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Je ne sais toujours pas pour qui voter

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Cette année encore, on s’inquiète de l’abstention qui devrait atteindre des records. Cette année encore, on suppose que les indécis, ceux qui choisissent au dernier moment, auront une grand influence sur l’issue du scrutin. D’ordinaire, je regarde cela de manière un peu lointaine. Je sais toujours pour qui voter, longtemps à l’avance. Mais, cette année, j’ai la désagréable impression de me retrouver dans leur situation. A 24h du scrutin, je ne sais toujours pas pour qui voter.

Comme beaucoup d’étudiants ou de jeunes actifs, je travaille dans une région, l’Ile-de-France, et je vote encore dans une autre, le Poitou-Charentes. D’ordinaire, cela ne pose pas de problème. C’est l’occasion de revenir dans le foyer familial, ou d’affronter avec stoïcisme les commissariats centraux de Paris pour faire une procuration. Au pire, c’est donc le prix d’un aller-retour en train. Je n’ai pas encore pris le soin de me désinscrire de là-bas car je ne savais pas, au départ, combien de temps j’allais rester en Ile-de-France. Et, surtout, mes premiers émois démocratiques sont intimement liés aux jours d’élection. J’aimais, enfant, accompagner mes parents dans l’isoloir et aller voir, dès 18h, le décompte des voix. Dans un petit village, dans la vieille salle des fêtes de la mairie, les mêmes personnes se retrouvaient toujours là: le maire, le gendarme, les paysans, le médecin et, aux murs, les portraits des présidents remontant jusqu’à la troisième République. J’aimais me placer derrière les assesseurs et tordre le cou pour voir, en direct, l’évolution des résultats et en déduire des tendances nationales si le scrutin n’était pas local. A chaque fois, cela n’avait rien à voir, évidemment, mais l’illusion était agréable (en 2002, Jospin aurait été au deuxième tour chez moi). Revenir voter dans ma région d’origine, c’est avoir ce plaisir —madeleine— de revivre ces moments-là.

D’ordinaire, cet éloignement relatif ne m’empêche pas de faire mon choix. Là, cette année, c’est très compliqué et je plains sincèrement les très nombreuses personnes qui sont dans la même situation que moi. La campagne électorale n’a rien fait pour aider les indécis. L’impression, quand on est loin, et même quand on est dans sa région, est qu’elle n’a jamais démarré. Déjà, c’est difficile par principe de se mobiliser pour les régionales. La majorité des budgets étant des dépenses structurelles incontournables, il n’est pas évident de ne pas se dire que voter pour l’un ou pour l’autre ne changera pas grand-chose. L’action des régions est tellement liée à celle des départements et à celle des collectivités locales que l’on sait très bien que c’est une grosse machine qui ne va pas changer en un coup de baguette magique. De plus, dans le contexte de la tempête Xynthia, la campagne a été mise un temps entre parenthèses.

Ensuite, arrivent les programmes. Quand on travaille, quand on n’a pas le temps et donc qu’on les découvre à la dernière minute (je sais, c’est mal), dur également de différencier les principaux partis. Ils sont tous pour plus d’emploi, plus de mobilité, plus de formation et plus d’écologie (je caricature mais…). Je ne rentrerai jamais dans le «droite-gauche, tous pareil» mais il faut admettre que, dans l’apparence, et vu la compétence décisionnelle des régions qui reste encore relativement limitée, il est bien difficile pour eux de se distinguer.

A ce moment-là, alors qu’il ne reste plus que 23 heures avant le scrutin, commencent les réflexions irrationnelles, qui sont, malheureusement, si importantes. Les régionales sont une élection locale, on ne devrait donc réfléchir que sur des enjeux locaux, dépassionnés. Regarder les bilans, les budgets, surtout quand on est journaliste et que l’on écrit de temps en temps sur la politique. Capital sympathie, coupe de cheveux, enjeux nationaux, rumeurs locales, enjeux mondiaux, enjeux internes à chaque parti, voilà ce qui va pourtant dicter mes choix. Prenons les principaux candidats car je n’ai pas envie de voter pour un parti des extrêmes ou un tout petit parti.

Dominique Bussereau (UMP)

Il est ministre (secrétaire d’Etat aux Transports exactement), comme 19 autres qui se présentent aux régionales partout en France. Voter pour lui serait cautionner d’une certaine manière la politique de Nicolas Sarkozy. Est-ce que j’en ai envie? Ou plutôt est-ce que je veux rentrer dans la logique traditionnelle de la sanction des élections de mi-mandat? Pourquoi pas. Cela permettrait de faire comme tout le monde. Mais s’il n’y avait que ça comme réflexion… Ce que je sais de Bussereau c’est qu’il est bien implanté localement, un vrai baron. Il est déjà président du conseil général de Charente-Maritime, il a sans doute suffisamment de pouvoir comme ça. D’un autre côté, s’il réalise un score trop faible, peut-être se fera-t-il virer lors du prochain remaniement. Et est-ce que j’ai quelque chose à lui reprocher en tant que ministre des Transports? Non, pas vraiment. A la limite l’affaire Heuliez? Éventuellement, mais c’est un mic-mac vraiment compliqué. Bon, je ne peux pas être non plus la mère Térésa de tous les ministres en difficulté.

Europe Ecologie, Front de Gauche, MoDem

Je place les trois ensemble pour deux raisons toute simples: je ne connais aucun des candidats et je n’en ai pas vraiment entendu parler ces dernières semaines. Aucun parti ne me repousse non plus. Selon les enjeux et le contexte, je pourrai voter pour un des trois. Mais, après, quel parti ai-je envie d’avantager?

Le Front de Gauche? Pour qu’il s’allie en position favorable face au PS au deuxième tour? Pourquoi pas. Et la tête de liste, Gisèle Jean se présente comme étant «de la génération des combats féministes pour l’avortement et pour la contraception». Bon point. Mais, d’un autre côté, apparemment, les listes ont été constituées dans la douleur, Gisèle Jean n’est même pas dans un parti et très peu d’informations sont disponibles sur la tête de liste en Charente-Maritime, Yves Letranchant. Gênant.

Europe Ecologie? Pour qu’ils s’allient en position favorable face au PS au deuxième tour. Pourquoi pas. Au moins, leur programme est disponible de manière claire et complète sur leur site. Et les principaux candidats sont présentés également. Bon point. Après, la tête de liste, Françoise Coutant, est professeur de SVT et j’ai de très mauvais souvenirs de cette matière. Mais la tête de liste en Charente-Maritime est elle vice-présidente de la Fédération Artisans du Monde, un réseau de distribution associatif et militant de commerce équitable. Un bon point BoBo.

Le MoDem? Pour que ce parti ne disparaisse pas complètement et que Bayrou puisse être un trouble-fête en 2012? Pourquoi pas. Malheureusement pour lui, le MoDem en Poitou-Charentes a été déchiré par des guerres internes et une partie des troupes a rejoint Ségolène Royal. Donc il n’est pas très crédible. Pascal Monier, la tête de liste, est un inconnu et un novice en politique. Allez, il a une bonne tête. Je dois avouer que pour le MoDem, l’ultra-local entre dans mes considérations. La tête de liste de Charente-Maritime, Jean-Noël Debroise, est conseiller municipal dans mon village. Or, en 2008, il a été élu sur une liste qui souhaitait des travaux d’aménagements immobiliers près de la côte, même si je ne sais pas si lui était forcément partisan de ces projets éventuels. Sur des terrains qui sont aujourd’hui sous l’eau. Pas de chance.

Ségolène Royal (PS)

Ah, Ségolène Royal… Quand on est de Poitou-Charentes et qu’on la voit faire la une des journaux, à chaque fois, on s’inquiète. Qu’est-ce qu’elle a encore dit? Qu’est-ce qu’elle a encore fait? Comment va-t-on pouvoir la défendre? En 2004, elle devenait à la mode et avait obtenu le meilleur score au premier tour de la gauche. Tout le monde va donc scruter son résultat. Elle est favorite et gagnera l’élection, cela fait peu de doutes. Mais si jamais son score est peu élevé, sa position dans le Parti socialiste en sera encore plus fragilisée. Martine Aubry rêve d’une Ségolène Royal élue ric-rac qui n’aurait plus la légitimité pour la contester. Voter pour Ségolène Royal aux élections régionales, c’est aussi vouloir continuer de la placer dans le jeu national. Ou l’inverse.

Sur un plan personnel, quand on travaille beaucoup sur Internet et que l’on voit l’amateurisme de son site campagne, la fracture générationnelle est douloureuse. Sans s’attarder, car on s’était déjà suffisamment moqué d’elle avec Désirs d’avenir, son site est très mal référencé et, surtout, quand on cherche sur Google, la première adresse qui arrive n’est pas son adresse URL mais celles des numéros des serveurs. J’ai mis un peu de temps à comprendre que http://62.193.219.65/ était vraiment son site de campagne.

Je sais bien que mon vote, perdu dans la masse, est irrationnel (puisque je pense même à la qualité des sites Internet pour choisir, c’est dire) et ne sert à rien selon la théorie des choix publics et que donc le plus rationnel serait de de rester chez moi. Mais, que voulez-vous, j’aime voter et j’aime penser que cela à une importance. Juste le sentiment que cette fois-ci cela va se jouer à Chifoumi. Pour moi, et pour combien d’autres? Une impression désagréable.

Quentin Girard

Photo: REUTERS/Eric Gaillard

5 Réponses pour “Je ne sais toujours pas pour qui voter”

  1. kaygee dit :

    Je ne suis pas en Poitou-Charentes mais je ne vote plus Socialiste depuis Reims. Ils n’arrivent même pas à suivre leurs propres regles. Tout est intrigue.
    Ségolène Royal fera bien de quitter ce nid de guêpes.

  2. Lilia dit :

    Votre post me rassure et m’inquiète en même temps. Il me rassure, parce que bien qu’habitant et votant dans la même région – l’Île-de-France – je me retrouve dans la même situation d’indécision que vous, et vous lire me fait déculpabiliser. Je ne suis qu’une toute jeune votante, ma première expérience en la matière ayant été les dernières européennes, mais mon intérêt pour la politique est bien plus ancien. J’ai toujours cru que le moment venu, je pourrais m’exprimer, sûre de mes convictions et en toute conscience. Mais demain je ne brandirai pas fièrement mon bulletin de vote, dont, à 0h le matin du scrutin, je ne connais toujours pas la couleur; je ruminerai simplement tout bas contre ces hommes politiques qui ne m’auront pas permis de faire un choix libre et éclairé, mais m’auront obligée à choisir le moins pire des candidats, et un peu au feeling. Selon la même typologie :
    Valérie Pécresse : ministre du gouvernement, et candidate UMP. Des raisons qui font que je ne pourrai pas voter pour elle : je ne crois pas qu’il soit bon de cumuler les fonctions de membre du gouvernement étatique et de membre du gouvernement d’une collectivité territoriale, son programme n’a rien de très novateur, elle est cumularde, et accessoirement, elle est ma ministre (en tant qu’étudiante), et même si le scrutin est local, son actionne m’engage pas à voter pour elle.
    Jean-Paul Huchon : président sortant de la région, candidat PS. Son bilan, bien qu’inachevé, n’est pas mauvais. Je pencherais traditionnellement vers sa candidature, mais il brigue un troisième mandat, et depuis quelques temps, le PS me déçoit. Les élections sont locales, mais on a bien compris que les résultats allaient être interprétés au niveau national, quel que soit le vainqueur. Difficile de se faire entendre même au niveau local.
    Cécile Duflot : candidate d’Europe Écologie. Je suis assez sensible à la question écologique, mais cela ne suffit pas à me faire voter pour cette liste. Il y aura de toute façon une alliance avec le PS au 2nd tour, ce qui est aussi un point faible pour eux je pense puisqu’ils ne peuvent pas honnêtement se détacher du bilan, et je n’aime pas beaucoup le discours de Cécile Duflot que je ne trouve pas clair, ce qui me fait douter de sa capacité à présider et donc gérer une région. Les seules choses qui pourraient me faire voter dans ce sens sont hors de propos : Daniel Cohn-Bendit, et un de mes anciens prof qui se trouve en position éligible et qui nous a bien fait marrer pendant tout un semestre, éprouvant par ailleurs.
    Alain Dolium : candidat Modem. Je ne vois que des points négatifs ici : le petit chouchou ou joujou de Bayrou, qui est pour moi le plus grand des hypocrites. Alain Dolium a par ailleurs utilisé sa couleur de peau et ses origines comme argument de campagne (« au lycée, on m’a dit que je n’avais pas d’avenir »), ou plutôt comme petite histoire pour faire pleurer dans les chaumières… En tant que française, fille d’immigrés (je déteste avoir à le préciser), je ne comprend ni en quoi c’est relevant dans le cadre de la campagne, ni en quoi cela constitue une proposition, ni en quoi cela pourrait réellement aider les jeunes « issus de l’immigration » et qui ont des difficultés à trouver leur place à se sentir réellement intégrés. On se victimise quand le programme est vide.
    Front de gauche : je crois que son nom est Pierre Laurent, habituellement je dirais que la liste est trop à gauche, mais dans le cadre de la région, cela pourrait être un plus. Mais je ne me reconnais pas dans le discours, même si je me sens très concernée par les problèmes évoqués. C’est quand-même un peu plus qu’une question de feeling.
    M. Blanc : voter blanc, je ne sais pas si c’est réellement une solution…

    Voilà pour le bilan. Je le relis et je suis inquiète. J’ai l’impression de ne pas être prise au sérieux, je me sens l’otage de logiques politiques que j’ai toujours eues en horreur, je perd la maîtrise de mon vote et de son interprétation.
    Les élections régionales ne sont peut-être pas les plus importantes, mais je ne crois pas que cela fasse une différence. La politique c’est la politique, seul le qualificatif change.
    J’irai voter demain, parce que je suis très attachée à ce droit-devoir, mais sans grande conviction. J’espère qu’elle reviendra bientôt, je ne l’ai pas assez connue pour la voir repartir aussi vite sans rien faire.

  3. Adrien dit :

    Suivre vos valeurs… Oui, je pense que chacun doit avant tout suivre les valeurs lui étant intrinsèques.
    Bien entendu, vous avez raison, personne ne sait plus où la France se trouve en politique.
    D’un côté une droite « classique » menacée qui cherche à récupérer par tous les moyens le moindre électeur, au risque de déraper vers des propos racistes et choquants, tout en cherchant l’ouverture sur toutes les catégories sociales. La droite entame donc une politique confuse, décomplexée au point d’en oublier ses propres repères et par là même sa stabilité.
    De l’autre côté, une gauche éparpillée. Celle-ci semble progressivement se renforcer, se recentrer sur un pilier central, mais chacun sait pertinemment que ses faiblesses pourraient elles aussi apporter la confusion. Équilibre précaire, donc.
    Au centre, une politique par nature désordonnée, puisque partagée entre des intérêts socialement incompatibles. Alors que cette politique semble « définie » comme tel, l’électeur, quant-à lui, serait incapable de s’y retrouver et ne se sentant pas légitimement représenté, se retournerait rapidement contre les leaders. Une politique suicidaire.

    Cependant, comme vous l’avez remarqué, je viens de faire un constat national. Or, ce dimanche, ainsi que le prochain, nous avons à faire à des élections régionales. De quelles compétences dispose chaque région? Des plus modernes et des plus importantes pour l’harmonie locale: développement économique (aides aux entreprises, etc.), aménagement du territoire (développement durable, transports, etc.), éducation et formation professionnelle (lycées, financement des universités, etc.), culture, santé…
    Il ne faut pas oublier que les régions sont avant tout décentralisée, c’est à dire qu’elles ne répondent pas directement de l’Etat et par là-même du Gouvernement. Un vote qui viserait à sanctionner ce dernier serait donc inutile, puisqu’il ne ferait que handicaper nos régions.

    Les valeurs me semblent donc essentielles pour ces élections régionales. Il est indéniable que tous nos groupes politiques actuels se rapprochent par les mots, les médias, les programmes…mais les valeurs, elles, subsistent.
    Dès lors, il est plus que jamais nécessaire de regarder autour de nous et de reprendre les bases philosophiques de chaque « pôles » politiques français, afin de les comparer à l’état de la France. Une France solidaire privilégiant le groupe social avant l’intérêt personnel? Une France de l’individu qui primerait sur celle du groupe?

    Je résumerais ainsi la nécessité de voter aujourd’hui et dimanche prochain.

  4. LaPoisse dit :

    Pour ma part, je n’irais pas voter. J’ai perdu toute confiance auprès des hommes et femmes politiques. Je trouvais déjà la plupart des projets éloignés de la réalité puis, au cours de mon parcours professionnel, j’ai pu en rencontrer certains issus des différents bords. Sous une apparence qui se veut respectable, ce sont des personnes qui ne vivaient pas dans un monde similaire au mien. J’ai vu des êtres imbus d’eux-même, condescendants, vulgaires (et je ne parle pas du langage) et qui ne voient dans autrui pas un interlocuteur sur le même pied d’égalité, il préfère parler aux personnes qui ont quelque chose qui puisse rapporter. Alors non, je ne voterais pas pour des régions qui insupportent. Ayant habité Marseille, maintenant résidant à Paris, je ne dis pas que les bilans de ces deux villes sont noirs. Mais les question concernant les logement, les installations destinées à l’éducation, de la gestion des budgets ainsi que celles liées des transports connaissent des critiques fondées qui se répètent depuis de nombreuses années. Avant même que ma carte d’électeur me soit attribuée. Et rien ne change.

    Je ne voterais pas non plus pour d’autres raisons: élus cumulards, utilisation des basses manœuvres démagogiques et politiciennes pour se faire élire, les mains que l’on sert machinalement sans même faire attention à la personne qui possède cette main, les fausses ballades au marché, les commentaires hallucinants que les médias et les politiques font en général à propos des abstentionnistes alors que: A. le vote blanc est intégré à ce chiffre d’abstention B. qu’on le veuille ou non, l’abstention est un acte citoyen, une revendication, et il faut respecter cela C. les abstentionnistes sont des électeurs comme les autres. Les critiquer ouvertement comme étant responsable de la montée de Le Pen en 2002 (oui, oui, nombreux sont ceux qui ont accusés les abstentionnistes), c’est critiquer des personnes qui voudront peut-être voter à la prochaine élection. Pour moi, une insulté injustifiée ne me donne pas envie d’aller vers celui qui la profère. D. Que l’on m’apporte une vrai diversité, que ce soit les candidats locaux et une petit équipe qui fassent les propositions, et non pas que celles-ci proviennent du siège de ces partis d’un autre temps, gérés comme des monarchies

    Montrer moi quelqu’un d’honnête, de bosseur et qui sait ce que le mot empathie signifie réellement. Quelqu’un qui dise ce qu’il pense tout simplement et qui ne mêle pas les lobby économiques privés à sa gestion. Quelqu’un de concerné en fait. Quelqu’un qui n’est pas candidat donc.

  5. Arma dit :

    Retournons la question alors pour avoir une idée plus claire qui donne envie de braver sa mauvaise humeur; et la réponse est : je sais au moins pour qui il ne faut pas voter….et là on se dit, allons voir et qu’importe ce qui reste sur la table pour au moins faire son devoir civique…parce que ça au moins c’est à moi tout seul, ma parcelle de pouvoir que personne ne peut me retirer.

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