêche (DVG) &#8211; 54,2%
Raymond Couderc (UMP) &#8211; 26,4%
France Jamet (FN) &#8211; 19,4%
Participation: 52,6%
Sans surprise, Georges Frêche conserve son poste de président de région, et relègue la liste UMP à plus de 25 points. La majorité est d&#8217;ailleurs la grande perdante de ce second tour, puisque elle perd [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les résultats du second tour (ministère de l&#8217;Intérieur)<br />
</strong></p>
<p>Georges Frêche (DVG) &#8211; 54,2%<br />
Raymond Couderc (UMP) &#8211; 26,4%<br />
France Jamet (FN) &#8211; 19,4%</p>
<p>Participation: 52,6%</p>
<p>Sans surprise, Georges Frêche conserve son poste de président de région, et relègue la liste UMP à plus de 25 points. La majorité est d&#8217;ailleurs la grande perdante de ce second tour, puisque elle perd plus de six points par rapport à 2004 (33,1%).</p>
<p>A lire aussi, <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/5385/la-lecon-politique-de-georges-freche/" target="_self"><strong>&laquo;&nbsp;la leçon politique de Georges Frêche&nbsp;&raquo;</strong></a></p>
<p><strong>Résultats du premier tour 2010 </strong></p>
<p>Georges Frêche (DVG) &#8211; 34,28%<br />
Raymond Couderc (UMP) &#8211; 19,63%<br />
France Jamet (FN) &#8211; 12,67%<br />
Jean-Louis Roumégas (EE) &#8211; 9,12%<br />
René Révol (FDG) &#8211; 8,59%<br />
Hélène Mandroux (PS) &#8211; 7,74%<br />
Patrice Drevet (ECO) &#8211; 3,87%<br />
Christian Jeanjean (DVD) &#8211; 2,03%<br />
Jean-Claude Martinez (EXD) &#8211; 0,74%<br />
Richard Roudier (EXD) &#8211; 0,68%<br />
Liberto Plana (LO) &#8211; 0,63%</p>
<p>Confirmant les prévisions des sondages, Georges Frêche s&#8217;affirme comme l<a href="http://www.lepoint.fr/elections-regionales-2010/2010-03-14/premier-tour-regionales-languedoc-roussillon-freche-supplante-le-parti/2136/0/433493" target="_blank"><strong>a force politique numéro un</strong></a> dans la région. S&#8217;il a immédiatement évoqué un camouflet pour le bureau national du PS, le président sortant a tendu la main à la tête de liste socialiste, Hélène Mandroux.</p>
<p><strong>Participation en 2004:</strong></p>
<p>1 698 326 inscrits</p>
<p>1 182 012 votants</p>
<p>516 314 abstentions (30,40%)</p>
<p><strong>Président sortant:</strong> Georges Frêche (DVG)</p>
<p><strong>Répartition des sièges: </strong><br />
PS/PRG, 25 sièges<br />
UMP, 11 sièges<br />
PCF, 9 sièges<br />
FN, 7 sièges<br />
Les Verts, 5 sièges<br />
Non-inscrits, 5 sièges<br />
Autres, 4 sièges</p>
<p><strong>Deuxième tour 2004:</strong><br />
Georges Frêche (PS &#8211; PCF &#8211; Les Verts) &#8211; 51,22%<br />
Jacques Blanc (UMP &#8211; UDF) &#8211; 33,11%<br />
Alain Jamet (FN) &#8211; 15,67%<br />
<strong><br />
Dernier sondage (Ifop pour Midi-Libre, 6 mars):</strong><br />
Georges Frêche (DVG), 40% &#8211; Hélène Mandroux (PS/Europe-Ecologie/PRG), 32% &#8211; Raymond Couderc (UMP/NC), 28%</p>
<p>Momentanément banni du PS, Georges Frêche devrait sortir gagnant de son numéro de soliste. Les sondages le créditent de 32% d&#8217;intentions de vote dès le premier tour, 10 points au-dessus de l&#8217;UMP. Le PS et Europe-Ecologie oscillent entre 11 et 12%, ce qui laisse d&#8217;ores et déjà présager une alliance au second tour.</p>
<p><a id="ybpc" title="Midi Libre" href="http://www.midilibre.com/" target="_blank">Midi Libre</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Nord-pas-de-Calais: Le PS victorieux, le FN talonne l&#8217;UMP</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/3385/les-resultats-en-nord-pas-de-calais/</link>
		<comments>http://regionales2010.slate.fr/article/3385/les-resultats-en-nord-pas-de-calais/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 20:50:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Sternis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Nord-pas-de-Calais]]></category>
		<category><![CDATA[résultats]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://regionales2010.slate.fr/?p=3385</guid>
		<description><![CDATA[Les résultats du second tour (ministère de l&#8217;Intérieur)

Daniel Percheron (PS &#8211; EE) &#8211; 51,9%
Valérie Létard (UMP) &#8211; 25,9%
Marine Le Pen (FN) &#8211; 22,2%
Participation: 49,16%
Daniel Percheron conserve son siège de président de région, avec un score en légère augmentation par rapport à 2004. La liste FN, emmenée par Marine Le Pen, réalise la bonne opération, en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les résultats du second tour (ministère de l&#8217;Intérieur)<br />
</strong></p>
<p>Daniel Percheron (PS &#8211; EE) &#8211; 51,9%<br />
Valérie Létard (UMP) &#8211; 25,9%<br />
Marine Le Pen (FN) &#8211; 22,2%</p>
<p>Participation: 49,16%</p>
<p>Daniel Percheron conserve son siège de président de région, avec un score en légère augmentation par rapport à 2004. La liste FN, emmenée par Marine Le Pen, réalise la bonne opération, en augmentant son score de plus de 2,5 points. Le Front national devance même l&#8217;UMP dans le Pas-de-Calais, avec 27,8%, contre 20,9%.</p>
<p><strong>Résultats du premier tour 2010<br />
</strong></p>
<p>Daniel Percheron (PS)- 29,16%<br />
Valérie Létard (UMP)-19%<br />
Marine Le Pen (FN)- 18,31%<br />
Alain Bocquet (Front de Gauche)- 10,78%<br />
Jean-François Caron (Europe Ecologie)- 10.34%<br />
Olivier Henno (MoDem)- 3,93%<br />
François Dubout (EXD)- 3,02%<br />
Pascal Montel (NPA)- 3%<br />
Eric Pecqueur (LO)- 1,44%<br />
Mickaël Poillion (DIV)- 1,03%</p>
<p>Comme prévu, les socialistes sont arrivé largement en tête de ce premier tour. Derrière, la surprise vient du <a href="http://info.france2.fr/elections/regionales-2010/nord-pas-de-calais-le-fn-fait-jeu-egal-avec-l-ump-61790590.html" target="_blank"><strong>FN qui talonne l&#8217;UMP</strong></a> et devrait imposer une triangulaire au second tour. À noter enfin le bon score du Front de gauche qui dépasse les 10%.</p>
<p><strong>Participation en 2004</strong></p>
<p>2 791 231 inscrits</p>
<p>1 781 804 votants</p>
<p>1 009 427 abstentions (36,16%)<br />
<strong></strong></p>
<p><strong>Président sortant:</strong> Daniel Percheron (PS)<br />
<strong></strong></p>
<p><strong>Répartition des sièges:</strong><br />
PS, 46 sièges<br />
UMP, 20 sièges<br />
PCF, 19 sièges<br />
FN, 16 sièges<br />
Les Verts, 8 sièges<br />
MoDem, 3 sièges<br />
Non-inscrits, 1 siège<br />
<strong></strong></p>
<p><strong>Deuxième tour 2004:</strong><br />
Daniel Percheron (PS/PCF/PRG/Les Verts) &#8211; 51,84%<br />
Jean-Paul Delevoye (UMP/UDF) &#8211; 28,43%<br />
Carl Lang (FN) &#8211; 19,73%<br />
<strong></strong></p>
<p>Promis à une gauche qui la gouverne depuis 40 ans, le Nord Pas de Calais devrait rester rose. Pour l&#8217;Ifop, le PS virerait en tête dès le premier tour, avec 27% des voix, devant l&#8217;UMP (20%), le FN (17%) et Europe-Ecologie (12%). Solidement installé dans le paysage local, et porté par Marine Le Pen, le FN devrait rééditer son gros score de 2004.</p>
<p><a title="La Voix du Nord" href="http://elections.lavoixdunord.fr/Regionales/_2010/index.shtml" target="_blank">La Voix du Nord</a><br />
<a title="Le Monde" href="http://regionales.blog.lemonde.fr/category/nord-pas-de-calais/" target="_blank">Le Monde</a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Limousin: le PS remporte 48% des suffrages</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/3359/les-resultats-en-limousin/</link>
		<comments>http://regionales2010.slate.fr/article/3359/les-resultats-en-limousin/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 20:50:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Tesquet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Limousin]]></category>
		<category><![CDATA[résultats]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://regionales2010.slate.fr/?p=3359</guid>
		<description><![CDATA[Les résultats du second tour (ministère de l&#8217;Intérieur)

Jean-Paul Denanot (PS) &#8211; 47,95%
Raymond Archer (UMP) &#8211; 32,95%
Christian Audouin  (PCF/FDG/NPA) &#8211; 19,1%
Participation: 57,24%
Jean-Paul Denanot est réélu président de région, mais perd du terrain par rapport à 2004. Avec le gros score du Front de Gauche, qui tutoie les 20%, l&#8217;élu socialiste perd 14 points. Ce rééquilibrage des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les résultats du second tour (ministère de l&#8217;Intérieur)<br />
</strong></p>
<p>Jean-Paul Denanot (PS) &#8211; 47,95%<br />
Raymond Archer (UMP) &#8211; 32,95%<br />
Christian Audouin  (PCF/FDG/NPA) &#8211; 19,1%</p>
<p>Participation: 57,24%</p>
<p>Jean-Paul Denanot est réélu président de région, mais perd du terrain par rapport à 2004. Avec le gros score du Front de Gauche, qui tutoie les 20%, l&#8217;élu socialiste perd 14 points. Ce rééquilibrage des voix à gauche prouve l&#8217;ancrage du legs communiste en Limousin.</p>
<p><strong>Résultats du premier tour 2010<br />
</strong></p>
<p>Jean-Paul Denanot (PS) &#8211; 38,05%<br />
Raymond Archer (UMP) &#8211; 24,16%<br />
Christian Audouin  (PCF/FDG/NPA) &#8211; 13,1%<br />
Ghislaine Jeannot-Pagès (EE) &#8211; 9,7%<br />
Nicole Daccord-Gauthier (FN) &#8211; 7,76%<br />
Jean-Jacques Bélézy (MoDem) &#8211; 3,57%<br />
Jean-Louis Ranc (ECO) &#8211; 2,04%<br />
Elisabeth Faucon (LO) &#8211; 1,56%</p>
<p>Dans une région historiquement marquée à gauche, le président sortant Jean-Paul Denanot <a href="http://www.lexpress.fr/region/limousin/les-socialistes-dans-leur-jardin-en-limousin_855199.html" target="_blank"><strong>sera selon toute vraisemblance réélu</strong></a> dimanche prochain. La gauche de la gauche se hisse même en troisième position du premier tour.</p>
<p><strong>Participation 2004:</strong></p>
<p>545 419 inscrits</p>
<p>375 505 votants</p>
<p>169 714 abstentions (31,12%)</p>
<p><strong>Président sortant:</strong> Jean-Paul Denanot (PS)</p>
<p><strong>Répartition des sièges:</strong><br />
UMP, 14 sièges<br />
PS, 13 sièges<br />
PCF, 6 sièges<br />
Les Verts, 3 sièges<br />
MNR, 3 sièges<br />
ADS, 2 sièges<br />
CPNT, 2 sièges<br />
<strong><br />
Deuxième tour 2004:</strong><br />
Jean-Paul Denanot (PS &#8211; PCF &#8211; PRG) &#8211; 62,02%<br />
Raymond Archer (UMP &#8211; UDF) &#8211; 37,98%<strong><br />
</strong></p>
<p><strong></strong>Bastion historique de la gauche, le Limousin s&#8217;apprête à vivre un remake du scrutin de 2004, dont l&#8217;issue devrait être identique. Les écologistes, forts d&#8217;un bon résultat aux dernières élections européennes (12,35%), devraient rallier le PS au second tour, et le NPA a accepté de faire liste commune dès le premier.</p>
<p><a id="nwjv" title="France 3 Limousin" href="http://limousin-poitou-charentes.france3.fr/info/limousin/" target="_blank">France 3 Limousin</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://regionales2010.slate.fr/article/3359/les-resultats-en-limousin/feed/</wfw:commentRss>
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		</item>
		<item>
		<title>Midi-Pyrénées: Une formalité pour le PS</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/3373/les-resultats-en-midi-pyrenees/</link>
		<comments>http://regionales2010.slate.fr/article/3373/les-resultats-en-midi-pyrenees/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 20:50:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Sternis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Midi-Pyrénées]]></category>
		<category><![CDATA[résultats]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://regionales2010.slate.fr/?p=3373</guid>
		<description><![CDATA[Les résultats du second tour (ministère de l&#8217;Intérieur)

Martin Malvy (PS &#8211; EE) &#8211; 67,8%
Brigitte Barèges (UMP) &#8211; 32,2%
Participation: 54,39%
Réélu pour la troisième fois, Martin Malvy réalise le meilleur score du PS au niveau national. Le président sortant recueille deux fois plus de voix que la candidate de la majorité, qui améliore pourtant le score de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les résultats du second tour (ministère de l&#8217;Intérieur)<br />
</strong></p>
<p>Martin Malvy (PS &#8211; EE) &#8211; 67,8%<br />
Brigitte Barèges (UMP) &#8211; 32,2%</p>
<p>Participation: 54,39%</p>
<p>Réélu pour la troisième fois, Martin Malvy réalise le meilleur score du PS au niveau national. Le président sortant recueille deux fois plus de voix que la candidate de la majorité, qui améliore pourtant le score de l&#8217;UMP par rapport à 2004.</p>
<p><strong>Résultats estimation 1er tour 2010:</strong></p>
<p>Martin Malvy (PS)- 40,93%<br />
Brigitte Barèges (UMP)- 21.75%<br />
Gérard Onesta (EE)- 13.46%<br />
Frédéric Cabrolier (FN)- 9.44%<br />
Christian Picquet (FDG)- 6.91%<br />
Arnaud Lafon (MoDem)- 3.78%<br />
Myriam Martin (NPA)- 2.89%<br />
Sandra Torremocha (LO)- 0.84%</p>
<p>Martin Malvy a été plébiscité lors de ce premier tour où il récolte plus de 40% des voix. De quoi laisser présager d&#8217;une victoire socialiste facile au second tour. À condition de <a href="http://www.ladepeche.fr/article/2010/03/15/797256-Midi-Pyrenees-Trois-qualifies-pour-la-finale.html" target="_blank"><strong>réussir à s&#8217;accorder</strong></a> avec le candidat d&#8217;Europe Ecologie, Gérard Onesta, qui obtient 13% des voix.</p>
<p><strong>Participation en 2004</strong></p>
<p>1 910 017 inscrits</p>
<p>1 318 037 votants</p>
<p>591 980 abstentions (30,99%)<br />
<strong></strong></p>
<p><strong>Président sortant:</strong> Martin Malvy (PS)<br />
<strong></strong></p>
<p><strong>Répartition des sièges:</strong><br />
PS, 40 sièges<br />
UMP, 14 sièges<br />
PCF/Parti de Gauche, 11 sièges<br />
PRG, 9 sièges<br />
FN, 8 sièges<br />
UDF, 7 sièges<br />
Non-inscrits, 2 sièges<br />
<strong></strong></p>
<p><strong>Deuxième tour 2004:</strong><br />
Martin Malvy (PS/PCF/PRG) &#8211; 57,5%<br />
Jacques Godfrain (UMP/UDF) &#8211; 30,43%<br />
Louis Aliot (FN) &#8211; 12,06%<br />
<strong></strong></p>
<p>Solidement ancrée à gauche, la région devrait rester dans le giron socialiste sans difficultés. Selon les estimations des derniers sondages, le président sortant, Martin Malvy, recueillerait 40% des suffrages dès le premier tour, contre 23% à la liste UMP. Même dans l&#8217;hypothèse d&#8217;une triangulaire avec Europe Ecologie, Malvy l&#8217;emporterait avec 52% des voix.</p>
<p><a id="zufy" title="La Dépêche du Midi" href="http://www.ladepeche.fr/Actu-Politique-Regionales-2010_ch572.html" target="_blank">La Dépêche du Midi</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Ile-de-France: le PS devance assez largement l&#8217;UMP</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/3339/les-resultats-en-ile-de-france/</link>
		<comments>http://regionales2010.slate.fr/article/3339/les-resultats-en-ile-de-france/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 20:50:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Tesquet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Ile-de-France]]></category>
		<category><![CDATA[résultats]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://regionales2010.slate.fr/?p=3339</guid>
		<description><![CDATA[Résultats second tour (ministère de l&#8217;Intérieur)

Jean-Paul Huchon (PS-EE) -56,7%
Valérie Pécresse (UMP) &#8211; 43,3%
Participation: 47,14%
Jean-Paul Huchon bat Valérie Pécresse avec une avance confortable. Le président de région socialiste gagne 8 points par rapport à 2004, dans un second tour marqué par l&#8217;absence du Front national. &#171;&#160;Bien sûr, j&#8217;aurais préféré le résultat inverse&#160;&#187;, a lâché une Valérie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Résultats second tour (ministère de l&#8217;Intérieur)<br />
</strong></p>
<p>Jean-Paul Huchon (PS-EE) -56,7%<br />
Valérie Pécresse (UMP) &#8211; 43,3%</p>
<p>Participation: 47,14%</p>
<p>Jean-Paul Huchon bat Valérie Pécresse avec une avance confortable. Le président de région socialiste gagne 8 points par rapport à 2004, dans un second tour marqué par l&#8217;absence du Front national. &laquo;&nbsp;Bien sûr, j&#8217;aurais préféré le résultat inverse&nbsp;&raquo;, a lâché une Valérie Pécresse laconique sur France 2.</p>
<p>A lire aussi, notre <a href="http://regionales2010.slate.fr/rubriques/idf/">dossier spécial sur les élections régionales en Ile-de-France.</a></p>
<p><strong>Résultats du premier tour 2010<br />
</strong></p>
<p>Valérie Pécresse (UMP) &#8211; 27,76%<br />
Jean-Paul Huchon (PS) &#8211; 25,25%<br />
Cécile Duflot (EE) &#8211; 16,58%<br />
Marie-Christine Arnautu (FN) &#8211; 9,29%<br />
Pierre Laurent (FDG) &#8211; 6,55%<br />
Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) &#8211; 4,15%<br />
Alain Dolium (MoDem) &#8211; 4%<br />
Olivier Besancenot (NPA) &#8211; 3,13%<br />
Jean-Marc Governatori (ECO) &#8211; 1,40%<br />
Axel de Boer (DVD) &#8211; 0,85%<br />
Jean-Pierre Mercier (LO) &#8211; 0,63%<br />
Almamy Kanoute (DIV) &#8211; 0,42%</p>
<p>Malmenée pendant la campagne, Valérie Pécresse devance finalement Jean-Paul Huchon au soir du premier tour. Le président socialiste sortant a immédiatement appelé à &laquo;&nbsp;construire l&#8217;alliance&nbsp;&raquo; à gauche pour un second round qui s&#8217;annonce <a href="http://www.leparisien.fr/elections-regionales/ile-de-France/pecresse-assure-le-minimum-en-ile-de-france-14-03-2010-848705.php" target="_blank"><strong>plus serré que prévu</strong></a>.</p>
<p><strong>Participation 2004:</strong></p>
<p>6 150 351 inscrits</p>
<p>4 016 431 votants</p>
<p>2 133 920 abstentions (34,70%)</p>
<p><strong>Président sortant:</strong> Jean-Paul Huchon (PS)</p>
<p><strong>Répartition des sièges:</strong><br />
PS, 60 sièges<br />
UMP, 36 sièges<br />
Les Verts, 28 sièges<br />
CACRPG (Communiste, Alternative citoyenne Républicain et Parti de Gauche), 27 sièges<br />
MoDem, 17 sièges<br />
NC, 9 élus<br />
PRG, 9 sièges<br />
FN, 9 élus<br />
ZRC (Républicain, Radical et Citoyen), 8 sièges<br />
Nationaux et Indépendants (ex-FN), 6 sièges<br />
<strong><br />
Deuxième tour 2004:</strong><br />
Jean-Paul Huchon (PS &#8211; Les Verts &#8211; MRC &#8211; PRG) &#8211; 49,16%<br />
Jean-François Copé (UMP &#8211; MPF, puis UDF) &#8211; 40,72%<br />
Marine Le Pen (FN) &#8211; 10,11%<strong><br />
</strong></p>
<p>Selon les derniers sondages, l&#8217;UMP recueillerait 30% des suffrages au soir du premier tour, contre 27% au PS. Mais dans une région capitale à tous points de vue, Jean-Paul Huchon devrait pouvoir compter sur les voix d&#8217;Europe-Ecologie (crédité de 17% au premier tour), et dans une moindre mesure, du Front de Gauche.</p>
<p><a id="hy0q" title="Megalopolis" href="http://www.megalopolismag.com/category/regionales-2010/" target="_blank">Megalopolis</a><br />
<a title="Ramdam en Région" href="http://regionalesidf.fr/">Ramdam en Région</a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Rhône-Alpes: le PS devance l&#8217;UMP de 15 points</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/3441/les-resultats-en-rhone-alpes/</link>
		<comments>http://regionales2010.slate.fr/article/3441/les-resultats-en-rhone-alpes/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 20:50:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Sternis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[résultats]]></category>
		<category><![CDATA[Rhône-Alpes]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://regionales2010.slate.fr/?p=3441</guid>
		<description><![CDATA[Les résultats du second tour (ministère de l&#8217;Intérieur)

Jean-Jack Queyranne (PS &#8211; EE) &#8211; 50,8%
Françoise Grossetête (UMP) &#8211; 34%
Bruno Gollnisch (FN) &#8211; 15,2%
Participation: 49,52%
Comme en 2004, Jean-Jack Queyranne emporte la région. A l&#8217;occasion de ce second tour, c&#8217;est le PS qui améliore son score (+ 4,5), au détriment de l&#8217;UMP, qui perd 4 points. Le FN [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les résultats du second tour (ministère de l&#8217;Intérieur)<br />
</strong></p>
<p>Jean-Jack Queyranne (PS &#8211; EE) &#8211; 50,8%<br />
Françoise Grossetête (UMP) &#8211; 34%<br />
Bruno Gollnisch (FN) &#8211; 15,2%</p>
<p>Participation: 49,52%</p>
<p>Comme en 2004, Jean-Jack Queyranne emporte la région. A l&#8217;occasion de ce second tour, c&#8217;est le PS qui améliore son score (+ 4,5), au détriment de l&#8217;UMP, qui perd 4 points. Le FN réitère son bon score, dans la lignée du premier tour.</p>
<p><strong>Résultats du premier tour 2010</strong></p>
<p>Françoise Grossetête (UMP)- 26.3%<br />
Jean-Jacques Queyranne (PS)- 25,4%<br />
Philippe Meirieu (EE)- 17.8%<br />
Bruno Gollnisch (FN)- 14%<br />
Elisa Martin (Front de Gauche)- 6.3%<br />
Azouz Begag (MoDem)- 4.3%<br />
Myriam Combet (NPA)- 2.4%<br />
Michel Dulac (Spartacus)-1.90%<br />
Nathalie Arthaud (LO)- 1.40%</p>
<p>L&#8217;UMP arrive légèrement en tête de ce premier tour des régionales, mais le second tour s&#8217;annonce <a href="http://www.lepoint.fr/elections-regionales-2010/2010-03-14/estimation-regionales-rhone-alpes-queyranne-ps-bien-parti-les-ecolos/2136/0/433491" target="_blank"><strong>plutôt favorable</strong></a>, pour le président sortant, le socialiste Jean-Jacques Queyranne. À la faveur d&#8217;une union de la gauche, le PS devrait s&#8217;imposer, surtout si un accord est rapidement trouvé avec Europe Ecologie dont le candidat, Philippe Meirieu,  a obtenu 17%.</p>
<p><strong>Participation en 2004</strong></p>
<p>3 739 834 inscrits</p>
<p>2 406 692 votants</p>
<p>1 333 142 abstentions (35,65%)<br />
<strong> </strong></p>
<p><strong>Président sortant:</strong> Jean-Jack Queyranne (PS)<br />
<strong> </strong></p>
<p><strong>Répartition des sièges:</strong><br />
PS, 47 sièges<br />
UMP, 27 sièges<br />
Les Verts, 20 sièges<br />
FN, 18 sièges<br />
PCF, 15 sièges<br />
Groupe du Centre (NC/MoDem/PRV), 10 sièges<br />
MoDem, 8 sièges<br />
PRG, 7 sièges<br />
Parti de Gauche, 4 sièges<br />
Non-inscrit, 1 siège<br />
<strong></strong></p>
<p><strong>Deuxième tour 2004:</strong><br />
Jean-Jack Queyranne (PS), 46,52%<br />
Anne-Marie Comparini (UMP), 38,20%<br />
Bruno Gollnisch (FN), 15,28%<br />
<strong></strong></p>
<p>Si la partie s&#8217;annonce serrée au premier tour (l&#8217;UMP devançerait le PS d&#8217;un point, avec 28% des voix), le président sortant Jean-Jack Queyranne devrait bénéficier des votes d&#8217;Europe-Ecologie lors du second. Sa tête de liste, Philippe Meirieu, est créditée de 20% des suffrages.</p>
<p><a title="Le Progrès" href="http://www.leprogres.fr/fr/dossiers/elections-regionales-rhone-alpes/index.html?iCategorieRedactionnelle=3191" target="_blank">Le Progrès</a><br />
<a title="Le Dauphiné Libéré" href="http://www.ledauphine.com/resultats-elections-regionales-@/index.jspz?elections=21" target="_blank">Le Dauphiné Libéré</a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Auvergne: nette victoire de René Souchon (PS)</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/3317/les-resultats-en-auvergne/</link>
		<comments>http://regionales2010.slate.fr/article/3317/les-resultats-en-auvergne/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 20:40:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gregoire Fleurot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Auvergne]]></category>
		<category><![CDATA[résultats]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://regionales2010.slate.fr/?p=3317</guid>
		<description><![CDATA[Les résultats du second tour (estimation AFP)

René Souchon (PS) &#8211; 59,68%
Alain Marleix (UMP) &#8211; 40,32%
Participation: 54,88%
Large victoire de la gauche, qui confirme son ancrage en Auvergne. René Souchon est réélu sur son nom, lui qui avait succédé au défunt Pierre-Joël Bonté. Pour la droite, c&#8217;est un revers historique. Avant son échec de 2004, VGE avait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les résultats du second tour (estimation AFP)<br />
</strong></p>
<p>René Souchon (PS) &#8211; 59,68%<br />
Alain Marleix (UMP) &#8211; 40,32%</p>
<p>Participation: 54,88%</p>
<p>Large victoire de la gauche, <strong><a href="http://www.newsauvergne.com/Revers-historique-pour-la-droite-en-Auvergne-a474-d0.html">qui confirme son ancrage en Auvergne</a></strong>. René Souchon est réélu sur son nom, <strong><a href="http://www.lexpress.fr/region/auvergne/souchon-assoit-sa-legitimite-en-auvergne_847428.html">lui qui avait succédé au défunt Pierre-Joël Bonté</a></strong>. Pour la droite, c&#8217;est un revers historique. Avant son échec de 2004, VGE avait tenu la région pendant dix-huit ans. Alain Marleix et Brice Hortefeux, qui se présentait en tête de liste dans le Puy-de-Dôme, ne sont même pas présents ce soir dans la région: comme la plupart des ministres qui se présentaient à ces élections régionales, ils seront à l&#8217;Élysée, auprès de Nicolas Sarkozy pour analyser et tenter de digérer cette défaite sans précédent.</p>
<p><strong>Résultats du premier tour 2010<br />
</strong></p>
<p>Alain Marleix (UMP) &#8211; 28,72%<br />
René Souchon (PS) &#8211; 28,03%<br />
André Chassaigne (FDG) &#8211; 14,24%<br />
Christian Bouchardy (EE) &#8211; 10,69%<br />
Erik Faurot (FN) &#8211; 8,39%<br />
Michel Fanget (MoDem) &#8211; 4,51%<br />
Alain Laffont (NPA) &#8211; 4,19%<br />
Marie Savre (LO) &#8211; 1,22%</p>
<p>La gauche est quasiment assurée de conserver la région. René Souchon (PS), le président sortant,<a href="http://www.lexpress.fr/region/auvergne/en-auvergne-la-gauche-en-position-de-force_855147.html" target="_blank"><strong> devrait conserver cette région</strong></a> qu&#8217;il avait reprise à la droite et à VGE en 2004 après dix-huit ans de règne de l&#8217;ancien chef de l&#8217;Etat. Excellent score et petite surprise pour le député communiste André Chassaigne (Front de Gauche).</p>
<p><strong>Participation 2004:</strong></p>
<p><strong> </strong>974 868 inscrits</p>
<p>662 021 votants</p>
<p>312 847 abstentions (32,09%)</p>
<p><strong>Président sortant:</strong> René Souchon (PS)<br />
<strong><br />
Répartition des sièges: </strong><br />
PS, 17 sièges<br />
Union pour l&#8217;Auvergne (UMP/UDF), 17 sièges<br />
PCF, 8 sièges<br />
Les Verts, 4 sièges<br />
Non-inscrit, 1<br />
<strong><br />
Deuxième tour 2004:</strong><br />
Pierre-Joël Bonte (PS &#8211; Les Verts &#8211; PCF) &#8211; 52,67% (DECEDE)<br />
Valéry Giscard d&#8217;Estaing (UMP &#8211; UDF) &#8211; 47,33%</p>
<p>Les sites pour suivre l&#8217;Auvergne:</p>
<p><a title="La Montagne" href="http://www.lamontagne.fr/dossiers/elections_regionales_2010@DRlBLDtUMisBHhg-.html" target="_blank">La Montagne</a><br />
<a title="Cyberbougnat" href="http://www.cyberbougnat.net/auvergne2010/" target="_blank">Cyberbougnat</a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Aquitaine: Alain Rousset (PS) facilement réélu</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/3305/les-resultats-en-aquitaine/</link>
		<comments>http://regionales2010.slate.fr/article/3305/les-resultats-en-aquitaine/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 20:40:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gregoire Fleurot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Aquitaine]]></category>
		<category><![CDATA[résultats]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://regionales2010.slate.fr/?p=3305</guid>
		<description><![CDATA[Résultats du second tour (estimation Ministère de l&#8217;Intérieur)

Alain Rousset (PS-EE) &#8211; 54,8%
Xavier Darcos (UMP) &#8211; 28,5%
Jean Lassalle (MoDem) &#8211; 16,7%
Alain Rousset (PS) est en tête dans tous les départements, et fait un carton dans les Landes et en Dordogne. Xavier Darcos (UMP) résiste dans les Pyrénées-Atlantiques.
Résultats du premier tour 2010

Alain Rousset (PS) &#8211; 37,63%
Xavier Darcos [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Résultats du second tour (estimation Ministère de l&#8217;Intérieur)<br />
</strong></p>
<p>Alain Rousset (PS-EE) &#8211; 54,8%<br />
Xavier Darcos (UMP) &#8211; 28,5%<br />
Jean Lassalle (MoDem) &#8211; 16,7%</p>
<p>Alain Rousset (PS) est <strong><a href="http://www.sudouest.com/accueil/actualite/france/article/902199/mil.html">en tête dans tous les départements</a></strong>, et fait un carton dans les Landes et en Dordogne. Xavier Darcos (UMP) résiste dans les Pyrénées-Atlantiques.</p>
<p><strong>Résultats du premier tour 2010<br />
</strong></p>
<p>Alain Rousset (PS) &#8211; 37,63%<br />
Xavier Darcos (UMP) &#8211; 22,05 %<br />
Jean Lassalle (Modem) &#8211; 10,43%<br />
Monique de Marco (EE) &#8211; 9,75%<br />
Jacques Colombier (FN) &#8211; 8,27%<br />
Gérard Boulanger (FDG) &#8211; 5,95%<br />
Philippe Poutou (NPA) &#8211; 2, 52%<br />
Michael Chrétien (ECO) &#8211; 1,94%<br />
Nelly Malaty (LO) &#8211; 0,79%<br />
Jean Tellechea (REG) &#8211; 0.66%<br />
Xavier-Philippe Larralde (REG) &#8211; 0,02%</p>
<p>Briguant un troisième mandat consécutif, le président sortant <strong><a href="http://lci.tf1.fr/politique/2010-03/aquitaine-darcos-a-la-peine-5770665.html" target="_blank">Alain Rousset est bien placé pour conserver l&#8217;Aquitaine</a></strong>. Le ministre du Travail Xavier Darcos arrive une nouvelle fois en seconde position, mais améliore son score par rapport à 2004 (18,4%).</p>
<p><strong>Participation 2004:</strong></p>
<p>2 138 055 inscrits</p>
<p>1 471 130 votants</p>
<p>666 925 abstentions (31,19%)</p>
<p><strong>Président sortant:</strong> Alain Rousset (PS)</p>
<p><strong>Répartition des sièges: </strong><br />
PS, 46 sièges<br />
UMP, 11 sièges<br />
UDF, 10 sièges<br />
Les Verts, 9 sièges<br />
FN, 7 sièges<br />
PRG, 2 sièges</p>
<p><strong>Deuxième tour 2004:</strong><br />
Alain Rousset (PS &#8211; Les Verts &#8211; PRG) &#8211; 54,87%<br />
Xavier Darcos (UMP &#8211; UDF) &#8211; 33,46%<br />
Jacques Colombier (FN) &#8211; 11,67%</p>
<p>Les sites pour suivre l&#8217;Aquitaine:</p>
<p><a title="Carnet de Bordeaux" href="http://www.carnetdebordeaux.fr/le-blog/carnet-de-campagne/" target="_blank">Carnet de Bordeaux</a><br />
<a title="Sud-Ouest" href="http://www.sudouest.com/accueil/actualite/elections-regionales-2010-aquitaine-poitou-charentes-midi-pyrenees.html" target="_blank">Sud-Ouest</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://regionales2010.slate.fr/article/3305/les-resultats-en-aquitaine/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Corse: la région passe à gauche</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/3311/les-resultats-en-corse/</link>
		<comments>http://regionales2010.slate.fr/article/3311/les-resultats-en-corse/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 20:40:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Tesquet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Corse]]></category>
		<category><![CDATA[résultats]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://regionales2010.slate.fr/?p=3311</guid>
		<description><![CDATA[Les candidats au second tour (estimation MediaTerra)

Liste Paul Giacobbi (PS-FG-DVG) &#8211; 36,7%
Camille de Rocca Serra (UMP-NC) &#8211; 27,5%
Gilles Simeoni (Nationaliste) &#8211; 25,9%
Jean-Guy Talamoni (Nationaliste) &#8211; 9,9%
Participation: 69,01%
Après avoir fusionné ses quatre listes pendant la campagne de l&#8217;entre-deux tours, la gauche, menée par le président du Conseil général de Haute-Corse, Paul Giacobbi, était largement favorite. C&#8217;est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les candidats au second tour (estimation MediaTerra)<br />
</strong></p>
<p>Liste Paul Giacobbi (PS-FG-DVG) &#8211; 36,7%<br />
Camille de Rocca Serra (UMP-NC) &#8211; 27,5%<br />
Gilles Simeoni (Nationaliste) &#8211; 25,9%<br />
Jean-Guy Talamoni (Nationaliste) &#8211; 9,9%</p>
<p>Participation: 69,01%</p>
<p>Après avoir fusionné ses quatre listes pendant la campagne de l&#8217;entre-deux tours, la gauche, menée par le président du Conseil général de Haute-Corse, Paul Giacobbi, était largement favorite. <strong><a href="http://lci.tf1.fr/politique/2010-03/corse-la-gauche-unie-signe-une-premiere-historique-5780362.html">C&#8217;est donc sans surprise qu&#8217;elle l&#8217;emporte pour la première fois dans l&#8217;île</a></strong>. L&#8217;autre fait historique concerne le score des nationalistes, qui font 35%.</p>
<p><strong>Résultats du premier tour 2010</strong></p>
<p>Camille de Rocca Serra (UMP) &#8211; 21,3%<br />
Gilles Simeoni (Nationalistes) &#8211; 18,4%<br />
Paul Giaccobi (DVG/PS) &#8211; 15,5%<br />
Dominique Bucchini (Front de Gauche) &#8211; 10%<br />
Jean-Guy Talamoni (Indépendantistes) &#8211; 9,4%<br />
Emile Zuccarelli (PRG) &#8211; 8%<br />
Simon Renucci (DVG) &#8211; 6,7%<br />
Jean Toma (MoDem) &#8211; 4,25%<br />
Antoine Cardi (FN) &#8211; 4,16%<br />
Jean-François Baccarelli (ECO) &#8211; 1,86%<br />
Jean-François Battini (DVD) &#8211; 0,46%</p>
<p>Entre la poussée des nationalistes et les voix des quatre listes de gauche (près de 40% en les additionnant), la marge de manœuvre de l&#8217;UMP <a href="http://www.lexpress.fr/region/corse/les-nationalistes-corses-en-forme-l-ump-abattue_855151.html" target="_blank">paraît réduite</a>. Sans réserve de voix ou presse, la majorité pourrait bien perdre la région dimanche prochain.</p>
<p><strong>Participation 2004:</strong></p>
<p>195 525 inscrits</p>
<p>146 593 votants</p>
<p>48 932 abstentions (25,03%)</p>
<p><strong>Président sortant:</strong> Camille de Rocca Serra (UMP)<br />
<strong><br />
Répartition des sièges:</strong><br />
PRG, 16 sièges<br />
UMP, 15 sièges<br />
Unione Naziunale, 8 sièges<br />
PCF, 4 sièges<br />
DVD, 4 sièges<br />
DVG, 4 sièges<br />
<strong><br />
Deuxième tour 2004:</strong><br />
Camille de Rocca Serra (UMP) &#8211; 25,05%<br />
Emile Zuccarelli (PRG) &#8211; 18,59%<br />
Edmond Simeoni (Unione Naziunale) &#8211; 17,34%<br />
Paul Giaccobi (PRG) &#8211; 15,16%<br />
Dominique Bucchini (PCF) &#8211; 8,30%<br />
José Rossi (DVD) &#8211; 7,80%<br />
Simon Renucci (DVG) &#8211; 7,75% <strong></strong></p>
<p>Déjà majoritaire au nombre de sièges à l&#8217;Assemblée de Corse, la gauche pourrait ravir la région au nez de l&#8217;UMP. Victime de l&#8217;émiettement des voix en 2004, elle pourrait cette fois-ci décider de s&#8217;allier dès le premier tour. Restent deux inconnues: le score des nationalistes, difficile à quantifier, et la participation, particulièrement élevée au regard de la moyenne nationale.</p>
<p><a id="k5.8" title="Corse Matin" href="http://www.corsematin.com/" target="_blank">Corse Matin</a></p>
<div id="_mcePaste" style="overflow: hidden; position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px;">
<p>Liste Paul Giacobbi : L&#8217;alternance (PS-FG-DVG)</p>
<p>Liste Gilles Simeoni : Femu a Corsica (NAT)</p>
<p>Liste Jean-Guy Talamoni : Corsica Libera (NAT)</p>
<p>Liste Camille de Rocca Serra : Majorité présidentielle (UMP-NC)</p>
</div>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Alsace: l&#8217;UMP conserve la région avec 46%</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/3291/les-resultats-en-alsace/</link>
		<comments>http://regionales2010.slate.fr/article/3291/les-resultats-en-alsace/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 20:25:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gregoire Fleurot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Alsace]]></category>
		<category><![CDATA[résultats]]></category>

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		<description><![CDATA[Résultats du second tour (estimation TNS-Sofres/Logica)

Philippe Richert (UMP) &#8211; 46%
Jacques Bigot (PS-EE) &#8211; 39,5%
Patrick Binder (FN) &#8211; 14,5%
Participation: 51,5%
L&#8217;Alsace est donc la dernière région à droite en France métropolitaine. Philippe Richert, le candidat de la droite, sauve son parti. «Sa victoire lui vaudra sans doute d&#8217;être le héros de son parti pour ce scrutin» écrit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Résultats du second tour (estimation TNS-Sofres/Logica)<br />
</strong></p>
<p>Philippe Richert (UMP) &#8211; 46%<br />
Jacques Bigot (PS-EE) &#8211; 39,5%<br />
Patrick Binder (FN) &#8211; 14,5%</p>
<p>Participation: 51,5%</p>
<p>L&#8217;Alsace est donc la dernière région à droite en France métropolitaine. Philippe Richert, le candidat de la droite, <strong><a href="http://www.lemonde.fr/elections-regionales/article/2010/03/21/l-alsace-derniere-region-a-droite-en-metropole_1322257_1293905.html">sauve son parti</a></strong>. «Sa victoire lui vaudra sans doute d&#8217;être le héros de son parti pour ce scrutin» écrit Le Monde. Mais sa majorité sera mince: il devrait obtenir 28 sièges, la liste d&#8217;union de la gauche 14 et le Front national 5.</p>
<p>A lire, <a href="http://regionales2010.slate.fr/rubriques/alsace/"><strong>nos articles sur l&#8217;Alsace</strong></a></p>
<p><strong>Résultats du premier tour 2010</strong></p>
<p>Philippe Richert (UMP) &#8211; 34,94%<br />
Jacques Bigot (PS) &#8211; 18,97%<br />
Jacques Fernique (EE) &#8211; 15,60%<br />
Patrick Binder (FN) &#8211; 13,49%<br />
Jacques Cordonnier (EXD) &#8211; 4,98%<br />
Yann Wehrling (MoDem) &#8211; 4,44%<br />
Jean-Yves Causer (FDG) &#8211; 1,86%<br />
Yvan Zimmermann (NPA) &#8211; 1,64%<br />
Manuel Santiago (ECO) &#8211; 1,61%<br />
Patrick Striby (DVD) &#8211; 1,60%<br />
Julien Wostyn (LO) &#8211; 0,86%</p>
<p>Participation: 43,36%</p>
<p>L&#8217;UMP arrive largement en tête, mais sans garantie de remporter le second tour dimanche prochain, <strong><a href="http://www.lepoint.fr/elections-regionales-2010/2010-03-14/estimation-alsace-la-droite-en-danger-la-gauche-en-embuscade/2136/0/433523" target="_blank">en raison de son manque de réserve de voix</a></strong>. Le FN se maintient.</p>
<p><strong>Participation en 2004:</strong></p>
<p>1 173 582 inscrits</p>
<p>714 798 votants</p>
<p>458 784 abstentions (39,09%)</p>
<p><strong>Président sortant:</strong> André Reichardt (UMP)</p>
<p><strong>Répartition des sièges:</strong><br />
UMP, 20 sièges<br />
PS, 8 sièges<br />
FN, 8 sièges<br />
UDF, 7 sièges<br />
Les Verts, 4 sièges</p>
<p><strong>Deuxième tour 2004:</strong><br />
Adrien Zeller (UMP &#8211; UDF) &#8211; 43,56% (DECEDE)<br />
Jacques Bigot (PS &#8211; Verts) &#8211; 34,44%<br />
Patrick Binder (FN) &#8211; 22%</p>
<p>Pour suivre l&#8217;Alsace:</p>
<p><a title="Le blog régionales des Dernières Nouvelles d'Alsace" href="http://regionales-2010.dna.fr/fr/regionales/index.html" target="_blank">Le blog régionales des Dernières Nouvelles d&#8217;Alsace</a><br />
<a title="Le Républicain Lorrain" href="http://www.republicain-lorrain.fr/fr/info/regionales-2010/index.html?iCategorieRedactionnelle=3197" target="_blank">Le Républicain Lorrain</a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Ce qu&#8217;il faut retenir du second tour</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/5017/ce-quil-faut-retenir-du-second-tour/</link>
		<comments>http://regionales2010.slate.fr/article/5017/ce-quil-faut-retenir-du-second-tour/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 19:05:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Johan Hufnagel</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>

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		<description><![CDATA[
C’est le paradoxe de cette élection: le baromètre présidentiel est tourné vers l’Alsace, l&#8217;une des deux seules régions métropolitaines dirigées par la droite depuis 2004. La probable victoire de l’UMP dans cette région permet certes au parti présidentiel de conserver le statu quo et sauver l’honneur, mais les estimations dans les autres régions indiquent que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/sarkotour2480.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5019" title="FRANCE-VOTE/" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/sarkotour2480.jpg" alt="" width="480" height="318" /></a></p>
<p>C’est le paradoxe de cette élection: le baromètre présidentiel est tourné vers l’Alsace, l&#8217;une des deux seules régions métropolitaines dirigées par la droite depuis 2004. La probable victoire de l’UMP dans cette région permet certes au parti présidentiel de conserver le statu quo et sauver l’honneur, mais les estimations dans les autres régions indiquent que la majorité n’est pas loin de vivre un désastre, même avec l’Alsace dans la besace.</p>
<p>Selon les estimations nationales, les listes de gauche obtiendraient 58-59% des suffrages (Sofrès), celles de droite de 41-42%. Dans le cas des triangulaires, les listes de gauche sont créditées de 49%, celle de la majorité présidentielle de 33,5% et de 17,5% pour le FN qui continuerait à progresser dans les 12 régions où il s’est maintenu. Au second tour de 2004, les listes de gauche avaient rassemblé 49,9% des voix, celles de droite 36,8 et les listes frontistes 12,4% environ.</p>
<p>Certes, la règle veut que le second tour confirme le premier (en dehors des législatives de 1978, il n’y a jamais eu d’inversion de tendance), mais ce dimanche, la défaite du parti présidentiel est d’autant plus cuisante que la participation entre les deux tours a augmenté.</p>
<p>L’UMP avait bien tenté de mobiliser son électorat traditionnel — celui qui l’avait boudé il y a une semaine — et de «gratter» une partie des électeurs du FN en frappant fort sur le thème de l&#8217;insécurité.</p>
<p>La réponse des électeurs dimanche 14 mars, même si elle est multiple, n’est en tout cas pas celle que les ténors du parti présidentiel attendait.</p>
<p><strong>La participation</strong></p>
<p>Une fois encore, les sondeurs se sont trompés. Au moins ceux qui avaient prévu une augmentation de l’abstention. Réalisé les 17 et 18 mars, un <a href="http://www.leparisien.fr/politique/regionales-l-abstention-gagne-encore-du-terrain-19-03-2010-854444.php.  ">sondage CSA</a> prévoyait même qu’elle serait non seulement en progression mais plus forte encore à droite qu’à gauche, malgré les <a href="http://www.lefigaro.fr/elections-regionales-2010/2010/03/18/01034-20100318ARTFIG00762-l-ump-decroche-son-telephone-pour-seduire-les-electeurs-.php">appels de la majorité à la mobilisation</a>.</p>
<p>Seule une augmentation sensible de la participation pouvait permettre à la majorité présidentielle de diminuer les dégâts. La dynamique de victoire amplifiée par la fusion quasi générale des listes du PS avec celles des écologistes ou du Front de gauche lui donnait environ 20 points de retard dans les sondages. Elle ressort selon les premières estimations nationales à 18 points.</p>
<p>Atone avant le 14 mars, la campagne aura finalement démarré entre les deux tours et les appels à la mobilisation, dans les deux camps, ont été en partie entendus. L’abstention recule de six points par rapport au premier tour, à 47,5%. On peut s’en réjouir, même si la participation reste une des plus faibles jamais enregistrée pour ce scrutin.</p>
<p><strong>Le petit chelem pour la gauche</strong></p>
<p>Il y a six ans, deux régions métropolitaines avaient résisté à la vague rose, l&#8217;Alsace et la Corse. En 2010, après sa victoire du premier tour (plus de 50 % des suffrages exprimés) et la fusion des listes PS/Europe Ecologie/ Front de gauche dans la quasi-totalité des 22 régions métropolitaines, la gauche visait une «victoire totale».</p>
<p>Elle remporte une victoire éclatante et indéniable mais pourrait se retrouver paradoxalement à la tête du même nombre de régions métropolitaines qu&#8217;en 2004.</p>
<p>Autre ombre au tableau, le Languedoc-Roussillon où Georges Frêche (divers gauche) remporte un nouveau mandat. Malgré une position alambiquée (le PS appelle à faire barrage à la droite mais n’inclura pas à son tableau de chasse une région qui serait dirigée par un homme <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/4723/freche-prepare-son-triomphe-et-son-marchandage/">exclu de ses rangs pour dérapage verbal</a>).</p>
<p>Le résultat de dimanche est en tout cas annonciateur d’une union simplifiée à gauche, à deux ans de la présidentielle: exit le MoDem, laminé dès dimanche dernier, bonjour les écolos. <em>«La gauche se dote d’une nouvelle colonne vertébrale, </em>diagnostiquait Jean-Christophe Cambadélis, le «mécanicien» de l’ex-gauche plurielle dans Libération. <em>On passe de l’axe PS-PCF, ouvert aux Verts, à l’axe PS-écologistes, ouvert au PCF.» </em>Les programmes socialiste et verts ne sont pas forcément toujours compatibles, mais il semble que les bulletins roses et verts, eux, le soient. Contrairement aux espoirs de l&#8217;UMP.</p>
<p>L’accord de fusion des listes conclu nationalement a en effet bien fonctionné dans les urnes puisque les électeurs d’EE —séduits par la ligne du parti «non à l’hégémonisme du PS, oui à l’autonomie»— ont suivi. Les 12,5% d’EE obtenu au 1er tour, après le très bon score des européennes de 2009, ont pacifié les rapports entre les deux mouvements.</p>
<p>Si cette victoire a réglé la question du leadership à gauche, elle va peut-être régler celui de la direction du PS. Martine Aubry, la première secrétaire du parti, sort renforcée par l’ampleur de la victoire aux régionales. Ségolène Royal, créditée de 61% des suffrages selon la Sofrès, réalise un très beau score, en hausse par rapport à son résultat de 2004. Absente de la scène nationale, l’ancienne candidate à la présidentielle s’était concentrée sur le Poitou-Charentes. Mais sera-t-elle créditée du meilleur score des candidats de gauche nécessaire pour marquer les esprits au siège du PS? Selon certains sondages, elle serait devancée par d’autres présidents socialistes sortant.</p>
<p>Moral au beau fixe pour la gauche donc, qui sait aussi que la victoire de 2004, tout aussi large que celle de ce dimanche, ne s’était pas traduite par une victoire à la présidentielle de 2007. Comme si cette cohabitation locale/nationale (les régions et les grandes villes à gauche, la présidence et les assemblées à droite) plaisait aux Français…</p>
<p><strong>Pour l’UMP, la douche</strong></p>
<p>Au soir du premier tour qui a vu les listes de la majorité présidentielle parvenir en tête dans dix régions, la droite ne pouvait plus que (follement) rêver n’emporter que la Basse-Normandie, Champagne-Ardenne, Franche-Comté, la Réunion, la Guyane et l’Alsace. Outre une faible réserve de voix dans les duels droite gauche (les électeurs FN préféreraient l’abstention au vote UMP), la majorité présidentielle a dû composer avec 12 triangulaires où est présent le Front national. Une configuration qui lui est presque fatale à tout coup.</p>
<p>Malgré la probable victoire alsacienne, en Guyane, et Réunion, Nicolas Sarkozy est le grand perdant de la soirée. Ces élections à mi-mandat ne sont généralement pas favorables au parti au pouvoir et pas annonciateur d’une victoire de l’opposition en 2012, mais le chef de l’Etat va devoir répondre à ce mécontentement multiple affiché à l’occasion de ces deux tours. Y compris au sein même de sa majorité: l’ouverture, la stratégie d’union, le style et la méthode de gouvernance, le rythme des réformes, etc… Après avoir longtemps pensé que le scrutin de 2010 ne pouvait pas être perdu, le chef de l’Etat avait tout fait pour minimiser la portée du vote (<em>«Que les choses soient bien claires. Le scrutin des 14 et 21 mars est un scrutin régional: ses conséquences seront donc régionales»</em>). Y compris dans ces dernières heures. Ainsi, le <a href="http://www.la-croix.com/Sarkozy-remaniera-gouvernement-minima/article/2419150/4076  ">remaniement</a> <em>«prévu dans les jours qui viennent»</em>, avait prévenu samedi Claude Guéant, le secrétaire général de l&#8217;Elysée, dans la Croix, sera «modeste» et «technique». Le restera-t-il vu l’ampleur de la défaite?</p>
<p><strong>Le FN, l&#8217;autre vainqueur</strong></p>
<p>Après s’être rappelé à l’existence de la droite le 14 mars, le parti de Jean-Marie Le Pen, plus surprenant, progresserait à l’occasion de ce second tour. Avec 7% des suffrages selon les estimations nationales, le Front ferait mieux dans les douze régions dans lesquels il était encore présent. Avec 24% en Paca (estimation), Le Pen qui faisait ici sa dernière campagne, améliore de 4 points son score du 1er tour. Idem pour le Nord-Pas-de-Calais pour Marine Le Pen (22%, +4). Dans le département du Pas-de-Calais, elle dépasse même la candidate UMP Valérie Létard (24,4 contre 22,6). <a href="http://www.libelille.fr/saberan/2010/03/héninbeaumont-.html" target="_blank"><strong>Sans même parler d&#8217;Hénin-Beaumont</strong></a>. Dans le duel à distance pour la succession du leader frontiste, elle fait mieux que son rival Bruno Gollnisch. Avec 15% des suffrages (estimation Sofrès) en Rhône-Alpes, il ne progresse que d&#8217;un point par rapport au premier tour.</p>
<p>Clairement, le FN a clairement bénéficié à la fois du débat sur l&#8217;identité nationale et de celui sur l&#8217;insécurité. En 2004, le parti avait été crédité de 12% des suffrages nationaux alors qu&#8217;il avait été en mesure de se maintenir dans 17 régions contre 12 hier.</p>
<p><em><strong>Johan Hufnagel</strong></em></p>
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		<item>
		<title>Les verts peuvent-ils conquérir la mairie de Paris ?</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/4531/idf-hidalgo-les-verts-peuvent-ils-conquerir-la-mairie-de-paris/</link>
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		<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 16:31:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Quentin Girard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ile de France]]></category>
		<category><![CDATA[Anne Hidalgo]]></category>
		<category><![CDATA[Cécile Duflot]]></category>
		<category><![CDATA[Europe Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[mairie]]></category>
		<category><![CDATA[PS]]></category>

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		<description><![CDATA[ 

La  question peut paraître incongrue quatre ans avant les élections  municipales de 2014, mais elle est pourtant dans les têtes de tous les  verts et socialistes parisiens. Surtout, Anne Hidalgo et Bertrand  Delanoë ont dû y penser plus que tous les autres. L’année dernière, les  verts sont arrivés largement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/Duflot480.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4535" title="Duflot" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/Duflot480.jpg" alt="Duflot" width="480" height="270" /></a></p>
<p>La  question peut paraître incongrue quatre ans avant les élections  municipales de 2014, mais elle est pourtant dans les têtes de tous les  verts et socialistes parisiens. Surtout, Anne Hidalgo et Bertrand  Delanoë ont dû y penser plus que tous les autres. L’année dernière, les  verts sont arrivés largement devant les socialistes pour les élections  européennes dans Paris intra-muros. Les résultats du premier tour des  régionales étaient donc un nouveau grand test pour les deux partis.</p>
<p>Le  14 mars, le Parisien a suivi toute la journée Anne Hidalgo. <em>«An-goi-ssée.  Hier soir, la première adjointe du maire de Paris, Anne Hidalgo, a mis  du temps à se déstresser»</em>, jugeait le lendemain le quotidien. En  2014, normalement, Bertrand Delanoë ne devrait pas se représenter et  c’est sa première adjointe qui devrait lui succéder à la tête des listes  socialistes. Celle-ci a été sur-active pendant la campagne régionale,  sur <strong><a title="Twitter" href="http://twitter.com/Anne_Hidalgo">Twitter</a></strong> et sur le terrain, inondant les  rédactions de communiqués quotidiens. Le Parti socialiste l&#8217;a davantage  mise en avant que les autres têtes de listes départementales. Un exemple  tout symbolique: lors du meeting du 11 mars au cirque d’Hiver, elle a  été la seule des têtes de listes, avec Huchon, à prononcer un discours  et elle était assise au côté des cadors du PS et pas sur la tribune avec  Ali Soumaré et les autres.</p>
<p>Finalement, soulagement pour  elle, la liste PS est arrivée <strong><a title="en tête des partis de gauche à Paris" href="http://www.paris.fr/portail/accueil/Portal.lut?page_id=9609&amp;document_type_id=4&amp;document_id=81300&amp;portlet_id=23666&amp;multileveldocument_sheet_id=15925">en tête des  partis de gauche à Paris</a></strong> avec 26,26% contre 20,57% pour Europe  Ecologie. Toutefois, les verts y réalisent leur meilleur score. L’écart y  est donc plus faible que dans l’ensemble de la région Ile-de-France.  Surtout, ce qu’il faut regarder dans l’optique de la conquête de la  mairie de Paris, ce sont les résultats arrondissement par  arrondissement.</p>
<p>A Paris, le Parti socialiste dirige  actuellement 11 arrondissements, les verts 1 et la droite 8. Pour les  élections régionales, si on fait la moyenne des résultats arrondissement  par arrondissement tenus par la gauche, le PS obtient 29,4% et Europe  Ecologie 24,6% (c&#8217;est la moyenne des arrondissements et pas la moyenne  total des voix, mais c&#8217;est un calcul plus pertinent compte tenu du mode  d&#8217;élection du maire de Paris). Si Europe Ecologie a encore 5 points de  retard, les écolos restent devant dans le deuxième arrondissement avec  28,94% contre 25,52% et talonnent le PS dans le neuvième et le dixième.  Et, s’ils restent la troisième force à Paris dans son ensemble, ils sont  second dans ces arrondissements. Les socialistes sont largement devant  dans les arrondissements grands pourvoyeurs de conseillers de Paris  comme le dix-huitième, le dix-neuvième et le vingtième.</p>
<p>Pour  2014, le Parti socialiste est donc encore en meilleure position pour  rester majoritaire. Mais il devra composer avec des verts qui pourront  légitimement réclamer beaucoup plus de postes de conseillers de Paris  qu&#8217;actuellement et, peut-être, plus de mairies, compte tenu de leurs  résultats, même s’il faut les relativiser car, sur une élection locale,  il y a souvent une prime aux maires sortants (qui sont socialistes).  D’un autre côté, après deux mandats, les électeurs pourraient être  lassés des élus de la majorité. Anne Hidalgo arrivera-t-elle à composer  avec les verts? Surtout, si elle doit affronter Cécile Duflot par  exemple, qui se sera peut-être (sans doute) présentée à la  présidentielle en 2012 et qui bénéficierait alors une envergure  nationale plus importante, ce qui peut plaire à l&#8217;électeur parisien (<strong><a title="car la France c'est Paris, et Paris c'est la France" href="http://www.facebook.com/group.php?gid=53530216684">car la  France c&#8217;est Paris, et Paris c&#8217;est la France</a></strong>)?</p>
<p>Entre les ambitions légitimes de chacun et  les dissensions qui devraient forcément apparaître (car déjà au jour le  jour la gestion de la ville de Paris n&#8217;est pas toujours évidente), les  risques existent que la gauche se saborde. Au grand plaisir de la  droite, qui rêve de récupérer la capitale.<br />
<em>Quentin  Girard</em></p>
<p><em>Photo: <a href="http://commons.wikimedia.org/wiki/File:C%C3%A9cileDuflotIdf.jpg" target="_blank">Cécile Duflot</a> en novembre 2009/Crédit: Xavier Cantat via Wikimedia/<a title="w:en:Creative Commons" href="http://en.wikipedia.org/wiki/en:Creative_Commons">Creative Commons</a> <a rel="nofollow" href="http://creativecommons.org/licenses/by/3.0/deed.en">Attribution 3.0 Unported</a> license</em></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Les pieds noirs et les harkis, un électorat convoité</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/4757/paca-les-pieds-noirs-et-les-harkis-un-electorat-convoite/</link>
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		<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 14:34:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Armelle Muraour</dc:creator>
				<category><![CDATA[PACA]]></category>
		<category><![CDATA[harkis]]></category>
		<category><![CDATA[pieds noirs]]></category>
		<category><![CDATA[rapatriés]]></category>

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		<description><![CDATA[Les candidats à la présidence du conseil régional de Provence-Alpes-Côte-d&#8217;Azur ont multiplié les gestes envers les associations. Qui n&#8217;ont pas hésité à faire du lobbying.
Pour qui votera «De Gaulle» dimanche soir, au second des élections en Paca? «J’ai rencontré une dizaine de fois ce surnom en recensant les harkis installés dans la région, à Manosque [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/harkis480.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4765" title="harkis" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/harkis480.jpg" alt="harkis" width="480" height="320" /></a>Les candidats à la présidence du conseil régional de Provence-Alpes-Côte-d&#8217;Azur ont multiplié les gestes envers les associations. Qui n&#8217;ont pas hésité à faire du lobbying.</h2>
<p>Pour qui votera «De Gaulle» dimanche soir, au second des élections en Paca? <em>«J’ai rencontré une dizaine de fois ce surnom en recensant les harkis installés dans la région, à Manosque par exemple»</em>, sourit Abderahmen Moumen, chercheur associé à l’université de Perpignan. Cet historien a compté près de 20.000 anciens supplétifs et enfants de la première génération en Paca. <em>«C’est la première région d&#8217;implantation, devant le Nord, la région Rhône-Alpes et le Languedoc-Roussillon,</em> poursuit-il. <em>Ce groupe a notamment essaimé dans le Var via les hameaux de forestage, qui regroupaient à chaque fois une vingtaine de familles. La concentration est aussi importante du côté d’Aix, de Jouques et Peyrolles-en-Provence dans les Bouches-du-Rhône, à Sisteron dans les Alpes-de-Haute-Provence. Ou dans le Vaucluse, au Pertuis, Apt et Avignon. Marie-José Roig a toujours eu un discours fort adressé aux harkis.»</em> La députée-maire UMP d’Avignon, en dernière position de la liste de Thierry Mariani dans le département, n’est pas la seule à adapter son message à <em>«un groupe social qui a une vraie visibilité, peut-être exagérée par rapport à son importance»</em>, dixit Moumen.</p>
<h3>Symboles</h3>
<p>Pour séduire cet électorat, dont les plus anciens sont clairement ancrés à droite alors que les votes des jeunes sont beaucoup plus volatiles, chacun à sa méthode. Le leader frontiste Jean-Marie Le Pen, qui a recueilli au premier tour 20,3% de voix, a joué sur les symboles en déposant le 24 janvier <a href="http://lepenpaca2010.com/?p=863" target="_blank"><strong>une gerbe au monument toulonnais des martyrs de l’Algérie Française</strong></a>, afin de commémorer le cinquantième anniversaire des barricades d’Alger. Fin décembre 2009, il avait apporté <a href="http://www.leparisien.fr/flash-actualite-politique/le-pen-soutient-trois-fils-de-harkis-qui-campent-devant-l-assemblee-24-12-2009-755817.php" target="_blank"><strong>un bruyant soutien</strong></a> aux trois fils de harkis, des «Français par le sang versé» qui campent depuis plusieurs mois devant l’Assemblée nationale pour protester contre les «injustices des administrations» et réclament des indemnisations adéquates.</p>
<p>Les harkis sont le prisme symbolique pour toucher la totalité des rapatriés d’Algérie, ils composent un acteur incontournable du jeu politique local. L&#8217;UMP a multiplié les gestes pour ramener dans son giron cet électorat blessé par l&#8217;exode et le sentiment d&#8217;avoir été abandonné par la France au lendemain des accords d&#8217;Evian du 19 mars 1962. A l&#8217;initiative de Jean-Paul Roux, un chef d&#8217;entreprise aixois, une soixantaine de rapatriés et représentants d&#8217;associations pieds noirs et harkis ont rencontré Mariani le 6 mars dernier. <em>«Touché par les situations dramatiques»</em>, de certains, <a href="http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article1342" target="_blank"><strong>endettés et au bord de l&#8217;expulsion</strong></a>, le candidat UMP leur a promis en cas de victoire de créer un poste spécifique dédié au suivi des dossiers des rapatriés.</p>
<p>Il a aussi joué de son entregent pour obtenir, trois jours avant le premier tour, un rendez-vous entre l’association Union de défense syndicale des français repliés d&#8217;Algérie (UDSFRA) et Hubert Falco, le secrétaire d’Etat aux anciens combattants et accessoirement tête de liste UMP dans le Var. Falco leur a assuré que <em>«le traitement des dossiers seraient accéléré pour trouver les solutions les plus appropriées»</em>. Une circulaire en ce sens a même été envoyée le lendemain pour «sensibiliser» les préfectures. <em>«Confiant»</em> après ces <em>«assurances»</em>, Gabriel Mene, le président de l&#8217;UDSFRA a appelé ses 2.000 à 3.000 adhérents en Paca au <em>«vote utile  en faveur de ceux qui trouvent des solutions»</em>. Et pour convaincre les sceptiques, Jean-Paul Roux, devenu chargé des rapatriés au sein de l&#8217;équipe de campagne de Mariani, a envoyé jeudi une lettre rappelant ces «avancées» à une dizaine d&#8217;associations.</p>
<h3>Promesses non tenues</h3>
<p>Enfin, estimant que <em>«la France a une dette»</em> envers eux, Mariani, arrivé en tête au premier tour avec 26,6% des suffrages, devrait déposer lundi prochain une proposition de loi à l’Assemblée nationale, avec un message fort: <em>«La France reconnaît les crimes contre l’humanité, commis sur le sol algérien, entre le 19 mars 1962 et le 31 décembre 1963.»</em> Un texte sur lequel il n&#8217;a pas fait campagne mais qui susciterait la controverse <a href="http://remileroux.wordpress.com/2010/02/09/thierry-mariani-cherche-t-il-a-draguer-lelectorat-pied-noir/" target="_blank"><strong>en Algérie</strong></a>. Et pourrait réconcilier les harkis avec l&#8217;UMP et le président de la République Nicolas Sarkozy. Le 31 mars 2007, alors en pleine campagne, <a href="http://www.harkis.info/portail/article.php?sid=1092410169" target="_blank"><strong>ce dernier avait annoncé vouloir</strong></a>, s&#8217;il était élu, <em>«reconnaître officiellement le responsabilité de la France dans le massacre et l&#8217;abandon des harkis»</em>. Une promesse depuis restée lettre morte.</p>
<p>Justement. Dépités par «les torrents de promesses non tenues» par l&#8217;UMP, plusieurs associations de harkis préfèrent appeler à voter à gauche. Le 6 mars, une vingtaine d&#8217;entre elles ont rencontré Michel Vauzelle, le président socialiste sortant. Fort d&#8217;un score de 25,8% des voix, ce dernier estime que <em>«les harkis doivent être traités comme les autres»</em>. Il leur a pourtant proposé le 6 mars, de créer, s&#8217;il est réélu pour la troisième fois, un comité réunissant techniciens de la région et présidents d’association pour aider les harkis à bénéficier des mesures promises (emploi, formation, logements…).</p>
<p><em>«Il ne s’agit pas de créer des emplois réservés aux harkis mais de les aider à revenir dans le droit commun, après 45 ans de mesures dérogatoires. Nous souhaitons formaliser notre partenariat informel entamé en 2004 »</em>, explique son entourage, qui dément toute discrimination positive déguisée.</p>
<h3>Candidatures recherchées</h3>
<p>Vauzelle, longtemps conseiller municipal à Arles (de 1977 à 2001), connaît parfaitement la problématique harkie. N’a-t-il pas sillonné pendant des années le Mas Thibert? Ce quartier éloigné de la ville des Bouches-du-Rhône a été érigé en petite capitale des supplétifs de l’armée française  par le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sa%C3%AFd_Boualam" target="_blank"><strong>Bachaga Boualam</strong></a>, chef charismatique des harkis et vice-président de l&#8217;Assemblée nationale de 1958 à 1962. Dès 2005, Vauzelle a nommé au conseil économique et social de la région Lahcène Boualam, le fils cadet du Bachaga Boualam.</p>
<p>Cette fois, deux enfants de harkis figuraient sur les listes au premier tour : le conseiller régional sortant Mohamed Rafai dans les Bouches-du-Rhône et dans le Var Olivier Makrabou, directeur d’entreprise et fils de Khemissi Makrabou, le président de la section régionale de l’union nationale des harkis associés et sympathisants (UNHAS). <em>«Ce sont des gestes auxquels la communauté est sensible»</em>, reconnaît Lahcène Boualam. Robert Alfonsi, la tête de liste varoise, a même demandé à un colistier de se retirer au profit d’Olivier Makrabou. D&#8217;emblée, il dément toute «candidature gadget». <em>«Il est jeune et était déjà colistier sur la liste socialiste lors des élections municipales à Draguignan en 2008. Le fait qu’il soit un représentant éminent de la communauté harkie est un atout mais ce n’est qu’un élément parmi d’autres»</em>, relativise le vice-président du conseil régional Alfonsi&#8230; tout en reconnaissant que sa présence a <em>«probablement joué»</em> dans les bons scores du PS au premier tour. <em>«On n’est pas loin du clientélisme,</em> conclut l’historien Abderahmen Moumen. <em>Même si cela n’a rien à voir avec la relation tout à fait particulière entre les harkis et Georges Frêche en Languedoc Roussillon, </em><a href="http://lci.tf1.fr/france/2006-02/harkis-desarment-contre-freche-4856868.html" target="_blank"><em><strong>un mélange d’amour et de haine</strong></em></a><em>.»</em> Ceci est une autre histoire.</p>
<p><em>Armelle Muraour (avec M.G.)</em></p>
<p><em>Photo: image du film <a href="http://www.amazon.fr/Harkis-Smain/dp/B00120S9F0" target="_blank">«Harkis»</a></em><em> d&#8217;Alain Tasma</em></p>
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		<title>Les élections régionales en direct: Fillon assume ses responsabilités</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 13:38:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Glad</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>

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		<description><![CDATA[
20h58: Bertrand accuse Aubry d&#8217;avoir fait monter le FN
«Martine Aubry a annoncé vouloir donner le droit de vote aux étrangers avant le premier tour pour faire monter le Front National», a déclaré Xavier Bertrand, secrétaire général de l&#8217;UMP, sur le plateau de TF1. Le 12 janvier, le groupe socialiste à l&#8217;Assemblée nationale avait déposé une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><em><em><em><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/vote48012.jpg"><img class="size-full wp-image-4747 aligncenter" title="FRANCE" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/vote48012.jpg" alt="" width="480" height="270" /></a></em></em></em></p>
<h3 style="text-align: left;">20h58: Bertrand accuse Aubry d&#8217;avoir fait monter le FN</h3>
<p>«Martine Aubry a annoncé vouloir donner le droit de vote aux étrangers avant le premier tour pour faire monter le Front National», a déclaré Xavier Bertrand, secrétaire général de l&#8217;UMP, sur le plateau de TF1. Le 12 janvier, le groupe socialiste à l&#8217;Assemblée nationale avait <a href="http://info.france2.fr/france/Droit-de-vote-aux-%C3%A9trangers:-proposition-de-loi-PS-60219745.html"><strong>déposé une proposition de loi</strong></a> sur le droit de vote des étrangers aux municipales.</p>
<h3 style="text-align: left;">20h55: «Le PS d&#8217;en bas a gagné», selon Collomb</h3>
<p>Après la France d&#8217;en bas, le PS d&#8217;en bas: «Aujourd&#8217;hui, le PS d&#8217;en bas a gagné une victoire. Il faut être capable de la transformer lorsqu&#8217;il y aura des élections pour le PS d&#8217;en haut», a déclaré le maire de Lyon Gérard Collomb.</p>
<h3 style="text-align: left;">20h47: Huchon large vainqueur en Ile-de-France</h3>
<p style="text-align: left;">D&#8217;après les chiffres de TNS-Sofres qui viennent de tomber, en Ile-de-France, Jean-Paul Huchon l&#8217;emporte largement avec 57% des votes contre 43% pour Valérie Pécresse.</p>
<h3 style="text-align: left;">20h43: Georges Frêche observe une minute de silence</h3>
<p>Georges Frêche, réélu confortablement avec 53% des voix, fait le show sur France 2, comme il aime tant le faire: «J&#8217;observerai déjà une minute de silence pour les partis politiques de type XXe siècle. Ce sont les grands perdants au vu de l&#8217;abstention. Les vrais vainqueurs, ce sont les présidents de région socialistes.»</p>
<h3 style="text-align: left;">20h30: Martine Aubry revendique une «victoire sans précédent»</h3>
<p style="text-align: left;">La patronne du PS revendique une «victoire sans précédent des listes de gauches rassemblées». Mais comme souvent avec Martine Aubry, difficile de retenir d&#8217;autres citations: le discours reste très générique, très langue de bois. Même François Fillon a fait plus intéressant ce soir, c&#8217;est dire.</p>
<h3 style="text-align: left;">20h22: François Fillon assume ses responsabilités dans la défaite</h3>
<p style="text-align: left;">Le Premier ministre reconnaît la victoire des listes de gauche: «C&#8217;est une déception pour la majorité. J&#8217;assume ma part de responsabilités et je l&#8217;évoquerai demain avec le Président de la République».</p>
<h3 style="text-align: left;">20h07: Ségolène Royal prend tout le monde de court</h3>
<p>Ségolène Royal, qui a gagné avec 61% des voix en Poitou-Charentes, fait un discours de victoire beaucoup plus tôt que d&#8217;habitude, afin de bien marquer sa victoire régionale par rapport à la victoire nationale de Martine Aubry: «Cette unité nous donne un souffle, une nouvelle chance», a-t-elle déclaré.</p>
<p>Mais son coup de poker n&#8217;aura marché que sur France 2 qui a interrompu son ancien compagnon François Hollande pour diffuser sa déclaration. De son côté, TF1 n&#8217;a diffusé le discours qu&#8217;en fond sur un écran, laissant parler Xavier Bertrand. «Ségolène Royal a pris tout le monde de court», a relevé David Pujadas.</p>
<h3 style="text-align: left;">20h: 21 régions à gauche, l&#8217;Alsace à droite</h3>
<p>En France métropolitaine, la droite ne dirigeait que deux régions, elle n&#8217;en a plus qu&#8217;une. Si la Corse est gagnée par le PS, l&#8217;Alsace reste à droite.</p>
<p>Voici les premiers chiffres donnés par TNS-Sofres pour France 2:<br />
<strong>Alsace:</strong> UMP: 46%, PS: 39%, FN: 14,5%<br />
<strong>PACA:</strong> PS: 44%, UMP: 33,5%, FN:22,5%<br />
<strong>Poitou-Charentes:</strong> PS: 61%, UMP: 39%<br />
<strong>Rhône-Alpes:</strong> PS: 51%, UMP: 34%, FN: 15%<br />
<strong>Languedoc-Roussillon:</strong> Frêche: 53%, UMP: 27%, FN: 19,5%</p>
<h3 style="text-align: left;">19h42: Même Google donne les résultats avant l&#8217;heure!</h3>
<p style="text-align: left;">Google a intégré depuis quelques jours les résultats de recherche de Twitter&#8230; et du coup, des estimations (que personne ne peut certifier) sont accessibles <a href="http://twitpic.com/1a1ze4"><strong>en faisant une recherche aussi basique que «régionales»</strong></a>.</p>
<h3 style="text-align: left;">19h02: La soirée électorale de France 2 très perturbée</h3>
<p>La grève à France Télévisions qui avait perturbé la soirée électorale de France 3 dimanche dernier, perturbera ce soir le grand direct de France 2. <a href="http://www.ozap.com/actu/france2-soiree-electorale-regionales-2010/331260"><strong>Selon le site d&#8217;infos médias Ozap</strong></a>, la soirée présentée par David Pujadas et Élise Lucet «ne pourra se dérouler dans le (grand) décor habituel des soirées électorales, mais dans le (minuscule) studio de la régie finale». Il ne pourra donc y avoir de grand débat entre les responsables politiques.</p>
<h3 style="text-align: left;">18h30: L&#8217;institut IFOP se défend sur Twitter</h3>
<p style="text-align: left;">Ce soir, les premières estimations ou sondages sorties des urnes sont <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/4255/les-resultats-des-regionales-sur-twitter-a-17h30-mais-que-fait-la-police/"><strong>sorties sur Twitter vers 18h15</strong></a>.</p>
<p style="text-align: left;">Une première en France: l&#8217;institut de sondage IFOP <a href="http://twitter.com/IfopOpinion/status/10830803974"><strong>s&#8217;est défendu sur Twitter</strong></a> d&#8217;être la source d&#8217;une estimation concernant l&#8217;Ile-de-France: <em>«Données FAUSSES : l&#8217;Ifop ne réalise pas d&#8217;estimation en IDF ce soir. Merci de rectifier.» </em>a-t-il notamment signifié en public au journal belge Le Soir.</p>
<h3 style="text-align: left;">18h: Selon deux instituts de sondage, la participation serait de 50,5%</h3>
<p>Les instituts Sofres et Opinionway donnent une participation finale à 50,5%. En 2004, la participation était beaucoup plus forte avec 65,66 %. Mais une augmentation un peu près similaire entre le premier et le second tour.</p>
<p>Ifop se distingue en prévoyant une participation encore plus élevée à 52,5%.</p>
<h3 style="text-align: left;">17h12: La participation en hausse de 4% par rapport au premier tour</h3>
<p>Selon les chiffres du ministère de l&#8217;Intérieur, la participation s&#8217;élève à 43,47% à 17h. Au premier tour dimanche dernier, elle n&#8217;était que de 39,29% à la même heure.</p>
<p>Un sursaut civique à relativiser: en 2004, la participation était déjà à 51,24% à la même heure.</p>
<h3 style="text-align: left;">16h52: Nouveauté, les sondages sorties de la poubelle</h3>
<p>Avant que les premiers sondages sorties des urnes ne <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/4255/les-resultats-des-regionales-sur-twitter-a-17h30-mais-que-fait-la-police/"><strong>tombent sur les sites étrangers</strong></a> (en général vers 17h30), Twitter s&#8217;ennuie et cherche avoir des premières indications. Aujourd&#8217;hui, petite nouveauté: des internautes ont eu l&#8217;idée de prendre des photos de la poubelle à côté de l&#8217;isoloir. Une forme de sondage sortie des urnes très très artisanal. À ne surtout pas prendre au sérieux.</p>
<p>Un exemple dans le 12e arrondissement de Paris, où les bulletins Valérie Pécresse sont <a href="http://twitpic.com/1a00dc"><strong>visiblement très majoritaires dans la corbeille</strong></a>. Et l&#8217;exemple inverse dans le 16e arrondissement de Paris où Jean-Paul Huchon a l&#8217;air de <a href="http://img716.yfrog.com/i/2p9.jpg/"><strong>finir à la poubelle</strong></a>.</p>
<h3 style="text-align: left;">15h40: Le MoDem Alain Dolium, défait en Ile-de-France, veut poursuivre le combat</h3>
<p>N&#8217;ayant pas obtenu 5% des suffrages en Ile-de-France, le MoDem Alain Dolium ne siègera pas au Conseil régional. Mais il veut poursuivre le combat et publie ce dimanche <a href="http://www.lepost.fr/article/2010/03/21/1998106_alain-dolium-je-compte-vraiment-sur-vous.html"><strong>une tribune sur LePost.fr</strong></a> pour appeler ses troupes à se réunir pour essayer de faire appliquer son programme. Alain Dolium compte notamment profiter de sa situation de «créateur d&#8217;entreprise» pour faire avancer les choses. Pas sûr que cela soit suffisant.</p>
<h3 style="text-align: left;">14h10: Georges Frêche poursuit son Aubry-bashing</h3>
<p>Georges Frêche, qui devrait être largment réélu en Languedoc-Roussillon, a profité de son vote ce matin pour tacler une nouvelle fois la première secrétaire du PS: <em>«Martine Aubry est aussi têtue que son père  était ouvert et intelligent. Elle est intelligente mais  têtue comme une bourrique, et c&#8217;est pas bon. Pour  être candidat à la présidence de la République, il faut être souple, il  faut être ouvert, il faut faire une grande alliance.»<br />
</em></p>
<h3 style="text-align: left;"><strong>13h: La participation à 12h région par région</strong></h3>
<p><strong>Alsace</strong> 14,47%  (13,31% au 2nd T 2004 &amp; 11,76% au 1er T 2010)<br />
<strong>Aquitaine</strong> 20,68%  (17,55% au 2nd T 2004 &amp; 17,98% au 1er T 2010)<br />
<strong>Auvergne</strong> 22,84%  (21,33% au 2nd T 2004 &amp; 19,32% au 1er T 2010)<br />
<strong>Basse-Normandie</strong> 19,31% (15,29% au 2nd T 2004 &amp; 17,6% au 1er T 2010)<br />
<strong>Bourgogne</strong> 20,52%  (18,69% au 2nd T 2004 &amp; 16,88% au 1er T 2010)<br />
<strong>Bretagne</strong> 19,82%  (16,23% au 2nd T 2004 &amp; 15,56% au 1er T 2010)<br />
<strong>Centre</strong> 19,77%  (16,77% au 2nd T 2004 &amp; 17,15% au 1er T 2010)<br />
<strong>Champagne-Ardenne</strong> 17,84% (18,03% au 2nd T 2004 &amp; 14,71% au 1er T 2010)<br />
<strong>Corse</strong> 28,32%  (22,71% au 2nd T 2004 &amp; 25,21% au 1er T 2010)<br />
<strong>Franche-Comté</strong> 21,22% (19,04% au 2nd T 2004 &amp; 17,39% au 1er T 2010)<br />
<strong>Haute-Normandie</strong> 18,57% (16,39% au 2nd T 2004 &amp; 17,12% au 1er T 2010)<br />
<strong>Ile-de-France</strong> 13,53% (14,02% au 2nd T 2004 &amp; 12,06% au 1er T 2010)<br />
<strong>Languedoc-Roussillon </strong> 19,16% (18,53% au 2nd T 2004 &amp; 17,59% au 1er T 2010)<br />
<strong>Limousin</strong> 22,77%  (19,63% au 2nd T 2004 &amp; 19,41% au 1er T 2010)<br />
<strong>Lorraine</strong> 18,07%  (15,51% au 2nd T 2004 &amp; 14,2% au 1er T 2010)<br />
<strong>Midi-Pyrénées</strong> 20,98% (18,76% au 2nd T 2004 &amp; 19,23% au 1er T 2010)<br />
<strong>Nord-Pas-de-Calais</strong> 16,3% (14,18% au 2nd T 2004 &amp; 15,62% au 1er T 2010)<br />
<strong>Pays de la Loire</strong> 20,08% (17,16% au 2nd T 2004 &amp; 16,61% au 1er T 2010)<br />
<strong>Picardie</strong> 19,59%  (15,72% au 2nd T 2004 &amp; 16,39% au 1er T 2010)<br />
<strong>Poitou-Charentes</strong> 21,49% (18,22% au 2nd T 2004 &amp; 18,72% au 1er T 2010)<br />
<strong>PACA</strong> 19,7% (17,98%  au 2nd T 2004 &amp; 17,77% au 1er T 2010)<br />
<strong>Rhône-Alpes</strong> 19,83%  (16,55% au 2nd T 2004 &amp; 16,38% au 1er T 2010)</p>
<h3 style="text-align: left;"><strong>12h30: La participation nettement en hausse à la mi-journée</strong></h3>
<p style="text-align: left;">À 12h, 18,57% des électeurs s&#8217;étaient déplacés pour voter. C&#8217;est plus qu&#8217;au second tour en 2004 où la participation était de 16,55%. Et c&#8217;est surtout plus que lors du très décevant premier tour en 2010 où seulement 16,07% des Français s&#8217;était déplacés à midi. Reste à savoir si cette participation en hausse accentuera la vague rose-vert-rouge ou mobilisera au contraire les abstentionnistes en faveur de l&#8217;UMP.</p>
<p style="text-align: left;"><em><em><em>Photo: REUTERS/Eric Gaillard</em></em></em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Exclu: ce qu&#8217;ils diront dimanche soir à la télé</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 12:01:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ivan Couronne</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8217;est une nouvelle fiction — plus vraie que la réalité — que vous propose Slate pour anticiper la traditionnelle séance d&#8217;auto-satisfaction de la soirée électorale. A 20h, les responsables politiques de gauche et de droite  se retrouveront sur les plateaux de télévision pour commenter, à leur avantage, les résultats du second tour des régionales.
Dans la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/tf11.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4733" title="tf1" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/tf11.jpg" alt="" width="480" height="272" /></a>C&#8217;est une <strong><a href="http://regionales2010.slate.fr/article/3215/pourquoi-l’ump-va-gagner-ce-soir/">nouvelle fiction</a></strong><strong> — </strong><strong><a href="http://regionales2010.slate.fr/article/3881/vous-avez-rate-la-soiree-a-la-tele-voici-le-meilleur-du-pire/">plus vraie que la réalité</a></strong> — que vous propose Slate pour anticiper la traditionnelle séance d&#8217;auto-satisfaction de la soirée électorale. A 20h, les responsables politiques de gauche et de droite  se retrouveront sur les plateaux de télévision pour commenter, à leur avantage, les résultats du second tour des régionales.</p>
<p>Dans la majorité, ministres et élus coordonnent leur communication grâce à des éléments de langage communs, rédigés notamment à l&#8217;Elysée en fin de journée, une fois les premières estimations connues. A partir d&#8217;interviews et déclarations de responsables politiques pendant cette semaine d&#8217;entre-deux tours, dont François Fillon, Xavier Bertrand, Frédéric Lefebvre, Martine Aubry et Benoît Hamon, j’ai reconstitué un débat imaginaire extrait de la soirée électorale à venir. A moins d&#8217;une remobilisation des électeurs de droite, le scénario d&#8217;une défaite de l&#8217;UMP se profile&#8230; mais, comme dans les discours officiels dont les textes sont distribués en avance à la presse, «seul le prononcé fait foi».</p>
<p><strong>Laurence Ferrari </strong>: Xavier Bertrand, il est 20H, la gauche remporte ce soir au moins 25 régions sur 26. Qui doit assumer la responsabilité de cet échec ?</p>
<p><strong>Xavier Bertrand:</strong> Tout d&#8217;abord, permettez-moi de dire que la grande gagnante ce soir, c&#8217;est l&#8217;abstention. Plus d&#8217;un Français sur deux n&#8217;est pas allé voter. C&#8217;est la preuve que les Français ne comprennent plus rien à notre organisation territoriale, et qu&#8217;il est temps d&#8217;engager la réforme du millefeuille de compétences voulue par le président de la République.</p>
<p><strong>Laurence Ferrari :</strong> Mais c&#8217;est une déconvenue pour la majorité, ça vous le reconnaissez?</p>
<p><strong>Xavier Bertrand:</strong> Les élections de mi-mandat, on le sait, sont toujours difficiles pour les majorités. C&#8217;était aussi le cas quand la gauche était au pouvoir en 1986, quand la gauche était au pouvoir en 1993. En outre, dans des élections locales, les sortants sont avantagés. Mais je vais vous dire une chose, Laurence Ferrari: si on n&#8217;aime pas les difficultés, on ne fait pas de politique, c&#8217;est pas un métier pour les inquiets.</p>
<p><strong>Daniel Cohn Bendit : </strong>C&#8217;est quand même invraisemblable que le chef de l&#8217;UMP nous explique que cette défaite est tout à fait normale, et que rien ne doit changer! Xavier Bertrand, réveillez-vous, les Français vous demandent de changer de politique !</p>
<p><strong>Xavier Bertrand :</strong> Attendez, de quoi parle-t-on? Les Français se sont exprimés dans un scrutin régional, pour des enjeux régionaux. Quand on vote pour la collectivité qui rénove les lycées et entretient les routes, il me semble pour le moins étrange d&#8217;interpréter ce vote comme un soi-disant désaveu de tel ou tel. Ce serait même trahir la volonté des électeurs qui je vous le rappelle ont élu le président de la République avec 53% des voix et 84% de participation.</p>
<p><strong>Laurence Ferrari: </strong>Vous vous attendez à un remaniement au gouvernement ?</p>
<p><strong>Xavier Bertrand :</strong> D&#8217;abord, ce n&#8217;est pas à moi de vous répondre, vous poserez la question au président de la République, qui est d&#8217;ailleurs toujours à l&#8217;écoute des Français. Ensuite, je n&#8217;ai pas la même interprétation des résultats du scrutin que vous. Le Mouvement populaire et la majorité présidentielle, dans les Conseils régionaux, compteront plus de conseillers régionaux dans la prochaine mandature que dans la précédente. Nous serons plus nombreux dans les institutions pour dénoncer la folie fiscale des socialistes et de leurs alliés.</p>
<p><strong>Laurence Ferrari : </strong>Le vote remet-il en cause le calendrier des réformes et notamment le débat sur les retraites?</p>
<p><strong>Xavier Bertrand :</strong> La majorité a été élue pour cinq ans, les Français ne comprendraient pas qu&#8217;en pleine crise, elle leur dise tout d&#8217;un coup qu&#8217;il n&#8217;y a plus rien à réformer, que la bataille pour l&#8217;emploi s&#8217;arrête au milieu du gué. Oui il faut réformer les retraites et réduire les déficits. La vérité c&#8217;est que nous n&#8217;avons jamais été aussi unis. Et je préfère une majorité rassemblée dès le premier tour autour d&#8217;un projet commun et solide, à une alliance de circonstances, qui va des socialistes aux écologistes, en passant par les nostalgiques du drapeau rouge et les partisans de la décroissance.</p>
<p><strong>Benoît Hamon :</strong> Vous avez tout faux. Nous assistons à un désaveu cinglant contre la politique de Nicolas Sarkozy, qui paie ce soir son instrumentalisation indigne du thème de l&#8217;insécurité. J&#8217;estime que François Fillon s&#8217;est déshonoré en récupérant la vieille ficelle de l&#8217;insécurité après la mort du policier de Dammary-les-Lys.</p>
<p><strong>Xavier Bertrand </strong>: Sur les enjeux des régionales, je trouve normal qu&#8217;on parle de sécurité, notamment dans les lieux où le conseil régional est compétent, comme les lycées, les gares et les transports. Nous sommes persuadés qu&#8217;il ne faut pas laisser un pouce de terrain à la délinquance et à la violence.</p>
<p><strong>Benoît Hamon : </strong>Le président de la République s&#8217;était fait fort de tordre le cou au vote Front national. Il a échoué. Si le Front National renaît de ses cendres aujourd&#8217;hui, c&#8217;est bien à cause de votre débat sur l&#8217;identité nationale et qui vous revient en pleine figure.</p>
<p><strong>Xavier Bertrand : </strong>La vérité, c&#8217;est que le Front national a perdu 1 million et demi de voix au premier tour entre 2004 et 2010 (ndla: chiffres du second tour non disponibles), vous m&#8217;expliquez comment c&#8217;est un succès. Sur l&#8217;identité nationale, le débat va continuer, contrairement à ce que voudrait cette société politico-médiatique qui ne veut surtout pas discuter de sujets dont il est mal élevé de parler.</p>
<p><strong>Laurence Ferrari </strong>: Xavier Bertrand, vous avez 45 ans aujourd’hui. Pensez-vous à l&#8217;élection présidentielle de 2012 en vous rasant le matin ?</p>
<p><strong>Xavier Bertrand :</strong> Laurence Ferrari, je vais vous dire, le matin, je pense d&#8217;abord aux Français qui souffrent et qui n&#8217;ont vraiment pas d&#8217;appétit pour ces histoires d&#8217;ambitions personnelles.</p>
<p><strong><em>Ivan Couronne</em></strong></p>
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		<title>Frêche prépare son triomphe et son marchandage</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 11:42:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emmanuel Valette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Personnalités]]></category>

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		<description><![CDATA[«Tronche pas catholique, ce n’est qu’une expression et si tu trouves ma chanson trop Frêche, c’est que tu n’es pas de la région!». C’est avec les paroles du chanteur populaire Ricoune que s’ouvrait jeudi soir le dernier meeting de la liste Frêche à Montpellier, devant un Zénith comble et cinq milles personnes chauffées à blanc. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/freche4801.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4725" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/freche4801.jpg" alt="" width="480" height="297" /></a>«Tronche pas catholique, ce n’est qu’une expression et si tu trouves ma chanson trop Frêche, c’est que tu n’es pas de la région!». </em>C’est avec les paroles du chanteur populaire Ricoune que s’ouvrait jeudi soir le dernier meeting de la liste Frêche à Montpellier, devant un Zénith comble et cinq milles personnes chauffées à blanc. En prélude au discours du président sortant, ses colistiers n’ont pas hésité à dégainer l’artillerie lourde voire grossière, donnant du «parler vrai» à une assistance qui siffle copieusement à chaque fois que le nom de «Paris» est prononcé.</p>
<p>Mais certains vont même plus loin. Ainsi Jean-Claude Gayssot, l’ancien ministre des Transports, attaquait le candidat L’UMP en des termes peu flatteurs: <em>«La différence entre Frêche et Couderc? Frêche voit toujours grand, Couderc, lui, voit toujours petit mais il ne le fait pas exprès, c’est sa nature». </em>Encore plus décomplexé,  le président du conseil général des Pyrénées-Orientales, Christian Bourquin jouait franchement la carte de l’antiparisianisme: <em>«Nous n’acceptons pas la police de la pensée et des mots de ces salons parisiens. Nous continuerons à avoir l’accent de la Méditerranée ». </em>Et de conclure son intervention par une blague au goût discutable sinon douteux: <em>« Vous savez ce matin au petit déjeuner, comme je suis un gourmand, je me suis fait une religieuse…avec un petit noir!» </em>ponctué d’un grand rire forcé<em>.</em> Une partie du public reste de marbre, médusé. Heureusement pour lui, Georges Frêche est bien plus intelligent et adroit que ses colistiers. Prenant l’assistance à revers, il se drape dans les habits de Jaurès lors d’un discours très solennel au ton humaniste : <em>«Sans le peuple, il n’est point d’avenir»</em>.</p>
<p>Sans dérapage, aucun, le sortant esquisse même le début d’un mea-culpa, concédant qu’il a parfois <em>«manqué au conseil d’équité de Jean Jaurès» </em>pour mieux réaffirmer sa position d’homme libre et insubordonné au parti socialiste: <em>«Je n’ai rien contre Paris, au contraire, mais de quel droit de petits cénacles parisiens viendraient tracer notre avenir à notre place!». </em>Fort de ses 34,3 % au premier tour, le candidat divers gauche dit <em>« ne plus se sentir du tout seul depuis dimanche ». </em>Aux suffrages massifs, succèdent désormais les soutiens socialistes que Frêche égrène un à un: <em>«Jack Lang ce matin, après Rebsamen, Hollande, Peillon, Moscovici et mon ami Collomb». </em>Ultra favori, le tribun n’a désormais qu’un but: <em>«Il faut remporter une immense victoire pour étonner la France ! »</em></p>
<p><strong>Report des voix de gauche sur Georges Frêche</strong></p>
<p>La victoire acquise, reste à en déterminer l’ampleur. Selon un sondage Ifop pour Midi Libre paru jeudi 18 mars, Georges Frêche remporterait aisément le second tour avec 58% des voix contre 28% au candidat UMP, Raymond Couderc et 14 % à la candidate FN, France Jamet. Pour rappel, en 2004, ce même Georges Frêche avait enlevé la région à l’UMP Jacques Blanc avec 51,2 % des suffrages. Il était alors soutenu par le PS, le PCF et les Verts… Mais ici, les étiquettes semblent moins compter que les hommes. Et l’absence du poing à la rose socialiste sur la liste fréchiste ne paraît en rien entamer la détermination des électeurs de gauche à voter pour lui au second tour.</p>
<p>En effet, selon ce même sondage, ce ne sont pas moins de 87,6% de l’ensemble des électeurs des trois listes de gauche éliminées au premier tour qui reporteraient leurs voix sur Georges Frêche au second tour. Dans le détail: 97 % des électeurs qui se sont prononcés pour la liste Front de gauche, 86% des votants pour la liste Europe Ecologie et 80 % des électeurs d’Hélène Mandroux annoncent leur intention de voter pour le sortant. Et cela, en dépit de consignes pas toujours très claires. Martine Aubry comme Hélène Mandroux s’évertuent ainsi depuis le début de la semaine à appeler à <em>«faire barrage à la droite et à l’extrême droite»</em> sans prononcer le nom de Georges Frêche. Mais dans une triangulaire avec la droite et l’extrême droite, leur faire barrage ne revient-il pas à voter pour la seul liste qui reste, en l’occurrence celle de leur adversaire du premier tour?</p>
<p>Ne s’encombrant guère de  ces considérations sémantiques, Europe Ecologie n’a donné aucune consigne de vote, arguant par la voix de sa tête de liste, Jean-Louis Roumégas, qu’il n’y avait  dans cette région, <em>«pas de risque de victoire de l’UMP ou du Front national». </em></p>
<p>A contrario, l’UMP Raymond Couderc qui passerait seulement de 20 % des suffrages au premier tour à 28 % au second semble payer la situation de triangulaire et la présence du FN au second tour.  Cette dernière lui laisse un réservoir de voix d’autant plus maigre que France Jamet s’installe et progresse même légèrement avec 14 % au second tour contre 12,7 % au premier.</p>
<p><strong>Hélène Mandroux sacrifiée sur l’autel de la rénovation</strong></p>
<p>Quels qu’en soient les contours, c’est bien une écrasante victoire qui se profile pour l’ancien maire de Montpellier (de 1977 à 2004).</p>
<p>Si l’un de ses colistiers,  Jean-Luc Bonnet, s’est fait remarquer hier (vendredi) en lançant un appel à voter Raymond Couderc, la candidate socialiste officielle Hélène Mandroux , grande perdante du premier tour avec un <em>« score dérisoire </em>» (7,74 %) dimanche dernier, fait profil bas. Oubliée sinon lâchée par certains ténors du PS, Hélène Mandroux dit ne <em>« rien regretter sinon de ne pas être parti en novembre </em>», quand déjà<em>, « elle s’était  positionnée pour une liste unique d’union de la gauche ». </em></p>
<p>Reste qu’elle peut s’attendre à des prochains mois difficiles à Montpellier.  Au sein de son conseil municipal, vingt-cinq élus socialistes sur trente et un avaient signé, avant les élections, une motion de soutien à Georges Frêche. Comment gouverner avec eux après un tel désaveu? <em>«Ils avaient fait leur choix antérieurement», </em>justifie-t-elle. Celle qu’Arnaud Montebourg avait surnommée la <em>«maire courage»</em> reste droite dans ses bottes, fidèle à la ligne du parti socialiste mais sort considérablement affaiblie de ces élections régionales.</p>
<p>Pire, avec un conseil municipal majoritairement acquis à Georges Frêche, elle apparaît désormais sous tutelle à la mairie de Montpellier. D’autant que le président de la région n’a pas fait de mystères de ses velléités de reconquête de cette même mairie qu’il lui avait «cédé» en 2004.  Victime de l’entreprise de rénovation du PS, l’engagement tardif de Mandroux dans cette campagne relevait bien de la mission impossible, voire de l’opération suicide. C’était le prix à payer pour sauver l’honneur du PS, du moins en apparence, quitte à sacrifier un soldat courageux mais inconnu au plan national.</p>
<p>A moins que Georges Frêche, plus renforcé que jamais, ne décide de monnayer le maintien de son ex-protégée à l’hôtel de ville contre sa réintégration ainsi que celle des 58 bannis au parti socialiste? Un marchandage post-électoral que l’ampleur annoncé de sa victoire demain soir pourrait bien rendre inéluctable,  au grand dam de Martine Aubry et des rénovateurs.</p>
<p><strong><em>Emmanuel Valette (à Montpellier)</em></strong></p>
<p><em>Photo: Georges Frêche, le 14 mars 2010. REUTERS/Jean-Paul Pelissier</em></p>
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		<title>Jusqu&#8217;où le rose et le vert peuvent-ils s&#8217;accorder?</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/4663/ps-europe-ecologie-alliances-presidentielle-2012/</link>
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		<pubDate>Sat, 20 Mar 2010 09:46:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Bridier</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[Europe Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[PS]]></category>

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		<description><![CDATA[
La stratégie en rose et vert de la gauche aux élections régionales a-t-elle un avenir pour la présidentielle?
Une fois les élections régionales passées, l’interface entre le Parti socialiste et Europe Ecologie sera-t-elle suffisamment large et solide pour constituer un socle commun jusqu’à la présidentielle de 2012? Si, comme l’a déjà déclaré Daniel Cohn-Bendit, les verts [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/color4801.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4693" title="color" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/color4801.jpg" alt="color" width="480" height="270" /></a></h2>
<h2>La stratégie en rose et vert de la gauche aux élections régionales a-t-elle un avenir pour la présidentielle?</h2>
<p>Une fois les élections régionales passées, l’interface entre le Parti socialiste et Europe Ecologie sera-t-elle suffisamment large et solide pour constituer un socle commun jusqu’à la présidentielle de 2012? Si, comme l’a déjà déclaré Daniel Cohn-Bendit, les verts considèrent qu’il vaut mieux négocier <strong><a href="http://www.20minutes.fr/article/380109/Politique-Daniel-Cohn-Bendit-ne-veut-pas-de-candidat-Europe-Ecologie-en-2012.php">un maximum de circonscriptions</a></strong> pour des députés écolos que présenter un candidat écologiste à ces élections, le tête-à-tête rose-vert en sera simplifié. Mais d’<strong><a href="http://www.lexpress.fr/actualite/politique/noel-mamere-si-nous-ne-trouvons-pas-d-accord-avec-le-ps-il-y-aura-des-triangulaires_855448.html">autres écologistes</a></strong>, moins ouvert au réalisme, ont déjà rétorqué qu’ils n’entendaient pas se passer de la visibilité que donnent une élection présidentielle –moment privilégié de la vie politique française– pour défendre leurs idées. Et dans ce cas-là, l’équation qui rapprochera les deux principales composantes de la gauche française n’est pas encore écrite.</p>
<p>A l’occasion des régionales, pour réussir à faire front commun (<strong><a href="http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jKQANZdLmjMpsEBK6JTWhOx8ChVg">sauf en Bretagne</a></strong>) au deuxième tour, écologistes et socialistes ont fait preuve de <strong><a href="../../../../../article/4471/idftarification-unique-le-ps-change-davis/">beaucoup de pragmatisme</a></strong>. Priorité à la stratégie politique sur l’idéologie. A ce compte-là, ils ont pu se rassembler sous la bannière anti-droite. Il sera plus compliqué de s’entendre sur un programme, d’autant que le PS devra aussi compter avec un allié qui s’est invité dans les régionales, <strong><a href="../../../../../article/3755/front-de-gauche-l%E2%80%99opa-de-melenchon-sur-le-pcf/">le Front de gauche</a></strong>.</p>
<h3>De lourds antagonismes</h3>
<p>Des dossiers qui ont pu être pudiquement mis de côté comme la construction de nouvelles lignes ferroviaires à grande vitesse ou de nouvelles centrales nucléaires, vont ressortir. En Aquitaine, les verts s’opposent à <strong><a href="http://www.ouest-france.fr/elections/elections-regionales-2010-detail_-Aquitaine-le-TGV-dans-le-debat-_44822-1262130_actu.Htm">des projets de ligne à grande vitesse</a></strong>. Le problème sur ce dossier éminemment grand public va se reposer. A l’échelle nationale, le PS est d’autant moins opposé aux TGV que tous les élus de gauche aspirent à voir la grande vitesse ferroviaire desservir leurs gares, et qu’elle est le symbole d’une réussite française.</p>
<p>On pourrait souligner aussi le fossé qui sépare le Parti socialiste d’Europe Ecologie sur le nucléaire. Historiquement, tout les oppose. Déjà avant la présidentielle de 2002, Lionel Jospin avait fait sauter la fragile cohésion de la Gauche plurielle en affirmant qu’il n’était pas favorable à ce que la France renonce au nucléaire. Rien de bien nouveau dans ce sentiment: la gauche française a toujours été, comme la droite, pro-nucléaire. Mais ce rappel avait braqué les écologistes qui réclamaient au moins comme en Allemagne une perspective de sortie sur une vingtaine d’années. Dénonçant une provocation, les verts en conclurent que conditions n’étaient pas réunies pour envisager une participation à un gouvernement socialiste. A l’issue du premier tour de cette élection, l’électorat vert manqua au candidat Jospin.</p>
<p>Certes, dix ans auront coulé sous les ponts au moment de la campagne électorale de 2012. Mais quels pourront être les points de rencontre des uns et des autres sur l’avenir de la centrale en construction de Flamanville, cible privilégiée des anti-nucléaires et que les socialistes n’envisagent pas de remettre en question? Et sur l’avenir de l’usine de retraitement des déchets de La Hague, ou du site d’enfouissement des déchets radioactifs de Bure (à la frontière de la Meuse et de la Haute-Marne), directement associés à la poursuite du nucléaire?</p>
<h3>Des projets de société divergents</h3>
<p>Certes, il y a des dossiers où les positions sont moins éloignées, comme sur les OGM. L’interdiction réclamée par les verts et le moratoire souhaité par les socialistes peuvent coexister. Mais plus globalement, les projets politiques des uns et des autres ne sont pas forcément solubles dans le même programme. On en a eu l’illustration dans un débat organisé par le Nouvel observateur entre <strong><a href="http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2352/dossier/a414145-%C2%ABvive_la_sociale%C2%BB_ou_%C2%ABsauvons_la_plan%C3%A8te%C2%BB_.html">le socialiste Pierre Moscovici et l’écologiste Jean-Paul Besset</a></strong>. Quand l’un soutient la pertinence du clivage gauche-droite pour justifier son engagement sur les questions sociales, l’autre souligne la priorité à donner aux grands enjeux écologiques dont le social est une des composantes.</p>
<p>Quand le premier insiste sur l’impératif de croissance pour créer des emplois, le second introduit la décroissance au nom de la durabilité économique. C’est un exemple, mais ils sont multiples. De la prise en compte du respect des droits de l’homme dans certains pays à la vente de centrales nucléaires dans d’autres en passant par les ventes d’armes.</p>
<h3>La gauche et l’économie de marché</h3>
<p>Les projets de société divergent. Les modèles économiques s’opposent. Le PS, parti de gouvernement, s’inscrit dans une certaine continuité. Au point que, si on l’a entendu s’insurger contre les excès de la libéralisation capitaliste, la financiarisation de l’économie, la disparition des services publics et les délocalisations, les gouvernements de gauche depuis vingt ans se sont malgré tout inscrits dans le développement de l’économie de marché sans installer de contre-feux à ses effets pervers –qu’ils s’agissent de désindustrialisation, de licenciements ou d’exubérance financière.</p>
<p>Bien sûr, on fera beaucoup porter le chapeau à l’Union européenne et au Pacte de stabilité et de croissance (que les écologistes ont combattu et que les socialistes ont soutenu). Mais il y eut des périodes où l’Europe était majoritairement rose, sans que les partis de gauche au pouvoir –y compris français– se saisissent de cette opportunité pour faire adopter au Conseil européen des dispositions en faveur d’un nouveau projet de société.</p>
<h3>Un pacte écologiste</h3>
<p>Les verts ont eu des ministères, pas des gouvernements. Ils peuvent prôner un plus grand radicalisme pour n’avoir pas dû assumer d’arbitrages globaux. On peut s’attendre, si Europe Ecologie et le PS doivent un jour construire ensemble un programme de campagne puis de gouvernement, à voir les verts pousser leur <strong><a href="http://blog.vertchezmoi.net/politique/europe-ecologie-un-pacte-de-cooperation-ecologique-et-solidaire-europeen-paces/">Pacte de coopération écologique et solidaire</a></strong> (Paces) qui leur a si bien profité aux élections européennes de 2009. C’est grâce à ce Pacte, et à Daniel Cohn-Bendit, que l’écologie en France s’est installée à un niveau deux fois plus élevé que ses précédents scores électoraux.</p>
<p>Ce pacte en dix points –sociaux et environnementaux— avait été calibré pour gagner, et on n’y trouve rien qui pourrait faire se cabrer les socialistes: ni sur le chômage ou la pauvreté, pas même sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre et des consommations d’énergie, ou l’augmentation des énergies renouvelables… En fait, les objectifs de ce Pacte ne sont pas très loin de ceux du Grenelle de l’environnement… initié par Nicolas Sarkozy et orchestré par son ministre Jean-Louis Borloo. C’est dire s’ils n’ont pas vocation à provoquer. Mais lorsque l’électorat écologiste demandera à ses représentants des engagements précis pour que les promesses ne restent pas lettre morte, pourront-ils également parler au nom des socialistes?</p>
<h3>Moins rêver la politique</h3>
<p>Jusqu’à présent et depuis quarante ans en France, les modèles économiques et sociaux des écologistes et des socialistes ne pouvaient se superposer. Depuis le début des années 1970, le rapport au pouvoir de ceux-ci ne pouvait que déclencher le rejet de ceux-là. Les uns voulaient être un parti de masse réclamant une nouvelle distribution des richesses, les autres voulaient vivre autrement et promouvoir de nouvelles valeurs. Des alliances ont été nouées comme dans l’épisode de la Gauche plurielle; elles ont laissé chez les écologistes beaucoup d’amertume. Mais les Verts, notamment au contact de l’Europe, ont appris à moins rêver la politique et à mieux la pratiquer. Pour exister dans le débat, comme ils viennent de le montrer à deux élections successives.</p>
<p>Ce réalisme nouveau n’est pas forcément du goût de tout le monde: c’est une des raisons de la défection d’anciens électeurs socialistes –encartés au PS ou seulement sympathisants– récemment passés du côté des écolos, et qui auront préféré s’abstenir de voter au deuxième tour des régionales pour ne pas apporter leur voix à un parti qui les a déçus. Mais avec la crise et après une longue traversée du désert idéologique, on peut aussi considérer que le PS pourrait se rapprocher d’une écologie moins dogmatique et plus pragmatique en renouant avec ses fondamentaux. Le chantier est ouvert.</p>
<p><em>Gilles Bridier</em></p>
<p><em>Photo: <a href="http://www.flickr.com/photos/uaeincredible/231011361/" target="_blank">Color your Life</a>/ <strong><strong></strong></strong></em><em>Capture Queen ™ via FlickrCC <a href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/deed.fr" target="_blank">Licence by</a></em></p>
<p><strong><em>À LIRE ÉGALEMENT: <a href="../../../../../article/3979/ps-ee-un-mariage-de-regions-pour-commencer/">PS-Europe Ecologie: un mariage de régions pour commencer</a> ; <a href="../../../../../article/3755/front-de-gauche-l%E2%80%99opa-de-melenchon-sur-le-pcf/">Front de gauche: l’OPA de Mélenchon sur le PCF</a> ; <a href="../../../../../article/4471/idftarification-unique-le-ps-change-davis/">Ile-de-France: le PS passe au Passe unique</a></em></strong></p>
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		<title>Au centre de l&#8217;abstention</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/4413/udf-modem-au-centre-de-abstention/</link>
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		<pubDate>Fri, 19 Mar 2010 18:21:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Tesquet</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[abstention]]></category>
		<category><![CDATA[MoDem]]></category>
		<category><![CDATA[UDF]]></category>
		<category><![CDATA[UMP]]></category>

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		<description><![CDATA[
Avec l’effondrement du MoDem et la claque reçue par l’UMP, la voix des centristes devient inaudible. Et s’ils ne voulaient plus parler?
On commence à le savoir. 53,64% des Français ne se sont pas rendus aux urnes dimanche 14 mars. Et ça pourrait être pire dimanche 21, puisqu’un sondage CSA pour Le Parisien-Aujourd’hui en France publié [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/RTXGWE41.jpg"><img class="alignnone size-large wp-image-4427" title="FRANCE" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/RTXGWE41-1024x705.jpg" alt="" width="480" height="320" /></a></p>
<p>Avec l’effondrement du MoDem et la claque reçue par l’UMP, la voix des centristes devient inaudible. Et s’ils ne voulaient plus parler?</p>
<p>On commence à le savoir. 53,64% des Français ne se sont pas rendus aux urnes dimanche 14 mars. Et ça pourrait être pire dimanche 21, puisqu’un sondage CSA pour <em>Le Parisien-Aujourd’hui en France</em> publié le 19 mars<a href="http://www.leparisien.fr/politique/regionales-l-abstention-gagne-encore-du-terrain-19-03-2010-854444.php" target="_blank"><strong> l’annonce autour de 55%</strong></a>. Raisons invoquées pour expliquer cette désaffection: la perte de légitimité de la classe politique, l’épuisement des dynamiques régionales, la mutation du vote sanction, le tout au bénéfice du FN.</p>
<p>C&#8217;est vrai, de prime abord, il existe une corrélation entre l&#8217;abstention et le vote d&#8217;extrême droite.Le nombre de non-votants à par exemple <a href="http://elections.interieur.gouv.fr/042/042.html" target="_blank"><strong>augmenté de 17 points en Alsace</strong></a> par rapport aux régionales de 2004. Mais aussi <a href="http://elections.interieur.gouv.fr/072/072.html" target="_blank"><strong>grimpé de 16,5 points en Aquitaine</strong></a>, et de <a href="http://elections.interieur.gouv.fr/053/053.html" target="_blank"><strong>15,6 points en Bretagne</strong></a>, deux régions où le Front national ne brille pas par son score. Dans cette dernière région, l’UDF Bruno Joncour recueillait plus de 15% des suffrages il y a six ans. Rallié au MoDem, il ne totalise plus que 5,36%. Surtout, il perd deux tiers de ses électeurs en valeur absolue, et ceux-ci ne se reportent pas vers l’UMP. La façade ouest se serait-elle égarée dans une faille spatiotemporelle? Ou l’électorat traditionnel de centre droit s’est-il retrouvé sans représentation? (le centre droit: souvenez-vous, l’UDF, la cohabitation avec le RPR, Raymond Barre, la scission entre chiraquiens et balladuriens, François Léotard, François Bayrou.)</p>
<p>Béatrice Giblin, directrice de l’Institut français de géopolitique à l’université Paris-VIII, insiste sur les dangers des conclusions hâtives, estimant qu’il n’est <em>«pas très pertinent de cartographier l’abstention dès lors qu’elle progresse de manière exponentielle et dans des proportions similaires dans la majorité des régions»</em>. A ses yeux, il existe une tendance beaucoup moins visible, mais beaucoup plus signifiante, celle de l’abstention de droite. <em>«Dans le XVIe arrondissement, on constate que l’UMP dépasse la barre des 60%, mais surtout, que<a href="http://elections.interieur.gouv.fr/011/075/075056AR16.html" target="_blank"><strong> 55% des électeurs ne se sont pas rendus dans l’isoloir</strong></a>, </em>relève-t-elle<em>. Ce chiffre montre que l’abstentionnisme ne touche plus seulement les classes populaires. Si les scrutins intermédiaires sont rarement favorables au pouvoir en place, cette fuite est une vraie nouveauté, qui pose une question sur l’offre électorale.»</em></p>
<p><strong>La droite morale laissée de côté</strong><em><br />
</em></p>
<p>Cette question, Authueil l’évoque aussi, <a href="http://authueil.org/?2010/03/15/1583-le-probleme-du-centre-droit" target="_blank"><strong>sur son blog</strong></a>, où il estime que <em>«l’électorat de centre droit est en complète déshérence»</em>. Le blogueur, qui se range parmi ces <em>«abstentionnistes volontaires»</em>, stigmatise l’hégémonie de l’UMP, qui a cannibalisé l’ancien UDF en vassalisant le Nouveau Centre. Pour lui, <em>«il y a un trou béant, entre le MoDem et l&#8217;UMP»</em>, au milieu duquel erre l’électorat centriste. Celui-ci s&#8217;est lassé de l&#8217;outrance de Sarkozy, et sa composante la plus âgée &#8211; <em><em>«</em>le coeur de l&#8217;électorat de droite</em><em><em>»</em>,<em> </em></em>selon le démographe Emmanuel Todd &#8211; ne se reconnaît plus dans l&#8217;oligarchie tempérée pratiquée par le gouvernement. En substance, la droite morale ne sait plus à quel saint se vouer.<em> «Jusqu&#8217;ici, les caciques de l&#8217;UMP pensaient [l'électorat centriste] captif, rechignant devant le coté très </em><em>«</em><em>droitier</em><em><em>»</em></em><em> de l&#8217;UMP, mais votant quand même</em>, poursuit-il. <em>Ces régionales ont montré qu&#8217;il y avait un point de rupture, et qu&#8217;il avait été franchi.<em><em>»</em></em></em></p>
<p>Depuis 15 ans, l’Union pour la démocratie française se désagrège à petit feu. <em>«La force centriste, si on peut encore la nommer ainsi, est plombée par l’inertie, et je ne suis pas très optimiste pour l’avenir, </em>regrette sous couvert d’anonymat une élue en fin de mandat<em>. Il faut se rappeler qu’en 2002, l’UDF était opposée à la création de l’UMP. Regardez le résultat : sa voix est devenue soluble dans celle de la majorité.»</em></p>
<p>En lançant le débat sur l’identité nationale, en voulant tarir le Front national, <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/2543/lump-lunion-pour-une-machine-a-perdre/" target="_self"><strong>l’UMP se retrouve au milieu du gué</strong></a>, sans réserve de voix. Désormais, la majorité a deux options: faire machine arrière ou forcer l’allure.</p>
<p>Olivier Tesquet</p>
<p><em>Photo: Alain Madelin et François Léotard à un meeting de l&#8217;UDF en 1996. / REUTERS, Robert Pratta</em></p>
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		<title>Transports: selon le PS, les 23 travaux du programme de Pécresse sont déjà tous lancés</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Mar 2010 16:46:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Glad</dc:creator>
				<category><![CDATA[En direct sur le web]]></category>

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		<description><![CDATA[Transports: selon le PS, les 23 travaux du programme de Pécresse sont déjà tous lancés.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Transports: selon le PS, les 23 travaux du programme de Pécresse <a href="Selon le PS, les 23 travaux du programme de Pécresse sont déjà tous lancés http://bit.ly/9Uclpq" target="_blank"><strong>sont déjà tous lancés</strong></a>.</p>
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		<title>Marine Le Pen, la nouvelle ligne du Front</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Mar 2010 16:15:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Titiou Lecoq</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Personnalités]]></category>

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		<description><![CDATA[«Prenez le prochain virage à l’extrême droite et ensuite rejoignez l’autoroute sur votre droite.» C’est peu ou prou ce que semble indiquer à Marine Le Pen son GPS politique. Explication d’une stratégie qui pourrait changer l’équilibre des forces sur l’échiquier politique.
Lors de son apparition sur les plateaux de télé en 2002, Marine Le Pen était [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/marinelepen4801.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4605" title="FRANCE/" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/marinelepen4801.jpg" alt="" width="480" height="291" /></a>«Prenez le prochain virage à l’extrême droite et ensuite rejoignez l’autoroute sur votre droite.»</em> C’est peu ou prou ce que semble indiquer à Marine Le Pen son GPS politique. Explication d’une stratégie qui pourrait changer l’équilibre des forces sur l’échiquier politique.</p>
<p>Lors de son apparition sur les plateaux de télé en 2002, Marine Le Pen était une jeune femme blonde, calme, souriante. Une image télévisuelle étonnante parce qu’aux antipodes des <a href="http://mots.revues.org/index392.html" target="_blank">stéréotypes traditionnellement associés à l’extrême droite française</a>. La jeune femme jouait sur le pathos en racontant son enfance difficile, l’attentat contre l’immeuble où elle vivait petite, le divorce de ses parents, l’exclusion sociale du simple fait de son patronyme. Une victime de la violence, la violence des autres, des médias. Ce registre du sentiment personnel était l’antithèse du discours violent, virulent, vociférant auquel le parti nous avait habitués et il avait un atout considérable: il humanisait le Front national.</p>
<p>Celle qui avait commencé sa carrière comme avocate racontait qu’elle avait défendu des étrangers en situation irrégulière. «Oui, j’en ai sauvé pas mal. Je pense que les immigrés ne sont pas responsables de la situation. Ce sont les responsables politiques les responsables de cette immigration anarchique et massive. A partir du moment où ils sont là, ce sont des hommes et ils ont le droit d’être défendus. Ce n’est pas contre eux qu’il faut agir.»</p>
<p><script src="http://www.ina.fr/js/global/controle/ogp_player_embed.js" type="text/javascript"></script><script src="http://www.ina.fr/player/embed/w/480/h/357/id_notice/I09226135/id_utilisateur/920571/hash/0bf0e97beabe21006e4c64171fb5c6f0" type="text/javascript"></script></p>
<div style="background-color: #000000; font-family: Arial,Helvetica,Verdana,sans-serif; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: 18px; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; color: #b4d2fe; width: 480px;">retrouver ce média sur <a style="font-weight: bold; color: #b4d2fe;" href="http://www.ina.fr/ardisson/tout-le-monde-en-parle/video/I09226135/interview-de-marine-le-pen.fr.html" target="_blank">www.ina.fr</a></div>
<p>On disait à l’époque qu’elle tentait de «dédiaboliser» le parti. Ses positions semblaient plus nuancées que celles de Jean-Marie Le Pen. Il n’était pas question pour elle de revenir sur la loi Veil sur l’IVG, elle refusait de voir dans les camps de concentration un détail de l’histoire. Et dans le même temps, elle se montrait d’une fidélité indéfectible envers son père. Un exercice d’équilibriste compliqué. «Est-ce que pour vous, Marine Le Pen, les chambres à gaz sont un détail de l’histoire? Non. Mais moi je suis une femme de mon époque. Je suis dans le sentiment. Je n’ai peut-être pas le recul qu’il a. Je ne suis pas là pour prendre sa défense. Ce qui m’intéresse c’est le futur.»</p>
<p>Elle rattrapait les incartades verbales du patriarche donc, les mettant sur le compte de son caractère, d’une différence de génération. Derrière, il fallait entendre que non, les provocations de son père n’étaient pas le programme électoral du Front, que l’on pouvait voter FN sans nier l’existence de la Shoah. Il s’agissait non seulement de montrer un autre visage du parti mais également de le sortir de l’impasse provocatrice dans laquelle son fondateur l’avait mené.</p>
<p>Un virage qui n’était pas forcément bien perçu au sein du parti, y compris par son père qui avait déclaré: «Marine est bien gentille avec sa stratégie de dédiabolisation mais un Front gentil ça n’intéresse personne». Pourtant, cette stratégie lui a permis d’avoir accès aux médias qui, s’ils rechignaient à inviter le père, trouvaient la fille plus fréquentable. En outre, elle a sans doute rapporté des voix au FN, des voix dont le leader avait besoin, celles des jeunes et des femmes. Et, à titre personnel, ses positions plus nuancées ont permis à Marine Le Pen d’exister face à son père.</p>
<h2>Décalage d&#8217;une case</h2>
<p>Et puis une transformation s’est faite chez Marine Le Pen. Lentement, sûrement. Dans l’attitude générale d’abord. Une voix de plus en plus forte, une carrure plus imposante, des attaques, des provocations. C’est elle qui lance la polémique au sujet de Frédéric Mitterrand et de sa «Mauvaise Vie», manipulant le texte (elle en lira un passage en rajoutant «jeunes» devant «garçons»). Des méthodes auxquelles elle ne nous avait pas habitués. Marine se lepenise. Un changement d’autant plus frappant avec l’entrée en politique de la petite-fille, Marion Maréchal-Le Pen.</p>
<p>Le père vieillissant, c’est comme si chacun avait été décalé d’une case dans la répartition des rôles. Marion Maréchal devenant la nouvelle Marine, la jolie jeune femme blonde fréquentable qui admire sa tante comme celle-ci admirait son père. Et Marine prenant le rôle du chef, plus imposant. Ce qui amène logiquement Jean-Marie Le Pen à disparaître.</p>
<p>Ce glissement se fait aussi dans le discours, avec une inflexion nettement plus fidèle à l’idéologie du Front à travers un thème précis: l’islamisation de la France. Certes, le sujet lui a été servi sur un plateau en or avec la forme qu’a prise le débat sur l’identité nationale. Mais là où traditionnellement le FN se positionnait sur l’immigration en général, le thème de l’islam est une nouveauté. Un changement de discours que Marine Le Pen reconnaît elle-même, l’imputant évidemment au fait que désormais, le danger musulman est devenu palpable. S’agissant de l’affaire du Quick hallal:</p>
<blockquote><p><em>«Parce qu’aujourd’hui on peut parler d’islamisation. Je n’en ai jamais parlé mais là, j’en parle parce que vraiment dans cette affaire on est face à une islamisation et celle-ci va continuer à marche forcée s’il n’y a pas un coup d’arrêt électoral.»</em></p></blockquote>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="360" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xbubtp" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="360" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xbubtp" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xbubtp_marine-le-pen-sur-rtl-13-01-10_news">Marine Le Pen sur RTL (13/01/10)</a></strong></p>
<p><strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xbubtp_marine-le-pen-sur-rtl-13-01-10_news"></a></strong>Marine Le Pen, l’ancienne avocate des sans-papiers, emploie désormais une rhétorique qui s’appuie sur une vague théorie du complot qui n’est pas sans rappeler le spectre du lobby juif. Mais le lobby juif version nouveau Front serait un lobby musulman, qui profiterait de la complicité de l’Etat pour islamiser le territoire au détriment de tous les principes républicains.  <a href="http://www.lemonde.fr/elections-regionales/article/2010/02/02/la-religion-musulmane-doit-faire-en-sorte-de-ne-pas-choquer-le-peuple-francais_1300278_1293905.html" target="_blank">Ce nouveau danger apparaît en filigrane</a> dans un entretien qu&#8217;elle accorde au Monde:</p>
<blockquote><p><em>«La laïcité est déjà quotidiennement violée par nos dirigeants. Quelques exemples: le financement public des mosquées par l&#8217;intermédiaire des communes entre autres; les spécificités alimentaires imposées dans les cantines; les prières sur la voie publique comme c&#8217;est toujours le cas dans plusieurs villes de France, et particulièrement rue Myrha [à Paris]. Les exemples sont hélas innombrables.»</em></p></blockquote>
<p>Un changement de discours qui n’a pas échappé au Bloc identitaire dont le <a href="http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/category/fabrice-robert/" target="_blank">credo est précisément l’islamisation de la France</a>.</p>
<p>«Depuis quelques semaines, on voit comme une évolution du discours de Marine Le Pen sur l’islam, l’immigration clandestine. On se sent beaucoup plus proche d’elle que d’un Bruno Gollnisch», <a href="http://www.crifrance.com/Du-bloc-indentitaire-au-FN-l" target="_blank">affirme Fabrice Robert</a>, président du Bloc identitaire. «Je pense qu’elle est en train de faire évoluer sa ligne. On analyse avec intérêt ce qu’elle propose, on ne veut pas insulter l’avenir. Il est possible que dans quelques mois, quelques années, on puisse travailler ensemble». Les deux dirigeants se <a href="http://www.liberation.fr/politiques/0101610177-marine-le-pen-gonflee-au-bloc" target="_blank">seraient rencontrés plusieurs fois</a>.</p>
<p>Si elle insiste de plus en plus sur l’islamisation de la France, Marine Le Pen ne peut pas non plus tenir un discours complètement anti-musulman à l’instar d’un Philippe De Villiers ou du susnommé Bloc identitaire qui considèrent que l’islam est par nature incompatible avec la France éternelle. En-dehors de toute considération idéologique, ce serait se rendre de nouveau infréquentable. Mais elle semble avoir trouvé un début de positionnement. Plutôt que d’attaquer l’islam frontalement, elle défend la République, un des liens étant bien sûr la notion de laïcité.</p>
<h2>Bastion de la laïcité</h2>
<p>Le Front national serait le dernier défenseur d’une République française en voie de disparition. Dans la citation précédente, Marine Le Pen présente l’islam comme en train de conquérir la terre républicaine française en siphonnant l’argent des communes, s’imposant dans l’espace public de la rue au détriment de la libre circulation et surtout bénéficiant d’un traitement de faveur dans le temple républicain par excellence: l’école publique.</p>
<p>Cette défense des principes républicains entraîne d’autres changements dans le discours. Son père avait coutume de dénoncer les affreux privilèges dont jouissaient les fonctionnaires, les opposant à la dure vie des patrons de PME. Marine défend les services publics, les profs, les infirmières. A la logique d’affrontement droite/gauche ou privé/public, elle intègre une autre dualité paternelle: national/mondial, intérieur/extérieur. Il faut protéger la France et la France, c’est la République. Mais protéger suppose qu’il y a un danger – le fond rhétorique reste la peur, la crispation sur un modèle qui serait menacé par la diversité, la différence, l’autre et dans lequel le «vivre ensemble» deviendrait le «vivre comme moi».</p>
<p>Cet appel à la République lui permet également de faire la jonction avec l’orientation sociale de son discours. Parce que la République est sociale et que Marine Le Pen a bien compris qu’à l’heure de la crise économique, il y avait un besoin du retour de l’Etat. Cette composante sociale, traditionnellement associée à la gauche, se retrouve aussi dans les systèmes de droites extrêmes qui donnent une importance au social via l’intervention de l’Etat.</p>
<p>Pourquoi ce changement d’attitude ?</p>
<p>Ce durcissement peut étonner alors que précisément son ouverture semblait médiatiquement lui réussir. Pourquoi changer ? Simplement parce que les électeurs et les militants, ce n’est pas la même chose. Si pour les électeurs du Front, elle est perçue comme un symbole positif, au sein des militants traditionnels du parti, un parti majoritairement masculin, elle est une vendue face à un Gollnisch qui serait <a href="http://www.resistances.be/edfrance2010_04.html" target="_blank">un vrai, un authentique</a>. Or, elle a besoin du vote des militants pour prendre la tête du parti lors du prochain congrès qui devrait avoir lieu entre l’hier 2010 et le printemps 2011. Une élection qui n’est pas gagnée d’avance puisque lors du dernier congrès, en 2007, <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20071118.OBS5366/jeanmarie_le_pen_reelu_a_la_tete_du_fn.html  " target="_blank">Gollnisch l’avait devancée</a>. Mais Marine Le Pen n’est pas une pâle copie de Jean-Marie. Elle ne va pas se contenter de l’imiter pour prendre sa place. Non seulement sa stratégie ne s’arrête pas là mais peut-être même qu’elle commence où se terminait celle de son père.</p>
<h2>Marine plus forte que Jean-Marie</h2>
<p>Jean-Marie Le Pen n’a finalement jamais eu de véritable ambition politique pour son parti. Il se satisfaisait très bien de son rôle d’opposant, jouissant (et jubilant) des triangulaires qu’il provoquait sans en tirer de bénéfices notables. Marine voit plus loin. Là où il jouait les trouble-fêtes, elle aspire à un véritable rôle politique ce qui implique un changement de stratégie du parti quand elle en aura pris les rênes. Son but? Faire du Front national un parti de gouvernement.</p>
<p>Toujours dans la même interview au Monde, alors qu’on l’interroge sur un possible déclin du parti avec le départ en retraite de son leader, elle répond:</p>
<blockquote><p><em>«Je pense au contraire que nous sommes au début d&#8217;une nouvelle aventure pour le Front national et qu&#8217;il rassemblera dans les mois et les années à venir de plus en plus de Français convaincus non seulement par sa lucidité, mais par le programme de bon sens qu&#8217;il porte.»</em></p></blockquote>
<p>Une phrase que Jean-Marie aurait sans doute pu prononcer mais il l’aurait fait par provocation. Marine, elle, y croit et fera tout pour.</p>
<p>Un Front national sous la direction de Marine Le Pen qui arriverait au gouvernement, ça peut paraître impensable, impossible, invraisemblable. C’est pourtant déjà <a href="http://www.rmc.fr/edito/info/82490/moscovici-marine-le-pen-plus-dangereuse-que-son-pere/  " target="_blank">ce que redoutait Pierre Moscovici en juin 2009</a> à l’occasion de l’élection municipale à Hénin-Beaumont. Il rappelait que le Front national n’était pas mort et faisait même un retour dans l’électorat populaire (analyse qui était aussi celle de Jean-François Copé). Le député socialiste ajoutait que:</p>
<blockquote><p><em>«Marine Le Pen est plus dangereuse que son père (…) Jean-Marie Le Pen a vécu, en près de 60 ans de politique, dans la marge ; il assumait la fonction &laquo;&nbsp;tribunicienne&nbsp;&raquo;: je râle, je gueule, je proteste contre le système&#8230; Elle est très différente: elle se débarrasse de certaines outrances, négationniste par exemple. Elle est tout aussi extrémiste sur le plan des idées. Et par ailleurs, elle a envie de participer au pouvoir et à la droitisation de la vie politique française. (…) Attention, les idées d&#8217;extrême droite ne sont pas mortes en France. »</em></p></blockquote>
<p>A l’époque, il s’était félicité que l’UMP appelle à voter PS pour contrer le FN. Mais pour combien de temps?</p>
<h2>Le scénario de l&#8217;alliance</h2>
<p>Marine Le Pen, après avoir durci son discours pour remporter le parti, pourra mettre la pédale douce et revenir à sa stratégie de dédiabolisation. Et même passer par un changement de nom du parti au profit de… allez au hasard un nom avec la mention de République. Débarrassé du vieux militaire, le Front deviendrait-il fréquentable pour une droite en panne d’électeurs?</p>
<p>C’est le scénario que <a href="http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2010-03-16/cohn-bendit-predit-que-marine-le-pen-engagera-une-strategie-d/917/0/434066" target="_blank">craignait Daniel Cohn-Bendit</a>, au lendemain du premier tour des régionales:</p>
<blockquote><p><em>«Je suis sûr que si Marine Le Pen reprend les rênes du Front national — ce qui est vraisemblable après son succès, entre guillemets, dans le Nord aux régionales — elle tentera d&#8217;arrondir les angles pour faire du Front national un allié potentiel de l&#8217;UMP et de la droite» mais pour cela: «il faut d&#8217;abord la défaite de la droite en 2012 (à la présidentielle) pour que la droite réfléchisse à comment reconquérir la majorité».</em></p></blockquote>
<p>On assisterait alors à un bouleversement de l’échiquier politique français. Le Front deviendrait un parti de gouvernement. Une hypothèse impensable du temps de Jean-Marie. Mais que passera-t-il si, faute d’un allié de centre droit de poids, l’UMP se retrouve dans une position où il ne parvient pas à remporter les élections seul?</p>
<p>Sarkozy avait réussi à capter l’électorat frontiste sans faire d’alliance. Mais la déception qui s’en est suivie rend peu crédible un renouvellement de ce scénario. A l’heure actuelle, cette alliance peut nous paraître impensable, impossible, invraisemblable. Et pourtant, si on prend un peu de recul, c’est ce qui s’est passé dans d’autres pays d’Europe en commençant par l’Italie. L’extrême droite se rajeunit, devient fréquentable, apporte des voix et entre au gouvernement. Contrairement à ce que l’on pensait en 2002 quand la «jeune blonde» est apparue à la télé, elle pourrait bien surpasser son père.</p>
<p><em>Titiou Lecoq</em></p>
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		<item>
		<title>Transports régionaux: sur la voie de la déréglementation</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/4301/transports-regionaux-sur-la-voie-de-la-dereglementation/</link>
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		<pubDate>Fri, 19 Mar 2010 15:59:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Bridier</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[budget]]></category>
		<category><![CDATA[TER]]></category>
		<category><![CDATA[transports]]></category>

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		<description><![CDATA[
Les transports collectifs régionaux, qui absorbent près de 20% des budgets des régions, sont aspirés dans le mouvement de déréglementation du secteur ferroviaire.
Les transports collectifs régionaux font tellement partie de la vie quotidienne qu’on ne les perçoit même plus comme un enjeu politique: ils existent… comme une évidence. Pourtant, ils font partie des enjeux électoraux. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/ter480.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-4303" title="TER" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/ter480.jpg" alt="TER" width="480" height="270" /></a></h2>
<h2>Les transports collectifs régionaux, qui absorbent près de 20% des budgets des régions, sont aspirés dans le mouvement de déréglementation du secteur ferroviaire.</h2>
<p>Les transports collectifs régionaux font tellement partie de la vie quotidienne qu’on ne les perçoit même plus comme un enjeu politique: ils existent… comme une évidence. Pourtant, ils font partie des enjeux électoraux. Ils sont, depuis 2001, sous la tutelle des régions. Et des quatre compétences majeures qui incombent aux autorités régionales (formation permanente, transports, lycées et apprentissage qui mobilisent 75% du budget de fonctionnement et 60% du budget de l&#8217;investissement des régions), ils arrivent dans les budgets en seconde position derrière les lycées. Les élus ont appris à leur porter une grande attention: lorsque des services sont réduits ou qu’ils fonctionnent mal, les conséquences se paient cash dans les urnes.</p>
<p>Auparavant, l’Etat avait la haute main sur les dessertes ferroviaires régionales. Cette centralisation était un frein à leur développement. Aussi, à partir de 1997, des expériences pilotes de transfert aux régions furent menées. Elles aboutirent à la généralisation de la régionalisation des transports en 2001… sauf en Ile-de-France où le Syndicat des transports en Ile-de-France (<a href="http://www.stif.info/" target="_blank"><strong>Stif</strong></a>) ne fut véritablement cédé aux collectivités territoriales (avec une majorité des voix à la région) qu’en mars 2006. Compte tenu de l’enjeu et du pouvoir qu’il confère, l’Etat rechignait à s’en dessaisir.</p>
<h3>17% du budget régional en moyenne</h3>
<p>Ce passage de relai pour que l’organisation des transports de la vie quotidienne soit organisée et gérée au plus près des utilisateurs a sonné le renouvellement des trains express régionaux (TER). Sauf en Ile-de-France où, à ce jour, le changement de tutelle encore récent n’a rien modifié de façon perceptible pour les passagers. Au plan financier, l’Etat transfère maintenant aux régions la contribution dont bénéficiait la SNCF pour assurer ces transports.</p>
<p>Pas question de parler encore de déréglementation: la SNCF est le partenaire obligé des autorités régionales, qui sont ses clients. Et c’est avec elles que se déroulent les négociations sur la nature des services à rendre et leur coût. En moyenne, selon la densité du réseau et les besoins de déplacements, les régions consacrent en moyenne 17% de leur budget aux transports. Mais c’est parfois plus, comme dans le Nord Pas de Calais où l’enveloppe réservée aux transports collectifs et ferroviaires absorbe 21% d’un budget global de 2,2 milliards d’euros en 2010 –pour faire circuler 820 trains sur les 23 lignes du réseau et moderniser les matériels au rythme de 60 millions d’euros d’investissement par an. Ce n’est qu’un exemple: en Pays de Loire, le budget des transports régionaux (279 millions d’euros) représente aussi 20% du budget global. En Ile-de-France, changement d’échelle: les dépenses de fonctionnement des transports publics, sous contrôle du Stif, dépassent les 7 milliards d’euros.</p>
<h3>La déréglementation du ferroviaire est engagée</h3>
<p>Le Grenelle de l’Environnement en a fait une priorité. Mais les transports régionaux tombent aussi sous le coup de la libéralisation des transports ferroviaires. En 2009, un règlement européen (<a href="http://www.europe-international.developpement-durable.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=234" target="_blank"><strong>OSP</strong></a>) a appliqué aux marchés de transports urbains et régionaux un modèle de concurrence régulée, qui doit permettre à une autorité organisatrice de transports de retenir –après mise en concurrence– un opérateur de service public autre que la SNCF. Certes, la période transitoire pour l’application règlement est de dix ans (ce qui peut reporter sa mise en œuvre à 2019) et des dérogations sont prévues. Et au Sénat, Hubert Haenel a déjà conclu que <em>«</em><em>la loi française pourrait donc demeurer en l&#8217;état, assurant le monopole de la SNCF pour le transport ferroviaire dans toutes les régions». </em>Le gouvernement a confirmé cette ligne l’an dernier, prenant position officiellement contre une remise en cause du monopole légal de la SNCF pour les services de TER. Il convient, pour le gouvernement, de ne pas agiter le chiffon rouge alors que la déréglementation intervenue dans le transport de marchandises en 2006 a déjà été élargie aux transports internationaux de voyageurs en décembre 2009.</p>
<p>Mais il semble d’ores et déjà entendu que la libéralisation sera étendue à l’ensemble des grandes lignes de l&#8217;Hexagone en 2012. Quant au transport régional, il ne fait guère de doute que <a href="http://www.slate.fr/story/5615/concurrence-la-revolution-est-en-marche"><strong>2019 constitue bel et bien une échéance importante</strong></a>. Certaines régions seraient d’ailleurs disposées à engager une expérience de mise en concurrence de la SNCF. Face à ce qu’ils considèrent comme une menace, certains syndicats tirent le signal d’alarme. D’autant que l’installation l’an dernier par Dominique Bussereau d’un groupe de travail présidé par le sénateur UMP Francis Grignon pour plancher sur l’ouverture de la concurrence dans les TER, semble aller dans cette direction. <em>«C’est une révolution culturelle qui va s’étaler dans le temps»</em>, commentait sobrement Francis Grignon au moment de sa nomination à cette commission. Quant à Guillaume Pépy, président de la SNCF, il ne cache pas que, selon lui à terme, la SNCF est vouée à être mise en concurrence sur l’ensemble de ses activités.</p>
<h3>Veolia Transport avec Transdev se prépare à la concurrence</h3>
<p>Des groupes privés affûtent déjà leurs armes. Veolia Transport (premier opérateur privé européen de transport, 6 milliards d’euros de chiffre d’affaires dont 40% en France, présent dans 28 pays) a scellé un projet de fusion avec Transdev (4<sup>e</sup> européen, 2,3 milliards d’euros dans 9 pays), filiale de la Caisse des dépôts et consignations. Cette opération, aujourd’hui engagée et qui devrait aboutir au deuxième semestre 2010, intrigue les observateurs. Il était bien question d’un rapprochement pour Transdev. Mais initialement, la Caisse de dépôts s’était plutôt tournée du côté de la RATP en lui permettant d’acquérir le quart du capital de sa filiale dans les transports collectifs. Exit la régie parisienne, qui sera dédommagée mais voit sa stratégie de développement remise en question. Keolis, filiale de la SNCF, également sur les rangs pour se rapprocher de Transdev, a aussi été écartée malgré la proximité des deux entreprises dans la sphère publique.</p>
<p>Ensemble, Veolia Transport et Transdev exploitent déjà une douzaine de grands réseaux de transports collectifs urbains (autobus et tramways) dans l’Hexagone (dont Nantes, Montpellier, Strasbourg, Nice, Grenoble…) et deux à trois fois plus dans des villes moyennes. Et Veolia prend déjà en charge des services ferroviaires en Allemagne et aux Etats-Unis… et même en France (ligne Nice-Digne des Chemins de fer de Provence). Le futur ensemble voulu par Henri Proglio, président du conseil d’administration de la maison-mère Veolia Environnement et patron d’EDF, se positionne.  Sans aucun doute possible, il sera le premier à répondre à des appels d’offres de régions pour faire naître une concurrence à la SNCF.</p>
<p>Pour les élus, en fonction des nouvelles règles du jeu que le gouvernement devra préciser, la maîtrise des coûts pour contenir la hausse de la fiscalité locale, sera déterminante. Comme quoi, si la concurrence est ouverte, l’organisation des transports collectifs régionaux s’imposera comme un des paramètres importants des scrutins régionaux.</p>
<p><em>Gilles Bridier</em></p>
<p><em>Photo: <a href="http://www.flickr.com/photos/cmoi/238633383/" target="_blank">TER</a> / pterjan via FlickrCC <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/deed.fr" target="_blank">Licence by</a><br />
</em></p>
<p><em><strong>À LIRE ÉGALEMENT:<a href="http://www.slate.fr/story/5615/concurrence-la-revolution-est-en-marche"> Concurrence, la révolution est en marche</a></strong><br />
</em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>«Chère Corinne Lepage, ne vous drapez pas dans la vertu outragée»</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Mar 2010 15:40:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Slate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Personnalités]]></category>

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		<description><![CDATA[Lettre ouverte de Fadila Mehal, tête de liste Modem à Paris aux élections régionales, à Corinne Lepage, ancienne ministre de l&#8217;Environnement, présidente de Cap21, qui a annoncé sa démission du parti de François Bayrou.
Chère Corinne,
Comme tous les militants, j’ai reçu votre lettre de démission du Modem et comme beaucoup d’entre eux sans doute, un immense sentiment de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><em><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/lepagedcb.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4651" title="Meeting d'Europe Ecologie à Strasbourg, Corinne Lepage et Daniel Cohn-Bendit, le 8 mars 2010. Photo: Antoine Doyen " src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/lepagedcb.jpg" alt="" width="450" height="299" /></a>Lettre ouverte de Fadila Mehal, tête de liste Modem à Paris aux élections régionales, à Corinne Lepage, ancienne ministre de l&#8217;Environnement, présidente de Cap21, qui a annoncé </em><a href="ancienne ministre de l'environnement, présidente du parti écologiste Cap21, annonce sa démission du MoDem." target="_blank"><em>sa démission du parti de François Bayrou</em></a><em>.</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong><em>Chère Corinne,</em></strong></p>
<p>Comme tous les militants, j’ai reçu votre lettre de démission du Modem et comme beaucoup d’entre eux sans doute, un immense sentiment de gâchis mais aussi de colère m’a saisie.</p>
<p>Gâchis, car je connais votre valeur et votre talent  et nous sommes liées par bien des combats que nous avons partagés ensemble: laïcité, dignité de la personne humaine, lutte contre le racisme et l’antisémitisme&#8230;</p>
<p>Gâchis, car j’aurai voulu vous rencontrer au moins une fois au bureau exécutif (j’y suis désignée depuis juillet 2009) pour écouter votre point de vue, commentez vos observations, mais vous jouiez la «femme invisible» réservant vos analyses à la presse alors que les militants attendaient que vous vous exprimiez «chez vous» au Modem, à cœur ouvert.</p>
<p>Malheureusement tout ce que je sais de vous aujourd’hui, je l’ai appris par la presse ou la rumeur.</p>
<p>Gâchis encore, quand le pôle écologiste que vous avez constitué au Modem avec Cap 21 est formé de personnes loyales, convaincues et mobilisées et qu’ils se sentent aujourd’hui abandonnés ou pris en otage. J’en veux pour preuve mes colistiers de Paris issus de Cap21 avec qui j’ai travaillé de façon ouverte et sans arrière pensée durant cette campagne. Je les salue et les remercie du fond du cœur pour leur loyauté, quand leur chef de file a oublié de les soutenir à Paris alors qu’ils défendaient son projet et qu’un seul mot d’elle suffisait pour nous apporter le point qui nous manquait et qui aurait pu nous qualifier pour le second tour.</p>
<p>Du gâchis donc à la lecture de votre lettre mais aussi de la colère, une très grande colère.</p>
<p>Ma mère dans sa morale pleine de bon sens m’a toujours appris un principe de base qui fait tenir les familles et les organisations humaines: on ne déserte pas son camp en pleine action, en pleine bataille. Même si les griefs peuvent être fondés, au nom de l’engagement passé, du respect de tous les militants qui vous ont donné leurs voix en juin 2009 (il y a moins d’un an) pour devenir député européenne et parler d’une voix haute, nous attendions de votre part un comportement plus digne qui vous aurait fait taire vos reproches le temps de la campagne, pour ne pas désespérer ceux qui vous ont fait reine. Votre silence aurait été accepté et compris, mais vous avez fait pire. Vous avez soutenu nos adversaires (en Alsace). En période de guerre, cela s’appelle la trahison et la désertion; heureusement nous sommes en période de paix et retournement des valeurs. Vous faites la une des journaux et êtes la coqueluche des médias; triste France, qui célèbre la trahison et se moque des valeurs et de l&#8217;éthique.</p>
<p>En vérité, votre retournement stratégique ne laisse personne dupe. La pièce s’est jouée en trois actes. Premier acte : prise de distance médiatique et brouillage de la campagne régionale. Second acte : démission théâtrale entre les deux tours. Et enfin  troisième acte : appel aux militants dans une posture gaullienne de recours, pour rejoindre Daniel Cohn-Bendit (peut-être dès le 22 mars?)</p>
<p>Pourquoi pas? C’est peut être une bonne stratégie mais de grâce pour cette «cuisine politicienne», ne vous drapez pas, chère Corinne, dans la vertu outragée et la dénonciation d’un projet bafoué et  d&#8217;une démocratie en danger .Vous même vous n’y croyez pas! En politique aguerrie que vous êtes, vous connaissez le sens des mots et le poids des images, et les vôtres méritent mieux qu’un remake du «le bonheur est dans le pré».</p>
<p>Dites tout simplement que l’herbe est plus verte à Europe Ecologie et que vos chances d’exister dans cet espace multiforme vous paraissent plus fortes (pur effet d&#8217;optique de mon point de vue).</p>
<p>Je comprends votre volonté de célébrer cette nouvelle union en mettant dans l’escarcelle de la mariée une belle dot, que seraient les militants du Modem et de Cap 21.</p>
<p>Pour ma part, ce que je vois et entends est que les militants du Modem n’ont pas le cœur à la fête. Ils sont déçus et tristes car ils croyaient dur comme fer qu’une troisième voie était possible même si elle n’a pas convaincu; et savez vous, que malgré l’échec, beaucoup ne désespèrent pas de faire travailler ensemble des gens de bonne volonté, de droite comme de gauche, à ciel ouvert, dans l’intérêt général et non comme vous le proposez, chère Corinne, en coups d’éclat médiatiques permanents et compromis d’appareils sans lendemain.</p>
<p>Certes, nous devons nous interroger sur l’abstention et l’offre politique qui ne convainc plus. (53% d’abstention au premier tour). Les lendemains ne chantent plus et les jours de larmes et de sang qui s’annoncent avec la crise et la remontée du Front national nous demandent plus d’exigence et d’ouvrir davantage nos yeux et nos idées pour élargir nos partenariats. Nous devons le faire avec des hommes et des femmes de convictions et d&#8217;éthique. C&#8217;est pour cela que j&#8217;appelle solennellement à voter en Languedoc-Roussillon pour le républicain Raymond Couderc. Ne vaut-il pas mieux perdre une région que son âme? J&#8217;engage tous mes amis socialistes à franchir le Rubicon et  à rompre définitivement avec la Realpolitik.</p>
<p>Si Paris vaut bien une messe, Montpellier vaut toutes nos consciences réunies.</p>
<p>Nous n’avons pas à avoir honte de nos idées quand elles veulent le meilleur pour l’homme, même si elles ne sont pas comprises, même si elles nous font perdre aujourd&#8217;hui, même si elles sont  minoritaires. Comme le rappelait Pascal, le grand nombre n’est pas toujours signe d’évidence et souvenons nous que «les majorités de demain sont les minorités d&#8217;hier».</p>
<p>Alors oui, un jour tout ce dont nous rêvons sera possible avec des hommes et des femmes debout, qui ne craignent ni les tempêtes, ni la solitude , et le seul “isme” que nous célèbrerons sera celui de l’humanisme. Viendra alors le temps des convictions, de l’exigence, de la morale et de l’indépendance aussi. Peut-être reviendrez alors vers nous, quand nous serons vos  repères et vos vigies et  que nous serons au plus haut des sondages. Et en humanistes que nous sommes, nous vous ouvrirons de nouveau la porte.</p>
<p>Chère Corinne,</p>
<p>les combats que nous avons partagés ensemble m’autorisent à vous parler avec cette franchise, car après le gâchis et la colère, restent entre nous  les souvenirs  communs que je respecte et que je salue,</p>
<p>Fadila Mehal</p>
<p>Tête de liste Modem à Paris aux élections régionales</p>
<p>Vice présidente du Modem Paris</p>
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		<title>Trois députés et un sénateur UMP refusent d&#8217;être «dans le déni» de la défaite.</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Mar 2010 11:19:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Glad</dc:creator>
				<category><![CDATA[En direct sur le web]]></category>

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		<description><![CDATA[Trois députés et un sénateur UMP refusent d&#8217;être «dans le déni» de la défaite.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.rue89.com/regions-en-campagne/2010/03/17/trois-deputes-ump-disent-leur-blues-malgre-les-ordres-de-fillon-14323" target="_blank"><strong>Trois députés</strong></a> et <a href="http://www.lexpress.fr/region/ile-de-france/il-faut-etre-sourd-pour-dire-qu-il-n-y-a-pas-eu-de-vote-sanction-contre-l-ump_855609.html" target="_blank"><strong>un sénateur</strong></a> UMP refusent d&#8217;être «dans le déni» de la défaite.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Après sa démission du MoDem, Corinne Lepage écrit «une lettre ouverte aux démocrates»</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Mar 2010 11:10:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Glad</dc:creator>
				<category><![CDATA[En direct sur le web]]></category>

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		<description><![CDATA[Après sa démission du MoDem, Corinne Lepage écrit «une lettre ouverte aux démocrates».
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après sa démission du MoDem, Corinne Lepage écrit «<a href="http://www.wmaker.net/grandparis/democrates/Lettre-ouverte-de-Corine-Lepage-aux-democrates_a94.html" target="_blank"><strong>une lettre ouverte aux démocrates</strong></a>».</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Le Conseil d’Etat enflamme la campagne sans le faire exprès</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Mar 2010 10:57:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pol Meyer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Alsace]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil d'Etat]]></category>
		<category><![CDATA[GCO]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Bigot]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Richert]]></category>

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		<description><![CDATA[
A quatre jours d’un scrutin très serré (un sondage CSA-Le Figaro publié jeudi 17 mars prédit une égalité des deux listes à 43,5%), une décision du Conseil d’Etat rendue publique le 17 mars a complètement réorienté la campagne alsacienne. Rendue contre les recommandations de son rapporteur public, la décision du Conseil d’Etat déboute les opposants [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/traffic480.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4621" title="traffic" src="http://regionales2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/03/traffic480.jpg" alt="traffic" width="480" height="270" /></a></p>
<p>A quatre jours d’un scrutin très serré (un sondage CSA-Le Figaro publié jeudi 17 mars prédit une égalité des deux listes à 43,5%), une <strong><a href="http://regionales2010.slate.fr/article/4595/conseil-etat-gco/">décision du Conseil d’Etat</a> </strong>rendue publique le 17 mars a complètement réorienté la campagne alsacienne. Rendue contre les recommandations de son rapporteur public, la décision du Conseil d’Etat déboute les opposants du Grand contournement ouest de Strasbourg (GCO) qui demandaient l’annulation de la déclaration d’utilité publique.</p>
<p>Déclarée d&#8217;utilité publique le 23 janvier 2008 après une gestation de plus de dix ans, l’autoroute de 24 kilomètres doit relier deux tronçons de l&#8217;A35, dans le but de désengorger Strasbourg. Mais pour ses opposants (lire leur <strong><a href="http://www.alsacenature.org/images/stories/Presse/communique/07-cp_dup_conseil_defav.pdf">communiqué</a></strong>), le GCO, qui sera payant, ne désengorgera rien du tout et surtout, opérera une saignée bétonnière au beau milieu du Kochersberg, un territoire naturel encore préservé en Alsace et un réservoir de terres arables jalousement défendu par les agriculteurs des environs.</p>
<p>Le hic, c’est que le Kochersberg est également une terre d’élection de l’UMP: en 2007, le député Yves Bur a été élu au premier tour avec 57% des voix. Mais Philippe Richert, tête de liste UMP aux élections régionales, s’est déclaré favorable au GCO. Peut-il faire autrement alors que François Fillon a érigé le projet en chantier prioritaire de la relance par l’Etat? Sans doute n’imaginait-il pas que le scrutin soit aussi serré. Aujourd’hui, il est contraint à <strong><a href="http://www.coveritlive.com/index2.php/option=com_altcaster/task=viewaltcast/altcast_code=bddf0b08f0/height=700/width=400">louvoyer</a> (<a href="http://www.dailymotion.com/video/xcma2i_philippe-richert-au-debat-dna-elect_news">voir la vidéo des DNA</a>)</strong> et à promettre la concertation, une attitude qu’il s’est plu à critiquer chez son concurrent, le socialiste Jacques Bigot qui s’est toujours déclaré opposé au contournement.</p>
<h3>«Peau de banane»</h3>
<p>Justin Vogel, maire UMP de Truchtersheim, village en plein Kochersberg, et 7<sup>e</sup> sur la liste de Philippe Richert, se serait bien passé de cette irruption du Conseil d’Etat dans la campagne: <em>«Je suis dans l’embarras, là. Après dix ans de procédure, le Conseil d’Etat aurait pu attendre quelques jours quand même! Désormais, toute la campagne va se transformer en référendum pour ou contre le GCO. C’est une peau de banane qu’on nous a lancée. Du coup, je passe mon temps à rappeler qu’il ne s’agit que d’une déclaration d’utilité publique et qu’aucune décision n’a encore été prise. Philippe Richert m’a assuré qu’une table ronde sera organisée avec tout le monde avant que le conseil régional ne s’engage en faveur du GCO.»</em></p>
<p><em>«Depuis ce matin, je reçois des appels de personnes en pleurs,</em> explique Dominique Hoeffel, maire centriste d’Handschuheim, autre patelin du Kochersberg et 4<sup>e</sup> sur la liste de Jacques Bigot. <em>Il s’agit d’une autoroute en pleine campagne, juste à côté du parc du château de Kolbsheim… Je pense que cette décision, très étonnante, ne sert aucun camp car certains dans le Bas-Rhin sont favorables au GCO. Mais il est certain que ça va mobiliser des électeurs dans notre secteur.»</em></p>
<p>Bourde du Conseil d’Etat? Téléguidage à haut-risque de la décision? Au Conseil d’Etat, on plaide l’incompréhension: <em>«Je suis surprise que l’on s’étonne de la date de publication»,</em> explique Isabelle Schwartz, chargée de la communication de la juridiction. <em>«Nous rendons 10.000 décisions par an, vous savez…» </em></p>
<p><em>Pol Meyer, à Strasbourg</em></p>
<p><em>Photo: <a href="http://www.flickr.com/photos/titicat/3599071739/" target="_blank">Traffic Jam</a> par titicat via Flickr <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/deed.fr" target="_blank">licence by</a></em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Une parodie de Pyramide cruelle pour Valérie Pécresse</title>
		<link>http://regionales2010.slate.fr/article/4611/parodie-de-pyramide-en-hommage-a-valerie-pecresse/</link>
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		<pubDate>Fri, 19 Mar 2010 10:46:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Glad</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Malgré son relatif bon score au premier tour (27,76%), la candidature de Valérie Pécresse en Ile-de-France a souvent été décrite comme un naufrage. Une vidéo créditée par le mystérieux collectif «B.K. Production» parodie le jeu de France 2, Pyramide, afin de revenir sur les différents ratés de sa campagne. Hilarant et cruel.
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Malgré son relatif bon score au premier tour (27,76%), la candidature de Valérie Pécresse en Ile-de-France a souvent été décrite <a href="http://regionales2010.slate.fr/article/3169/les-moments-cle-de-la-campagne-en-ile-de-france/"><strong>comme un naufrage</strong></a>. Une vidéo créditée par le mystérieux collectif «B.K. Production» parodie le jeu de France 2, Pyramide, afin de revenir sur les différents ratés de sa campagne. Hilarant et cruel.</p>
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